‹ Systéme de chimie (volume 2)Chapitre 76 sur 79 · Osmazome · texte numérisé non relu

Osmazome

o» Matière mucilagineuse.

4° Acide lactique.

5* Chlorure de lodium.

6** * hlorure de potassium.

7<> Sulfate de potasne.

8« Phosphate de chaux et de magnésie.

Ces eaux sont différentes , comme on le voit , de ceHes delà vache; en effet , l'eau de l'allantoïde de la ju* ment ne renferme pas d'acide allantoîque; et au lieu de sulfate de soude que contient celle de la vache , c'est du sulfate de potasse. La présence de l'osma^

532 PARTIES DES ANIHAUX.

zome dans l'eau de Tamnios de la jument n'est pas moins remarquable.

M. Lassaigne a joint, à la suite de ce travail , l'examen de quelques substances particulières au. fœtus de la vache , pour démontrer , contre l'opihion de quelques physiologistes , quéila membrane allantoïque ne pouvait pas être considérée comme un ?aste réservoir destiné à renfermer l'urine du jeune sujet , puisque la liqueur contenue dans sa vessie est différente par^ sa. composition.

Bilp du fœtus de vache.

Urine du fœtus de vache.

i<* Mucus en erande quantité.

a» Matière animale iocrùtallisablc.

3<* Chlorure de sodium.

4** Chlorure de potassium.

5*» .Sulfate de potasse.

6^ Acide lactique.

i« Matière verte résineuse.

a« Matière jaune.

3« Mucus.

C Chlorure de sodium.

4** Sels < S.-carhonate de soude.

( phosphate de chaux.

Méconium du fœtus de vache, i<> Mucus en grande quantité.

I Chlorure de sodium.

4** Sels < Soi^s- carbonate de soude.

( Phosphate de chaux.*

' De C urine »

M. Lassaigne a examiné l'urine de la truie. Cette urine est transparente , légèrement jaune , inodore et d'une saveur désagréable , mais qui n'est pas salée. Ell« contenait, savoir:

De l'urée (néphrine).

De lliydrochlorate d'ammoniaque.

De l'hydrochlorate de potasse.

De l'hydrochlorate de soude.

Du sulfate de potasse.

Un peu de sulfate de soude.

Des traces de sulfate et de carbonate de chaux. '

' Annales de chimie et de physique, tome XVII, page aoS, * 6« édition de Thomson, vol. IV, page 55a; Annait of jmiiosovitv, XIV, i46.

BE, l'urine. 535

' Les docteurs Prout et Johu Davy ont examiné l'urine de plusieurs animaux amphibies. Le docteur Prout r<sconnut que l'urine du boa devin {boaconstrictor) p.^ était presque entièrement composée d'acide- urique. Le docteur John Davy observa que l'urine de différentes espèces de serpens, de consistance bitureu^e lorsqu'elle est évacuée , devenait tout-à-fait dure par son exposition à l'air. Cette urine était toujours de l'acide urique presque pur. L'urine des lézards consiste également dans de l'acide urique à peu près pur. Celle du crocodile {alligator) contient,. outre l'acide urique, une grande, portion de carbonate et de phosphate de chaux. L'urine des tortues est uû liquide avec flocons d'acide urique l et tenant en dissolution un peu de mucus et de muriate de soude ; mais pas sensiblement d'urée. ' Le docteur John Davy avait déjà reconnu que l'urine des grenouilles présentait seule une exception dans la composition de celle des animaux de la classe des amphibies consistant presque entièrement en acide urique. Ayant recherché depuis à reconnaître la nature particulière de. cette urine , U entreprit , dans cette vue^ à l'île de Ceylan, des recherches sur la grenouille taureau (mn^t taurina, Cuv. ) et sur le crapeau brun ( bufo, fuseus^ Lâurenti ) , espèces qui l'une et l'autre , y sont communes. Il fit d'abord ses essais sur environ ao grammes d'urine de la grenouille taureau , recueillie de trentesix de ces grenouilles de diverses grandeurs. Cette urine, ressemblant à de l'eau» était p*resque transparente, insipide , et d'une odeur ay^nt quelque chose d'analogue à celle du sérum du sang. Sa pesanteur spécifique était de 1 oo3. Cette urine était sans action sur les papiers de tournesol et de curcuma; évaporée lentement., elle fournit, en petite quantité, un extrait brunâtre, ayant l'odeur d'urée. Cet extrait, exposé à l'air, tomba en. déliquescence ; et , soumis à la chaleur dans un petit tube de verre , il produisit un liquide huileux de couleur ambrée, et d'épaisses fumées ammoniacales. Le charbon restant

' 6« édition de Thomton, ¥oL IV, page 5S7;Awnaii offhUoiOfh^» XIII, 309. ,rt*

554 PARTIES l>ES ANIMAUX.

contenait une grande proportion de sel commun , et utf peu de phosphate de chaux.

Examinant ensuite l'urine du crapaud brun ^ le docteur John DaTj opéra sur environ 47 grammes de cette urine , recueillie de 84 crapauds. Ce liquide frais eût présenté une transparence parfeite sans quelques petits flocons légers qui y étaient en su8pension. Il était d'un jaune paille clair , comme l'urine de l'homme à Tétai de santé; il en avait l'odeur et à peu près la saveur , quoique à un degré beaucoup plus faible. Sa pesanteur spécifique était ioo8. Cette urine ne changea point les papiers réactifs; par une évaporation lente /elle fournit un extrait brun , d'une odeur fortement ùrineUse. En versant une goutte d'acide nitrique sur une portion de ^et extrait réduit en consistance sirupeuse, l'effet produit fut le même que si l'on avait opéré sur -de l'urine humaine; il se forma sur-le-champ un composé cristallin , qui était évidemment du àitrate d'urée.

Le docteur John Davy croit pouvoir conclure des résultats de'ces expériences , que les urines de la grenouiUe taureau et du crapaud brun , contiennent de l'urée , et cette dernière particulièrement en grande quantité; il lui parait» en outre, probable , par analogie, que l'urine des grenouilles et des Crapauds , en général , est d'une semblable nature , et qu'ainsi cette urine diffère entièrement de celle des autres amphibies. ■

. . Des concrétions morbiflques»

concrelion* M. Lassaignc examina une concrétion salivaire prove- "•"'■"" nant d^ijne vache. Cette concrétion , de la grosseur en-

viron d'un œuf de pigeon , était blanche , très-dure , susceptible de prendre le poli » et elle avait pour noyau un grain d'avome. Elle consistait dan$ du carbonate de chaux, mêlé avec un peu de phosphate de chaux, et dé^ matière animale. Mais une concrétion salivaire provenant d'un cheval , examinée par le même chimiste , se UHHiva être d'une nature tout-à-iait différente. Cette concrétion était blanche, molle, élastique, et ayant

saliraires.

HM^l^MrttoAM

' *AonaIes de chimie et dB physique ^ tome XVIII, page ibjr.

DES GOKGBiTIONS MORBiFIQUES. 535

etaetement Ja fomie du canal où elle était logée. L'eau froide en sépara un peu d'albumine aveô du carbonate «i de rbydrochlorate de soude. Elle se dissoWait aisément dans des lessitres alcalines , et brûlait à la manière de la corne; d'où il semble résulter qu'elle consistait principalement dans une substance jouissant des pro^ priéiés de Falbuùiine coagulée. '

L'existence de calculs ; fprméâ èLmtcEU d'ammonia- ^r»'* «;'»»*• que i fut annoncée par Fourcroj; mais ilpréaenta ce fait Gomoie une circonstance rare. M« Brandi, iqui ne ren> contra cet urate dans aucun defr calculs qu^ir examina , crut pouvbtr en nier la pi^ésence dans de&- calculs > et »on opinion, è cet égard, a. été généralement adoptée ptfr les cbimistes^nglais. Mais le docteur Pk>out à dernièrement tronvé tin calcul , extrait d'un enfant d'environ deux ane, composé d'urate d'ammoniaque. Ge Calcàl, de couleur verdâtre , était formé de couches concentriques; il ne se dissolvait potnl dans l'eau. Traité avec les alcalis fixes, il fournissait d^. Tammoniaque en abondance, et décrépitait fortement au cfaahimeau. Ce cakul donnait lieu I une grande irritation. ' '

POSTrSCRIPTUM.

Dans l'exposé de ses recherches sur la lumière, miqiîe^dïb^*" M. Fresnel avait observé , ainsi qu'on a pu le voir , page *»«»««• i36 de ce volume, ce qui suit : En adoptant le système des ondulations, le seul qui. puisse ^e concilier avec les phénomènes de la diffraction « on ne pouvait pas considérer l'action chimique de la lumière, comme résul^ tant d'une combinaison des molécules lumineuses avec les corps, puisque^ d'après cette théorie , l'intensité de la lumière ne tient plus à l'abondance du fluide lumi«neux, mais à la vivacité 4e ses vibrations. 11 en résulta évidemment, que l'action chimique de la lumière doit consister dans une action mécanique de l'éther sur les

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• 6* édition de Thomion » vol. IV, paire 56 1 ; Annaii ofpHidûsophv, •XIII, j5.

* 6« éditton de Thonuon , tome lY, page 670 ; Annaii QfphUçsophtf^

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