RÉCOLTE TOTALE
kilo
oq<ie
pièces
conversion en
hectolitres
conversion en kilos.
QUANTITÉ
moyen ue
récoltée
par
DEUNUM
Mines et Minières. — Les principaux minerais qu'on rencontre dans le Liban sont le lignite et différentes variétés naturelles d'oxyde de fer (sanguine, ocres jaune et rouge, aétite ou pierre d'aigle, etc.) qui s'y trouvent en abondance. Les gisements de lignite du caza du xMëtn, notamment ceux du village de Kornaïl, ont été exploités avec habileté lors de l'occupation égyptienne, de 1835 à 1838, pour le compte de Méhémel Ali pacba, par deux Anglais : l'ingénieur Brattel et le capitaine Richard Hornhill. Aux environs, au pied du Djébél Kéniséh^ et dans la vallée du nahr Beyrouth^ il y a quatre autres mines de charbon fossile qui ont été aussi exploitées, mais avec moins de succès. Leur rendement eût été cependant assez rémunérateur,
(') Fikt espèce de haricol sauvage à petites fleurs ; sorte de vesce.
STATISTIQUE DESCRIPTIVE 2i7
puisque 40 hommes pouvaient extraire facilement 100 quintaux de ce lignite en un jour, et le transport d'un quintal jusqu'à Beyrouth (30 kil.) ne coûtait que 5 piastres (If. 10).
Non loin de là, dans une vallée collatérale du nahr el-Kèlb^ appartenant au caza de Kësrouân, près du village de Méïrouba, à 1237 m. d'altitude, sur un des versants du Djébèl Sayinin, il existe un gisement d'excellent minerai de fer dont le produit est insignifiant à cause des procédés imparfaits employés pour l'extraction et la fonte. Outre cela, la cherté du transport, qui a empêché le développement de l'exploitation de la plupart des mines de lignite, est la même et provient, comme pour cellesci, du manque de voies de transport économiques. Sur les routes actuelles, les produits ne peuvent être transportés qu'à dos de mulets.
Forêts. — Il n'y a presque plus de forêts dans le Liban, mais seulement un certain nombre de petits bois de chênes et surtout de pins, dont le plus important est celui que le célèbre émir druze Fakhr ed-Dln a planté au sud de Beyrouth, dans le vilayet de même nom, et qui s'étend au delà des limites des possessions delà ville, enclavées, comme on le sait, dans les dépendances du mutésarriflik du Liban. On croit dans le pays que ces pins sont originaires d'Italie, peut-être à cause du séjour qu'y fit Vémir Fakhr ed-Dîn ; mais le contraire est plus probable; ces pins, qui sont de l'espèce dite pin à pignons (pinus pinea) ou pin parasol^ et qui prospèrent maintenant dans le midi de l'Europe, ont dû venir de l'Orient où ils abondent.
D'autre part, on dit, pour expliquer la disparition des antiques et superbes forêts du Liban, que depuis la conquête musulmane, époque où les magnaneries et les fabriques de soie se multiplièrent en Syrie et en Asie Mineure, on ne cessa de couper des arbres pour alimenter les filatures, sans jamais songer à replanter les parties déboisées. Quoi qu'il en soit, l'unique région forestière du mont Liban^ encore aujourd'hui digne de ce nom, est celle qui s'étend au nord-est de la chaîne, sur les versants dont la pente vient aboutir aux plaines de Ba'albèk, en
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Syrie. Quant aux merveilleux cèdres du Liban, il n'en existe plus, à l'heure présente, que douze^ seuls restes de ces épaisses forêts qui couvraient toute la montagne à Tépoque où le roi Hiram fournissait à Salomon des bois de genévrier pour son temple et son palais, lambrissés d'or d'Ophir. L'un de ces arbres mesure 17 m. de circonférence. L'emplacement où se trouvent ces douze cèdres est entouré d'un mur, et un gardien payé par le mutésarrif les protège contre toute atteinte.
Agriculture. — La culture préférée des habitants est celle du mûrier, à cause de la production de la soie, dont l'importance est extrême d'un bout à l'autre de la montagne. On voit partout de belles et grandes plantations de mûriers. Ce végétal demande beaucoup de soins : il lui faut un sol bien ameubli, bien fumé, suffisamment humide, sans excès. Ses feuilles, unique aliment du ver à soie, doivent être minutieusement entretenues en bon état, parfaitement saines, tendres et fraîches. Les mûriers blancs du pays, originaires de la Chine, sont de petite taille. Us se plaisent aux altitudes moyennes et prospèrent surtout dans les vallons; tous les autres arbres d'ailleurs leur sont impitoyablement sacrifiés. Les feuilles de la première pousse servent seules à la nourriture des vers à soie; les restes en sont donnés aux bestiaux, ainsi que les secondes feuilles. Au Liban et en Syrie, le bois du mûrier est recherché pour la menuiserie.
La récolle de la soie, dans les vallées, commence au mois de mai ; sur les hauteurs, on ne la fait qu'au mois de juillet. La production était autrefois beaucoup plus forte qu'aujourd'hui ; en 1872, elle a été de 5.000.000 d'oqqe de cocons; mais une épidémie ayant atteint plus tard les vers à soie du pays, on fit venir, pour les remplacer, de la graine du Japon. La production des cocons de ces nouveaux vers n'a pas été aussi considérable que celle de l'espèce indigène; elle a été, en 1888, de 2.900.000 oqqeet, en 1887, de 1.900.000 oqqe seulement. La moyenne des dernières années, d'après l'enregistrement officiel, a été comme suit :
Quantité de graines employée : 81 dirhem