‹ Syrie, Liban et Palestine, géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnéeChapitre 131 sur 190 · GAZAS DU SANDJAK DU HAOURAN · texte numérisé non relu

GAZAS DU SANDJAK DU HAOURAN

MÈRKÈZ-CAZA DE CHÉIKH-SA^AD

Orientation; Limites. — Le mèrkèz-caza de Chéïkh- Sa'ad est situé à Touest du sandjaq du Haourân. Il est limité : au nord, par le mèrkèz-sandjaq de Châm (Damas); à Test, par les cazasdeBasrèl-Hariretde Déra'à; ausud, par lecazad'Adjloûn, et, à l'ouest, par le vilayel de Beyrouth et le caza de Qonéïtra.

Division administrative. — 11 n'a point de nahié, et contient 20 villages et hameaux.

Autorités. — L'autorité administrative y est exercée par le mutésarrif\ gouverneur du sandjaq et du mèrkèz-caza, assisté de son conseil réglementaire.

Population du caza. — Sa population totale est de 21.370 hab., comme suit :

Musulmans sunnites 3.770hab.

Maronites ... 1.200

Grecs unis 2.000

Syriens unis 2.500

Syriens orthodoxes 3.900

Syriens jacobites 2.000

Druzes .... 6.000

Total . . . 21.370 hab.

lingres. Tous les autres villages jouissent d'un climat sain et agréable.

Ecoles. — On compte, dans le mèrkèz-caza de Ghéîkh- Sa*ad, 184 écoles, figurant dans le tableau général du sandjaq, page 458, dont 40 supérieures, une secondaire et 143 primaires et élémentaires, fréquentées par 1 .950 élèves, dont 1 .510 garçons et 440 filles.

Localités remarquables. — Quelques localités du mèrkèz-câza de Chéïkh-Sa'ad sont remarquables à divers titres :

Nawa ou Naoua, petite ville située à 20 kil. au nord de Chéïkh-Sa*ad et à 10 kil. àTouestduchemin de fer de Haourân- Damas-Beyrouth, est bâtie sur remplacement de l'ancienne ville de Neve parmi de vastes amoncellements de ruines où les habitants actuels ramassent les matériaux de construction de leurs maisons. Sa population est de 2.000 hab., dont 800 musulmans sunnites, 200 Grecs unis, 500 Syriens unis et 500 Syriens orthodoxes, s'occupant tous de cultiver le blé, l'orge et la vigne et d'élever des vaches et des chèvres, au nombre de 40.000 têtes en totalité. Elle jouit d'un climat très sain et est approvisionnée d'excellente eau par une petite rivière qui va se jeter dans le lac de Tibériade.

CiiÉiKH-MisKiN, sur la ligne du chemin de fera 15 kil. au nord-est de Chéïkh-Sa*ad (800 hab. dont 400 musulmans sunnites et 400 Grecs orthodoxes) était autrefois la capitale du Nougra. On y élève des chameaux.

Ès-Sanamèn, bureau postal, station du chemin de fer, à 44 kil. au nord-est de Chéïkh-Sa*ad (500 hab., tous musulmans sunnites), est l'ancienne Aéra. Des ruines considérables assez bien conservées sont disséminées aux alentours sur une vaste étendue.

On remarque parmi ces ruines deux anciennes tours, une enceinte carrée en pierres de taille, des arcades, une colonnade et un temple. Ès-Sanamèn est la seconde halle de la caravane des pèlerins de La Mekke, à partir de Damas.

ÈLtGhâbâghéb, sur la ligne du chemin de fer à 57 kil. au nordest deChéïkh-Sa'ad (420 hab.), possède un grand réservoir alimenté en tout temps par une bonne source d'eau fraîche. On y voit les restes d'un ancien A^;? fortifié qui vient d'être partiellement converti en un corps de garde pour y caserner une compagnie (beuluk) de nizam (armée active). Les habitants sont éleveurs de chameaux et cultivateurs de céréales.

Production agricole. — La culture presque uniquement répandue dans le mèrkèz-caza de Chéïkh-Sa^ad, qui comprend toute la plaine de Djèdour, l'une des plus fécondes du Haourân, est celle des céréales (blé et orge; blé surtout). On y voit à peine quelques arbres et les vignes que Ton y rencontre sont nouvellement plantées. La production de blé est particulièrement considérable.

— L'élevage des bœufs et vaches, des chameaux, chèvres et des moutons y est largement pratiqué, plus spécia lement quant aux bœufs, vaches et chameaux, chez les tribus nomades qui y viennent camper çà et là durant Tété.

GAZA DE OOISÉITRA

Orientation; Limites. — Le caza de Qonéïtra est situé au nord-ouest du sandjaq du tlaourân. Il est limité au nord par le mèrkèz-sandjaq deChàm (Damas); à Test et au sud-ouest par le mèrkèz-caza de CbtukhSaad; au sud-ouest par le lac de Tibériade ; et à Touest par le vilayet de Beyrouth.

Division administrative. — Il n'a point de nahié. On y compte 75 bourgs, villages et hameaux.

Autorités. — Il est administré par un caimakam, assiste de son conseil réglementaire.

lingres. Tous les autres villages jouissent d'un climat sain et agréable.

Ecoles. — On compte, dans le mèrkèz-caza de Chéïkh- Sa'ad, 184 écoles, figurant dans le tableau général du sandjaq, page458, dont 40 supérieures, une secondaire et 1 43 primaires et élémentaires, fréquentées par 1.950 élèves, dont 1.510 garçons et 440 filles.

Localités remarquables. — Quelques localités du mèrkèz-câza de Chéïkh-Sa'ad sont remarquables à divers titres :

Naw\ ou Naoua, petite ville située à 20 kil. au nord de Chéïkh-Sa*ad et à 10 kil. àTouestduchemindeferde Haourân- Damas-Beyrouth, est bâtie sur l'emplacement de Tancienne ville de Neve parmi de vastes amoncellements de ruines où les habitants actuels ramassent les matériaux de construction de leurs maisons. Sa population est de 2.000 hab., dont 800 musulmans sunnites, 200 Grecs unis, 500 Syriens unis et 500 Syriens orthodoxes, s'occupant tous de cultiver le blé, l'orge et la vigne et d'élever des vaches et des chèvres, au nombre de 40.000 têtes en totalité. Elle jouit d'un climat très sain et est approvisionnée d'excellente eau par une petite rivière qui va se jeter dans le lac de Tibériade.

CnÉiKH-MisKiN, sur la ligne du chemin de fera 15 kil. au nord-est de Chéïkh-Sa'ad (800 hab. dont 400 musulmans sunnites et 400 Grecs orthodoxes) élait autrefois la capitale du Nougra. On y élève des chameaux.

Ès-Sanamèn, bureau postal, station du chemin de fer, à 44 kil. au nord-est de Chéïkh-Sa*ad (500 hab., tous musulmans sunnites), est l'ancienne Aéra. Des ruines considérables assez bien conservées sont disséminées aux alentours sur une vaste étendue.

On remarque parmi ces ruines deux anciennes tours, une enceinte carrée en pierres de taille, des arcades, une colonnade et un temple. Ès-Sanamèn est la seconde halte de la caravane des pèlerins de La Mekke, à partir de Damas.

Èl-Ghâbâghéb, sur la ligne du chemiD de fer à 57 kil. au nordest de Chéïkh-Sa'ad (420 hab.), possède un grand réservoir alimenlé en tout temps par une bonne source d'eau fraîche. On y voit les restes d'un ancien Aa;» fortifié qui vient d'être partiellement converti en un corps do garde pour y caserner une compagnie (beuluk) de nizam (armée active). Les habitants sont éleveurs de chameaux et cultivateurs de céréales.

Production agfricole. — La culture presque uniquement répandue dans le mèrkèz.caza de Ghéïkh-Sa^ad, qui comprend toute la plaine de Djèdour, Pune des plus fécondes du Haourân, est celle des céréales (blé et orge; blé surtout). On y voit à peine quelques arbres et les vignes que l'on y rencontre sont nouvellement plantées. La production de blé est particulièrement considérable.

BétaiL — L'élevage des bœufs et vaches, des chameaux, chèvres et des moutons y est largement pratiqué, plus spécia lement quant aux bœufs, vaches et chameaux, chez les tribus nomades qui y viennent camper çk et là durant l'été.

GAZA DE OONÉITRA

Orientation; Limites. — Le caza de Qonéïtra est situé au nord-ouest du sandjaq du Haourân. Il est limité au nord par le mèrkèz-sandjaq deChàm (Damas); à Test et au sud-ouest par le mèrkèz-caza de CbéïkhSa^ad; au sud-ouest par le lac de Tibériade ; et à l'ouest par le vilayet de Beyrouth.

Division administrative. — Il n'a point de nahié. On y compte 75 bourgs, villages et hameaux.

Autorités. — H est administré par un caimakam, assisté de son conseil réglementaire.

lingres. Tous les autres villages jouissent d'un climat sain et agréable.

Ecoles. — On compte, dans le mërkèz-caza de Chéikh- Sa*ad, 184 écoles, figurant dans le tableau général du sandjaq, page 458, dont 40 supérieures, une secondaire et 143 primaires et élémentaires, fréquentées par 1.950 élèves, dont 1.510 garçons et 440 filles.

Localités remarquables. — Quelques localités du mèrkèz-câza deChéïkh-Sa'ad sont remarquables à divers titres :

Nawa ou Naoua, petite ville située à 20 kil. au nord de Chéïkh-Sa*ad et à 1 0 kil. à l'ouest du chemin de fer de Haourân- Damas-Beyrouth, est bâtie sur remplacement de Tancienne ville de Neve parmi de vastes amoncellements de ruines où les habitants actuels ramassent les matériaux de construction de leurs maisons. Sa population est de 2.000 hab., dont 800 musulmans sunnites, 200 Grecs unis, 500 Syriens unis et 500 Syriens orthodoxes, s'occupant tous de cultiver le blé, Forge et la vigne et d'élever des vaches et des chèvres, au nombre de 40.000 têtes en totalité. Elle jouit d'un climat très sain et est approvisionnée d'excellente eau par une petite rivière qui va se jeter dans le lac de Tibériade.

CuÉiKH-MisKiN, sur la ligne du chemin de fera 15 kil. au nord-est de Chéïkh-Sa*ad (800 hab. dont 400 musulmans sunnites et 400 Grecs orthodoxes) était autrefois la capitale du Nougra. On y élève des chameaux.

Ès-Sanamên, bureau postal, station du chemin de fer, à 44 kil. au nord-est de Chéïkh-Sa*ad (500 hab., tous musulmans sunnites), est l'ancienne Aéra. Des ruines considérables assez bien conservées sont disséminées aux alentours sur une vaste étendue.

On remarque parmi ces ruines deux anciennes tours, une enceinte carrée en pierres de taille, des arcades, une colonnade et un temple. Ès-Sanamèn est la seconde halle de la caravane des pèlerins de La Mekke, à partir de Damas.

Èl-Ghabagiièb, sur la ligne du chemin de fer à 57 kil. au nordest deChéïkh-Sa*ad (420 hab.), possède un grand réservoir alimenté en tout temps par une bonne source d'eau fraîche. On y voit les restes d'un ancien /t/ï;j fortifié qui vient d'être partiellement converti en un corps de garde pour y caserner une compagnie (beuluk) de 7iizam (armée active). F-.es habitants sont éleveurs de chameaux et cullivateurs de céréales.

Production agricole. — La culture presque uniquement répandue dans le mèrkèz-caza de Chéïkh-Sa'ad, qui comprend toute la plaine de Djèdour, l'une des plus fécondes du Haouràn, est celle des céréales (blé et orge; blé surtout). On y voit à peine quelques arbres et les vignes que l'on y rencontre sont nouvellement plantées. La production de blé est particulièrement considérable.

BétaiL — L'élevage des bœufs et vaches, des chameaux, chèvres et des moutons y est largement pratiqué, plus spécia lement quant aux bœufs, vaches et chameaux, chez les tribus nomades qui y viennent camper çà et là durant l'été.

GAZA DE OONÉITRA

Orientation; Limites. — Le caza de Qonéïtra est situé au nord-ouest du sandjaq du Haourân. Il est limité au nord par le mèrkèz-sandjaq de Châm (Damas); à Test et au sud-ouest par le mèrkèz-caza de Cliéïkh-Saad; au sud-ouest par le lac de Tibériade ; et à l'ouest par le vilayet de Beyrouth.

Division administrative. — Il n'a point de nahié. On y compte 75 bourgs, villages et hameaux.

Autorités. — Il est administré par un caimakam, assisté de son conseil réglementaire.

Population du caza. — Sa population totale est de 24.000 hab , comme suit :

i SuDoitca (Syrieus, Arabes) 10 500 )

MnsalmaDB. . .] — (Tcherkef^seâ^ 800 > 11.700 bab.

( Chiites (Moutéouâli, etc.) 400 >

l Maronites 1.700 )

OathoHqueB. . . < Grecs unis 500 v 2.725 —

( Syriens uni? r»25 )

Syriens orthodoxes. 2 150 —

Syriens Jaoobites 1 235 - -

Drazei 6.100 —

Total. . . 28.910 hab.

Chet-lieu. — Qonéitra, chef-lieu du caza de même nom, résidence du càimakam^ siège des tribunaux du chér'i (droit islamique) el du bèdâièt (droit moderne) et des diËFérents services publics, station télégraphique de service intérieur (langue turque), et bureau postal, etc.; est situé à 942 m. de hauteur sur le fertile plateau de Djaoulan, ancienne GaulonHis^ dont l'altitude, à partir du niveau de la mer, varie entre 900 m. et 1 .100 en plaine, à 47 kil., nord deChéïkh-Sa*ad, cheflieu du sandjaq du Haounln, à 25 kil. ouest du chemin de fer et et à 56 kil. sud-ouost de Damas, chef-lieu du vilayet.

Sa population, comprise dans le chiffre de celle du caza, est de 1 .800 hab., comme suit :

Alusuhnans sunniles 1.000 hab.

— Trherlicsses (Circassiens) . 200

Maronites 200

S vriens orthodoxes 150

Syriens jacobites 150

Druzes 100

Total. . . 1.800 hab

Ecoles. — Il y a dans le casa de Qonéïtra 334 écoles qui figurent, page 3 1 8, dans le tableau général, dont 1 00 d'enseignement supérieur, 2 secondaires et 232 primaires, fréquentées par 3.485 élèves, dont 2.785 garçons et 700 filles.

STATISTIQUK DESGHIPTIVK 471

Ce qui a déjà été dit plus haut au point de vue général concernant les écoles des diverses communautés musulmanes^ des chrétiens orientaux et des druzes, et spécialement des écoles relevant de Tévêque grec uni de Césarée (Baniâs), trouve sou application ici.

Productions agricoles. — Les principales et presque les seules cultures du caza de Qonéïtra sont celles du blé, de l'orge et du maïs. Toutefois vers le nord-ouest et sur les diverses pentes du versant est du mont llermon, les villages de Baniâs de Mèdjdèl-Chèms et de Djubbat èz-Zeït sont entourés de bois d'oliviers, de mûriers et de myrtes, ainsi que de belles plantations de peupliers blancs, tout cela en plein rapport. La récolte d'huile d'olives est de 30.000 oqqe, soit 38.488 kilogr. par an, et celle des cocons de 2.300 oqqe, soit 2,950 kilogr., et depuis deux ans les plantations de mûriers prennent un accroissement de plus en plus considérable. Ces mondes villages et celui de Aïn Qanèya s'occupent aussi de la culture des arbres fruitiers et de la vigne.

On estime la production de blé et d'orge h 20.000 tonnes environ.

Bétail. — Parmi les musulmans sunnites habitants de ce caza, on compte en majorité des Arabes naguère nomades, qui font actuellement partie de la population fixe, possèdent réellement et cultivent des terres et paient régulièrement la dîme des céréales et la taxe sur les bestiaux. De leur ancien état, il ne leur reste plus que l'habitude de demeurer sous la tente, qu'ils promènent en divers points de leurs propriétés, au gré de leur caprice. Ils ont aussi conservé une habileté singulière et un goût tout particulier pour l'élevage des chèvres, bœufs et vaches. Avec les immigrés tcherkesses (Circassiens), ils fournissent les marchés locaux d'animaux vigoureux, de viande, de beurre et de fromages excellents.

Apiculture. — Les habitants de la partie sud du caza de Qonéïtra s'occupent activement de l'éducation des abeilles et

magnifique. Quoique considéré jusque-là comme un point stratégique des plus importants qui commande la route de Damas, il demeure complètement abandonné depuis le xviii® siècle. En plusieurs endroits, on lit sur les murs des inscriptions arabes donnant pour date de sa construction Tannée 625 de l'hégire (1227 de J.-C), mais, malgré ce témoignage qui semblerait être irrécusable, on persiste à l'attribuer aux Croisés, en fondant cette opinion sur le caractère du style architectural.

Diverses sculptures et inscriptions découvertes à l'extérieur de la caverne d'oîi s'échappe l'une des trois sources principales du Jourdain, h 900 m. environ du village, ainsi que certaines ruines qui en obstruent l'entrée, ont donné à supposer que cette grotte avait jadis été consacrée au dieu Pan.

On a longtemps placé la source du Jourdain, non à cet endroit mais plus loin et dans une autre direction^ à 1 1 kil. sud-est de Baniàs. 11 existe là une sorte d'étang nommé Birket et-tam en forme de cercle irrégulier de 3.000 pas de circonférence et situé à 43 m. environ, en moyenne, au-dessous du niveau de la plaine. C'est au fond de ce grand entonnoir que le Jourdain était supposé prendre son origine; mais on a reconnu plus tard, après la découverte des trois véritables sources, que ce n'était qu'un ancien cratère éteint oîi viennent s'accumuler et croupir les eaux qui filtrent à travers les terres^ eaux très impures, pleines de grenouilles, de crapauds et de sangsues.

CAZA DE BASR ÈL-HARIR

Orientation; Limites. — Le caza de Basr èl-Harir est situé au nord-est du sandjaq du Haourân. Il est limité au nord par le mèrkèz-sandjaq de Châm (Damas) ; à l'est et au nord-est par le Djèbèl Haourân on Djèbèl Druzi; au sud-ouest par le caza de Dèra*â; et à l'ouest par le mèrlcèz-caza de Chéïkh- Sa'ad.

principalement ceux des villages de El-Al, Resr-Harel, Ker-elma et Zkousèh, dans le Zoniëh.

Il se tient chaque vendredi à Qonéïtra un marché très important fréquenté par des habitants de tout le caza; il s'y traite des achats et ventes considérables de bœufs et autres bestiaux. Les fromages faits par les Circassiens du village même y sont les plus recherchés.

Baniâs. — Banias, village situé par SS'^âO' de longitude et 33ol6' de latitude, à 350 mètres d'altitude du niveau de la mer, dans un très beau site, à proximité des sources du Jourdain^ à 36 kil. nord-ouest du village de Qonéïtra, chef-lieu du caza, à 65 kil. de Chéïkh-Sa^ad, cheMieu du sandjaq, suivant la même orientation, et à 72 kil. sud-ouest de Damas, chef-lieu du vilayet, conserve à peu près le nom de Cesarea Panéas, dont il occupe une partie de l'emplacement. Celte ville antique , fondée ou du moins reconstruite et agrandie par Philippe, létrarque de ritrurée, qui la dédia à Tempereur et lui donna le surnom de Panéas pour la distinguer de Césarée de Palestine, est citée dans les Évangiles sous le nom de Césarée de Philippe. Jésus- Christ a visité avec ses apôtres les villages des environs quelques jours avant sa transfiguration. Elle fut prise et reprise plusieurs fois par les Arabes musulmans et les Croisés qui la perdirent définitivement en 1 165, puis elle appartint aux sultans d'Egypte sur lesquels elle fut conquise par Sélim I avec la Syrie elTÉgyple, vers 1517. Depuis lors elle appartient à l'empire ottoman.

Actuellement Baniâs est un petit village de 50 à 60 maisons; c'est le siège d'un évêché grec uni, dont le titulaire a fait construire plusieurs églises et fondé 26 écoles dans son diocèse. Il existe peu de restes de la ville antique; maisle château de Baniâs, nommé Qala'ât ès-Sovàéibèh^ est la plus belle ruine du moyen âge qui soit en Syrie. Bâli à 300 m. nord du village, au sommet d'une haute colline, à pic de trois côtés, on n'y peut avoir accès qu'à l'est; du haut de sa plate-forme on découvre au loin tout le pays environnant et l'on jouit d'un coup d'œil

magnifique. Quoique considéré jusque-là comme un point stratégique des plus importants qui commande la route de Damas, il demeure complètement abandonné depuis le xviii® siècle. En plusieurs endroits, on lit sur les murs des inscriptions arabes donnant pour date de sa construction Tannée 625 de l'hégire (1227 de J.-C), mais, malgré ce témoignage qui semblerait être irrécusable, on persiste à l'attribuer aux Croisés, en fondant cette opinion sur le caractère du style architectural.

Diverses sculptures et inscriptions découvertes à l'extérieur de la caverne d'oîi s'échappe l'une des trois sources principales Aw Jourdain^ à 900 m. environ du village, ainsi que certaines ruines qui en obstruent Tentrée, ont donné à supposer que cette grotte avait jadis été consacrée au dieu Pan.

On a longtemps placé la source du Jourdain^ non à cet endroit mais plus loin et dans une autre direction^ à 1 1 kil. sud-est de Baniàs. il existe là une sorte d'étang nommé Birket et-tam en forme de cercle irrégulier de 3.000 pas de circonférence et situé à 43 m. environ, en moyenne, au-dessous du niveau de la plaine. C'est au fond de ce grand entonnoir que le Jourdain était supposé prendre son origine ; mais on a reconnu plus tard, après la découverte des trois véritables sources, que ce n'était qu'un ancien cratère éteint où viennent s'accumuler et croupir les eaux qui filtrent à travers les terres^ eaux très impures, pleines de grenouilles, de crapauds et de sangsues.

CAZA DE BASR ÈL-HARIR

Orientation; Limites. — Le caza de Basr èl-Harir est situé au nord-est du sandjaq du Haourân. Il est limité au nord par le mèrkèz-sandjaq de Châm (Damas) ; à l'est et au nord-est par le Djèbèl Haourân ou Djèbèl Druzi ; au sud-ouest par le caza de Dèra'â; et à l'ouest par le mèrkèz-caza de Chéïkh- Sa'ad.

principalement ceux des villages de El-Al, Resr-Harel, Ker-elma el Zkousëh, dans le Zoniëh.

Il se lient chaque vendredi à Qonéïtra un marché très important fréquenté par des habitants de tout le caza; il s'y traite des achats et ventes considérables de bœufs et autres bestiaux. Les fromages faits par les Circassiens du village même y sont les plus recherchés.

Baniâs. — Banias, village situé par 33**2(y de longitude et 33ol6' de latitude, à 350 mètres d'altitude du niveau de la mer, dans un très beau site, à proximité des sources du JourdaiNy à 36 kil. nord-ouest du village de Qonéïtra, chef-lieu du caza, à 65 kil. de Chéïkh-Sa^ad, chef-lieu du sandjaq, suivant la même orientation, et à 72 kil. sud-ouest de Damas, chef-lieu du vilayet, conserve à peu près le nom de Cesarea Panéas, dont il occupe une parlie de remplacement. Celte ville antique, fondée ou du moins reconstruite et agrandie par Philippe, létrarque de ritrurée, qui la dédia à l'empereur et lui donna le surnom de Panéas pour la distinguer de Césarée de Palestine, est citée dans les Évangiles sous le nom de Césarée de Philippe. Jésus- Christ a visité avec ses apôtres les villages des environs quelques jours avant sa transfiguration. Elle fut prise et reprise plusieurs fois par les Arabes musulmans et les Croisés qui la perdirent définitivement en 1165, puis elle appartint aux sultans d'Egypte sur lesquels elle fut conquise par Sélim I avec la Syrie et TÉgyple, vers 1517. Depuis lors elle appartient à l'empire ottoman.

Actuellement Baniâs est un petit village de 50 à 60 maisons; c'est le siège d'un évêché grec uni, dont le titulaire a fait construire plusieurs églises et fondé 26 écoles dans son diocèse. 11 existe peu de restes de la ville antique; maisle château de Baniâs, nommé Qala'ât ès-Soubéibèh^ est la plus belle ruine du moyen âge qui soit en Syrie. Bâti à 300 m. nord du village, au sommet d'une haute colline, à pic de trois côtés, on n'y peut avoir accès qu'à l'est; du haut de sa plate-forme on découvre au loin tout le pays environnant et l'on jouit d'un coup d'œil

magnifique. Quoique considéré jusque-là comme un point stratégique des plus importants qui commande la route de Damas, il demeure complètement abandonné depuis le xviii® siècle. En plusieurs endroits, on lit sur les murs des inscriptions arabes donnant pour date de sa construction Tannée 625 de l'hégire (1227 de J.-C), mais, malgré ce témoignage qui semblerait être irrécusable, on persiste à l'attribuer aux Croisés, en fondant cette opinion sur le caractère du style architectural.

Diverses sculptures et inscriptions découvertes à l'extérieur de la caverne d'oîi s'échappe l'une des trois sources principales du Jourdain^ à 900 m. environ du village, ainsi que certaines ruines qui en obstruent l'entrée, ont donné à supposer que cette grotte avait jadis été consacrée au dieu Pan.

On a longtemps placé la source du Jourdain^ non à cet endroit mais plus loin et dans une autre direction^ à 1 1 kil. sud-est de Baniàs. Il existe là une sorte d'étang nommé Birket et-tam en forme de cercle irrégulier de 3.000 pas de circonférence et situé à 43 m. environ, en moyenne, au-dessous du niveau de la plaine. C'est au fond de ce grand entonnoir que le Jourdain était supposé prendre son origine; mais on a reconnu plus tard, après la découverte des trois véritables sources, que ce n'était qu'un ancien cratère éteint où viennent s'accumuler et croupir les eaux qui filtrent à travers les terres^ eaux très impures, pleines de grenouilles, de crapauds et de sangsues.

CAZA DE BASR ÈL-HARIR

Orientation; Limites. — Le caza de Basr èl-Harir est situé au nord-est du sandjaq du Haourân. Il est limité au nord par le mèrkèz-sandjaq de Châm (Damas) ; à l'est et au nord-est par le Djèbèl Haourân ou Djèbèl Druzi ; au sud-ouest par le caza de Dèra*â; et à l'ouest par le mèrkèz-caza de Chéïkh- Sa'ad.

Division administrative. — Il n'a point de nahié; on y compte 17 villages.

Il est administré par un caïmakam, sous-gouverneur, assisté de son conseil réglementaire.

Population du caza. — Sa population totale est de i 0.000 hab., comme suit :

(Sunnites 1.500)

MuBalmanB. . . < — Tcherkesses 1.000 J 3 000 hab.

( Chi'ites (Moutéouâli, etc.) 500 )

n.»i.^i:^«Aa S Maronites 1.600 > • 4qq __

Catholiques. . • J syriens unis 1.800 ? ^'^^

Syrien! orthodoxes 8.600 —

Total. . . 10.000 hab.

Chef-lieu. — Basr èl-Harik, chef-lieu du caza de même nom, résidence du caïmakam ; siège des tribunaux du chéri (droit islamique) et du bèddïèt (droit moderne) et des divers services publics, quartier de 4 compagnies (beuluks) du nizam (armée active), station postale et télégraphique de service intérieur (langue turque et arabe), etc., est silué à peu près au centre du caza, sur le Otiddi Kanaouat^ cours d'eau torrentiel qui descend du Djèbèl Druzi et va se perdre dans Tétang de Mzèrih. Deux petites chaînes de collines circonscrivent les environs de ce village. 11 est à la distance de 32 kil. au nordouest de Souéda, chef-lieu du Djèbèl Druzi, et à celle de 45 kil, nord-est de Chéïkh-Sa'ad, chef-lieu du mèrkèz-caza de même nom et du sandjaq du Haourân.

Population du chef-lieu. — Sa population, comprise dans le chiffre ci-dessus de celle du caza, est de 1.500 hab., tous musulmans sunnites.

Basr est appelée, dit-on, « èl-Harir », c'est-à-dire de la soie, du nom d'un onéli ou saint musulman, tisserand de son métier, dont le tombeau se voit encore aujourd'hui près de ce village. D'après la légende, Ouéli èl-Hariri, le « saint de la soie», n'avait pas plutôt fini de tisser une pièce de grossière étoffe de laine, qu'elle se changeait à l'instant même en une splendide étoffe

de soie. Basr èl-Harir est cité pour la salubrité de son climat. Les habitants s'approvisionnent d'eau de pluie pourleuralimenlation, au moyen de citernes. 11 y a dans ce village deux mosquées à minarets, dans Tune desquelles est le tombeau du nébi (prophète) Yassah. C'est par Basr èl-Harir que les Croisés pénétrèrent dans le Ledjah en 1119. Ibrahim Pacha, fils de Méhémet-Ali, pacha d'Egypte, y a livré bataille aux chéïkhs du Haourân dans le cours de ce siècle.

Écoles. — Les écoles du caza de Basr èl-Harir sont au nombre de 73 dont une secondaire et 72 primaires, fréquentées par 1 .090 élèves dont 890 garçons et 200 filles.

Productions agricoles. — Les productions agricoles du caza de Basr èl-Harir sont les mêmes que celles de tous les autres cazas du Haourân, à l'exception des fruits.

Climat excellent partout, excepté dans les localités de ks- Sidjriy Et-Tirèh^ Sammah et Samik.

Localités remarquables. — A signaler le village abandonné de Dilli, à l'entrée d'un marais, point de départ d'un aqueduc antique appelé par les Arabes Qanalèr Faraon (arches ou voûtes de Pharaon). Cet aqueduc s'étendait le long de la plaine, passait à Chéïkh-Miskin et aboutissait à Dèra^à. 11 existe d'autres ruines intéressantes à Nèdjra, à El-Misniièh, à Ezra, et en plusieurs autres localités.

CAZA DE DERAPA

Orientation; Limites. — Le caza de Dèra'â est situé au centre du sandjaq du Haourân. Il est limité au nord-est et à l'est par les cazas de Basr èl-Harir et de Djèbèl Haourân ou Djèbèl Druzi ; au sud, par celui de Adjloûn, et à l'ouest et au nord-ouest par le mèrkèz-caza deChéïkh-Sa*ad.

Division administrative. — Il y a dans ce caza un nahié, qui est Bossra, surnommé èski Chàm (vieux Damas ou vieille Syrie) et 38 bourgs, villages et hameaux.

Autorités. — Les autorités administratives sont le coimakam, sous-gouverneur du caza, et le mudir, directeur du nahié, assistés de leurs conseils respectifs.

Population du caza. — La population totale du caza de Dèra'â est de 19.942 habitants, comme suit :

Musulmans sunnites 2.500 hab.

Maronites 407

Grecs unis 515

Syriens unis 512

Syriens orthodoxes 1.280

Syriens jacobites 728

Druzes 14.000

Total .... 19.942 hab.

Chef-lieu. — Dèra^â, chef-lieu du caza de même nom, résidence du caïmakam, sous-gouverneur, siège des tribunaux duchér^iel du bèdâièt^ et des divers services publics, station postale, etc., est un bourg de 1.000 habitants, tous musulmans sunnites. Il est situé au sommet d'une coHine à 575 m. d'altitude du niveau de la mer, au milieu de ruines considérables appartenant à l'antique ville d'Edréi, Y une des résidences d'O^, roi de Bazan, dont le royaume, au partage de la Terre promise, échut à la tribu de Manassé. On remarque, au pied de la colline, dans la gorge étroite par laquelle passe le sentier qu'il faut gravir pour atteindre le bourg, plusieurs puits et un grand réservoir, autrefois alimentés par l'aqueduc dit Qanatèr Faraon^ déjà cité, page 475. Le bourg actuel est alimenté par des citernes d'eau de pluie et d'eau de source. Sa distance, au sud de Damas, chef-lieu du vilayet, est de 110 kil. et de 30 kil. au sud-est de Chéïkh-

Sa*ad. Avant ce dernier village et avant Mzèrîb, Dérapa avait été le chef-lieu du sandjaq du Haourân, c'est pour cela qu'on y trouve un serai, palais du mutésarrif en ce temps-là, et deux belles mosquées à minarets, dont Tune menace ruine.

Ecoles. — 11 y a dans le caza de Dèra'à 193 écoles dont 70 supérieures, 1 secondaire et 122 primaires, fréquentées par 1.646 élèves dont 1.206 garçons et 440 filles.

Production agricole. — C'est le caza de Dèra'â qui possède la meilleure terre de tout le Haourân pour la culture des céréales. On obtient aussi dans ces terrains de fructueuses récoltes de pois, fèves, lentilles et autres graines légumineuses. On cite parmi les plus fertiles ceux d'une plaine nommée en- Noukra, parce que les Arabes nomades réclament le droit d'y passer l'hiver en disant : « c'est notre séjour » {noukra). il n'est cultivé d'arbres fruitiers dans aucun village du caza de Dèra'â, et, chose peut-être plus singulière, on n'y rencontre pas un seul moulin. Tous les producteurs de blé ou d'orge font moudre leurs grains au village deTèll èch-Chéhâb, dépendance du mèrkèz-cazade Chéïkh-Sa'ad, qui possède cinq moulins avec un total de 12 paires de meules, comme il a déjà été dit plus haut.

Bétail. — Le petit bétail a les préférences des éleveurs du caza de Dèra'â; le chiffre moyen de production annuelle s'élève à 15.000 têtes de moutons et 2 à 3.000 têtes de chèvres.

Localités remarquables. — Bossra, surnommée hki Chdm (vieille Damas ou vieille Syrie), na/iié du caza de Dèra'â et résidence du mud'n\ est située à 900 m. d'altitude du niveau de la mer, à 30 kil. environ au sud-est de Dèra'â. chef-lieu du caza, à 60 kil. de Chéïkh-Sa'ad, suivant cette même orientation, et à 1 10 kil. sud de Damas. C'est actuellement un bourg de 1.000 habit, dont 500 musulmans sunnites et 500 Grecs

ils VILAYET DE SYRIE

orthodoxes, succédant à la grande Nova Trajana Bostra, élevée, en Tan 105 de J.-C, au rang de capitale de la province romaine d'Arabie, résidence, en cette qualité, d'un personnage consulaire. De cette même année 105 date Tère de Bostra^ suivant laquelle on compta longtemps en Pérée. Sous Constantin le Grand, celte ville, alors siège archiépiscopal, résidence du duxArabiae^ était une très importante place de commerce de caravanes, communiquant par une route directe avec le golfe Persique. Tout le Haourân, d'ailleurs, était sillonné de voies romaines encore visibles aujourd'hui. Après sa conquête par les Arabes musulmans^ plusieurs tremblements de terre, principales causes de sa décadence, remplirent de ruines Bostra dont ses nouveaux maîtres changèrent le nom en celui de Bossra qu'elle a porté durant tout le moyen âge et gardé jusqu'aujourd'hui.

Dans son état actuel, Bossra, vue de loin, présente un aspect imposant. Son grand château fort, sa vaste enceinte de murailles, ses arcs de triomphe, ses portes monumentales, semblent annoncer une cité riche et populeuse. L'illusion, à mesure qu'on s'approche, ne tarde pas à se dissiper, tandis qu'à travers les herbes folles, les tas de décombres, les pans de murs écroulés, on parvient enfin au bourg après avoir surmonté mille difficultés.

Parmi les monuments assez nombreux qui sont encore debout, il faut citer d'abord la porte occidentale nommée Bdb èl-Haoua conduisant aux sources qui alimentent le bourg. Près de là, s'élève un arc de triomphe de trois arches; un peu plus loin se dressent des colonnes corinthiennes hautes de 13 à 14 m. A proximité du konak (hôtel du directeur du nahié) se trouve une ancienne cathédrale, presque intacte à l'intérieur. Enfin, près de la petite mosquée de Dèïr el-Moslim^ il existe une maison en ruines bien intéressante au point de vue légendaire. C'est là que demeurait le moine Boliaïri qui prédit à Mahomet, alors conducteur de chameaux^ à son passage à Bossra, sa vocation de fondateur de l'Islam.

La mosquée d'Omar èZ-jK^A^Z/rf^ se fait remarquer par de magni-

iîques colonnes monolithes, dont 16 de marbre et les autres de basalte. En face de cette mosquée sont les ruines d'un grand bain.

On accède au château par un pont de six arches jeté sur les fossés profonds de cette place, probablement élevée par les Arabes musulmans, près d'un théâtre antique auquel elle communique par un chemin voûté. Deux compagnies d'infanterie, montée à mulet, occupent depuis sept ans quelques salles de la partie ouest de ce château, dont les vastes souterrains, situés sous la scène du théâtre^ ont été convertis en écuries. Deux anciens réservoirs carrés, chacun de 150 m. de côté, y sont attenants; en hiver, ils se remplissent à moitié, et quand arrive l'automne, époque où l'eau a été entièrement consommée, les soldats y cultivent des légumes pour leur nourriture.

Rëmlâh. — A Bèmldh [l. 000 habitants, musulmans sunnites),à l'ouest du caza, sur la route du pèlerinage de La Mecque, il existe des ruines considérables, mais paraissant peu intéressantes.

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