‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 130 sur 190 · SYRIE AN ET PALESTINE · texte numérisé non relu

SYRIE AN ET PALESTINE

GÉOGRAPHIE ADMESTISTRATIVE

s'r^TlSTlyl'li, OESuiiirTivii et haisonnéh

Vital CUINET

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kBCICOLE « et INDEX

Par VITAL CUINET

I/ouvrago esl pahlu» ou qualre livraisons qui lormenl un forl voluni^^ in-S. uvtîr carh^s.

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l'oiir locoAoir franco par posle, 'prix .

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La (Iaktk «.kxkiui.k di: Sykie romiironanl : Vilavel d<» Svri»?. — Vikivet (!<' Bevroiilh. — Provinre rin IJban. — Mulùsarriflik de Jôriisalom, <'sl juinio tin fasrictili' IV.

EN VENTE

LA TUROUIE D'ASIE

GKOGIlAIMnh: AMMrXISThATIVK. STATISTIQliK, DUSCîîIITIVK KT [lAlSONNKM hK L'ASIK MINKUHK

par VITAL CUINET

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caza du sandjaq de même nom, n'a pas été faite, soit à l'un, soit à Tautre de ces deux sandjaq. La description de ces salines for! intéressantes se trouve plus haut, au chapitre spécial du vilayet, page 326.

Tabacs. — L'unique variété de tabac cultivée dans les montagnes du Haouràn est celle dite du Liban, introduite par les Druzes émigrés de cette dernière contrée. La régie a fait, en 1893, quelques achats qui ne peuvent donner aucune idée de l'importance de la récolte. En l'absence de tout contrôle efficace possible chez les Druzes, et en considération de la grande activité du commerce de contrebande des tabacs du naouràn à Damas, on peut estimer la production de ce sandjaq, au plus bas, h 150.000 oqqe de feuilles par an, quantité représentant environ la moitié de la récolle totale du vilayet de Syrie, et dont la valeur ne saurait être au-dessous de 187.000 fr., le prix minimum extrême étant de 5 piastres l'oqqe. La régie, de son côté, n'offre qu'un prix maximum de 3'*, 71 accepté là seulement où elle a la force nécessaire pour l'imposer.

Eaux miner aie 9. — Toutes les eaux minérales connues dans le vilayet de Syrie appartiennent h divers cazas du sandjaq du Haouràn. Elles se trouvent situées à Choïlch-Sa'nfl, à Mzèrib, à Ain Oumm-Sé/im^ Aïn èl-DJêrdb el Ain ('r-Itii/dh.La température de ces dernières sources est d'environ 55" centigrades.

Agriculture. — Tout ce qui concerne l'agriculture du Haouràn a déjà été dit plus haut, au chapitre spécial du vilayet de Syrie, page 332. Il y est surtout question des blés, qui sont l'objet d'un mouvement commercial des plus considérables, malgré des conditions de transport excessivement onéreuses, conditions qui vont certainement être modifiées favorablement par l'exploitation de la ligne ferrée de Damas à Mzèrîb, inaugurée le 22 juillet 1 894.

Bestiaux. — De beaucoup supérieure à celle des trois

402 VILAYKT DE SVKIE

autres sandjaq du vilayet de Syrie réunis, la production de rélevage du bétail, dans le Haouran, est estimée, en moyenne annuelle, comme suit :

Gros bétail :

NOMBRE DE TÈTES

Bœufs et vaches 1.400.000

Buffles 50.000

Chevaux 2.100

Anes 10.000

Mulets 8.000

Chameaux 2.100

Total. . . 1.472.200

!'etit hétu'il : Chèvres et moutons .... 1 .050.000 têtes. On n'élève pas de chevaux de race dans le Ilaourân.

Taxe sur les bestiaux. — Le produit moyen de la laxe sur les buffles, les chameaux et le petit bétail, est comme suit :

PIASTRES

Buffles 500.000

Chameaux 21.000

Petit bétail 3.675.000

Total . . . 4.196.000

soit env. 965.080 fr.

Tous les habitants du Haourân, presque sans exception, sont cultivateurs el éleveurs; mais c'est surtout aux Druzes et surtout aux Arabes nomades ou Bédouins qu'on doit les plus beaux et les plus nombreux troupeaux de petit bétail el de chameaux. Neuf tribus nomades s'occupent spécialement des bœufs el vaches et de la fabrication d'excellent beurre, dont le plus goûté est le beurre du Sèdjah.

STATISTTQUK DKSCIUPTIVK 463

Sériciculture. — La culture du mûrier et Télève du ver à soie sont moins répandues dans le Haourân que dans les plaines de Damas, de Ba*albèk, de la Béqâ'a, de Hamà et de Homs. La production de cocons et de soie ^rège ne s'élèvenl qu'à 50.000 kilos.

Apiculture .

Miel : 30.000 kilos, valeur : 20.000 fr.

Cire : 7.500 — — 30.000

Total . . . 50.000 fr.

Fleuves; rivières. — Les principaux cours d'eau du Haourân, qui sont le Jourdain ou Chèri^at è/-Kébirel ses trois sources, leHasôdni/, leBaniâselle Dan^ le Chéri^at èl-Ménadir^k (ancien Hiéromax) et leurs nombreux affluents ont 616 déjà décrits plus haut, au chapitre spécial du vilayet, page 351.

Lacs; marais. — il en est de même en ce qui concerne les lacs de Houlèh et de Tibériade, pages 355-360.

Routes; chemins; transports. — On ne pourrait que répéter ici ce qui a déjà été dit également dans les chapitres spéciaux du vilayet de Syrie, page 360, au sujet des chemins de fer et des transports de blés du Haourân.

Montagnes. — Deux chaînes de montagnes partent du Djèdèl Mi'ChéU'/i^ ancien mont Hermon^ et parcourent le Haourân. L'une se prolonge du nord au sud en passant à Test du Ghôr ou vallée du Jourdain^ pour aller aboutir h la péninsulet du mont Sinaï.

L'autre se dirige vers le sud-est.

Parmi les principaux sommets de la première, on peut citer le DjèbH Adjloùn et ses magnifiques forêts de chênes, partagées, comme les monts qu'elles couronnent, entre les sandjaq du Haourân et de Ma*àn. La seconde, à Texceptiou du DjèbM Haourân ou DjèbhlDruzi., montagne des Druzes (1 .780 m.), n'est

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qu'une longue suite de collines aboutissant au Djebel Chammar, près des salines de Yësrèb, et se perdant à travers les sables du désert.

ie. — L'industrie proprement dite du Haourân est à peu près nulle.

Commerce. — Le mouvement commercial du sandjaq du Haourân consiste seulement en exportations. L'importation est réduite à un si petit nombre d'articles, en quantités si insignifiantes, qu'on ne saurait l'apprécier.

Exportations. — Les exportations du sandjaq du Haourân sont, en moyenne annuelle, comme suit :

Céréales et autres produits du sol, valeur. 84.500.000 fr. Bestiaux — 34.800.000

Total . . . H 9.300.000 fr.

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