Gaz dans les gros intestios
Oxigène «••».•.•••. ^A** • • o,oa.«* o»o
Acide carbonique 43,5o . . . 70,0
Hydrogène, et nydr. carboné. 5, 4 7 • • . i^fi
Azote 5i,o5. ,» i8,4
4^ Gaz dans le coecum.
Oxigène 0,0
Acide carbonique la^S
Hydrogène •«...•.• 7,5
Bfydrogène carboné • • . • 1 2,5
Azote 67,5 V
100,0 5. Gaz dans le rectum.
OxifiTcne • 0,00
Acide carbonique 43,86
Hydrogène carboné !.. 11,18
Azote • 45,96
Tels sont les phénomènes de la digestion , autant qu'il a été possible de les observer et de les décrire. L'aliment est introduit d'abord dans restoraac , où , par l'action du suc gastrique , il est converti en chyme. Le chyme passe dans le canal intestinal , où il éprouve de nouveaux cbangemens. Il s'y décompose peu -à -peu, et se convertit en chyle et en matière excrémentitielle. Ces substances sont séparées Tune de l'autre par le moyen de la bile. La matière excré.t;entîtielle est évacuée ', mais le chyle, absorbé par les vaisseaux chyii* fères,se transmet aux vais^^aux sanguins et aux poumons. Il nous reste à déterminer quels sont les chaugeraens qu'il éprouve dans ces organes.
SECTION IL
De la Respiration,
Tout le monde connaît la nécessité absolue de la respî- Reipiraiio. ration, ou de quelque chose d'analogue -, et peu de personnes ignorent que les poumons constituent Forgane au moyen du-
♦ Ann. de Gbîm. et Phys. II, agi.
néc»Mur«.
6^4 POKCTIONI BES ARlMAtTX.
quel elle s'effectue dans Thomme, et dans les ammaiix à sang cbaud. Or, la respiration- -consiste à aspirer une certaine quantité d'air, qui entre dans les poumons, et ii Ten expulser ensuite. Cette double fonction s'effectue à faide de mouvemens alternatifs , dont l'action est continuelle. Si elle vient à être suspendue, même pendant le temps le plus court , l'animal meurt.
Le fluide que les animaux respirent est l'air atmosphérique ordinaire; et il a été reconnu, par expérience, ou on ne peut y substituer aucun autre corps gazeux connu. On les a essayés tous; et tous, il se sont trouvés funestes à l'animal à qui on le$ a fait respirer* • Sous le rapport de la respiration , les corps gazeux peuvent être divisés eu deux classes , savoir : 1^. les gaz non-respirables ; 2''. les gaz respirables. G« «on !• Les gaz de cette première classe sont a une nature telle ,
»«»i.iraWrt. qu'ils ne peuvent pas du tout pénétrer jusque dans les poumons des animaux ; Tépiglotte se ferme spasmodiquement toutes les fois qu'ils la touchent. L'acide carbonique se rapporte à cette classe de gaz , et probablement tous les autres gaz acides, ainsi que l'ont prouvé les expériences de Pilàtrede-Rozier*. Le gaz ammoniac doit être rangé dans la même classe : car Pilâtre reconnut que les poumons des animaux suffoqués par ce ga2, ne verdissaient pas les couleurs bleues végétales ■• Gïitmpirabit. IL Lcs gâz dc la secoudc classe peuvent entrer dans les
Hk 4<tyif:9u poumons , et ils en sortent sans qu'il y soit apporté aucun
* Pilàtre de Rozter entra dans'une cuve de bnissenr , pleine de ^as acide carbonique , dégagé par la fermentation. Une douce dialeor le fit sentir dans toutes les parties de son corps , et donna lieu à nne transpiration sensible. Une légère démangeaison le força souvent de fermer les yeux. Toutes les fois qu^il essayait de respirer, une suffocation violente IVn empêchait. Il chercha l'escalier afin de sortir » mais il ne put le trouyer assez prompteroent. La nécessité de respirer devint plus urgente , il lui prit un étourdissement et un tintetneot d^oreilles. Aussitôt qu'il se retrouva dans l'air atmosphérique » il respira à-la-véritc librement , mais pendant quelque temps il ne put rien distinguer : son visage était devenu pourpre , ses membres s'étaient af&iblis , et à-peine pouvait-il comprendre ce qu^on lai disait j mais ces symptômes disparurent bientôt aprbs. Il répéta plarieurs fois l'expérience, et toujours il éprouva que tant qu'il poayait rester sans respirer, il pouvait parler et changer de place sans inconvénient^ mais lorsqu'il se trouvait obligé de respirer, la suffocation se maniffstafit do nouveau. Jour», de Phj», XAVUIt 418.
* Jùid. p. 4aj.
ll£«PIRATIO!r. 675
obstacle par les organe^ respiratoires *, et, pat coiiséquent, l'animal est capaUeile les respirer. On peut partager ces gaz en ^tre classes sobordonnées ; i^. les gsE cpû occasionnent ,. sua«quvfti. iiiniiécliateme«t la mort , mais sans produire de changement sensible dam le sang. Hs ne donnent lieu à la mort de 1 animal ^«e parce qo'ik le privent d'air , de la même manière qu'il serait svffbqué si on le tenait plongé sons Teao. Les seuls gaz qui se rapportent k cette espèce , sont le gaz hydrogène et le^e atote, a<>. Les gae de la seconde classe sont ceux qui ». Tuent, «n font immédiatement mourir , mois qui produisent en même- o*^**^;"*"' temps certains changemens dans le sang: et par conséquent , ^"K7î2, ils donnent la mort, non-seulement parce qu'ils privent lanitout d'air, mais encore par l'effet de certaines propriétés qui leur sont particulières. Les gaz qui appartiennent à cette division , sont le gaz hydrogène carboné , le gaz acide hydro* sulfurique * , le gaz oxid^ de carbone , et peut-être aussi le deutoxide éPatùte. 3p. Les gaz de la troisième espèce peu- s. Entrctunfent être respires pendant quelque temps par l'animal sans le "Amwaïïâ m? détruire ; mais si leur action est prolongée pendant assez longtemps, la mort s*en suit. A cette espèce se rapportent le ga2! 4>xtde niireux et le gaz oxigène •. 4®« La quatrième espèce est 4- ?««« ^^ 4tf/r , le seul corps gazeux anpartenant a cette classe, et qui TSlt aumbieV Boit toujours respirable par l'animal , sans lui nuire '•
On sait depuis long- temps qu'un animal ne peut respirer -^^^«jj*^ ^^ ahie certaine quantité d air que pendant un temps limité, après c««p>ntH»lequel, cet air devient pour lui le poison le plus mortel , en produisant une suffocation aoçsi complète que le gaz le plus nuisible, ou qu'une absence totale d'air. On avait soupçonné 5 îl y a long-temps , que ce changement était dii à l'absorption d'une portion de l'air; et Mayow fit un grand nombre d'expériences très-ingénieuses pour constater le fait. Ce fut en 1767 que le docteur Black, en soufflant à travers de l'eau de chaux, recoonotque l'air sorti des poumons contenait de l'acide car-
' Voyez les expériences de Chanssier. Joarn. de Phjs. LVI , 35.
* Peut-être aussi le deatoxidc d^asote produirait -Q le loéme e£Fet , k^l éiâlir«spîré par an animal dont les poumons ne continssent pas d*oiigéti€.
' L^EsMÎ du docteur Bostnck, sur la respiration , contient la description la plus complète de toutes les oxpériences fÎRites sur c« sujet; laclart(F, Timpartialitë , ctle jugemeat solide de cet auteur^ égalent rétendue de ses couaaissancei*
676 FOKCTIORS htS JLVIUJLVX:
bonique '. Lavoisier confiima cette découyerte dins sa ^
tquela quantité d'oxigéne dans l'air atmosphéri({Qe est diminuée par la respiration. Ilfutprouvédepub parLavoiaier, et par d autres savans, qui coi^Riérent ces faits en leur donnant beaucoup plus de développement , qu'aucun aDimiI ne peut vivre dans un air totalement dépouUlé d'oxigène. Les poissons eux-mêmes ^qui ne respirent pas d'une manière sensible , meurent très-*promptement si l'eau dans laquelle ik vivent est dépourvue de gaz oxigène. Les grenouilles, qû peuvent à volonté suspendre leur respiration^ meurent au bout de 4o minutes , si l'eau dans laqudle on les a renfermées est recouverte d'une couche d'huile * ^ Vauquelin a prouvé, queles insectes et les vers présentaient précisément les mêmes phénomènes; qu'il leur lallait de l'air comme aux autres animaux^ et qu'ils mouraient si on les en privait; qu'ils diminuaient h quantité de l'oxigène de l'air dans lequel ils vivent , et donnaient par la respiration les mêmes produits que d'autres animaux, il reconnut que les vers, qui conservent plus fortemait la vie que la plupart des autres animaux, ou qui sont moins affectés par les gaz délétères , absorbaient , avant que de mourir, chaque molécule de l'oxisène contenu dans lairoi ils étaient renfermés. Vauquelin nt ses expériences sur le gryllus viridissimus ^ le Umax fiapus ^X. le hélix pomatU^ • La quantité d'air respiré varie beaucoup dans différens animaux. L'homme et les animaux à sang coaud sont dans la nécessité de respirer continuellement ; au-lieu que les aoi^ maux amphibies ont un certain pouvoir sur la faculté de res-^ piration , et peuvent suspendre entièrement cette fonction pendant un temps limité. Le docteur JBarclay s'est assuré, qae ces animaux acquéraient, par l'habitude, un empire beaucoup plus grand sur leurs organes respiratoires. Les poissons ne respirent pas du tout ; et ns consomment si peu d'air , que la petite portion qui en est tenue en dissolution par leau daoi Nombr. laquelle us nagent leur suffit. Il parait que le nombre de rcs- **'^*^**" pirations daûs un temps donné, diffère considérablemeBl d'un nomme à un autre. Le docteur Haies les établit a 20 dans Tes*
< Black^s LecturM. 11 , 8^.
• Carradori, Ano. de Cluin. XXIX. 171..
• Aan. de Chim. XU ^ 278.
XS8PIR1TI0K. 677
pace d'une minute. Un homme, sur lequel le docteur Menzies fit des expériences, ne respirait que quatorze fois dans une minute. Humphry Davy nous apprend que, dans ce même temps, il respire 26 à 27 fois, etmoi, jerespure ordinairement 19 fois. Ainsi,on peut prendre le nombre 20 comme règle commune : or y 20 respirations par minute , font 28800 dans 24 heures.
La quantité d*air, qui entre et qui est émis à chaque respira- Qnântîi^*»î» tion , doit varier considérablement en raison de ^ taille de ''**^ l'individu , et de la capacité de ses poumons. Le docteur Menraes trouva, que la quantité moyenne d*air, qui entre dans les poumons d'un homme à chaque ins{)iration , est de 656 centimètres cubes. Le docteur Goodwin a conclu , d après ses expériences , que la quantité moyenne d'air qui restait dans les poumons , après une expiration complète , s'élevait à
déc cub. déa cabb
1,786, et Menzies essaya de prouver qu'il en reste 2,933 après une expiration ordinaire. Suivant Davy , après une ex^ piration forcée , ses poumons retiennent encore 672 centim. cubes d air ; et,
décijA. cubet.
Après une expiration uatorelle 1)933
Après une inspiration natdrelle •••... at, 2 1 a
Après une inspiration forcée ^ . 4>^62
Far nne pleine inspiration forcée , après
une expiration forcée^ il rendit. . « . 3,i i3 Après une inspiration naturelle ..•.•• .. i>i8Ç Après une expiration naturelle , » . ^ • » 1 , loS MM. AUen et Pepys ont calculé, qme^.daps mt in&piration orclinaire, il entre dans les poif mons 270 ceiitimètres cubes d'âir. D'après leurs expériences , réyaluatioa de la ^antité d'air chassé des poumons par u^e expiratioq , s^éie vait à 980 centimètres cuLes ; mais la resp^atioc^ était beaucoup plus complète et plus lente qu'à l'ordinaire. Dans un cas d'expiration
forcée , la quantité d'air s'éleva k 2,720 , et dans ude autre ,
4éc. cub.
à 4,343, MM.. Aîkaa et Pepys recommrcnt également , dans leurs expériences , tjue les powftonsd'un booMne robuste delà
taille de 1,778 , côntienfient près de 1,639 *.
L'estimation d'une inspiration ordinaire , par le docteur Menzies, paraît être la plus approximative ; mais le docteur
♦ Phil. Tnins. 1809.
6^8 rONCTIOICS jibs akimadx.
Bostock a fait voir, que soû évaluatioD de la capacité des poumons est trop faible. Peut - être ue s'écarterait-on pas beaucoup de la vérité si, comme lui , on supposait que la quantité
ordinaire d'air contenu davs les poumons est de 4^588 ; et qtfil en entre et qu'îT en sort 656 centimètres cubes, ou les 0,143 dutout,à chaqite respiration ordinaire. Ainsi, en supposant ao respirations par mmute , on aura , pour la quantité d'air entré ^et sorti des poumons dans cet intervalle de temps,
déc.cob. ë4ccnb.
i3,iao , ce qui , pour une heure , fait 787,200, cl pour les a4 heures, enviroir 19 mètres cubes, représentant près ' de a4 kilogrammes. Si cette estimation est trop forte, il est
au-moins probable qu'elle se rapproche davantage delà quantité véritable que l évaluation de MM. Allen et Pcpys , qui paraît être beaucoup trop faible.
Essayons maintenant de suivre les changemens auxquels la respiration donne lieu. Ik sont de deux sortes ; savoir : 1.0 ceux produits sur Fair respiré ; a.* ceux qu'éprouve le sang exposé à Faction de cet au\ Chacun de ces changemens
<n»*ngemeo* mérite d'être pris en considéralioa»
fiïwlpiré! I- Nous sommes. priœipîJjement redevabks à Prîcstley , Cigna , Menzîes , Lavoisier et Seguin , Davy, Allen et Pepys» de la connaissance que non» avons des changemens produits sur Fair par la respiration.* Ces changemens consistent -, savoir : 1t* en ce qu'une partie dé Foxigène de Fair respiré disparaît ', ».• en ce qu'ori trouve à sa place de Facide car-
chan emcot ^^^T*® 5 ^"^ ^° ce Wil est chargê d-eauà Fétat de vapeur. dy*v!îilffi«. I . On a faiC un très-grand nombre d'expériences pour déterminer Je changement de volume que Fair Subit par la respiration. Saivâtf Daty , cette diminution du volume de Fair est des 0,0 1 43 à 0,0 r ^ par une seule inspn-ation- et expira* tioii'. Dans les ^e^périenéès nombreuses et exactes, faites par All|»n et Pepys sur une très-grande échelle , le taux de la diminution fut d un peu plus de la moitié de un pour cent ; et même cette diminution parak avoir été pkit6t l'effet d'une ioexactitude inévitable ^ cme cém d'une absorption réeHe. Dans les expériences déBertnollet, conduites aussi aVec beaucoup de soin , la dimibution varia des 0,69 a 3,70 pour cent *. Si , avec le docteur Bostock, on évalue cette diminution moyenne
* McxD. d'Arcaeil , ]i^4^u
' HBSPIUATIOV. 679
tax 0)0125 , et la quaotiié dW eotré dans les pomnons et sorti à chaque inspiration à 65^ centimètres cubes ; il s'ensuivra, qu'il disparait 8 centin)^tres cubes chaque fois (ju'on respire j ce qui par jour s'élèverait à environ a3o décimètres cubes.
On a porté, à des taux differens d'évaluation . la diminu» tloo de volume que l'air éprouve lorsqu'un animal le respire jusqu'à ce qu'il ne puisse plus le supporter. Suivant Davy , cette diminution est des o,o55 de la totalité de l'air ' ; Lavoisier et Goodwin la portent aux o,Oi6* ; Allen et Pepys aux o,o;ro'; et, d'un autre côté, Crawford n'y reconnut aucune diminution ^ Il faut conclure de la variation de ces proportions entr elles, etde la grande différence quelles présentent, relativement à Testimalion d'une seule respiration, que la diminution n'est pas la mémeà desteinps differens. Je me décidai, d'après une lettre que je reçus de Dalton , dans 1 été de 1 806, à faire quelques expériences sur ce sujet. Dans certains cas, je ne m apercevais d'aucune diminution; dans d'autres, la diminution était sensible. Je la trouvai la plus grande de toutes lorsque l'animal était retiré de l'air plusieurs ^is pendant l'expérience, ou , lorsque l'air employé était plus pur que celai de l'atmosphère. Je suis disposé à regarder cette diminution comme accidentelle, et due à quelque absorption d'air entièrement indépendante delà respiration, et variant excessivement suivant les circonstances.
a. Lorsque l'air entré dans les poumons en est expiré, on o«t|«ne reconnaît qu'il est dépouillé d'une certaine portion de son oxi- "
gène. On a fait diverses expériences pour déterminer combien il se perd de ce principe par la respiration dans un temps donné; mais les résultats ne correspondent aucune* ment entre eux. Et en effet, il est très-probable , si ce n'est pas chose absolument certaine, que le changement produk par le même animal sur l'air respiré , varie matériellement dans des tem{l>s differens, et en conséquence de circonstances diverses.On ne peut donc attendre, d'expériences sur celle fonction , qu'un résultat approximatif.
Le docteur Menzies essaya le premier d'évaluer la quan*
« Dut/» Researches , f>. 4^5.
" Bosiock , sar la RespiratioD , p. 87.
» Plia.Maç.XXXlI,a54.
4 Crawforaon Heai^ p. i^^^
«onsuaé.
68o roNCTioirs des animaux.
tité d'oxîgène qu'un homme consumait en un jour. Suivant lui , elle s'élève à 690 centimètres cubes dans l'espace d'une minute , et par conséquent à 85o décimètres cubes dans 24 heures •. Cette estimation de la consommation d'oxigène, excède celle établie par Lavoisier et Davy , d'après leurs expériences. Lavoisier et Seguin portent la quantité d'oxigene qu'un homme consume en 24 heures kyS5 décimètres cupes; et ce résultat coïncide à-peu-près avec celui que Lavoisier obtint des dernières expériences dont il s'occupait lorsqu'on l'en arracha pour le traîner à l'échafaud. Les expériences de Davy s'accordent assez bien aussi avec ce résultat. Il calcule que 5 1 8 centimètres cubes d'oxigene sont consommés dans une minute , ce qui fait , pour a4 heures , 745 décimètres cubes*. Cette coïncidence doit nous faire considérer ce résultat comme une approximation très-grande de la vérité. On en peut donc conclure , qu'un homme consume par jour plus de 760 décimètres cubes d*oxigène. Or , puisque l'oxi-
Sène forme les o,ai de l'atmosphère, il s'ensuit qu'un homme étruit dans un jour, ou rend incapables d'entretenir la commet, cab.
bustion et la respiration , plus de 3,5 d'air. Formation 3. L'air, qui sort des poumons, contient une certaine quan- ^^•»*;jjJJ^^^tité d'acide carbonique qui n'y exisuitpas avant que cet air eût servi à la respiration. Le docteur Mepzies considéra le volume de ce gaz comme étant précisément équivalent à celui de l'oxigène consumé. Ce fut aussi le résultat des expériences du docteur Crawford. Lavoisier , dans celles qu'il fit sur le cochon d'Inde, trouva la proportion un pou plus faible. Dans sa première expérience , il reconnut que Toxigène consumé, était à l'aciae carbonique formé, comme ao à i6,5; dans la seconde, comme 20 a I7,3^ Dans ses expériences sur Seguin, en 1789, l'oxigène consumé était, au volume d'acide carbonique formé, à-peu-près comme ao à 16,6; mais, dans celles qu'il fit depuis , la proportion d'acide carbonique est presque diminuée de moitié. Dans les expériences de Davy , le volume d'acide carbonique formé correspondait de très-près à celui de l'oxigène consumé * *, de
' Bostock on Respiration, p. 8t. * Davy^s Researches, p. 4^3. ' Voyca, pour les détails « Mém., Par. 1780, p. /pi, Aon. de Cliim. V, a6i , et Bostock on Respiration, p. 79. 4 Davy's Researchcs , p. 4^1 .
RSSPIRATIOK. 681
sorte qu'elles s'accordaient, sous ce rapport , arec celles de Crawford et de Menzies. J'appris par Daltoo , daDs 1 été de 1806, qu'il s'était assuré par un graud nombre d'expériences variées y qoe te yolume de gaz acide carbonique formé , était exactement égal à celui du gaz oxigène consumé. En répétant l'expérience , dans la vue particulière de m'assurer du lait j je trouvai que cela avait à très peu-près lieu dans certain» cas ; mais , qu'en général, le volume d'oxigène disparu était un peu plus grand que celui de l'acide carbonique formé; cependant la dinérence variait considérablement, et cette variation se rapportait à celle de la diminution du volume d'air par la respiration. Je considère, en conséquence , cette diversité comme résultant de la soustraction d'une partie de l'air par quelque autre voie que celle de la respiration. Si l'on m'accorde que cette soustraction a lieu , je ne doute point , d'après mes propres expériences , que le volume de l'acide canonique formé par la respiration , ne soit précisément égal à celui de l'oxigène disparu. 11 est difficile d'en établir la quantité absolue , parce qu'elle dépend d'une grande variété de circonstances. Je suis disposé à croire qu'elle se rapproche de celle de 656 décimètres cubes dans l'espace de ^4 heures , quoique probablement elle soit un peu au* dessous de cette quantité. Or y cette quantité d'acide carbonique contient un peu moins de 34o grammes de carbone. JMM. ÂUen et Pepys trouvèrent, que l'acide carbonique formé était exactement égal en volume à l'oxigène qui avait disparu. La quantité s'en éleva dans leurs expériences à 4^0 centimètres cubes par minute , ou 648 décimètres cubes en 24hc*>rcS) quantité qui contient environ 34 1 grammes de carbone solide. L'air expiré des poumons contenait dans leurs expériences, environ les 0,1 25 de gaz acide carbonique. Dans les expériences de BerthoUet, la quantité du gaz acide carbonique formé varia de 5,53 à 18,82 pour cent. Mais l'animal soumis à ces expériences fut tenu renfermé pendant plusieurs heures dans le même air*.
4. Le docteur Priestley conclut de ses expériences , que awi». non-seulement l'oxigène de l'air respiré était diminué , mais même que l'azote l'était aussi *. Cette opinion fut confirmée ,
» Mém. d*Arcneil, U, 4Cf.
• Priesûey, II, 38o.
68^ roNCTions sks animaux.
avec encore plus d'exteosioD par Davy , qui tronra quel» quantité d'azote consumée s élevait aux o,i42 environ de celle de Toxigèoe '. Le docteur Hendersou s'est occupé d'expériences qui lui ont donné le méine résultat, si ce n'est (^ pendant, que la quantité d'azote absorbée était un peu moia* are '. En répétant ces expériences , je reconnus aussi ooe perte d'azote ; mais elle était extrêmement variable : quelyei'ois à-peine sensible, elle était d'autres fois considérable. Elle se trouvait être dans un certain rapport avec la diminotioii ^ du volume de l'air respiré , et avec la didérence entre le volume de Toxigène consumé et de l'acide carbonique fonné. Je suis donc disposé à attribuer toutes ces différences à la Auéme cause. Je conçois qu'une portion de l'air respiré dispi* xaît sans éprouver aucun changement , et que c'est cette por tjon qui occasionne la diminution de l'azote, ainsi que la différence entre le volume de l'acide carbonique formé, et de loxigène consumé. II serait dfiKcile de dire ce que devient cette portion d'air; mais je pense qu'on peut considérer que cette disparition tient à des circonstances extraordinaires résultant de 1 expérience. Il est possible , que dans ces circonstances , la difficulté de faire sortir l'air des poumons soit telle, qu'elle détermine l'action d'absorbans, et qu'ib enlèvent une portion de l'air qui, dans la situation ordinaire des pou* mons , en serait sortie par expiration. MM. Allen et Pepys n'observèrent, dans toutes leurs expériences, aucun changement dans l'azote, et ils ne s'aperçurent point qu'il en eût été absorbé aucune portion quelconque. Il est donc vraisemblable, d'après cela, que la diminution précédeoH ment remarquée , avait pu provenir d'erreurs dans les ex* périences. BerthoUet trouva que la proportion d'azote avait un peu augmenté au-lieu d'être diminuée ; ce qu'il attriboe à l'accroissement du volume de l'air , par l'humidité et la chaleur.
Acrd* 5. Le docteur Prout a fait voir, par.un grand nombre
formé "àTffé- d'expériences, qu'il fit lui-même avec beaucoup de soin, qo« ""dû jîSS?""'^Pr^p^'^^^o d'acide carbonique, formé à chaque inspiration, varie a des temps différens du jour. Elle est à son maximno à environ midi, et à son minimum vers minuit. Il paraît àt
■ Dayy's Rescarches, p. 433.
.* Micbolson'* JouFD. VIII, 4}.
itsspiRâTroir. 6S3
plus, d'après sesessais, que la quantité de gaz acide carbonique dans l'air expiré , commence à augmenter vers le matin.
On a présenté, dans la table qui suit, la proportion , pour cent, de gaz acide carbonique dans Fair expiré des poumons pendant chaque heure du jour. Les expériences, d'après lesquelles ces proportions ont été établies, furent faites dans le mois d'août*.
I^orct acidccarb. hwrm ' addtcai^.
natin. ponr cent. «oir. pour ccnl^
Ji 3,9a 11 3,3o
Terme moyen 3,45
Le docteur Prout trouva, que l'alcool et toutes les liqueurs fermentées, dimtouaient la proportion d'acide carbonique fornté par la respiration ^ et ce lait fut confirmé par les expériences du docteur A. Fyfe. Ils reconnurent également, que lorsque la constitution est affectée par le mercure, la proproportion du gaz acide carbonique dans l'air expire est inomdre. Le docteur Fyfe s'assura que la quantité de gaz adde carbonique est aussi diminuée par une nourriture végétale *.
6. 11 n'est pas aussi facile de reconnaître la proportion de l'eau dégagée des poumons à l'état de mélange avec Pair expiré, que celle de l'acide carbonique. Suivant les expériences du docteur Haies, cette quantité d'eau s'élève dans un jour à 634 grammes '; mais sa méthode n'était pas susceptible d'une grande exactitude. Lavoisier,d'un autre côté, l'évalue à un peu plus ; mais la proportion semble avoir
• Annalsof Philosopby, II, 338, et IV, 33i. «/^wi. IV,334. ^ ^' '
• V^«l.iUt. II, 3a7.
Eaa émUc.
684 FOlfCTlOirS D£S INiaiAUX.
été plutôt k résuhat du calcul, que d'une expérience positive. Dans le petit nombre d'essais que je fis sur moi-tnéiue, dans Pété de 1806, j'eus pour résultat environ 59ograQ»ru pour la quantité par jour émise de mes poumons; mais je n'insiste pas beaucoup sur ces résultats, parce que les essa» ne furent pas assez variés pour pouvoir en déduire un terme moyen satisfaisant. Je me persuade, cependant, qu'il ne sen pas hors de propos de donner ici l'exposé de la méthode
3ue je suivis, à raison de sa simplicité. Après avoir rempli 'eau un verre, je respirais sur ce liquide, et ea élevaut f)ar degrés sa. température jusqu'à ce que la vapeur de 'haleine cessât d'être condensée, je m'assurais, au moyes de la table de Dalton , de la force de la vapeur contewe dans l'air respiré. En déternHnant^ alors, dans te même temps la force de la vapeur dans l'atmosphère, et la dédaisant de la force de la vapeur dans Thaleitie, "je "parvenais à conofflire la force de la vapeur effectivement émise des poumons. Eb évaluant à 656 centimètres cubes d'air chaque inspiratiw, il était facile de Calculer, par la table de Dalton, le poids de la vapetir qu'il contenait lor^u'il était expiré.
7, Dans les cas ordinaires de respiration, l'oxîgènc (pi disparait, est exactement balancé par l'acide carboni<|Qe formé; de manière que le volume de l'air continue d'être le même. Mais il paraît résulter des expériences de MM. Allen Ht Pepys, que lorsque la même quantité d'air est respirce,les inspirations et expirations étant continuées pendant aussi long-temps oue possible, alors la quantité d'oxigène qui dis-
{ paraît est plus grande que celle <jui peut correspondre à 'acide carbonique formé. Cet oxigène est absorbé par le système. L'absorption diminue le volume de l'air respiré 1 et s'élève aut 0,071 environ, terme moyen delà quantité totale de cet air respiré.
^dJ''^ît**' 8. Lorsque c'est du gaz oxigène à-peu-près pur, qai est •riVoî. respiré, la quantité d'acide carbonique émis est plus ç;rande; car Tair expiré contient au-delà des a, 10 de ce gaz. 11 paraît
place un volume égal de gaz i est la plus considérable 9U commencement de l'expérience » et elle diminue à mesure que la respiration se prolonge. D est difficile, quant à présent, de rendre compte de cette
KKSPI&ATIOir. 68$
substitution. La quantité observée, s'élevant à près de i ,3 1 1 est trop grande pour être attribuée à une erreur dans l'expérience, n ne peut être donné d'explication pleinement satisfaisante de cette substitution, qu'en acquérant la connaissance que l'azote est un composé, ce que nous ignorons encore.
9., Lorsqu'on fait respirer à un animal un mélange de rym méUns* 79 gaz hydrogène, et ai gaz oxigène, la resçiration a lieu ^^5,^5*^^ sans aucun inconvém'ent. H y a, comme à l'ordinaire, de Facide carbonique formé, une portion d'oxigène disparaît en méme-temiis, et Ton trouve de l'azote à sajplace. Ce mélange a un euet sédatif et produit l'assoupissement de ranimai. U parait probable, d'après les expériences de MM. Âlleo et Pepys. que pendant le sommeil de l'animal, la quantité d'acide carbom'que formé est moindre que lorsqu'il est éveillé.
10. n a été fait un grand nombre d'expériences sur la luipirtuio. respiration des poissons, par MM. Provençal et Humboldt*. *•• p«>'»on»« Il est bien connu que le gaz oxigène est indispensable à ces animaux aussi bien qu'à tous autres. Si l'eau dans laquelle ils vivent , est dépouillée de la totalité de son air, ils meurent très-promptement. Provençal et Humboldt se servirent dans leurs expériences, de Teau de la Seine. Après avoir retiré Fair d'une certaine quantité de cette eau , par Tébulli- ,
tion, ils la soumettaient à l'analyse. Dans une autre quantité de la même eau, ils renfermèrent des tanches, les y tinrent plusieurs heures , et ne les retirèrent que lorsqu'elles com- Doeocèrent k donner des marques de souffrance. Ils retirèrent alors l'air de cette eau dans laquelle les tanches avaient respiré^ et ils en firent l'analyse chimique. Us trouvèrent, que dans toutes les circonstances de l'expérience, une portion et d'oxigène et d'azote avait disparu, et qu'il s'était formé de l'acide carbonique. La table qui suit présente les résultats d une grande variété de leurs expériences.
\Mém.d»Arcuea,U, 359-
roNCTfoirs des animaux.