A MM. LES MARÉCHAUX 1)E FRANCE , ETC. XV
qui est vrai. Je viens d’en citer un exemple à l’occasion des bricoles du système Gribeauval , vicieuses et absolument vicieuses, et qui n’en furent pas moins le motif déterminant de l’adoption de et* système, si complet d’ailleurs et si supérieur à celui des Valuéiies.
Mais comme il est certain , par l’aveu public fait par le èomité même , que des expériences comparatives ont eu lieu, sous sa direction , entre le système Gribeauval et le sien, pourrai-je lui demander pourquoi il s’est refusé avec tant d’opiniâtreté à l’emploi des formules algébriques, qui sont le moyen le plus certain de déterminer, par la théorie , la supériorité ou l’infériorité d’un système d’artillerie relativement à un autre système? pourquoi encore il s’est refusé d’entrer en discussion verbale avec moi, et de dresser procès-verbal de nos motifs respectifs ; enfin , je lui demande pourquoi il pense , ou plutôt pourquoi il s’obstine à penser , que c’est à lui seul de statuer sur la question , et qu’il s’obstine à écarter de la discussion , ou à ne pas vouloir y admettre les chefs naturels de l’armée , qui , en dernier ressort , sont seuls juges compétens , par la raison toute simple qu’à la guerre ce sont eux, je veux dire les maréchaux de France et les commandans des troupes , qui meuvent et disposent, dans toutes les opérations militaires , l’artillerie , essentiellement subordonnée par la nature des choses , selon le besoin de leurs vues , comme selon ,1e besoin de l’attaque ou de la défense.
En se refusant , comme il l’a fait , à tout moyen d’épreuves et de comparaison entre son système et le mien , le comité a fait, je dois le dire, un aveu positif des vices du sien; car, de deux choses l’uno, ou son système est bon , et dans ce cas sa bonté eût été irrévo-