ET DE L ELECTRICITE
L'ibclinaison se rapporte de la même manière à la direc-; lion d'un aimant par un conducteur, et elle est produite, pour les aimans comme pour les conducteurs électriques (art. 19* )» par la tendance générale des courans K se dis* poser parallèlement et dans le même sens.
89. Nous ayons considéré , dans cet exposé , les courans électriques des aimans comme tournant autour de leur axe; on peut aussi les considérer comme tournant autour de chacune de leurs particules , ainsi que M.. Ampère l'a expliqué dans un mémoire lu à l'Académie royale des Sciences le 8 et le 1 5 janvier 1821. Dans cette seconde manière de concevoir les courans dans les plans perpendiculaires à l'axe , toutes les explications resitent les mêmes ; seulement ce que nous avons dit jusqu'à présent dé l'aimant entier doit alors se dire de cha«que particule , et toutes étant dirigées , attirées et repoussées comme nous l'avons expliqué , l'aimant formé de leur réunion est dirigé , attiré et repoussé de la même manière. Au reste , quand on admet que les courans ont lien autour de chaque particule, il faut .toujours, pour se faire une idée juste des effets qu'ils doivent produire^ considérer une pîarticule comme nous avons considéré l'aimant entier; et dans ce cas même il serait plus commode d'appliquer d'abord directement à celui-ci ce qu'il y aurait à dire de chaque particule, et d'ajouter ensuite cette simple observation que l'on peut toujours substituer à l'aimant total autant de petits aimans qu'il cootiènt de particules. C'est ainsi que dans l'hypothèse des deux fluides magnétiques on supposa d'abord que lorsque ces deux fluides se séparaient dans un barreau d'acier, ils étaient chacun transporté à une des extrémités du barreau , et qu'on admit ensuite que la décomposition n'avait lieu que dans leurs plus petites parties , et qu'il n'y entrait ni n'en sortait jamais aucune molécule de l'un des deux fluides. Quoique ces deux manières de considérer la séparation des deux fluides magnétiques conduisent en général aux mêmes résultats , la nature des pôles qui se développent aux extrémités des deux fragiïiens d'un ai* mant que l'on casse, par lesquelles ils adhéraient avant la rupture , eut bientôt décidé entre elles , parce que cette circonstance ne pouvait s'expliquer que dans la