‹ Systéme de chimie (volume 2)Chapitre 77 sur 79 · AexiOîNr GHtmoiUE · texte numérisé non relu

AexiOîNr GHtmoiUE

^molécuIes dQS. corps , qull environne de touies pari», et qu'il, oblige à de nouyeai^x. arrangemens d'équUibre^ à de nouyeUe$ combinaisons plus stables , qu^d; lesi. yibrations augmentant d'én.ergie.„ On conçoit que la na> ture des, vibrations doit influer sur. les effets chimiques qu'elles . produisent .

M. Arago vient de confirnier/par une çxpérbace très-ii^téressanie , ' celte opinion de M. Freçnel , et, démo)Qtrer aiasi directement que TacUon chimique, de la lumièire ne peut être attribuée k une combinaison, de S(e$ QiioJécules avec, celle des coi^ps» £x{Mricnce. fu. faisant tofubcF Stur du murialç d^argcut,. fraîçhe* Vient préparé» le$. franges, produites par l'interfi^rence de deux faisceaux réfléchis sur deux, miroirs légèrement iniclinés efit^e/eux,:AI^ Arago, a: reconnu qu'elles y trar çaiënt des lignes noires » également espacées et séparées par des in4êryalle$J>lancs^ ce qui pi^ouve que l'influence chimique des rayons lumineux est mpdiflée.- paît' leur inte^rférepce comnie leurs propriétés optiques , et qu^'eUe vaçie d'intensité selon .la difl'érejotce. des^ chemins ^par^ courus. Quand cette différence, est égale à u;^ i^ombre entier d'ondulation , les deux systèmes d'ondes sont en accord parfait^ et leurs vibrations ont le, plus d'énergie possible; c'est'alors que leurs effets chimiques doivent atteindre leur maximum; au contraire, dansjes points où la différence des chemins parcourus, est un nombre impair de demi-èndulation , ta discordance étant complète , les effets chimiques doivent être, nuls , comme la sensation de lumière que les mêmes points produisent sur l'œil ; c'est aussi ce que confirme l'expérience. Il faut seulement, remarquer que les rayons violets extrêmes étant ceux qui ont le plus d'action chimique, les lignes noires tracées sur le muriate d^argent ne doivèoi pas correspondre aux bandes les plus brillantes des fi-âuges produites par la lumière blanche, qui répondent

h peu près aux points d'accord parfait des rayons jaunes..

* L'impression de ce Tolume était déjà avancée lorsque cette expérience de M. Arago a été connue. Son objets est d'im si grand intérêt, et le iait qu'elle établit si important pour la science de la chloiie « qu^on a cru devoir la présenter ici pac addition ^ Tarlicle dé la lumU-re qui commence ce supplcmeat. R.

DE LA Ll/HtÈRE. 537

:Gette expérience fooFnit un iiioyen simple 'et (rès-exact de déterminer la. lon^;fieur moyenne des ondulations iurmineuses qui ont le plus d'influence chimique; car il suffit pour cela de mesurer les intervalles compris entre .les muieux des lignes noires tracées sur le murîate d'ar-

Sent, et d'eo conclure, par la formule que uqus aToo» onnée » la longueur des ondulations qui les produisent. Ens faisant tomber sur du nc^uriate d'argent la lamière modifiée par le phénomène de^ anneaux colorés, IM. Young a montré depuis long - temps qne les mêmes .modifications se soutenaient dans son action chimique ; mais l'expérience de M. Arago a sur la sienne l'avantage de prouver directement que l'inégale action de la lu* mière aux dilTérens peints de l'espace où les doux fais- .eeaux «e réunissent, tient à leur influence mutuelle , puisqu'on soustrayant un des'faisceauxj.on voitlekJtauriate:. d'ai^ent prendre une. teinte uniforme dans le même espace- où se, formaient des. lignes alternativement noires et blanches 9 quaind les: deux faisceaux y arrivaient simultanément; tandis que dans l'expérience de M.. Young, feite aU BOK)yeii des anQoaux colorés, iléfail; impossible de séparer les deuK systèmes d'ondes. On peut, démontrer aussi par l'escpérience de M. Ai'Ago, que dans les points qui répondent à des difi^érences de chemins parcourus égales à un nonàbre impair de demi-ondulations , l'action chimique de la lumièreiest insenâibjé lorsque les deux faisceaux réfléchis y arrivent ensemble» tandis qu'elle, reparaît quand on soiustrait un. des faisceaux. On voit que.ce^ fait, indépendamment de $<mte théorie j renverse l'hypothèse adoptée par plusieurs savans , d'après laquelle les effets chimiques de la lumière résulteraient de sa combinaison avec les corps ; car, s'il en était ainsi, il y aurait toujours d'autant plus d'effet produit que la quantité de molécyJes lumineuses serait plus considérable , et l'on ne devinait , dans, aucun cas , augmenter l'action chimique de la lumière en soustrayant une partie des rayons incidens*

L'expérience, de M. Arago renferme encore un f^it remarquable qui ne se trouvait pas dans celle de M. Young , où les rayons qui in^rfèrent sont parallèles» et pe se quittent plus après leur réunion ; c'est que les deux fisis*

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