V. ARMÉNIENS CATHOLIQUES. — Cette communauté
peu nombreuse dans les vilayels formés de l'ancienne Syrie, de la Phénicie et de la Judée, est gouvernée au spirituel par des vicaires du patriarche de Conslanlinople, qui résident dans les villes où se trouvent des habitants de leur rite.
VI. SYRIENS CATHOLIQUES. — Il y a à Beyrouth un évoque syrien catholique relevant du patriarche de cette communauté qui réside à Mardin, chef-lieu de sandjak dans le vilayet de Diarbékir.
VII. SYRIENS ORTHODOXES. — La communauté syrienne grecque orthodoxe du vilayet de Beyrouth a pour autorités religieuses neuf évoques. Leurs sièges épiscopauxsont, pour le sandjak de Beyrouth, cette ville et Saïda; pour le sandjak d'Akka, les villes de S'-Jean-d'Acre, de Nazareth, de Tibériade, etle mont Thabor ; les titulaires de ces deux derniers sièges résident h Jérusalem: — pour le sandjak de Tripoli, les sièges épiscopaux des grecs orthodoxes sont les villes de Tripoli et d'Akkar ; — quant à Latuqiyèh (ancienne Laodicée), c'est le siège d'un évoque dont le diocèse embrasse tout le sandjak du même nom.
Ces évoques rélèvent du patriarche grec de Damas.
VIII. ARMÉNIENS GRÉGORIENS.— Pour cette communauté, Tautorité religieuse est Tévêque de Beyrouth, qui relève luimême du patriarche arménien de Constantinople.
IX. ISRAELITES. — Les israélites sont représentés auprès des autorités locales et du gouvernement central par un /i/idkhdm-bar/n ou grand rabbin, chargé de leurs intérêts civils et religieux.
Il est assisté d'un conseil de six membres et jouit des mômes droits, honneurs et immunités que les patriarches chrétiens.
Tribunaux, -r— Les tribunaux du vilayet de Beyrouth consistent en une Cour d'appel pour tout ce vilayet, jugeant au civil
et au criminel suivaut le droil moderne ou bédàièt et suivant le droit musulman ou du chéri, ainsi qu'en tribunaux de première instance au civil et au criminel siégeant au chef-lieu du vilayet et au chef-lieu de chaque sandjak et de chaque caza. Dans chacun de ces chefs-lieux, il existe aussi des tribunaux administratifs et des municipalités composées de membres indigènes élus par les habitants et d'un président nommé par le gouvernement.
11 y a aussi à Beyrouth un tribunal de commerce composé de deux chambres, Tune de membres indigènes aptes à juger les litiges entre sujets ottomans ; Tautrc mixte, c'est-à-dire oh siègent également des membres indigènes et étrangers de chaque nationalité, aptes àjuger les litiges entre ottomans et étrangers. Ces derniers, remarque-t-on, ne profilent que rarement de la prérogative qui leur est ainsi offerte par les capitulations; ils refusent presque constamment, à Beyrouth, de siéger aux tribunaux decommerce mixtes qui, par conséquent, ne fonctionnent pas.
Gendarmerie. — Le service d'ordre public est fait, dans le vilayet de Beyrouth, par un régiment de gendarmerie, réparti dans chaque sandjak. Il y a environ 300 hommes par sandjak.
Douanes. — Tout le littoral, à partir de Lataqiyèh jusqu'à Gaza, forme un nazaret ou direction générale dont le siège est à Beyrouth et qui relève de l'administration centrale de Constantinople. Ce nazaret est composé de deux divisions qui sont celle des exportations et importations indigènes, et celle des exportations et importations étrangères. Du nazaret, ou direction générale de Beyrouth, relèvent directement les mudiriets ou directions de Lalaqiyèh, de Tripoli, de Saïda, de S'- Jean-d'Acre et de Haïfa, dépendances du vilayet de Beyrouth, et celle de Jaffa dans le mutessaritlik de Jérusalem.
Les recettes des directions précitées, appartenant au vilayet de Beyrouth, sont en moyenne comme suit :
peu nombreuse dans les vilayels formés de Tancienne Syrie, de la Phénicie et de la Judée, est gouvernée au spirituel par des vicaires du patriarche de Constantinople, qui résident dans les villes où se trouvent des habitants de leur rite.
VI. SYRIENS CATHOLIQUES. — H y a à Beyrouth un évoque syrien catholique relevant du patriarche de cette communauté qui réside à Mardin, chef-lieu de sandjak dans le vilayel de Diarbékir.
VII. SYRIENS ORTHODOXES. — La communauté syrienne grecque orthodoxe du vilayet de Beyrouth a pour autorités religieuses neuf évoques. Leurs sièges épiscopaux sont, pour le sandjak de Beyrouth, celte ville et Saïda; pour le sandjak d'Akka, les villes de S*-Jean-d'Acre, de Nazareth, de Tibériade, elle mont Thabor ; les titulaires de ces deux derniers sièges résident à Jérusalem: — pour le sandjak de Tripoli, les sièges épiscopaux .des grecs orthodoxes sont les villes de Tripoli et d'Akkar , — quant à Latuqiyèh (ancienne Laodicée), c'est le siège d'un évoque dont le diocèse embrasse tout le sandjak du même nom.
Ces évoques rélèvent du patriarche grec de Damas.
VIH. ARMÉNIENS GRÉGORIENS.— Pour cette communauté, Tautorilé religieuse est Tévêque de Beyrouth, qui relève luimême du patriarche arménien de Constantinople.
IX. ISRAELITES. — Les israélites sont représentés auprès des autorités locales et du gouvernement central par un khàkhdni-bac/n ou grand rabbin, chargé de leurs intérêts civils et religieux.
Il est assisté d'un conseil de six membres et jouit des mêmes droits, honneurs et immunités que les patriarches chrétiens.
Tribunaux, -r- Los tribunaux du vilayet de Beyrouth consistent en une Cour d'appel pour tout ce vilayet,jugeanl au civil
et au criminel suivaut le droil moderne ou bédàièt et suivant le droit musulman ou du chéri, ainsi qu'en tribunaux de première instance au civil et au criminel siégeant au chef-lieu du vilayet et au chef-lieu de chaque sandjak et de chaque caza. Dans chacun de ces chefs-lieux, il existe aussi des tribunaux administratifs et des municipalités composées de membres indigènes élus par les habitants et d'un président nommé par le gouvernement.
il y a aussi à Beyrouth un tribunal de commerce composé de deux chambres, Tune de membres indigènes aptes à juger les litiges entre sujets ottomans ; Tautrc mixte, c'est-à-dire où siègent également des membres indigènes et étrangers de chaque nationalité, aptes àjuger les litiges entre ottomans et étrangers. Ces derniers, remarque-t-on, ne profilent que rarement de la prérogative qui leur est ainsi offerte par les capitulations; ils refusent presque constamment, à Beyrouth, de siéger aux tribunaux decommerce mixtes qui, par conséquent, ne fonctionnent pas.
Gendarmerie. — Le service d'ordre public est fait, dans le vilayet de Beyrouth, par un régiment de gendarmerie, réparti dans chaque sandjak. Il y a environ 300 hommes par sandjak.
Douanes. — Tout le littoral, à partir de Lataqiyèh jusqu'à Gaza, forme un nazaret ou direction générale dont le siège est à Beyrouth et qui relève de l'administration centrale de Constantinople. Ce nazaret est composé de deux divisions qui sont celle des exportations et importations indigènes, et celle des exportations et importations étrangères. Du nazaret, ou direction générale de Beyrouth, relèvent directement les mudiriets ou directions de Lataqiyèh, de Tripoli, de Saïda, de S^- Jean-d'Acre et de Haïfa, dépendances du vilayet de Beyrouth, et celle de Jaffa dans le mutessarillik de Jérusalem.
Les recettes des directions précitées, appartenant au vilayet de Beyrouth, sont en moyenne comme suit :
Direction générale (siège à Beyroulh) Direction de Beyrouth. . . .
— de Saïda
— de Saint-Jean-d'Acre
— de Tripoli
— de Lalaqiyèh. . . .
Total