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214 MUTÉSARRIFLIK DU LIBAN
Les établissements scolaires des maronites, des grecs unis, des arméniens catholiques, des syriens unis, et enfin ceux des latins (capucins, lazaristes, jésuites, sœurs de Saint-Joseph, filles de la Charité, etc.) pourraient être réunis en un seul chapitre sous le titre d'écoles catholiques. En efîet, toutes ces écoles sont fondées, dirigées, entretenues par les soins des missionnaires latins, qui visitent très exactement celles que les patriarches ou évoques d'Orient ont bien voulu prendre sous leur patronage, et dans lesquelles les curés et les religieux libanais sont, avec quelques maîtres laïques indigènes, chargés de l'enseignement, conformément aux instructions et suivant les règles données par ces mêmes missionnaires.
Parmi ces établissements, les principaux seront décrits sommairement un peu plus loin, à leurs cazas respectifs. On fera seulement observer ici que plusieurs écoles mixtes ont été comptées deux fois, Tune pour les garçons et l'autre pour les filles.
Quant aux klialoiiè des druzes, ils ont été quadruplés. Leur chiffre réel n'est pas de 604, mais bien de 151 seulement. Mais ces 151 édifices servant successivement et séparément à l'instruction dogmatique, à la tenue des assemblées mystiques, etc., des 'aqqâl (savants, initiés des grades supérieurs) de chaque sexe, ainsi qu'à l'enseignement primaire, également séparé, des garçonnels et des fillettes, il a paru qu'ils devaient être comptés pour ce qu'ils sont en effet, c'est-à-dire pour 302 établissements d'enseignement supérieur et 302 écoles primaires.
Climat. — La parfaite salubrité du climat du Liban est généralement reconnue; il n'y a jamais eu de doute à ce sujet. On peut dire toutefois qu'il existe une différence entre le climat des basses terres et celui des hautes cimes^ et que, plus on s'éloigne de la mer en s'élevant dans la montagne^ plus l'immunité devient complète. On ne saurait désirer de meilleur séjour sous ce rapport que toute la partie du nord du mutésarrifiik et les points oîi la montagne atteint ses degrés supérieurs d'altitude. Aucun endroit n'est plus sain.
Les quatre saisons de Tannée se succèdenl régulièrement dans la montagne. Contrairement à ce qui se passe à Beyroulli et dans les plaines du littoral où il n'y a pour ainsi dire que deux saisons, celle des chaleurs et celle des pluies, il neige au Liban durant Thiver, il y fait chaud en été, et Ton y jouit d'une douce fraîcheur au printemps et en automne. Sur le Djèbél Sannin (altil. : 2.610 m.), à Test descazas du Mètn et de Kèsrouân, on voit la neige durant tout l'hiver et le printemps, et Ton en trouve encore en été dans les profondes crevasses de cette montagne. A une altitude moins élevée, à 1542 m., hauteur du point le plus élevé de la route de Beyrouth à Damas, distant d'environ 35 kil. de Beyrouth, la neige atteint assez souvent, pendant certains hivers, jusqu'à 3 et 4 m. d'épaisseur, et plus encore en différents autres endroits situés à pic et exposés aux vents du nord qui soufflent avec violence.
Vers la fin d'octobre, le ciel commence à devenir nuageux, et parfois la saison pluvieuse est précédée de quelques orages avant-coureurs; c'est ce qui est désigné dans l'Ancien Testament sous le nom de premières pluies. Rarement il neige en novembre, mais d'habitude le mois de décembre est orageux et abondamment neigeux. Souvent, au mois de janvier, le ciel est aussi pur que vers la fin du printemps et pendant toute la durée de l'été; mais il y a quelques pluies vers le temps de la fonte des neiges.
Production agricole. — Le tableau ci-après montre le nombre de deunum consacrés à chaque produit du sol cultivé au Liban, la quantité de kilè ou à'oqqe de ce même produit récoltée sur la superficie totale attribuée à sa culture, et la quantité moyenne de cette récolte par deunum. A la colonne des deunum correspond une colonne où ils sont convertis en hectares ^ et à la colonne des kilè et des oqqe une colonne où les kilè sont convertis en hectolitres et les oqqe en kilogrammes.
MUTÉSARRIFLIK DU LIBAN