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* 6« édition de Thomson , toI. II , page 394 ; AnnaU ofphi4o90ffhy^ XII, XV, aia, ai8, 3oi.
f l'c édition , tome II , page 49.3.
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daostt^èau cha^udej- et la différence ne sera pas très-considérable.
> On voit donc qu'il y a une relation nécessaire entre ces trois cboles; solubilité d'un sel dans Peau froidç , solubilité d'un même sel dans l'eau bouillante» degré auquel ce même sel se liquéfie par le calorique seul , et par le concours de l'eau; que la solubilité d/un sel^ à chaud et h froid » est d'autant plus grande » qu'il est plus soluble par le calorique , ou , ce qui revient au même , qu'il est susceptible de se liquéfier à un degré plus inférieur de l'échelle du thermomètre. »
A. la suite de ces observations générales sur la dissolubilité des sels \ M. Gay-Lussac rend ainsi compte de son travail sur cette partie intéressante de la chimie. -.
On obtient une dissolution saline parfaitement saturée de deux manières; en faisant chauffer l'eau avec le sel , et la laissant refroidir jusqu'à là température pour laquelle on cherche la solubilité ; ou bien en mettant dans de l'eau froide un grand excès de'sél , et en élevant graduellement la température. Dans chaque cas , il faut maintenir constante la température finale pendant deux heures au moins , et remuer fréquemment la dissolution saline, pour être bien assuré de saj>arfaite saturation. Par des expériences directes , que cite M. Gay-Luasac , il a reconnu que dans ces deux manières d'opérer , on obtient absolument le même résultat; et d'après d'autres expériences faites par les procédés que ce savant emploie ordinairement pour avoir des dissolutions salines , expériences dont les résultats ne lui ont offert que des différences , en général très-petites , tantôt dans un sens, tantôt'dans un autre , il n'hésite point à admettre , comme un fait certain , que l'eau , pour une température déterminée, parvient au même degré de saturation, soit en laissant précipiter par le refroidissement l'excès du sel qu'elle tient en dissolution , soit en dissolvant imnîédiatement le même sel , pourvu que cette eau reste QD contact avec lui pendant un temps suffisant. M. Gay- Lussac (ah observer ici , de plus , que le volume des cristaux qui se forment dans une dissolution , ou qu'on y met , n'a pas une influence sensible sur le terme de la saturation. C'est une conséquence de l'affinité chimique ,
^34 COMPOSÉS S^ECOf^DAlRES.
qàï né' s'eieïce qé^â des" dîslànces mÊ^iDàfeut jpeiîtéSi Il arrive fréquemment que la dissolution d'un sel qui lie* cristanise pâH» et que , par cette raiâoii , on regarde coiSmè sâ'turèe; cède' des moléciifès salines ati^ crisïaux de même ifeWre qu'on y plonge ; et Ton' en' a éoiiclu que lëâ c/tisiàii^d^vtïi sel appauvrissent sadissolutiob^eû^ la faï^ sând descéiidré au' dessous' de soù Vrat point de saturatfénV Rf. Gay Lùssac coiisïdère ce fait comme' ceriàîn , et Dâieriie* comoie Irësngénèi'at ; niàîs il l'explique a'utrêmeni* qu*il n'éT IV été. Il fait oKsérver que , dans une dissolution saline de tëmpéraVùVè invariable' , la^ saturaiïô'Â' étant' le' term'le auquër le dissolVant , t6u{burs en contact avec le s*^l , ne peut ptiis nî en prenâre nî eii' ^ abandonneV alicune portion; il s'ensuit , que toute* dissolution sallilé pouvant' a1l)yndtôbriër du' sel sans que la tem^éi^âlut^ë cHaiigè^ e^t'néc'es&ireiùènt sutsikiâfée/ On peut considérer^ suivant IVf. GaV-Lussac, la"sùr-
rme Jixe
! ceUPe q Ifqijîd'e au-dessous' de la' tempëralure de sa c6yS?laIÎ0n/
Lorsqu'un lîquîde doit devenir solPdé , et' niëme' flû^ éfa'stïbùç, le changeinént né J s'opère pas toùjoiirà* à lii' température* à' laquelle il devrait réellement a'voiir' liéiiV • eau .. dont le point de congélation est a o% peut, dans dès clrcons^ncejs' ç^nveiiàbîes , téï\^r liqtilde' à' lô'ou' 12 degréV au .- dessous ; et sbii ébuuiiïbn qtii , dans un vase dé m^tâi y a lieu à'ioo degrés , est'li*ès-séiisiblémënl retardée dans dés vaisseaux de veVre. té dij^nae liquide
îbrce , en o-^neral très-iàible . codant au plus léser efloti . on n est lamais sur de parvenir au terme ou 1 mteifiite de ces effets serait a son moâ^tmum. Un a bien observé que , dans qùelques'cxWrience*s . l'eau *éikiiVe^stée1iti^ àVp degriés^au-aéssbiis de la tempiirattire diè d; niiiU ne&' n indique quelle ne puisse codserver sa liquiuité à un froid beauc\)up plus considérable.
n peut , par des causes qui pardis&ent étrànkèreâ à rhnjrtîi(? , pr^cnîr oS' d^'rui'ré' tous les^ elfets Vé^ùlfâbl
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de Tioertie de« molécules » t'est^à'^dire de leur'VéstslatiQè' aa changement d'état ou «Téqiiilîbre» à laquelle peé?èat ' donner lieu la difficulté ies chaipgeipens d^î^ositiop des molécules dans un niilieti par&itemsnt homogène ; la viscosité du dissolvant; la pro.prîété conductrice db'ca-'.' lôrique^qui», en opposaQt de la résistance ati dé^geùient^ ou à Tabsorption du calorique', peut mainfeÀfr 1 équilibt^ > des molécules ; enfin peu t-étrie une infliiehce électrique. Aîpsi F.e^u se cqngèle toujour? à o*, el|è bout à^^eii ^rès'' à 1 00 degrés dans des vases, de verre ; elle ne prend pdint^ un excès d'acide carboniqlie, oii elle rabahdonne'cjtiand ' op a soin, de l'agitec A l'a vérité un morceau de glaC€(Tntrpduit dans de Peaii restée liquide au-defssous de^o*/ ' détern^in^ très-sûremen^ ss\ c^ristâlfisation/ à c'aiise de* l'affinité réciproque des molécules ,âqiieuses qui est ^^às'^ grande à l'état solide qu'èf l'^ât liquidé ;' mais ce' n^est' qu'un moyen de plus de détijuire Finer^e, et soutBttt ^ des corps inertes, suf.tout quand ili ont des' asjjérités V produisent le même effet. - '? ' ' •
On peut obtenir defs dissolutions s^àlines^suraûaWréss^;'* en évaporant très-lentement une portion du dis9olvi{rit$majs il vaut encore miçux'Ii^ÛBsèr refroidir /pi^ir dë^HS» insensibles,,les dissolutions ;5ati|rées. Pptii^.t{fidqliès)teli^i,le refroidissement jpqut-êtrè c<>nsidérablé avant qiié' la Gristallisatrqn se détermine; mats, pQur la plupart, ee refroidissement doit étre'trè^<;-failiile; eîlà cause gënéryte qui produit la sursatùratibù est évidemnieht ta m.fim'é pour .chaque sel. ' • * . • •• ^ " • *
M ' ' ' i • ' — lit
Une dissolution sursaturée u un sel , du carbdnâte tfe soude, jpiar exemple» cristallise comme Teau restée K^ quide au - dessous de son^c^nt de congi^tati6n'.avéc\laquelie les^ dissolutions saunes .siirsaturéés, ont Jës pkl^-
Srands rapportis, soit par l'agitation^ soit ]{ar rînuQersidh ' 'lui pristai. du même sel ou d'pn porps étranger. DieT m^me encor.e que pour l'eau, on ne peut assigner le terme ai:^^u^r la s|iirsaturation s^arrête ; ce ierme pouvant dé^ pendre. accidentellement^ dans chaque e^pét^iencè^ dé là nature du vasq^ de son jpb||li, db sa {irojpriét^ .t^onduc'trice,, de l'agitation de Pair. On, puisq,iî'on détermiàioiy la' cristallisation dans une dissolution saline ^i^rsaturéé par la simple agitation, iî fhut qiié la sursaturation ne'
dépend^ pas de l'affinité , mais bien d'une force purement mécanique; .car le mouvement ne peut produire par lui-même, des effets chimiques^
M. Qay-Lussac avait dé]h fait voir par des expériences, qu'il regardait comm.e très-concluantes , que des dissolutions^ salines saturées , dont la température est constante , n'abandonnent pas de sel^et qu'elles restent homogènes ' dans, toute leur étendue; cependant, pour. mettre cette opinion ^ l'abri de toute pb|ection , il a cru devoir faire les nouvelles expériences suivantes , dont le résultat a été cisément le même que celui des premières.
Ayant pris deux tubes de verre de deux mètres de lon> gueur et de trois centimètres de diamètre, il introduisit dans l'un de ces tubes une dissolution de nitre , saturée à la température des caves de l'Observatoire de Paris , et dans l'autre une dissolution , également saturée de sel marin : deux autres tubes furent remplis avec des dissolutions semblables , dans lesquelles il n'y avait environ que quatre centièmes de chaque sel. Ces tubes, bien fermés , ayant été laissés pendant si}^ mois dans les caves de l'Observatoire, dans une situation verticale « on a déterminé, au bout de ce temps, par l'évaporation, la quantité de sel contenue dans l'eau de la partie supérieure et de la partie inférieure de chaque tube , et les dissolutions ont été trouvées parfaitement homosènes.
< M. Gay-Lussac ajoute que des cristaux de nitre suspendus au-dessous de la surface d^une dissolution saturée de ce sel , n'ont éprouvé aucune diminution sensible depui^ plus de deux ans qu'ils soût placés à uiie température constante dans les caves de l'Observatoire.
M. Gay-Lussac termine"^ ces observations générales sur la di'ssolubilité d,es sels , par l'exposé de ses expériences sur ce sujet, il y procédait ainsi qu'il suit. Après avoir saturé l'eau d'un sel à une température donnée , ainsi qu'il a été. indiqué plus haut , on prend un matras de la capacité de lâo à 200 grammes d'eau, et dont le col a de i5 à 18 centimètres de longueur; ce matras ayant été pesé vide-, on le ren^plit au. quart environ de la dissolution .saline» et on le pèse de nopveaû.'Pour évaporer l'eau, on saisit le matras par son col avec des pinces , ot oi\ le tient sur un b,rasier ardent sous un angle d'en>