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ÉCOLES MAITRES ÉLÈVES

Moiolmans . . j

1 lycée (enseignement secondaire) 1 anoexe de mosquée (élémentaire)

i Franciscains (primaire, garçons) .

Grecs unis id. id.

Sœurs S*-Jo3eph id. filles

Grecs orthodoxes (école primairii de garçons) . . . Protestants (école primaire mixte) : 40 garçons et 50 filles

Total .

Le lycée musulman est semblable aux établissements de même degré d'enseignement que le ministère de Tlnstruction publique fonde dans toutes les villes principales. Quanta l'école annexe de Tunique mosquée de Sour, elle est également pareille aux institutions élémentaires de ce genre des autres provinces.

Dirigée par un Père franciscain, Técole latine a deux autres professeurs : un Père maronite et un laïque indigène, M. Nédjib. Les matières de l'enseignement, qui est donné en arabe^ sont la grammaire, la lecture, l'arithmétique, l'histoire et le style épislolaire. La langue française fait l'objet d'un cours spécial. L'enseignement est entièrement gratuit. Tous les élèves sont externes.

84 VJLAYET DE BEYROUTH

Les matières de l'enseignement donné à Técole des sœurs de S*-Joseph de TApparition par la sœur supérieure, sœur Roussin et quatre autres sœurs, sont les mêmes que celles de l'école des franciscains, mais les élèves, dont 7 sont internes et toutes les autres externes, sont exercées avec une grande perfection à tous les travaux manuels. Cette école est également gratuite.

Sous le patronage de Tarchevéque de Tyr, l'école des grecs unis est divisée en deux sections : dans la première, l'enseignement comprend l'arabe, le français et le catéchisme; dans la seconde, il y est ajouté la littérature arabe et française, l'histoire, la géographie et l'arithmétique. L'école des grecs unis est gratuite.

On enseigne, à l'école protestante, l'arabe, l'anglais, la Bible, la géographie, l'arithmétique, auxquels il est ajouté pour les filles renseignement des travaux manuels.

L'école des grecs orthodoxes est élémentaire.

La ville de Sour actuelle occupe le point de jonction de l'isthme et de l'ancienne île sur laquelle s'élevait la ville antique de Tyr du temps d'Alexandre, et ne couvre pas plus du tiers de cette île, dont la superficie totale n'est aujourd'hui que de 57.65.08 m. carrés. L'aspect delà ville est triste par le manque absolu de végétation, et n'a d'autres charmes que quelques rares palmiers, la belle vue de la mer au large et de riches versants de montagnes à l'est. Le commerce et la navigation n'ont plus aucune importance, car le monopole du commerce est presque entièrement passé à Beyrouth, et les exportations directes de Sour se bornent à quelques faibles quantités de céréales, de coton, de tabac, etc., du Haourân. — 11 y a dans cette ville une seule mosquée et 4 églises, dont une aux grecs unis, une aux grecs orthodoxes, une aux maronites, et la quatrième dans la maison des Pères franciscains. Les protestants y ont aussi un temple.

11 n'y a que peu de restes de l'antiquité à Sour. Les plus remarquables sont : la nécropole d'Adloûn qui a servi successivement aux habitants de la première Tyr (Sarra, aujourd'hui connue sous le nom de Palae-Tyr), de la Tsour du temps du roi

Hiram et de la troisième Tyr qui fut si célèbre et rivalisa avec Sidon ; un petit temple monolithe situé près d'AdIoûn, et Taqueduc qui conduisait les eaux des puits célèbres de Ras el-Aïo (vulgairement <( puits de Salomon »). Il reste aussi du temps des croisés les ruines d'une église qu'on dit avoir été bâtie par les Vénitiens et dédiée à S'-Marc; on envoitencorelapartieduchœur et deux belles colonnes à triple fût de granit rouge, que Djézzar- Pacha convoita pour sa mosquée de SWean d'Acre, mais que ses architectes ne purent transporter.

Tyr a été fondée pour la première fois sur le continent plus de trois mille ans av. J.-G. Cette ville était située à Adloûn ; on l'appelait Sarra ; elle est nommée Sor dans le livre de Josué. La seconde ville fut fondée en 1209 av. J.-C, un an avant la guerre de Troie; c'est la première Tsour^ située sur la plus petite des deux anciennes lies, que le roi Hiram, ami et allié des rois David et Salomon, agrandit en faisant combler un endroit marécageux nommé Eurychorm par les historiens et relia par une chaussée au temple de Melkarth. Hérodote a vu dans ce temple une colonne d'or que l'on croit avoir été un don de Salomon, en reconnaissance de la construction du temple de Jérusalem, pour lequel Hiram avait fourni, en 969, des matériaux précieux et des ouvriers habiles. En 587, cette première ville de Tsour ayant été détruite par Nabuchodonosor, les habitants se retirèrent dans la grande lie plus éloignée et y fondèrent, vers 572, la seconde ville de Tsour, la plus illustre, que les Grecs ont nommée Tupoç et les Romains Tyrus. Alexandre en fit le siège en 332 et la ruina; mais bien que la création du port d'Alexandrie lui eût enlevé alors le commerce du monde, elle se soutint et demeura toujours riche et puissante par son industrie, surtout par sa pourpre et ses verreries. Après la mort d'Alexandre, elle fut reprise en 313 par Antigone, puis en 284 parSéleucus, et appartint aux Séleucides jusque vers l'an 64 av. J.-C, date de la conquête de leur royaume par Pompée. Auguste plaça Tyr et Sidon sous l'administration d'Hérode vers l'an 18 av. J.-C.

Tyr demeura sous la domination romaine jusqu'à sa con-

quête par Yézid, fils d'Abou Sofiân, sous l'empereur Conslantin Porphyrogénète, en 740 de notre ère. Les Arabes lui rendirent alors le nom de Tsour. Elle resta en leur pouvoir jusqu'à l'époque des croisades.

En H24, le 15 février^ les croisés, commandés par Baudouin 11, roi de Jérusalem, investirent la place de Sour, alors très forte, et s'en rendirent maîtres le 29 juin 1124.

L'historien Guillaume, archevêque de Tyr, parle de l'étendue et de l'abondance des productions de la plaine qui formait sur le continent le territoire de cette ville, encore insulaire à cette époque. Il décrit les puits de Ras el-Aïn, les jardins, les cultures d'arbres fruitiers, les champs de cannes à sucre fécondés par leurs eaux, parle des fabriques de verre, et ajoute : « Ces diverses productions ont rendu le nom de la ville de Tyr célèbre chez toutes les nations étrangères et fournissent aux négociants le moyen de faire des fortunes considérables. Outre ces précieuses ressources, la ville de Tyr a encore l'avantage de posséder des fortifications incomparables, » etc.

Salah ed-Din (Saladin) essaya en vain par deux fois, en H 87 , de reprendre Tyr aux croisés. Frédéric Barberousse y fut inhumé en 1190. En 1202, un violent tremblement de terre ravagea toute la Syrie et la Phénicie, mais surtout la ville de Tyr, où il ne resta, dit Abd el-Lathif, que quelques maisons; les habitants travaillèrent avec ardeur à relever ces ruines qu'ils durent abandonner en 1291 à Mélik el-Achraf, après la prise de S*-Jean d'Acre par les musulmans.

Sour fut conquise avec la Syrie et l'Egypte, en 1517, par SélimP' et n'a plus cessé dès lors de faire partie de l'empire ottoman, mais elle est toujours restée dans le misérable état oîi l'avait mise le tremblement de terre de 1 202. L'émir druze Fakhr ed-Din, qui a réussi à relever Beyrouth et quelque peu Saïda, a complètement échoué à Sour. Du reste, cette malheureuse ville a encore beaucoup souffert d'un autre tremblement de terre en

Production agricole. — La production agricole du caza

de Sour se compose principalement de blé, orge, maïs et millet ; de fèves, lentilles et pois ; de sésame; de fruits, raisins, figues, caroubes, etc. ; d'olives et d'huile d'olive ; de tabac, soie et coton, dont le détail figure au tableau de la page 64.

On estime le revenu de celte production, d'après le journal officiel du vilayet de Beyrouth, à une somme annuelle de 835.628 piastres, soit env. 192.194 fr.

Bestiaux. — L'élevage des bestiaux, dans le caza de Sour, produit une moyenne annuelle de 102.374 têtes de bétail, comme suit :

TÊTES DE BÉTAIL

Bœufs et vaches 1.200

Buffles 50

Chevaux 185

Anes et mulets 859

Moutons 33.000

Chèvres 67.000

Chameaux 80

Total. . . 102.374 têtes

Le produit des taxes sur les moutons, chèvres, buffles et chameaux est de 326.300 piastres par an, soit env. 75.049 fr. Les bœufs et vaches, chevaux, ânes et mulets, sont exempts de taxe.

Productions diverses. — L^apiculture est pratiquée avec succès dans le nahié de Qànà, qu'il ne faut pas confondre avec Cana en Galilée, village du sandjak de S'-Jean d'Acre. On vante aussi le miel des villages de Qàroun, Aima, Akrèt et Aïn-Ébèl. Le bétail abonde dans ces mêmes localités, qui sont dotées d*un excellent climat et de très beaux sites. On trouve le figuier, l'olivier, le caroubier, dans la plaine de Qânâet généralement dans toute plaine ou sahèl. Ces arbres prospèrent aussi

à Aïn-Ebèl, situé sur un coteau enrichi de vignobles qui produisent annuellement plus de 800 kantar (1 kantar = 254 kilos) soit env. 205.272 kilos d'excellent raisin. Plusieurs autres vignobles renommés, parmi lesquels on cite plus spécialement Yaroun, Réméich et Haris, donnent également d'importantes récoltes.

Les plus beaux vergers sont ceux des environs de Sour, situés à 2 kil. de cette ville et ceux d'Éziyèh et de Aïn-Abou-Abdallah. A Ras el-Aïn, il y a de nombreux jardins arrosés par les eaux des fameux « puits de Salomon », et de vastes cultures de mûriers dans la belle exploitation agricole appartenant à la Liste civile, ainsi qu'autour des villages de Mèzrèh et de Bordj el-Qiblèh.

On compte dans le caza de Sour 30 moulins à farine, dont 15 avec un chiffre total de 40 paires de meules, sur le Qasimiyèh^ ancien fleuve Lita, échelonnés sur un parcours de 40 kil. à partir du caza de Mèrdj-Ayoûn jusqu'à l'embouchure de ce fleuve, au nord de la ville de Sour; 8 avec 20 paires de meules sur le nahrel'Houdjéii\ rivière torrentielle alimentée seulement par les pluies; 5 avec 9 paires de meules à Ras el-Aïn; et deux à une seule paire de meules, dont l'un à Iskandèrouniyèh, et l'autre à Kamoul. Les pressoirs à huile sont au nombre total de 24, répartis dans 12 villages du caza de Sour; mais il n'y a qu'un seul pressoir pour le vin à Réméich, dans la propriété d'un allemand, et un seul pressoir pour faire du raisiné à Aïn-Ébèl dans les grands et beaux vignobles précités.

Mines et Minières. — Le caza de Sour produit du bitume qui est exploité autour du Aïn-Ébèl, de Aïdib et de Hèréika. On y exploite également de nombreuses carrières de grès sablonneux, nommé par les habitants ram/(^ (sable). Ce grès sert pour la plupart des constructions actuelles ; il était déjà beaucoup employé par les Phéniciens^ ainsi qu'on le voit dans les murs des puits de leurs hypogées.

CAZA DE MÈRDJ-AYOUN

CHEF-LIEU : IDÉIDIYÈH

Orientation; Limites. — Le caza de Mèrdj-Ayoûn est situé au sud-est du vilayet de Beyrouth. Il est limité : au nord et à l'est, par le vilayet de Syrie ; au sud, par le sandjak de S'-Jean d'Acre, et, à l'ouest, par les cazas de Sour et de Saïda.

Division administrative. — U est divisé administrativement eu 3 nahiés, qui sont : Mèrdj-Ayoûn^ Hounin et Houlèh\^ on y compte 53 bourgs, villages et hameaux.

Population du caza. — La population totale du caza est 10.599 hab., comme suit :

Moinliiumi

5 Sunnite» 3.438 ) . .,«, ..

\ Chiites (moutéouâli) 923 J *-*^* '**^-

Oatholiqnei . . ( Latins 166 )

\ Maronites 836 > 1.763 —

( Grecs unis 761 )

Syrieni orthodoxes 4.265 —

Arméniens grégorieni 201 —

Étranger! 9 -

Total. . . . 10.599 hab .

Chef-lieu. — Idéidiyèh, chef-lieu du caza de Mèrdj-Ayoûn, résidence du cdimakam^ sous-gouverneur, siège d'un tribunal de première instance au civil et au criminel, d'un bureau postal, etc., est situé entre le Jourdain et le Qasimiyèh^ qui le circonscrit à l'ouest sur toute la limite orientale du caza de Saïda. Une route ordinaire, d'une longueur de 55 kil., relie Idéidiyèh à la ville de Saïda.

Population. — La population du bourg de Idéidiyèh, corn-

prise dans le chiffre de celle du caza de Mèrdj-Ayoûn, est de 3.000 hab., comme suit :

Mniolmaiif. . \ §i!??i^«f- ' .k* ' ', Ht i *-«* ^^'

l Chutes (moutéouali) 922 )

/ Latins 166 x

Oâtholiqnes. . ) Maronite? 336 ( 1.263 —

( Grecs uni- 761 )

Étrangers 9 —

Total 3.000 hab.

Ecoles. — Les écoles de Idéidiyèh sont au nombre de 7, dont 1 secondaire et 9 primaires, fréquentées par 785 élèves (garçons), comme suit :

K 1 lycée

Unsnimans. . j o écoles primaires annexes de mosquéi

( Latins : 1 école primaire de garçon :" < Maronites : 1 \d. id.

( Grecs unis : 1 id. id.

Syriens orthodoxes

Total

Oatholiqnes

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