‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 13 sur 190 · villages · texte numérisé non relu

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Division militaire. — Les troupes en garnison dans les différentes places du vilayet de Beyrouth font partie du 5'' corps

1. Les nahiés seront nommément indiqués dans la notice respective à chaque sandjak .

d'armée, dont le quarlier général est h Damas, chef-lieu du vilayet de Syrie, oh réside le muchir (maréchal), commandant en chef de ce corps d'armée composé de deux divisions, dont la seconde a pour quartier-général la ville de B 3yrouth, où réside un fèriq (général de division) qui la commande.

Autorités civiles. — L'autorité civile est exercée par un vali ou gouverneur général, dont la résidence officielle est à Beyrouth, chef-lieu du vilayet. Il administre directement le merkez-sandjak et le merkez-caza de Beyrouth. Les quatre autres sandjaks sont administrés au civil par des mutessarif ou gouverneurs, dont l'autorité, ainsi que celle de tous les autres fonctionnaires civils du vilayet, relève de celle du vali. Les 16 cazas composant, outre les 5 merkez-cazas et à leur exception, les subdivisions principales ou districts des 5 sandjaks, sont administrés par des càiniakam ou sous-gouverneurs.

Les caïmakam du merkez-sandjak de Beyrouth, au nombre de trois, relèvent directement du vali, et ceux des quatre autres sandjaks de leurs mutessarif respectifs.

Les nahiés de ce vilayet, par exception, sont administrés par des moukhiar (chefs de quartiers), élus parles habitants et faisant fonction de maires; ils sont assistés de conseils locaux, dits des « auciens », pour la répartition des impôts et la justice de paix.

Les conseils administratifs qui assistent le ra//, les mutessarif q\, les cdiinakam sont en tout semblables à ceux des autres vilayets, déjà décrits.

Autorités religieuses. I. MUSULMANS. — Les autorités religieuses sont, pour les musulmans sunnites, les cadi et les naib résidant aux chefs-lieux de toutes les divisions administratives. En matière purement religieuse ou de droit musulman, les cadi et les naib relèvent tous directement du cheikh ul-islam, ministre du culte; mais en ce qui concerne les tribunaux du bédàiêt ou de droit moderne, qui sont, ainsi que les tribu-

naux du chèr'i^ présidés par les naih, ceux-ci relèvent du ministère de la Justice.

Les musulmans chiites ont leurs chéïkh particuliers relevant d'aulorités diverses.

II. CATHOLIQUES. — Latins. — Un archevêque, qui porte les litres de délégué apostolique de Syrie et vicaire apostolique d'Alep, et dont la juridiction s'étend sur tout le clergé latin d'Alep, de Damas et de Beyrouth, réside dans celle dernière ville.

Le clergé régulier latin du vilayet de Beyrouth comprend plusieurs ordres religieux et un certain nombre d^établissements divers, comme suit :

I** Les Pères Frandscams de Terre-Sainte ont un couvent à Beyrouth et desservent les paroisses de Tripoli et de Lataqiyèh.

2° Les Capucins desservent la paroisse de Beyrouth;

.S*" Les Pères Jésuites ont à Bevrouth une maison centrale, résidence d'un supérieur général pour la Syrie et TÉgyple; ils ont aussi des écoles à Saïda, chef-lieu du caza de mftme nom, et dans les villages voisins;

4° Les Ijizaristes ou Prêtres delà mission de Saint -Vinrent de Pa^//, ont également à Beyrouth une maison où réside leur supérieur général pour toute la Syrie; ils ont une école à Tripoli et de grands établissements dans le Liban.

5° Les religieuses fi^ançaisesi^xWe^ de la Charité), vulgairement appelées Sœurs de charité^ outre la maison centrale de Beyrouth, résidence de leur supérieure générale pour le vilayet de Beyrouth et le mutessariflik du Liban (Djèbèl-Libnân), ont dans cette même ville : un hôpital, un dispensaire, deux orphelinats et cinq écoles de filles ou garçons, et, à Tripoli : l'œuvre des (( enfants trouvés », un orphelinat et une école.

6° Les Frères des écoles chrétiennes^ qui relèvent d'un supérieur établi en Egypte et résidant au Caire, sont voués à l'enseignement secondaire et primaire. Ils ont des écoles de ces deux degrés à Beyrouth, à Tripoli, à Lataqiyèh et à Haïfa.

7* Les sœurs de Saint-Joseph de PApparitiofi relèvent d'une

supérieure générale pour la Syrie, résidant h Saïda. Elles ont dans celle ville, ainsi qu'à Beyrouth et à Nazarelh, des maisons d'éducation.

8' Les sœurs de Nazareth ont leur maison centrale à Beyrouth, où réside leur supérieure générale et où elles ont une maison d'éducation et un dispensaire. Leurs autres établissements de cet ordre, dans le vilayet, sont un pensionnat ei un orphelinat à Beyrouth ; un externat à Haïfa et un autre externat, ainsi qu'un dispensaire à Chéfa-Amr, dans le caza de S*-Jean-d'Acre.

9" Enfin, les religieuses indigènes du Sacré-Cœur^ compagnie formée par les Pères Jésuites, dirigent un externat de jeunes filles à Beyrouth.

III. GRECS UNIS ET MELKITES. — L'archevêque de Tyr, dont le siège est à Sour. et les prélats melkites, qui sont les évêques de Saïda et de S*-Jean-d'Acre, relèvent, ainsi que tous les Grecs unis et les Melkites, du patriarche grec uni, qui porte le titre de « Patriarche » d'Anlioche, de Jérusalem, d'Alexandrie et de tout TOrient, et tantôt réside à Damas, à Beyrouth, tantôt à Alexandrie.

Trois ordres religieux melkites, suivant la règle de Saint Basile, ont leurs couvents dans le Liban, et quelques prêtres séculiers de cette même communauté, relevant des évêques précités, desservent les paroisses du vilayet de Beyrouth.

IV. MARONITES. — Les autorités religieuses des Maronites consistent en neuf évêques et un archevêque relevant tous du patriarche de cette communauté, dont la résidence d'hiver est à Bkèrchèh, village libanais situé à 15 kil. environ au nordest de la ville de Beyrouth ; durant l'été, il réside à Dimàn, autre village libanais de la région des cèdres.

Le siège archiépiscopal maronite est h Beyrouth, et deux sièges épiscopaux se trouvent dans les dépendances doce vilayet, l'un à Saïda, Tantique Sidon, Tautre à Tripoli.

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