‹ Systéme de chimie (volume 2)Chapitre 49 sur 79 · COMPOSES COMBUSTIBLES · texte numérisé non relu

COMPOSES COMBUSTIBLES

tandis que la graisse saponifiée C(mtient un détiiF&toiOê d^hydrogènè de itfoin^^t i flloMré d'o^r^nedé plus que lâ.graisfê) rfè pàtt dans son état natutid. Quoique, trèsprobablement , ces évalnations ne nods donnent pas la , véritable composition de la graisse de porc , cependant elles ont le mérite d*être dos approoLÎma lions. '

Dans un huitième mémoire de M. Chevreul sur les eôrps grâs, ayant pour titre : Becherches ùhimi^ues sur les ekytpê gros, et pattùMUèrement surUum combinai* sans aveu les alaalis, mémoire àont le rapport fl été récemment fait à l'Académie des sciences , qui y a donné soii approbation , ce chimiste établit les résultats d'une série d expériences sur les corps gras par suite de celles qu'il ^tait déjà ^Ettrèprises» , et exécutées* depuis plusieurs années avec autaât de persévérance que de succès dans son travail déjà* si avantageusement connu /ayant jk)ur objet l'examen de Ce^ eor|)8.

Le nouveau mémoire de M. Chevreul est divisé en deux parties :

Dans la pr^nière il décrit le ptoicédé qu'il a suivi pour analyser les corps gras en lè$ brûlant par le peroxide de . cuivre. ■>

Dans la seconde partie il soumet à l'analyse les graisses d'homme , de porc et de mouton , et il compare les élémens de leurs principes immédiats avec ceux des produits de la saponification.

Il résulte de ces recherche», l' que les graisses d'homme et de porc contiennent à très^peu près la même proportion d'élémens ; que la graisse de mouton contient plus de carbone et d'hydrogène; et que, dans ces trois graisses, le carbone est à l'hydrogène, en volume» à peu près : : 10 : 18 , ce qui approche des élémens de Thydrogène percarburé; â* que les stéraînes eontiennenl mèitfs d7>xi- ^gèné et plus d'hydrogène et de carbone qno les élaînes ; et que le rapport du carbone à rtrydrogènodans les stéraînes est de 10 ià 18 » tandis qu'il est un peu plus iaible dans les élaines; 3"* que la somme do poids de la graisse saponifiée du principe doux , qui est le résultat do la * ■ -* ■ — -

' 6« édîtîoa de Thoinson, YOl. II, pipi 38o; Phit. tnay. 1819 «

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sâ{)ooificâtîofi de différentes espèces de graisses, est pIuÀ grande que le poids de h ;grdisse employée.

Des tâbiedut comparatifs de toos les produits et de leurs élémeus , sent eu poids , soit en volume » établissent ces conséquences ; et M. Chevreul observe , que dans les graisses acidifiées Thydrogède est au carbone dans le rapport des élémens de Thydregène percarburé.

Lorsqu'on chauffe doucement avec du massicot, les acides margariigue et oléSque , et conséquemment les graissearacidiGées qui sont formées de ces acides , il se dégage une quantité d'eau résultante , ainsi que M. Chevreul le (ait voir^ de la combinaison de l'hydrogène de ces acides avec Toxigène du masMcot> ou bien» comme il en adopte et appuie ropinton , qui se dégage simplement par la comomaison du massicot avec les acides secs.

De l'examen que M. Chevreul a comparativement fait des acides margariques et oléiques d'homme > de. mouton et de porc , il résulte , 1* que dans tes trois addes margariques , le carbone est à Thydrogène sensiblement dans le rapport de l'hydrogène percarburé i 2* que Toxi-

J' ène de Pacide margarique de mouton est à fp^igène es acides margariques d'homme et de porc à très-peu près : : 1 : 1 | , rapport d'apfèd lequel M. Chevreul propose de distinguer racide margarique de ta graisse de mouton par le nom à*acide margareux ; S" que dans lea acides oléiques d'homme et de porc^ il y a plus 4'oxfgène que dans 1 acide margarique » et que dans l'acide oléique du mouton il y en a plu» que dans l'acide marga-. reux.

M. Chevreul observe , comme un fait remarquable,, que la composition de l'acide oléique consiste dans do> 1 hydrogène percarburé > plus de l'oxide de carbone; et il lui a semblé , ne considérant pas la différence comme assez marquée pour établir une distinction , que l'acide oléique de mouton contient moins d'oxigèno oléiqùe que les acides oléiques d'homme et de porc.

M. Chevreul comparant ensuite les principes des siéraines et des élaïnes avec ceux des acides margarique et oléique , il déduit , des rapports qu'il a trouvé exister entre ces principes et les acides qui en proviennent , les causes qui doivent opérer leur transmutation , et

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dooner lieu en même temps à la production du principie doux. Lorsque la potasse, ou toute autre base alcaline, ingit sur les graisses examinées , la plus grande partie du carbone et de l'hydrogène , dans un rapport, très-rapproché de celui des élémens de l'hydrogène percarburé , retient une portion d'oxigène pour constituer les acides margarique et oléique , tandis que le reste des élémens de lagraisée, c'est-à-dire du carbone^ de l'hydrogène, et une quantité d'oxigène qui parait inférieure de moitié h celle qui serait nécessaire pour brûler cet hydrogène , forment le principe doux en fixant probablement une portion d'eau,

, Enfin M. Chevreul s'est assuré , par l'analyse élémentaire de la cholesterine , que c'est à raison d'un excès de carbone qu'elle ne produit point d'acide margarique lorsqu'on la soumet à l'action des alcalis.

On retrouve dona présentés dans ce mémoire de M. Chevreul sur les Qorps gras les résultais des analyses dé ces corps et des produits de leur saponification , qu'il avait exposés dans sept mémoires précédens; Il les compare ; il déduit des proportions des principes élémentaires et de là nature des principes immédiats qui en résultent, la raison des propriétés physiques des corps gras , qui sont composés de ces principes immédiats , et <;elle des changemens que leur fait subir l'action des akalis, ou de la résistance qu'ils lui opposent,'

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