‹ Système d'algèbre élémentaire, à l'usage des candidats à l'École polytechnique, etcChapitre 128 sur 279 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

nous ne donnerons jamais ce nom de réduites aux fractions qui sont équivalentes à celles-là, et que l’on en déduit en en allé-

rant les deux termes. Ainsi, qu on le retienne, n est

mq,

pas une réduite.

PROPOSITION XVII. — THÉORÈME

Deux réduites consécutives quelconques étant données , pour en déduire la suivante , il suffit de multiplier les deux termes de la dernière par le quotient incomplet auquel s’arrête la réduite à former , et d’y ajouter respectivement les deux termes de l’avant-dernière.

Soit la fraction continue

Les deux premières réduites sont ^ Formons la troi-

sième en remplaçant dans la seconde q, par ç,-(-— ; il vient

ql q,- 1 — ]+l

On voit que pour l’obtenir il suffit de multiplier par q,, dernier quotient incomplet qui y entre , les deux termes de la seconde réduite , ce qui donne et d’ajouter terme à

terme la première.

2y2 • Al.GliBRK.

Cela posé , soient ’ rT > tluatrc réduites consécutives

quelconques; soient q,, q,+, les quotients incomplets auxquels

s’arrêtent respectivement —, supposons que la loi de forma-

xi x3

Pa

tion soit vraie pour de sorte qu’on ait terme à terme

— — 1 ■; on aura la fraction jr en remplaçant q, par

Q, Q.gH-Q va

-, ce qui donne

Çi-4-i(P.<7i+P)~+-P ■

?i+i(Qiîi+Q)+Q'

Ql Q'(«'-t-^)+Q

or par hyothèse P, = P.gH-Pi > Q» — Q.?r+-Qi î donc

P, Pagi-t-i-4-P ■

On voit que pour l’obtenir, il Suffit de multiplier par çh-. » dernier quotient incomplet qui y entre, les deux termes de la

précédente ^ et d’ajouter respectivement les deux termes de la

réduite antéprecedente q-.

Donc la loi de formation suposée vraie pour une réduite comparée aux deux précédentes est aussi vraie pour la suivante. Or elle est prouvée pour la troisième ; donc elle sera vraie pour la quatrième, pour la cinquième, etc., et pour toutes les réduites.

Corollaire. Les numérateurs des réduites successives vont en augmentant, si tous les quotients incomplets sont positifs : car puisque P, = P,gH-P, et que q, est au moins égal à l’unité, chaque numérateur est au moins égal à la somme des deux précédents. Ainsi les numérateurs sont des nombres entiers

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