TOME IV
ExfiÀTMirexê sur ks graines du faux ébénier, ébénier des Alpes ( Cytisus labumum).
MM. A. Chevallier et J. L. Lassaignc ont annoncé, dans le Journal de Pharmaoie, cahitfs d'août et décembre 1818, qu'un article de M. Cadet-Gassicourt, inséré dans le premier numéro du BuUetin de Pharmacie, sur les effets vomitifs et purpaiifs des graines du faux ébénier, leur avait suggéré l'idée de les examiner chimiquement.
D'après leurs recherches sur ces graines et l'analyse qu'ils en ont finte, ils y ont recenmt, outre plusieurs autres prin-r €ipesdifférens,U présence d'une matière d'un jaune bru* nâtretrès^foBcé, aune saveur atnére et nauséabonde, qui leur a présenté des caractères particuliers.
Cette matière ne cristallise pas. Exposée à l'air, elle en propriété*; attire légèrement l'humidité ; elle se dissout difficilement
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dans l'alcool concentré j mais trés-aisément dans ce liquide étendu d'eau. L'éther sulfuriqne rectifié n'a aucune action 5ur elle. L'eau s'en charge en tonte proportion, et la liqueur n'est ni acide ni alcaline. L'acétate de plomb , les nitrates de mercure et d'argent, les sulfates de fer, de cuivre, etc., ainsi que les hydrochlorates de barite, de strontiane, de chaux et d*étaio, nV forment aucun précipité. Le sou5«%tate de plomb troume la dissolution ae cette matière ; mais par l'addition d'une suffisante quantité d'eau, la liquoir reprend sa transparence. L'infusion de noix de galle y produit un précipité olanc jaunâtre floconneux et très-aboodaot. Les alcalis n'y produisent d'autre effet que de donner à si couleur une teinte jaune verdâtre -, les acides l'affaiblissent et n'y produisent point de précipité ; le chlore détruit totalement sa couleur sans y opérer de précipité; il en e^ de même de l'iode. La dissolution de gélatine ne la précipite pas. La difficulté qu'il y a de dessécher complètement cette matière, sans lui faire éprouver d'altération, n'a pas permis de déterminer exactement la proportion de ses pnncipes CompMiticB. constituans; mais elle, est évidemment formée doxigéne, d'hydrogène et de carbone.
MM. Chevalier et Lassaigne, après avoir éprouvé sur eux-mêmes, à petite dose, l'effet de l'action de cette matière, en ont fait l'essai sur des animaux *, et û^ ont observé, qu'à la dose de 5o ou 100 millierammes , elle agissait comme purgatif ou vomitif , suivant les circonstances ; mais qu'a une dose plus forte, elle en occasionnait la mort à la suite de convulsions très-violentes.
Ces chimistes concluent de leurs nombreuses expériences^ i\\xe c'est à cette matière jaune amère, qu'on doit attribocr le princifye actif des graines du faux ébénier; qu'elle jont de propriétés particmièrea qui la distiaguaBt de l'émétine, et des autres principes immédiats des végétaux; et ils pro» posent, en conséquence, de l'appder ^^/fiVxe, de cytisus^ nom de l'arbre qui produit les gnânes qu'ik ont soumises i l'examen.
^Examen chimique de la Cochenille^ et de sa matière eolorante^
MM. Pelletier et CaYCWou ont ptJbKé uoe analyse tris*
COCHIKILLt, iOflDOK. 78$
intéressante dé la cochenille, et de sa matière colorante. Ils annoncent que, d'après tontes les propriétés qu'ils ont reconnues à cette matière, et en la comparant à tous les principes immédiats végétaux et animaux, ils ne peuvent se dispenser de la considérer elle-même comme un principe immédiat, distinct et bien caractérisé* Us proposent, en conséquence , de désigner ce principe par le nom de car^ mine , dénomination qu'ils considèrent comme devant particulièrement lui convenir, parce que cette matière colorante fait la base du carmin.
MM. Pelletier et Caventon, en résumant la première partie de leurs expériences sur la cochenille , ont trouvé qu'elle est composée , savoir :
!.• De carminé;
a.^ lyune matière animjJe particulière;
' 3.0 D'une matière grasse, formée de \ '^^?^"^' ^'î°^' ^ ' ( acide odorant.
4.0 De phosphate et carbonate de chaux , d'hydrochlorate et de phosphate de potasse , et de potasse unie à un acide organique;
La carminé a pour principes constituans, Toxigéne, l'hydrogène et le carbone , sans azote. -L'bydrogène y pcédomine.
MM. Pelletier et'CaventoOj après avoir décrit de la manière la plus complète les combinaisons de la <!;arnnne , présentent l'application de leurs propriétés aux procédés de teinture, dans lesqueb on fait usage '^e la coichenille^i' ;'
Amidoni-
Nota. On a lu, dans les séantes des 10 et 17 décetnbré 181 8 , de la Société royale de Loudres, un Mëqoî^^ iméressant de M. Théodore deS^uss^irc, qui, ayant tenu dans une cloche de verre , pendant deuf ans, de l'ami^çn, qui avait été bouilli dans l'eau, a recQpou quà-peu-prèa uii^.tt^r» de cet amidon s'était trai^sformé en matière saccharine. LVuteur du Mémoire y décrit les autres changemens qui se sont opérés dans cette, substance** , ■\ ./ ,,:,.. ;•,(.
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< Ann. de Ghitti. «t'de Phys. VIII, tiSo.