‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 127 sur 190 · GAZA DE HOMS · texte numérisé non relu

GAZA DE HOMS

Orientation; Limites. — Le caza de Homs est situé au sud-est du sandjaq de Hamâ. Il est limité : au nord, par le mèrkèzcaza de Hamâ; à Test, par le mutésarriflik de Zôr; au sud, parle mèrkèz-sandjaq de Châm (Damas), et, à l'ouest, par le caza de Sélimiyèh.

Division admiDistrative. — 11 contient 2 nahiés, qui sont : Qosséir et Iki'Qèpoulè, et 135 villes, bourgs, villages et hameaux.

Autorités. — Il est administré par un cdimakam et deux

Population du caza.. — Sa populaliou totale est de 139.864 liab., comme suit :

Musulmans sunnites 92.500 hab.

Maronites 2.850

Grec unis 1.200

Syriens unis 14

Syriens orthodoxes 36.500

Protestants 1.500

Syriens jacobiles 5.300

Total . . . 139.864 hab.

Chef-lieu. — IIoms, chef-lieu du caza de même nom, résidence du cdimakam (sous-gouverneur), siège de Tévêque grec orthodoxe d'Émèse, des tribunaux du chér'i et du bèdaièt, des divers services publics; station postale et télégraphique de service intérieur (correspondance turque et arabe), etc., etc., — est située dans une vaste plaine qui s'étend au loin vers Test, le nord et le sud, à 3 kil. environ à Test et sur la rive droite de VOronte ou nahr el-'Asi, où sont situés les jardins de cette ville, à 50 kil. au sud de Hamâ, chef-lieu du sandjaq auquel la relie une bonne route carrossable aboutissant au port de Lataqiyèh, et à 106 kil. nord-est du port de Tripoli, avec lequel une autre route carrossable la met en communication directe.

Population du chef-lieu. — Sa population, comprise dans le chiffre de celle du caza, est de 60.000 hab. , comme suit :

Maronites .' 1.800

Grecs unis 1.200

Syriens orthodoxes 22.500

Protestants 1.000

Syriens jacobites 3.500

Total. . . 60.000 hab.

La population flottanle, très considérable, mais toute corn-* posée d'Arabes bèdèvî (bédouins) qui ne font que passer pour vendre ou acheter et qu'il serait, par conséquent, impossible de dénombrer plus ou moins exactement, ne figure pas dans ce chiffre.

Ecoles. — Il y a, dans la ville et le cazadeHoms, 421 écoles, dont 23 supérieures, 2 secondaires et 396 primaires et élémentaires, fréquentées par 5.895 élèves, dont 4.835 garçons et 1.060 filles. Ces écoles sont comprises dans^le tableau général du sandjaq, page 439.

Aux deux écoles secondaires, Tune de garçons, l'autre de filles, instituées dans la ville de Homspar le ministère de l'instruction publique, l'enseignement, qui est celui des lycées et collèges de Paris, est donné en turc, en arabe et en persan. Les écoles supérieures {mèdrhst) ou facultés de droit cl théologie islamiques) et les écoles primaires, annexes des mosquées, relèvent, comme partout, du ministre du culte [chéikh^d'Ulama).

Dans les écoles des Grecs orthodoxes, outre l'arabe et le turc, bases d'un enseignement primaire assez complet, les élèves reçoivent des leçons élémentaires de français.

Les 15 écoles primaires des RR. PP. Jésuites, à Iloms, sont gratuites ; l'enseignement y est donné eu turc et en arabe dans 1 1 écoles de garçons, et en français dans la douzième réservée à cette langue, par 20 professeurs; les 3 écoles de filles sont tenues par 6 religieuses, sous la direction des PP. Jésuites. D'ailleurs, toutes les écoles catholiques, bien que sous le patronage des patriarches, des archevêques ou des évoques de leurs communautés respectives, sont défrayées ou subventionnées, tenues, dirigées ou, du moins, inspectées régulièrement par les religieux latins qui ont des missions en Syrie. Celles des Maronites, des Grecs unis, des Syriens unis du caza de Homs, jouissent de ces mêmes avantages qui assurent aux élèves, avec la gratuité, une instruction primaire au niveau des progrès accomplis en Europe.

Les écoles protestantes sont tenues par des missions améri-

caînes. Leur programme d'enseignement, basé sur la langue arabe^ atleiiil el dépasse le niveau normal des bonnes éludes primaires; mais les élèves manquent d'assiduité, el leur nombre diminue de jour en jour.

On compte, à Homs, 18 mosquées à minarels; 4 églises, dont une grecque orthodoxe, une grecque catholique, une latine, desservie par les PP. Jésuites, et une aux Syriens jacobites ; une chapelle protestante; 12 han ou hôtelleries; 5 bains publics; 3 casernes, dont Tune est abandonnée et en ruines; un hôpital mihtaire; un dispensaire tenu par les PP. Jésuites, ayant pour annexe une pharmacie ; 3 autres pharmacies élémentaires^ tenues par des médecins indigènes; un très grand nombre de cafés arabes; 6 cimetières musulmans, 5 cimetières chrétiens, dont un pour chaque communauté; 12.000 maisons, etc. Une forteresse, construite sur le haut d'une colline, domine la ville et la plaine ; on en attribue la construction aux Croisés qui s'emparèrent d'i^m^tV^ (Homs) en il 10 et en firent la capitale d'un comté franc, qui resta en leur possession jusqu'à la fin du siècle suivant. 11 n'y a pas, à Homs, de noiia^ comme à Hamâ où les jardins sont dans la ville et, de là, s'étendent tout autour, en amont et en aval, à une distance de plusieurs kilomètres ; et cependant il n'y a pas non plus de fontaines publiques. Des saqqa (porteurs d'eau) vont puiser à l'Oronte l'eau potable et reviennent la débiter en ville aux différents quartiers, dans de grosses outres de cuir goudronné.

Production agricole. — Les jardins de Homs, quoique d'une étendue bien moins vaste que ceux de Hamâ, sont d'une grande importance et d'un revenu considérable. A partir d'une distance de quelques minutes des portes de la ville jusqu'à 6 kil. au delà, ils couvrent la plaine et la rive droite du fleuve. La récolte annuelle de fruits, légumes et autres produits qu'ils donnent, vaut, en moyenne, environ un million de francs. La valeur totale de la production agricole du caza de Homs est estimée à 16.402.600 fr. Cette production comprend les mômes denrées que celles du mèrkèz-caza de Hamâ.

Industrie. — La production industrielle se compose aussi des mêmes articles dans les deux chefs-lieux des cazas. Mais, à Homs, elle est de beaucoup supérieure en quantité et valeur. Les 200 fabriques de tissus de cette ville emploient en tout 4.000 méliers et 28.000 ouvriers, dont les produits annuels ont une valeur moyenne estimée à 10.212.450 fr.

Historique. — Comme on le sait, Homs est l'ancienne Èmhe^ patrie des Bassiens, où Tun de leurs descendants, Héliogabale, du nom du dieu Soleil, dont il était le grand-prêtre, fut salué Auguste et Antonin par l'armée romaine, en qualité de (ils de Caracalla. Cette ville, très illustrç dans Tanliquilé et au moyen âge, fut successivement conquise, à celte dernière époque, par les Arabes musulmans, sous le khalifal d'Omar, puis par les Croisés, en 1 1 10, et enfin par les sultans d'Egypte. Sélim K la conquit sur ces derniers en 1517, et depuis lors elle appartient à l'Empire ottoman.

On trouve, dans cette ville et aux alentours, beaucoup de restes intéressants des diverses grandes époques de l'antiquité et du moyen âge.

GAZA DE HAiMlDIYEH

Orientation ; Limites. — Le caza de Hamidiy^^h est situé à l'ouest du sandjaq de Hamâ. Il est limité : au nord et à Test, par le mèrkèz-caza de Hamâ; au sud, par le caza de Silémiyèh, et, à l'ouest, par le vilayet de Beyrouth.

Division administrative. — Il n'a point de nahié; on y compte 50 villages.

Autorités. — Il est administré par un cdimakam assisté de son conseil réglementaire.

caines. Leur programme d'enseignement, basé sur la langue arabe^ atteint et dépasse le niveau normal des bonnes études primaires; mais les élèves manquent d'assiduité, et leur nombre diminue de jour en jour.

On compte, à Homs, 18 mosquées à minarets; 4 églises, dont une grecque orthodoxe, une grecque catholique, une latine, desservie par les PP. Jésuites, et une aux Syriens jacobites ; une chapelle protestante; 12 han ou hôtelleries; 5 bains publics; 3 casernes^ dont Tune est abandonnée et en ruines; un hôpital mUilaire; un dispensaire tenu par les PP. Jésuites, ayant pour annexe une pharmacie ; 3 autres pharmacies élémentaires^ tenues par des médecins indigènes; un très grand nom* bre de cafés arabes; 6 cimetières musulmans, 5 cimetières chrétiens, dont un pour chaque communauté; 12.000 maisons, etc. Une forteresse, construite sur le haut d'une colline, domine la ville et la plaine ; on en attribue la construction aux Croisés qui s'emparèrent d'jFm^.v^ (Homs) en liiO et en firent la capitale d'un comté franc, qui resta en leur possession jusqu'à la fin du siècle suivant. 11 n'y a pas, à Homs, de norias comme à Hamâ où les jardins sont dans la ville et, de là, s'étendent tout autour, en amont et en aval, à une distance de plusieurs kilomètres ; et cependant il n'y a pas non plus de fontaines publiques. Des saqqa (porteurs d'eau) vont puiser à l'Oronte l'eau potable et reviennent la débiter en ville aux différents quartiers, dans de grosses outres de cuir goudronné.

agricole. — Les jardins de Homs, quoique d'une étendue bien moins vaste que ceux de Hamâ, sont d'une grande importance et d'un revenu considérable. A partir d'une dislance de quelques minutes des portes de la ville jusqu'à 6 kil. au delà, ils couvrent la plaine et la rive droite du fleuve. La récolte annuelle de fruits, légumes et autres produits qu'ils donnent, vaut, en moyenne, environ un miUion de francs. La valeur totale de la production agricole du caza de Homs est estimée àl6.402.600 fr. Cette production comprend les mômes denrées que celles du mèrkèz-caza de Ilamâ,

Industrie. — La production industrielle se compose aussi des mêmes articles dans les deux chefs-lieux des cazas. Mais, à Homs, elle est de beaucoup supérieure en quantité et valeur. Les 200 fabriques de tissus de cette ville emploient en tout 4.000 métiers et 28.000 ouvriers, dont les produits annuels ont une valeur moyenne estimée à 10.212.450 fr.

Historique. — Comme on le sail, Homs est Tancienne Èmhe^ patrie des Bassiens, où Tun de leurs descendants, Héliogabale, du nom du dieu Soleil, dont il était le grand-prêtre, fut salué Auguste et Antonin par l'armée romaine, en qualité de fils de Caracalla. Cette ville, très illustrç dans Tanliquilé et au moyen âge, fut successivement conquise, à cette dernière époque, par les Arabes musulmans, sous le khalifat d'Omar, puis par les Croisés, en 1110, et enfin par les sultans d'Egypte. Sélim K la conquit sur ces derniers en 1517, et depuis lors elle appartient à l'Empire ottoman.

On trouve, dans cette ville et aux alentours, beaucoup de restes intéressants des diverses grandes époques de l'antiquité et du moyen âge.

CAZA DE HAiMIDIYEH

Orientation ; Limites. — Le caza de Hamidiyèh est situé à l'ouest du sandjaq de Hamâ. Il est limité : au nord et à l'est, par le mèrkèz-caza de Hamâ; au sud, par le caza de Silémiyèh, et, à l'ouest, parle vilayet de Beyrouth.

administrative. — 11 n'a point de nahié ; on y compte 50 villages.

Autorités. — Il est administré par un cdimakam assisté de son conseil réglementaire.

caines. Leur programme d'enseignement, basé sur la langue arabc^ atteint et dépasse le niveau normal des bonnes études primaires; mais les élèves manquent d'assiduité, et leur nombre diminue de jour en jour.

On compte, à Homs, 18 mosquées à minarets; 4 églises, dont une grecque orthodoxe, une grecque catholique, une latine, desservie par les PP. Jésuites, et une aux Syriens jacobites ; une chapelle protestante; 12 han ou hôtelleries; 5 bains publics; 3 casernes^ dont Tune est abandonnée et en ruines; un hôpital militaire; un dispensaire tenu par les PP. Jésuites, ayant pour annexe une pharmacie ; 3 autres pharmacies élémentaires^ tenues par des médecins indigènes; un très grand nom* bre de cafés arabes; 6 cimetières musulmans, 5 cimetières chrétiens, dont un pour chaque communauté; 12.000 maisons, etc. Une forteresse, construite sur le haut d'une colline, domine la ville et la plaine; on en attribue la construction aux Croisés qui s'emparèrent à' E mène [Wom^) en 1110 et en firent la capitaie d'un comté franc, qui resta en leur possession jusqu'à la fin du siècle suivant. 11 n'y a pas, à Homs, de noiias comme à Hamâ où les jardins sont dans la ville et, de là, s'étendent tout autour, en amont et en aval, à une distance de plusieurs kilomètres ; et cependant il n'y a pas non plus de fontaines publiques. Des saqqa (porteurs d'eau) vont puiser à l'Oronle l'eau potable et reviennent la débiter en ville aux différents quartiers, dans de grosses outres de cuir goudronné.

Production agricole. — Les jardins de Homs, quoique d'une étendue bien moins vaste que ceux de Hamâ, sont d'une grande importance et d'un revenu considérable. A partir d'une distance de quelques minutes des portes de la ville jusqu'à 6 kil. au delà, ils couvrent la plaine et la rive droite du fleuve. La récolte annuelle de fruits, légumes et autres produits qu'ils donnent, vaut, en moyenne, environ un million de francs. La valeur totale de la production agricole du caza de Homs est estimée à 16.402.600 fr. Cette production comprend les mômes denrées que celles du mèrkèz-caza de Hamâ.

Industrie. — La production ioduslrielle se compose aussi des mêmes articles dans les deux chefs-lieux des cazas. Mais, à Homs, elle est de beaucoup supérieure en quantité et valeur. Les 200 fabriques de tissus de cette ville emploient en tout 4.000 métiers et 28.000 ouvriers, dont les produits annuels ont une valeur moyenne estimée à 10.212.450 fr.

Historique. — Comme on le sait, Homs est l'ancienne Èmhe^ patrie des Bassiens, où Tun de leurs descendants, Héliogabale, du nom du dieu Soleil, dont il était le grand-prêtre, fut salué Auguste et Antonin par l'armée romaine, en qualité de fils de Caracalla. Cette ville, très illustrç dans Tanliquilé et au moyen âge, fut successivement conquise, à cette dernière époque, par les Arabes musulmans, sous le khalifat d'Omar, puis par les Croisés, en 11 10, et enfin par les sultans d'Egypte. Sélim F la conquit sur ces derniers en 151 7, et depuis lors elle appartient à l'Empire ottoman.

On trouve, dans cette ville etaux alentours, beaucoup de restes intéressants des diverses grandes époques de l'antiquité et du moyen âge.

CAZA DE HAiMIDIYEH

Orientation ; Limites. — Le caza de Hamidiyèh est situé à l'ouest du sandjaq de Hamâ. Il est limité : au nord et à l'est, par le mèrkèz-caza de Hamâ; au sud, par le caza de Silémiyèh, et, à l'ouest, par le vilayet de Beyrouth.

Division administrative. — 11 n'a point de nahié; on y compte 50 villages.

Autorités. — 11 est administré par un cdimakam assisté de son conseil réglementaire.

Population du caza. — Sa population totale est de 34.204 hab., comme suit :

Musulmans sunnites 21.000 hab.

Syriens unis 500

Syriens orthodoxes 2.000

Protestants 204

Druzes, . 10.000

Total. . . 34.204 hab.

Chef-lieu. — IIamidiyèu — chef-lieu du caza de môme nom, résidence du sous-gouverneur, siège des tribunaux du chér^i et du dèdaièt et des divers services publics ; station postale et télégraphique de service intérieur (langue turque et arabe), quartier d'un petit détachement de 200 hommes du nizam (armée active) qui suffisent à tenir en respect les Druzes de la population locale et les Ansarlyh du voisinage dont il faut parfois réprimer les incursions — est situé k proximité du Djhbèl-i Amarit/è, près du village de Çadmous, ancienne résidence de ce chef redouté des Ismaéliens connu dans l'histoire et les légendes du moyen âge sous le nom de «Vieux de la Montagne».

Sa population, comprise dans le chiffre de celle de caza, est de 5.000 hab., comme suit :

Musulmans sunnites 2.000 hab.

Syriens orthodoxes 2.000

Druzes 1.000

Total. . . 5.000 hab.

Ecoles. — Les écoles du caza de Hamidiyèh et de son cheflieu, comprises dans le tableau général du sandjaq, page 439, sont au nombre de 136, dont 3H supérieures, une secondaire et 99 primaires ou élémentaires, fréquentées par 2.390 élèves, dont 1 .630 garçons et 760 filles.

agricole. — La production agricole du caza de Hamidiyèh est analogue à celle de tous les autres cazas du sandjaq de Hamâ. Toutefois il y a lieu de noter que la culture du mûrier et Télève du ver à soie, autrefois principale ressource de celte petite région, avait été très négligée depuis un certain nombre d'années, ainsi que la culture de la vigne. Très probablement, cet abandon avait pour cause principale les hostilités fréquentes des Ansariyè qui, maintenant, ont cessé par suite de la construction d'une route carrossable de Lataqiyèh à Hamâ passant par la montagne, et de la création d'un grand nombre de mosquées et d'écoles à l'usage spécial des Ansariyè. Ces mesures bienfaisantes ont déterminé ceux-ci à solliciter spontanément leur admission dans la famille musulmane et dans l'armée turque, faveurs qui leur ont été accordées. Rien, dès lors, ne semble plus pouvoir troubler la paix entre les différentes communautés. Aussi lescultures négligées ou même abandonnées ont-elles déjà repris un regain d'activité, et leur nouvelle importance augmente chaque année.

On estime la valeur moyenne de la production agricole du caza de Hamidiyèh à 7.100.090 fr. par an.

Cours d'eau. — Il n'y a pas de rivière importante dans ce caza, mais une multitude de ruisseaux, affluents du nahr el-'Asî (Oronte), fertilisent la contrée tout entière, et l'eau est très abondante dans tous les villages.

CAZA DE SÉLIMIYÈH

Orientation ; Limites. — Le caza de Sélimiyèh, créé vers 1892, est situé au sud-ouest du sandjaq de Hamâ. Il est limité : au nord, par le caza de Hamidiyèh ; à l'est et au sud-est, par celui de Homs ; au sud-ouest et à l'ouest, par le vilayet de Beyrouth.

Population du caza. — Sa population totale est de 34.204 hab., comme suit :

Syriens unis 500

Syriens orthodoxes 2.000

Protestants 204

Druzes. . 10.000

Total. . . 34.204 hab.

Chef-lieu. — Hamidiyèii — chef-lieu du caza de môme nom, résidence du sous-gouverneur, siège des tribunaux du chérH et du bhlàièt et des divers services publics ; station postale et télégraphique de service intérieur (langue turque et arabe), quartier d'un petit détachement de 200 hommes du nizam (armée active) qui suffisent à tenir en respect les Druzes de la population locale et les Ansariyè du voisinage dont il faut parfois réprimer les incursions — est situé h proximité du Djèbèl-i Ansariyè, près du village de Qadmous, ancienne résidence de ce chef redouté des Ismaéliens connu dans Thisloire et les légendes du moyen âge sous le nom de «Vieux de la Montagne».

Sa population, comprise dans le chifîre de celle de caza, est de 5.000 hab., comme suit :

Musulmans sunnites 2.000 hab.

Syriens orthodoxes 2.000

Druzes 1.000

Total. . . 5.000 hab.

Ecoles. — Les écoles du caza de Ilamidiyèh et de son cheflieu, comprises dans le tableau général du sandjaq, page 439, sont au nombre de 136, dont 3H supérieures, une secondaire et 99 primaires ou élémentaires, fréquentées par 2.390 élèves, dont \ .630 garçons et 760 filles.

Production agricole. — La production agricole du caza de Hamidiyèh est analogue à celle de tous les autres cazas du sandjaq de Hamâ. Toutefois il y a lieu de noter que la culture du mûrier et l'élève du ver à soie, autrefois principale ressource de cette petite région, avait été très négligée depuis un certain nombre d'années, ainsi que la culture de la vigne. Très probablement, cet abandon avait pour cause principale les hostilités fréquentes des Ansariyè qui, maintenant, ont cessé par suite de la construction d'une route carrossable de Lalaqiyèh à Hamâ passant par la montagne, et de la création d'un grand nombre de mosquées et d'écoles à l'usage spécial des Ansarhjè. Ces mesures bienfaisantes ont déterminé ceux-ci à solliciter spontanément leur admission dans la famille musulmane et dans Tarmée turque, faveurs qui leur ont été accordées. Rien, dès lors, ne semble plus pouvoir troubler la paix entre les différentes communautés. Aussi lescultures négligées ou même abandonnées ont-elles déjà repris un regain d'activité, et leur nouvelle importance augmente chaque année.

On estime la valeur moyenne de la production agricole du caza de Hamidiyèh à 7.100.090 fr. par an.

Cours d'eau. — Il n'y a pas de rivière importante dans ce caza, mais une multitude de ruisseaux, affluents du nahi' é?/-*AÂ7 (Oronte), fertilisent la contrée tout entière, et l'eau est très abondante dans tous les villages.

CAZA DE SÉLIMIYÈH

Orientation ; Limites. — Le caza de Sélimiyèh, créé vers 1892, est situé au sud-ouest du sandjaq de Hamâ. Il est limité : au nord, par le caza de Hamidiyèh ; à l'est et au sud-est, par celui de Homs ; au sud-ouest et à l'ouest, par le vilayet de Beyrouth.

Division administrative. — Il contient 80 villages et n'a point de nahié.

Autorités. — Il est administré par un cdimakam assisté d'un conseil composé suivant la règle générale.

Population du caza. — Sa population totale est de 53.084 hab., comme suit :

Musulmans sunnites 18.500 hab.

Maronites 20

Grecs unis 2.000

Syriens unis 568

Syriens ou grecs orthodoxes. . . . 10.000

Protestants 296

Syriens jacobites 4.700

Druzes 17.000

Total . . . 53.084 hab.

Chef -lieu. — Sélimiyèh — chef-lieu du caza de même nom, résidence du cdimakam, siège des tribunaux du chér'i et du bédaïèt et des divers services publics, station postale, etc. — est située à 30 kil. nord-ouest de Homs et à 38 kil. sud-est de Hamidiyèh.

Sa population, comprise dans le chiffre de celle de caza, est de 6.000 hab., appartenant à la communauté druze.

Cette petite ville a acquis beaucoup d'importance et un notable accroissement depuis qu'elle est parvenue au rang de chef-lieu d'un caza et de résidence d'un cdimakam. Elle n'a pourtant qu'une petite mosquée et pas d'église, à l'exception des restes délabrés d'une vieille bâtisse à demi écroulée, dont la construction est attribuée aux Croisés ; mais la petite mosquée neuve suffit au cdimakam et à son personnel, peu nombreux ; et quant à l'absence d'église, l'absence de tout chrétien la fait comprendre.

Les vastes terrains dépendant de Sélimiyèh sont arrosés à

profusion par des sources d'excellente eau qui alimentent tous les villages. Outre ces sources, la ville reçoit, par des canaux souterrains antiques, que les uns attribuent aux Séleucides et les autres aux Romains, diverses eaux vives amenées de fort loin.

Ecoles. — Il y a, dans la ville et le caza de Sélimiyèh, 170 écolee, dont 38 supérieures, 1 secondaire et 131 primaires et élémentaires, fréquentées par 3.100 élèves, dont 2.200 garçons et 900 filles. (Voir le tableau général du sandjaq, page 439).

Production agricole. — La production agricole de ce caza consiste à peu près exclusivement en céréales : blé, orge et maïs blanc et jaune ; et en graines légumineuses : pois, pois chiches, fèves, vesce, gesse, etc. Il n'y a pas de vergers, mais seulement quelques vignes à Sélimiyèh et aux environs, suffisant à peine à la consommation de raisins de table. On estime la valeur d'une année moyenne de récolte à la somme de 10.176.660 fr.

Division administrative. — Il contient 80 villages el n'a point de nahié.

Autorités. — 11 esl administré par un caimakam assisté d'un conseil composé suivant la règle générale.

Population du caza. — Sa population totale est de 53.084 hab., comme suit :

Musulmans sunnites 18.500 hab.

Maronites 20

Grecs unis 2.000

Syriens unis 568

Syriens ou grecs orthodoxes. . . . 10.000

Protestants 296

Syriens jacobites 4.700

Druzes 17.000

Total . . . 53.084 hab.

Chef -lieu. — Sélimiyèh — chef-lieu du caza de même nom, résidence du caimakam^ siège des tribunaux du chér'i et du bédaïèt et des divers services publics, station postale, etc. — esl située à 30 kil. nord-ouest de Homs et à 38 kil. sud-est de Hamidiyèh.

Sa population, comprise dans le chiffre de celle de caza, est de 6.000 hab., appartenant à la communauté druze.

Cette petite ville a acquis beaucoup d'importance et un notable accroissement depuis qu'elle est parvenue au rang de chef-lieu d'un caza et de résidence d'un caimakam. Elle n'a pourtant qu'une petite mosquée et pas d'église, à l'exception des restes délabrés d'une vieille bâtisse à demi écroulée, dont la construction est attribuée aux Croisés ; mais la petite mosquée neuve suffit au caimakam el à son personnel, peu nombreux ; el quant à l'absence d'église, l'absence de tout chrétien la fait comprendre.

Les vastes terrains dépendant de Sélimiyèh sont arrosés à

profusion par des sources d'excellente eau qui alimentent lous les villages. Outre ces sources, la ville reçoit, par des canaux souterrains antiques, que les uns attribuent aux Séleucides et les autres aux Romains, diverses eaux vives amenées de fort loin.

Ecoles. — Il y a, dans la ville et le caza de Sélimiyèh, 170 écolee, dont 38 supérieures, 1 secondaire et 131 primaires et élémentaires^ fréquentées par 3.100 élèves^ dont 2.200 garçons et 900 filles. (Voir le tableau général du sandjaq, page 439).

Production agricole. — La production agricole de ce caza consiste à peu près exclusivement en céréales : blé, orge et maïs blanc et jaune ; et en graines légumineuses : pois, pois chiches, fèves, vesce, gesse, etc. Il n'y a pas de vergers, mais seulement quelques vignes à Sélimiyèh et aux environs, suffisant à peine à la consommation de raisins de table. On estime la valeur d'une année moyenne de récolte à la somme de 10.176.660 fr.

Division administrative. — Il contient 80 villages et n'a point de nahié.

Autorités. — 11 est administré par un cdimakam assisté d'un conseil composé suivant la règle générale.

Population du caza. — Sa population totale est de 53.084 hab., comme suit :

Musulmans sunnites 18.500 hab.

Maronites 20

Grecs unis 2.000

Syriens unis 568

Syriens ou grecs orthodoxes. . . . 10.000

Protestants 296

Syriens jacobites 4.700

Druzes 17.000

Total . . . 53.084 hab.

Chef -lieu. — Sélimivèh — chef-lieu du caza de même nom, résidence du cdimakam, siège des tribunaux du chér^i et du hkddiht et des divers services publics, station postale, etc. — est située à 30 kil. nord-ouest de Homs et à 38 kil. sud-est de Hamidiyèh.

Sa population, comprise dans le chiffre de celle de caza, est de 6.000 hab., appartenant à la communauté druze.

Cette petite ville a acquis beaucoup d'importance et un notable accroissement depuis qu'elle est parvenue au rang de chef-heu d'un caza et de résidence d'un cdimakam. Elle n'a pourtant qu'une petite mosquée et pas d'église, à l'exception des restes délabrés d'une vieille bâtisse à demi écroulée, dont la construction est attribuée aux Croisés ; mais la petite mosquée neuve suffit au cdimakam et à son personnel, peu nombreux ; et quant à l'absence d'église, l'absence de tout chrétien la fait comprendre.

Les vastes terrains dépendant de Sélimiyèh sont arrosés à

profusion par des sources d'excellente eau qui alimentent tous les villages. Outre ces sources, la ville reçoit, par des canaux souterrains antiques, que les uns attribuent aux Séleucides et les autres aux Ronaains, diverses eaux vives amenées de fort loin.

Ecoles. — Il y a, dans la ville et le caza de Sélimiyèh, 170 écolee, dont 38 supérieures, 1 secondaire ei 131 primaires et élémentaires, fréquentées par 3.100 élèves, dont 2.200 garçons et 900 filles. (Voir le tableau général du sandjaq, page 439).

Production agricole. — La production agricole de ce caza consiste à peu près exclusivement en céréales : blé, orge et maïs blanc et jaune ; et en graines légumineuses : pois, pois chiches, fèves, vesce, gesse, etc. Il n'y a pas de vergers, mais seulement quelques vignes à Sélimiyèh et aux environs, suffisant à peine à la consommation de raisins de table. On estime la valeur d'une année moyenne de récolte à la somme de 10.176.660 fr.

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