Traitée avec l'acide nitrique, elle donne de l'acide ma
^'•^^"•''^^•lique, de Tacide oa^fdique, et même de l'acide acétique, si
ligitized by VjOOQIC
▲MiDoir. 85
VoD emplfHe one beaticôiip trop grande pro|Mtttt(» (Tacidt nitrique ; mai» il n'y a pas fomation d'acide saccbokictique^ aiosi que cela a lieu avec, les gommes ; de même qu'il ne se sépare poiot de cette matière cireuse qui se produit qiumd <m fait digérer Famidoo avec le même acide.
Telles sont les propriétés que Rose a recounies dans Tinu* line '• En distillant la racine de Véléeampane, on en obtient une matière blanche solide, qui par sa nature narait tenir le nîliea entre le camphre et Thuile volioile*. On ne coap^ aocune antre substance végétale qui fournisse un- produit seadÀaiA^ Quel peut être son rapport avec l'inuline, c'est ce qui n'a pas encore été déterminé?
Le ^dooear John a trouvé Tiauline dans les .raeiAes de beaucoup d'autres plantes^ Outre Tioula béletiium dans la<^ quelle Rose l'avait aéjà découverte, il la reconnut dans ks racines de Tanthemis pjNCâtbruiii, dans les noix de galle, et dans Fangélica archangélica ; il en soupçonne également la présence dans ÏA^acintlus nonseriptus ^t dans. plusieurs u&xes plantes'.
~ Il ' - -■■-■■ -1 — ■ , ■
SECTION XVIL De tAmidùH.
Si f on fait une pâte avec de la farine de frômenÇ , et qu*bn ^„,,y^ fe pétrisse coptinuçllemént sous pn petit filet d'eau jusqu'à d«^jf^««*« ce que ce liquide en découle incolore , la fariné se sépare en deux parties con^ituàntés distinctes. "*
L'une de ces partiels; est.une substance tenace de couleur d'un blanc sale , appelée giuten^ qui adhère à la main ; Taulrei connue sous le nom d^a,midon , donne d'abord à l'eau un aspect laiteux, mais elle se dépose bientôt sous forme de ' poudre blanche. 11 reste en dissolution dan^ l'eàù une substance mucilagiùeuse d'ude' saveur sucrée.
L'ainidon ainsi obtenu n'est pas entièteinent dépouillé dé Préparttf** eluten ; aussi n'a-t-il pas celte blancheur éclatante, ni cette *• i'»»»^*»»belle apparence cristalline qui distinguent ramidon du commerôe. Les aàndonniérs font usagé a un procédé moins dispendTenx et plus eficace.
On laisse tremper de bon froment dans de Feau froide
' Gehien's Joam. III, 317. • NeamasV Chem. p. 4'0.
« Jolm*s Tabelltnder Pflanaeu analyseo, p< 17*
M PARTISS C0NSTXT0ÀII188 DES PLAHTXS*
josqu'a ce qu'il se ramollisse et (fu'il domie par Texpresslon un suc laiteux. On le recire afers de TeBu, et on l'enferme' dans des sacsde grosse toile qu'on soumet à la presse dans une cuve remplie d*eau. 11 en découle un suc laiteux qui contient une grande quantité d'amidou et qui se mêle avec l'eau de la onve. On répète l'opération tant que le froment continue de CMurnir de ce suc laiteux; et lorsqu'il oesse d'en produire , ou retire les sacs avec la matière qu'ils contiennent. L'amidon se précipite bientôt au fond de la cure ; et l'eau qui le re* oonvre ne tarde pas à entrer en fermentation à raison des substances qu'elle tient en dissolution. Il s'y forme ^l'alcool et du vinaigre y en partie, sans doute, aux dépens de l'^mi^ don. Le vinaigre, ainsi formé, dissout tontes les impuretés et ne laisse que ramidon. On le retire alors, on le lave à grande eau, on le fiiit ensm'te sécher k une douce chaleur. Pendant que le séchage de l'amidon s'opère, il se divise ordinaire* ment en petites masses scapiformes , qui sont d'une grande r^^nlarité. Vautnielin a fait l'analyse de Teau qui repose sur l'amidon, et qu on appelle eau sure; elle contient upe très* g^rande proportion d'alcool ^ dacide.acétique«-L?Acide..tient en dissolution du gluten un peu altéré, du phosphate de chaux et de l'ammoniaque *.
L'amidon était bien connudes andens. Pline nous apprend que ce furent les habitans de l'ile.de Chio qui trouvèrent les premiers la manière de le fabriquer *.
1. L'amidon est d'une belle couleur blanche, et oi:dinairement sous forme solide en masses plongées. Il est presque sans odeur et il n'a que très-peu de saveur. Si on le conserve lorsqu'il est sec, 11 reste bog-tcmps sans éprouver d'altératîotj qunj(ji l'exposé â Fair, içtîondercta S* LamMon ue se dissout pas dans l'eau froide; mais il s y réduit très prompLcmcot en poudre. et forme avec ce liquide une espèce d'emulsion. Il se ç^n^hine avec l'e^u bouiU laDle, et se réduit en une sorie de gelée. qui peut sy délayer; ' mais lorqu'pQ kisse pendant up.temps suffisant le mélange en
repo5| I amidon s€ précipite peu-à-peu, et ce dépota lieu lors même ou'on emploie go parues a eau pour aissoudre une partie aamidon; mais alors il faut au moins un mpis pour
* Afin, de CMm* XXXVIII, af^. Voyez ia ftibriquede l^aniid«n, «Mir Dohftinel en Monceau ^ et Ometin*» Handbach dcr tecLuischeh Chemiee , U . 737. PkiL Mag. XXIX , 1O6.
? Lib. XVIli, cap. 7, .
iHiDoir. 9f
^ rimidon commence à se précipiter. Cette dissolation, û on peat kù dooner ce nom , est glutlnease^en raison de la proportion d'amidon qa'elle contient. SI la quantité en est eoosidériible, le Imge oa'on y trempe et qu'on fait sécher ra-
£idement ensoite, acquiert, comme cela est bien connu, de i roîdeur. En évaporant la dissolution à siccité, on obtient ime substance opaque et cassante qui difTère en apparence de l'amidon ordinaire, mais qui avec les réactifs présente à* peo-prés les mêmes propriétés. Il est donc probable que la aifTéreace apparente est due à une portionr d'eAi qui reste Boîe à l'anudon qu'on y a fait bouillir. Si on laisse exposée à un air hnmide la dissoktion d'amidon, elle perd promptement sa consisunce,eUe acquiert une saveur acide, et sa sur« face se couvre de moisissure.
3. L'amidon , loin de se dissoudre dans Palcool , ne s'y ré* j^^^,^ doit pas même en poudre à l'aide de la chaleur. U ne se dissont pas non plus dans l'éther.
4» On n'a pas examiné l'action du gaz oxigéne ni des t»m combustibles simples et de l'azote sur l'amidon. Il est pranUe qu'elle n'est pas très-sensible.
5. Les métaux ne paraissent pas agir fortement sur l'aroi'^ DiMoimioii» doa. Cette subtance ne se combine pas non dIus avec les v »**"îi«»s oxîdes métalliques : ou du moins ancun des sels métalliques que j'ai essayés n'a la propriété de précipiter une dissolution aqueuse d'amidon. Les sels métalliques sur lesquels j'ai opéré, avec une décoction formée en faisant bouilKr ensemble une partie d'amidon et quatre-vingt-dix parties d'eau, sont les suivantes:
Les chlorates d'or et de platine.
Les nitrates d'argent , de mercure et de plomb. L'hydrodilorate d'étaio; l'acétate de plomb. Les sulfate, nitrate et hydrochlorate de cuivre. Les sulfite, hydrochlorate et nitrate de fer. Les sulfate, hydrochlorate et nitrate de zinc. Les am montures de nickel et de cobalt.
Le docteur Bostock trouva que le sous-acétate de plomb produit un précipité abondant dans la dissolution aqueuse d'amidon. Tl obtint également un précipité, en employant Tfaydrochlorate de peroxide d'étain'^ -, doù il suit évidemment
♦ Klehobon^a Joum. XVIII , 33.
88 PARTIES COirSTITVANTSS DES PLANTES.
que 8011 infusion d'amidon devait contenir une plus grande proportion d'amidon que la mienne ^ qui ne précipitait pas arec l'hydrochlorate d'étain. Tcrrei g. Si l'on mélc de Teau de chaux avec la même décoctioQ d'amidon , il nft se produit aucun cbengement« L'eau de strontiane n'y occasionne non plus aucune altération sensible-, mais l'eau de barite donne lieu k un précipité blanc, floconneux , abondant. Ce précipité, qui est redissous par l'acide hydro-' cblorique, reparait par le repos de la liqueur, k moins que lacide n'ait été employé en irès-grand excès; cependant l'nydrochlorate de banle ne produit aucun changement dans la décoction d'amidon. La potasse ailicée n'y occasionne point de prédpité.
dl"no*ix d« 7* Quand on triture l'amidon avec une infusion chaude de i»iK ooix de galle , la dissolution s'opère complètement. Cette dissolution est transparente , et d'une couleur plus claire que l'infusion de noix de galle ; mais par le refroidissement elle devient opaqUe, et il s'y forme un précipité caillé abondant. Ce f>récipité se redissout à une chaleur de 49^ centigrades, et a dissolution reprend sa transparence; mais elle se trouble et dépose de nouveau en refroidissant. Je considère cette propriété comme un caractère principal de l'amidon. L'infusion de noix de galle le précipite de toute dissolution ; mais le précipité se redissout en chauffant le liquide à la température de 49* centierades.
4>^(dM. C^ précipité est une combinaison de tannin et d'amidon^ et ces coostituans peuvent s'unir dans des proportions différentes ; mais le précipité le moins soluble est celui qui se forme dans une dissolution de i,^5 d'amidon dans i5 centi-* mètres cubes d^une infusion de noix de galle, formée en faisant bouillir ensemble deux parties d'eau et une partie de noix de galle. Dans ce cas, le précipité est composé d^environ trois parties d'amidon et de deux parties de tannin. Le tout ne se précipite pas ; il en reste environ les o,a5 en dissolution, paraissant contenir un excès de tannin. Cette combinai* $on d amidon et de tannin escd'un jaune brunâtre clair, demi^ transparente et facile à casser. Elle a beaucoup de ressemblapoe avec la sarcocolle ordinaire. Sa saveur est astringente. Quand on la mâche elle adhère aux dents à la manière de la gomme, ERe ne se dissout que très-imparfaitement dans l'eau Iroide, mois avec facilité et qopieuseoiem dans Teau chaude^