HI
•"îig
«lo^a
:iîî
îllilj
Uif'i
J^AAA h
Il n'y a rien à ajouter ici à ce qui a été dit plus haut (Voir p. 22), au sujet des écoles musulmanes, la plupart annexes de mosquées.
Parmi les établissements scolaires des autres communautés, sises dans la ville de Beyrouth, les plus remarquables sont, en premier lieu, l'université Saint-Joseph des RR. PP. Jésuites, et l'université américaine; le pensionnat des Dames de Nazareth et celui des diaconesses prussiennes; ï American Syrian School, et les écoles tant secondaires que primaires des Frères de la Doctrine chrétienne^ des Maronites, des Grecs unis [collège patriarcal)^ des orthodoxes, des Filles de la Charité, et enfin l'école de l'union israéliste.
L'Université Saint-Joseph a été fondée en 1842 à Ghazir, village du Liban, et transférée à Beyrouth en 1876. Elle se compose, — dans un seul établissement situé à Ras-Beyrouth et comprenant plusieurs annexes très importantes : — d'une Faculté de médecine et de pharmacie, et de l'Université proprement dite, divisée en cours d'enseignement supérieur (théologie, philosophie, médecine, pharmacie) et en cours d*enseignement secondaire (grammaire, histoire, géographie, littérature, sciences, langues). Les cours supérieurs sont d'une durée de quatre ans pour la théologie, de trois ans pour la philosophie, et se terminent au doctorat. Les cours secondaires, outre la langue arabe qui est obligatoire ainsi que le français, comprennent le latin elle grec, et, parmi les langues vivantes, le turc, l'allemand, l'anglais et l'italien. On y enseigne aussi la musique et le dessin. Les diplômes de bachelier es lettres et es sciences délivrés par cette université sont reconnus par le gouvernement ottoman après examens passés à Gonstantinople. L'université des RR. PP. Jésuites de Beyrouth est actuellement dirigée par le R. P. Eddé ; l'enseignement est donné à 211 élèves internes et 231 externes par 39 professeurs. Le prix d'écolage annuel est de 600 fr., mais beaucoup d'élèves sont admis à prix réduits et même gratuitement. Les 6 écoles primaires, relevant, à Beyrouth, de cette université, sont gratuites. Le gouvernement français, d'ailleurs, subventionne généralement les écoles latines du vilayet
de Beyrouth, toutes dirigées par des congréganisles français.
Les cours de la Faculté de médeciue et de pharmacie, dirigée parle R. P. Marcellier, sont actuellement faits par 10 professeurs et fréquentés par 64 étudiants externes. Cette école a été fondée en 1883, àHusligation de S. S. le Pape Léon XIII. Elle est subventionnée par le gouvernement français. La Faculté de médecine de Paris, après leur avoir fait subir un stage d'une durée moyenne de trois à quatre mois, délivre le diplôme de docteur aux élèves qui y ont terminé leurs études.
V Université américaine^ dirigée par des missionnaires évangélistes, est analogue, quant à son programme et à ses annexes, à celle des RR. PP. Jésuites; mais, quoique de fondation antérieure, et bien que ses prix d'écolage soient un peu moindres, elle n'est pas autant fréquentée. Tant à l'université proprement dite qu'à l'école de médecine qui en dépend, on n'y compte que 350 élèves. Toutefois, ses écoles secondaires et primaires de garçons et de filles, au nombre de 13, et fort bien tenues, relèvent un peu la situation des écoles protestantes vis-à-vis de celles des Latins; mais celle situation n'en reste pas moins de beaucoup inférieure, surtout si Ton considère que la population protestante, même sans compter les étrangers, est d'un tiers au moins plus nombreuse, à Beyrouth, que celle du rite latin.
L'enseignement donné par les Dames de Nazareth aux 100 pensionnaires qu'elles ont actuellement est, pour le français, le môme que celui des pensionnats de Paris. Pour la langue arabe, il embrasse la lecture, la calligraphie, la grammaire, la littérature, l'histoire et le calcul. Le prix d'écolage annuel est de 600 fr. Outre ce pensionnat, les Dames de Nazareth ont, à Beyrouth, une école gratuite fréquentée par 300 élèves. Les Dames du pensionnat sont au nombre de 19, et l'enseignement est donné par 6 maîtresses aux élèves de l'école gratuite.
On sait ce que sont les écoles des Frères de la doctrine chétienne^ et les orphelinats^ pensionnats, ouvroirs, écoles primaires , etc., des Filles de laCliaritè. Ces établissements sont semblables à ceux de France el presque tous absolument gratuils.
Le Pensionnat des diaconesses pinissicnncs a un programme
supérieur ol une parfaite tenue. Le prix d'écolage est de 600 fr.
Les Lazaristes n'ont pas d'écoles dans la ville même de Beyrouth, mais ils possèdent leur grand et célèbre établissement d'Antoura, à peu de distance, sur le territoire du Liban. Il en sera parlé dans la notice sur cette province.
Les écoles des communautés de rites orientaux-unis sont dirigées par des religieux latins, sous le patronage des évoques de ces mômes communautés. Celles des Grecs orthodoxes sont fondées, dirigées et entretenues, par eux et à leurs frais, au moyen de quêtes dans les églises, d'aumônes spéciales et de dons particuliers.
L'école secondaire de la communauté Israélite, fondée. par r (c Alliance universelle » dont le siège est à Paris, suit le programme des collèges et lycées de France, appliqué par des professeurs munis de leurs diplômes universitaires français. Le prix d'écolage annuel est de 400 fr., etr« Alliance » supplée aux déficits éventuels. Les autres écoles Israélites sont élémentaires ; un rabbin y enseigne la lecture du Talmud^ un peu d'écriture et de calcul, et perçoit autant que possible un droit d'écolage, en tout cas très minime et presque nul la plupart du temps.
Production agricole. — La production agricole du sandjak de Beyrouth représente, en moyenne, une valeur totale de 24.121.880 fr. par an, dont 10.290.000 fr. de céréales (949.000 hectolitres de blé, orge, maïs et millet). Les autres produits, montant à la somme de 13.831 .880 fr., se composent d'environ 28.000 tonnes de denrées diverses. Les plus imporlantes, parmi ces denrées, sont la soie, la laine, la scammonée, le sésame, l'huile d'olive, la racine de réglisse, les oranges, citrons el cédrats; les fruits frais, les figues et raisins secs, les oignons, etc., comme suit :
PRODUCTION
Blé
Orge
Maïs
Millet
Carvi (graine de). . .
Cédrats
Citrons
Eau de Oeurs d'oranger.
Fèves
Figues sèches. . . .
Fruits frais
Huile d'olives. . . .
Laiue
Légumes frais. . . .
Lentilles
Noyaux d'abricot. . .
QUAITITÉ
hectolitre^
kilogr.
A reportei'.
VALEUR
francs -
PRODUCTION
OUAITITÊ
Report, 8,
Oignons . . .
Oranges. . . .
Pâte d'abricots.
Pois chiches. .
Pommes de terre Raisins secs.
Sésame. . .
Soie. . . .
Tabac . . .
Vins et eaux-de-vie
Scammonée. . .
Réglisse (racine de)
kilogr.
caisses
1 000 kilogr.
VALEUR
Valeur totals.
francs
Bestiaux. — L'élevage du bétail, dans le merkez-sandjak de Beyrouth, produit en moyenne 210.773 têtes par an, comme suit :
NOMBRE DE TÊTES
Bœufs et vaches ....
Buffles
Chevaux
Anes et mulets
Moutons