‹ Systéme de chimie (volume 2)Chapitre 53 sur 79 · DES SELS · texte numérisé non relu

DES SELS

viron 4^''» en ayant soin de le remuer continuellement et dé donner au liquide un mouyement giratoire V^Q^ de favoriser l'ébullition et de prévenir les. soubresauts qui sont très-fréquens pour quelques sels , dès que , par l'évaporation , il commence à se déposer des cristaux. Lorsque la masse saline est desséchée, et qu'il ne s'en dégage plus de vapeur d'eau à une chaleur presque ronge, on souffle dansle matras avec un tube de verre adapfé à l'extrémité d'un soufflet , afin d'en* chasser la vapeur aqueuse qui remplit sa capacité; on laisse ensuite relroidir le matras^ et on le pèse* On connaît alors la pro»portion de l'eau au sel qu'elle tenait en dissolution, et on l'expritne en représentant le poids de l'eau; par ioo.

C'est ainsi que M. Gay-Lussac rechercha la solubilisé du chlorure de potassium , du thiorure de barium , du chlorure de sodium, du sulfate de potasse , du sulfiite de magnésie , du sulfate de soude , du nitrate xle baryte » dunitre, et du chlorate de potasse. Ce savant a construit, au moyen d'une planche, les résultats, qu'il obtint ainsi, dont chacun était la moyenne au moinsde deux expériences , en prenant poup abscisses les ^degrés de ' température, et pour ôrdoiiniées les quantités de sel dissoutes par cent parties d'eau ; il en i^ulte qu'ils ont pu être établis par une ligne droite , qu'on a assujetti à passer successivement par l'extrémité de chaque ordonnée , •représentant la solubilité ; et il indiqaeie moyen de tiY>uver facilement l'équation de la ligne de solubilité pour chaque sel essayé. '

M* Gay-Lussac a considéré cette manière de traeer

Sraphiquement ses résultats, comme offrant l'avantage db onner promptement et sans calcul , avec une préoision au moins aussi grande que par une expression algébrique, la solubilité pour toutes les tempéraiores comprisesentre celles auxquelles les expériences ont été Alites, il annonce cependant, qu'il se propose dedonner, dans an second -mémoire, la solubilité d'un plus gvandaiXBibre de sels, en la présentant sous forme de table, au nioins de S en 5 degrés de température.

En attendant.,. M. Gay-Lussac conclut de ses résultats

• obtenus, qu'ils suffisent, quoique peu nombreux, ^our

faire voir que , si on ne peut se flatter de réduire la solu-

flbilité des corps à de;i. principes sénéraux, die mérite aa iDOiDs,.une a,ttentioû particulièire , précisément a raison 4es ^carrfs qu elle présente, '

DES SELS Di'aMMQNIAQUE..'

; Byporaifite. - X^^^ypÇ^^W^ d'anvoumiaquc est toujours ; suivant JM.( Hencb«lV» leield^ qui ail jusqu'à pl^éaeiift examiné ce «el;rmrbompoM é&'2 alomes A^aeide, ^vec i aiemè de 4nLS&7 de 8orte>tiuri o'esf on Ufirhyposuliite.. .Ce sd ne -criqtaMîae juis" anémeniL; mais loi^que sa dissoluticta ébt %rteaibnt conceattéev il sè^ ihrmé » par le rëfroidissémei|t jàe la'iliqueur; «n tine miisseiconfuse de très-petits' crisiiiiii.aieicvlaicess Sa saveur, rtrès-pk{iiantei* laisse noé kenrsiaitioord'aiàeiiiume défi pkis désagréables. Exposé'à l'aCliotr de h chalaur rl'bypôsulfile .d'ammoniAque brùle ^o^ (Ubei Hakmne faible i et s'élvaptf k*e en 'entier. *

sêiënûifes 'iL'aiiimoiiiaque)se'iGom<bine', suivant M«'Aerzélius , en

d'ammoniaque, ^^j^; ppopottrttbDS, ^diffîreutes ràvec Tâcide sélénique , et fonkei ainsi le séléniate p le biaéliniaP»., et le qaadti" ltt/^«af)^)d'ainmoniaque. - . :î ^ .- ; .

""'Mle^^/^ltfiRBra'tcibtiÂit en ajoutant de l'acide sélénique h dhrJ'aidmoniàqufi eauàtique 'èonceolrée .)usqH'à un léfer 6xdâ9Îd:'acide& Ënabandoàoftiit àlorslaliijuétirdims un .néarfriî», le* , sel sa^p^éôipfiieeit cristaux, ^ partie plumifenhes, et eapairtië présebtatit'd^s^risrtiQS'Ilétraèjres. "Gea àiiMaai sont déliqtiedcetisï «airain V .

Le biséUniate se produit lorsqu'on dissout le séténiate nevbre dans r<eatt, «ttpi'iOu^baôdoDne eosfiite la ^sodhtiomà uifeè évaporatieto spontadée. Une portion de l'ammcfmaque-s'ex'bale aVed T'cau» et le bis^Iéni^te «e dépose enmdtaux acioulatres-^ qui ne s'altèrent point à l'air* i\- i,e-/9^tnw/rfW^^9»H«le s'obtient, soit en ^diaufiilnt une :difl€olatièn.d6'.biëéléQiatey'«éit en ajouttint do l'acide ^sélénîqae au tbiséléniate^ .Ce s^ ne >ori£flallise point; et ,l«irsqufil'a«é(éévtiporé h Mcoite[»4l àtliife p#omptement l'bilmidité^derairl^ *

' ^* Annale* ae efaiittie 6T die jffay»iqae i 1ôme'ix>'iya^ 296.' '' - • ef^^}kmépll&»vfmm^rff9h%kvV^^^rM\^^ jour. 1, 19;

DES SELS OE pota^s^;e. 4?9

DES Sf LS DE POTASSE. '

lusqu à ce gu il Derde sa couleur jaune. ,Le iiauide £&i

> Dus le Uibleau prësej^fé jdaDSijes ^poales dje .c|iîuiie, toque. XL

1)0|ta88e est jyortéé à 5io; ce çjai, pur 1 152 dje c<|'tte 'potasse soumitre à *essaî'^ iadîqbèralt âoe proportiQo'àe ce seî d^ê plus de {4 pour loo. Comme j'avais fait sur les mêmes potasses des expérièncles d'ànal^sé,' doot lep fési||t4U i^e d^l^iHâfinï gue pea de oeut' de M. Vaaqhenn , ainsi que ce- say^i^t ranpqnça â b. suite de l'exposé ^eson triivakil, p^e aSS, 'même voliihié XL,'ef 'que j'avais trouve beauix>up moins de muriate de potasse dans la potasse des Vosges, je crus ne poùvbfr aittri^uer'qu'à c{y^l^[6b erreur dins la confection 4a fftbleaii'dei résultats de M. Vauqoelin, la quantité si considérable de mi^riate de potlisc', <]fùe la'potaâke dés vos^es était iD^iic^aée^b'onfénfr. Xe cherchais d'où pouvait provenir cette erreur, lor8i{àtî/e' reéonntié qtie les'riè\itta^ts partiels ^e Tessai de la cotasse à^ VWps paç |^. y.attq^fAill ,..forliiàiént', eii les réunissant, un total de 1I40, lorsqu'il n*avait opé|:é que îfùt dkie quantité, égalé pour chaque pcftAsej^àid'^ i^i^. tl ^ av^aî^ ààSè\ dans ce ^otal, un excédjint de '^tàS nirJa quantité de Cfette é»pècë'de potasse es8a;yée. Ayan^.fait faV;e ,<jçtle r^paruup à M. VauqU^^^ leeofmu , qu en énet il y avftic une erreur matérielle dans 1 énonce au tkUeatf de ses rétultatt dérSbarVbe dé Wnotài^^ê VÀkéès ; ef ; quo?-

diminutiop .sur ivec" cette rectification , qui réduisait la proportion' de ce seM \àà peu plus de 19 pour ipo au Kcu de ^ , ce^tc proportion lui sedgabl^i^ ^acore bien Himvp > * M. ' Ttiomson , en 'r&pporta'nt dans sa' cinquième édition, et dans celle-ci, le tableau' deb analyse^ de M. Vaûquelid','^à ^ien rectifié l'erreur sûr l'easaî de la po^iése db Vosges en rétabliisttdt té .tot^rdek Résultats à »on montant réel de li/^o^ mais sans rien clianger apirésul» tto'oartiéU. ' '' '^'^ '

par M. Vauquelin , a cru devoir la déduire siyr Ja WAQwt (^^S^ téblekn cdmme' acide* 'caflîoàiqoê et' iata ,' quantîté qn^ réduit en conséquence de 5o4 à 16; o&ldf ' êette ptù^^niàa ^é^W'UlilkiAetit de celles trouvées en acide carbonique et eau dans les 5 autres espèces de potasse, et dont la plus faible est de ug. au'U parait évident que cette déductionjBst itfarapi)lîquée.' ^'^^ *^

Ainsi donc les résultats de l'analyse de la pojtasse des Vo^es par M,.yauqttdiifl4piTÇBtetiétèfciblis<oniin6iuiif:'> "<' .

Potasse Saiate ^oriate de Bésidu Acide cacbo- Tolal.

< héelle. de pottsse. " potiissc; ' insofelitc - bfttbe'ee au. " " ^

444* • • • >49* • • • ?3.3' • • . 4$* - - • 3o4* • • • ii5a. B»

Byposulfile.

44^ COMPOSÉS SEÊONDAIRCS.

alors une dissolution d'byposulfite de potasse. Lorsqu'il est suiBsamnieut concentré, il se forme en une masse confuse de cristaux aciculaires. II a une saveur qui> comme celle du nitrate de potasse , est suivie d'amertume , et il est trèsrdéliquescent. Le sel en déliquium cristallise en fines aiguilles par un léger abaissement de température. Lorsque, par l'action d'une chaleur graduée , on l'a fait bouillir jusqu'à être réduit en une masse blanche, sèche, il prend feu , et brûle à la manière d'un morceau d^amadou , mais avec une flamme bleue , faible. Ce sel dissout avec une grande facilité le chlorure d'argent , lors même qu'il est très-étendu. .

H7!»o8uifti« UhjfpO'Sulfate de potasse cristallise en prismes cylinde pousse. droïdes, terminés par une table perpendiculaire à leurs

axes, ^séiëniatfts de Le séléntate de potasse s'unit avec l'acide sélénique en trois proportions difl'érentes , formant ainsi ïèséténiaU neutre , le hiséUn\ate et le quadriséUniate.

Le séléntate est excessivement soluble dans l'eau. Lorsqu'il est convenablement concentré, sa surface se recouvre d'une pellicule cristalline. Evaporé à siccité » il attire l'humidité de l'atmosphère. A une chaleur rouge» il se fond et jaunit ; mais , par le refroidissement , il reprend sa couleur blanche. L'alcool ne le dissout pas.

Le biséléniate de potasse cristallisé 4ycc difficulté; lorsque sa dissolution a été suffisamment concentrée , les cristaux sont plnmiformes. Il est déliquescent à l'air et se dissout en petite proportion dans l'alcool. Par une longue exposition à 1 action de la chaleur, la moitié de l'acide en est dégagé » et il est réduit à l'état de séléniate neutre.

Le quadriséléniate de potasse ne cristallise pas ;, et lorsqu'il est évaporé, à siccité , il reprend promptement l'état de déliquescence en attirant l'humidité de l'air.*

nEé'S^LS DE SOUDE.

SM4iaicarbo. Quoiquc cc sel se rencontre natif en quantités consi-

■ 6* éditioo tde Thomson, vol. II, page 4^7 et J^; Henchdl» Edin. Pbîl. jour. 1 , 19; Ânnaisoffhiiotophy^ X.IV, 335 ; Annales de chimie et de physique, tome IX, page 357.

DES SELS DE SOUDE. 44'i

déràbles dans l'Afrique , il n'avait point été distingué de la soude du pommerce, jusqu'en 1802 , époque où Kla> proth en présenta la description dans le troisième volume de ses ouvrages. Ce sel , qui se trouve dans la province de Sukena , près du Fezan , est appelé trôna par les naturels du pays. Il se présente cristallisé en masses striées inaltérables à Tair, et d'une telle dureté qu'on assure que les murailles de Gassar , fort , actuellement en ruines , ont été construites avec ce sel. On peut le former artificiellement en exposant le carbonate de soude ordinaire à une atmosphère de gaz acide carbonique > Dans cette situation , il ne dépose pas de cristaux ^ comme le bicarbonaté de potasse; mais il forme une masse solide amorphe., ayant de la ressemblance avec le sel d'Afrique. M. Richard Phillips a examiné un sesquicarbonate de soude artificiel préparé par M. Philip Taylor; il était cristallisé en prismes rhomboïdagx, à angles de 60 et 120**, terminés par des pyramides quadrangulaires, les plans des pyramides remplaçant les angles solides du prisme.

Il ne s'altérait point h l'air, et sa dissolution aqueuse rougissait fortement le papier de curcuma. Ce sel est composé, d'après les analyses de iMM. Klaproth et Phillips , de t savoir : '

Acide. ... 39 .... 4o>oo Base. .... 58 ..... 39,72 Eau. .... 23 .... 20^28

1 00 * 1 bd,oo

Si l'on suppose quie c'est un conôposé de 3 atomes acide + 2 atomes base', 4- 4 Atomes ëaii , ses parties constituantes seront ,*

Acide*. '. . .'8,25 ou. » .' 39,76 Base. . . . . -8,00. ... : ' 38;55 ' Eau. . .'. .;4,5o. . . : . 2i;69

Ces nombres se rapprochent d'assez près des analyses

ci-dessus.

Salfate de soude.

pour démontrer que (a composition (lu sel ^ést comne 'cî-iâessùs'i *"

' ' M. Gay-Lussac a reconnu que l'eau , k la température de 59i^,jo centigrades, dissout , pour maximum , ^r cent parties dé 'ce liquide 56,65 parties dû sel.' La d;ssolubilité diminue un peu , a mesure que ta fempéi'ature augmente ; et i oo parties a eau , au terme dç 1 ebuHitiotaj ne dissolvent plus que ^2,00 p^Hies du se]. ^Lf^ kôlubilïté drminuè dans un plus grand rapport encoi^ç par rabaissement' de la t'empërâtiire ; de manière , que ioQ

Sarties d eau , au terme de la congélation , ne peuyiçnt issôudre que 5, 02 parties du' sulfate anhydre, pa tablé oui suit présenté les 'ré$û](ta.ïs des expériences dé Mi (îày-Lussac sur là dissolubilit^ dii sulfate de sou^é , danst^ub et' l'autre dé ses états dé sulfaie anhydre eï'de sulfate cristaUisé.

su.

Sels solubles dans loô d'eau

Température Anhydre. GrûtallUé.

centig-i<âdéi: U". ï;'»!: uij\^:^u

10',00 •••... 11,74* •..••• Ol,u.D

25,o5 ...... 28, li ..... .. 99,4^

38,88 5o,64 3i2,ii

45,04 ...... 47,81 . ... ... jij^^M.

> 6« édition de Thomson, yoL II, page 4^a; Beitrage, III, 83; Quarterty jamnud 4 yily 2^.

• 6* édition de Thomson, vol. II, j^age 4^9; AnnaU offhHoMOfh^y XV, 10 ; Annales de chimie et de physique , tome XI , page 3 la. -

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