‹ Systéme de chimie (volume 2)Chapitre 37 sur 79 · CHAUX · texte numérisé non relu

CHAUX

pouzzolanes d'un emploi .aussi conveniible que celui des pouzzolanes naturelles , en pèduisant nos argiles desséchées en poudre très-jSne , et en les calcinant pendant quelques minutes sur des plaques métalliques cbauiTées au rouge brun; mais il a été recoiinu depuis que cette calcination peut s'effectufsr aisément dans un four à réverbère. ■

M. Yicat s'occu^p ensuite de la fabrication et de l'emploi des cimens calcdires. Leur fabrication consiste dans la préparation , les proportions et. la manipulation ^

des matières qu'on y emploie ;et les règles établies à ce ^

sujet dérivent : toujours dès expériences, comme auséi elles' peuvent se déduire du principe déjà énoncé., que l'affinité étant la cause, prèniière et prépondérante du durcissement des cimens, tout ce qui peut favoriser cette àffiilfité doit être mis en usage. * . .

- Q.uèht à Pëmploi des cimèns , la place qu'ils occupent dans lès'édifibès influe sensiblement sur la dureté qu'ils acquièrent ,' suivant que cette place favorise le jeu des affinités. C'est ordinairement dans Iqs fondations que les mortiers acquièrent le plus de dureté , tandis qu'au contraire les cimens les plus friables se trouvent dans les parties élevées et couvertes, dont la dessiccation a dû être très-rapide.

' M. Vicat'cite, comme un fait d'expérience , que les pierres à tissu poreux , à travers lesquelles l'eau filtré aisément, résistent en' général beaucoup, mieux que les^ ^ pierres dures et compactés aux alternatives d'un/grand iroid et d'une grande chaleur; il faut donc , suivant lui , employer pour les enduits extérieurs dés mortiers trèsmaigres, parce qu'ils imitent la contexture des pierres . poreuses ; et en acquièrent la propriété. ^ ■ - .

' M; A^icat termine cet exposé dé, ses recheirches. par des- expériences cipmparàtives' sur la 'forcé des mortiers antiques du midi- de la 'France , et cdie 'dç quelques mor- . ^ tiers moderriiBs cbinposéè 'avec lès .'mêmes chaux. On peut conclura dé ces expériences, i"* que les mortiers romains ne sont pas partout également bons; qu'ainsi leur dureté ne peut être , comme on l'a prétendu , l'unique eiTet du temps , mais qu'elle résulte évidemment i de l'excellence des matières employées , ou des circons-

366 BASES .SALIFIABLES.

tances fortuites ou calculées , qui en ont ikvorisé la com^ binaison ; 2^ qu'en adoptant les moyens de fabrication des mortiers que ses recherches lui ont fait reeonnaltre comme les plus convenables, on peut en obtenir qui parviennent en peu d'années h égaler, et même à surpasser les meilleurs mortiers romains. '

> De la Ztréonei

On n'était point encore parvenu à obtenir la zircone isolée du fer; et c'est M. Chevreul qui a réussi le pre^ mier à se procurer cette substance à l'état de pureté parfaite , au moyen d'un procédé principalement fondé sur ce qu'une quantité d'acide hydro-chlorique concen-: tré, insuffisante , pour dissoudre une certaine quantité d'hydro-chlorate de zii^cone , suffit , au contraire » pour dissoudre les hydro-chlorates de fer et de cuivre qui accompagnent Thydro- chlorate de zircone. M. Chevreul ayant fait dissoudre , avec de la potasse dans un creuset d'argent , de la zircone de Ceylan qui tenait du fer , el épuisé la masse ainsi fondue de tout ce qu'elle pouvait contenir de soluLle dans l'eau , il resta un zirconate de potasse , mêlé d'oxides de fer^ de cuivre et d'argent ( ces deux derniers oxides provenant du creuset). En versant alors sur ce zirconate de fer de l'acide hydro - chlorique concentré , il y eut dégagement de chaleur, de vapeur d'eau et de gai hydro-chlorique. Après avoir mis ensuite la matière à l'état de pâte molle ^ dans un cylindre de verre de 97 millimètres de diamètre sur environ i4 centimètres de haut , dont un bout avait été effilé à la lampe, il fit passer sur cette matière de l'acide hydro-cblorique concentré , jusqu'à ce que cet acide ne lui enlevât plus que de l'hydro-chlorate de zircone et du chlorure de potassium , ce qui se reconnatt à ce que le lavage mêlé à l'eau ne précipite point de chlorure d'argent , à ce qu'il ne se colore point par l'acide hydro*sulfurique , enfin à ce que l'hydro-sulfate d'ammoniaque y fait un précipité parfaitement blanc. Dans cet état, la masse lavée à l'acide hy>

' Aonales de chimie et de physique, tome X.V, page 365.

ZIJRGONE. 367

. dro - chlprique ayant été délayée dans leau et filtrée , M. Chevreul , après avoir précipité la zircone pure par l'ammoniaque , obtint un hydrate qu'il calcina dans une capsule de verre, où il ne resta que la zircone complètement isolée et pure. '

Aonales de chimie et de physique, tome XIII ^ page a45.

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