ACTION CHIMIQUE
ceaux réfléchis par les miroirs formant entre eux un angle sensible ^ il arrive que les mêmes rayons qai per/ideni dans un point leurs propriétés lumineases et cht^ miqttes par leur discordance complète arec ceux qu'ils y rencontrent) se trouvant un peu plus loin dans dea circonstances différentes, recouvrent cea propriétés; ce qui montre , comme l'observe M* Arago /qu'elles n'é^ -taient pas détruites en eux^ mais seulement neutralisées momentaoément lii où des mouvemens en sens opposé •contre - bialançaient leurs vibèatioms. On concevra aiséiment ce jeu d'iryterféreiicës à l'aide de la figure i'% page 5].
' L'expérience de M. Arago exige plusieurs précautions pour être répélée^avec succès. Il faut d'abord que les rùyom solaires réfléchis dans la chambré obscure soient tnafaitenuB dans nne direction constante pat* un bon hé- 'llostat , afin que les fraudes qui ise firojptlent sur la suivlace eiidurte' de tt»iri&te4';M^ent. n'éprouvent pas de tléplacemient sensible, au moins pendent dix minutes; lei ^or que les très -petits déplacemens qu'elles pourl'aient encore éprouver pendant cet interValle de temps n^ Duiaent pas à là netteté des ligne» noires qu'elles tm^ priment peu^h peu sur te mnriate d'argent, il est bon tie donner attx fl^angos le plus de largenr possible , en ^ingeatit les surfaces des deux miroirs presque sur le
Î'rblongefnènt Tune de l'autre. Au lieu de placer une îhlilie sphéri^ué dans te volet de la chambre obscure , Eur former un point lumineux , ce qui donnerait une nièrë beatiit50ùp trop faible , il faut se servir d'une lentille cylnidrique , moyen précieux d'augmenter considérablement l'intensité de la lumière ; mais comme on produit ainsi une ligne lumineuse au lieu d'un point, il est indispensable dé la tourner dans une direction bien exactement parallèle à celle des franges , ainsi que nous l'avons déjà dit, en indiquant ce procédé ingénieux imaginé par M. Arago : on reconnaît aisément à la netteté des franges quand cette Condition est remplie. La lentille cylindrique employée dans l'expérience que nous venons de rapporter avait un centimètre de foyer; lea deux miroirs métalliques n'en étaient guère éloignéa que de soixante centimètres , et la plaqne enduite de
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muriate d'argent était à peu près à la même distance des miroirs. Ce grand rapprochement des différentes parties de l'appareil était nécessaire pour conserver aux rayons une intensité suffisante. Il faut remarquer (ju'il rendrait très-confuses des franges un peu fines , en raison de la largeut* sensible de la ligne lumineuse produite par une lentille d'un centimètre de foyer; et voilà principaleiMDi powquoi il est très-important de dotmer aux franges le plu» de largeur possible. On obtiendrait bien une ligne éclairante plus fine avec une lentille d'un plus court foyer ; m^is l'intensité de la lumière serait alTaiblie dans le même rapport ; et pour compenser cet affaiblissement, il faudrait rapprocher en proportion les miroirs et le muriate d'argent de la lentille; ce qui ramènerait ]a même confusion dans les franges , si elles n'avaient pas une largeur suffisante. C'est la condition la plus diffik^ileà remplir; mais avec un peu d'adresse et
beaucoup de patience oi» en vient to^ufours h bout^'
' G<et exposé de l'expérUnce de M/ Arago est de M. Fre^nçl.