‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 141 sur 149 · APPENDIX · texte numérisé non relu

APPENDIX

Feau. n a déterminé la capacké de sataration.de cet adde, et en a conclu que dans les orales y l'acide contient quatre fois plus d'oxigèneque la base.

M. Berard, considérant que les graisses peurent-sopporter un assez grand degré de feu sans se décomposer , a essayé de les former de toutes pièces. 11 a formé un mélange de I partie, en volume, de gaz acide carbonique, 10 de

S|az hydrogène percarboné , et ao de gaz hydrogène ; et il a ait passer ce mélange, qui réunissait à -peu-près les âémeos de ia graisse, à une température rouge cerise, dans un tube de porcelaine, communiquant avec un tube de verre renflé dans son mib'eu. A peine tout le mélange gazeux eut-il traversé le tube de porcelaine , que lé renflement du tube de verre, qui avait été maintenu froid , fut tapissé de cristaux légers et brillants, ayant toute Tapparence ae Tadipocire des calculs biliaires. Ils étaient plus légers que Teau froide ; ils formaient sur l'eau chaude, en s*y fondant, des yeux comme la graisse ordinaire. L'alcool les dissolvait ; et par une addition d'eau, la dissolution devenait blanche, en laissant précipiter une poudre légère , qui avait toutes les propriétés des petits cristaux : il parait donc que ces cristaux étaient une espèce de graisse. La quantité en était fort petite , mais suffisante pour déterminer leur nature*.

Bjs CM ARCHES physiologiques et médicales sur les causes^ les symptémes et le traitement de la gravelle.

MMagendie établit, en conséquence des analyses qui ont suivi celles de Schéele sur le^ calculs , et d'après les nombreuses observations qui lui sont propres , que les graviers et les calculs sont des concrétions lormées par Vacide uriqu^ uni à une petite quantité de matière animale ; ceux qui présentent une autre composition , ne doivent être considères que comme une exception très-rare. Or, les expériences de M. Berard, d'après son analyse récente de lacide urique, font voir que cet acide contient 39,16 parties d'azote sur cent, et qu'il 4 une très-faible capacité de saturation. Uest anssi très*

▲un. de CbiiD. «l dePhys, Y, 390.

DE LA GRAYSLlE. 1^8^

peu soluble, puisqu'il exige environ 1800 fois son poids d'eau À la température de i6^ centigrades, et 1200 fois lorsqu'elle est bouillante. L*urine de rbomme , en état de santé , dont la température est d'environ 370 centigrades , ne peut dissoudre de cet acide que dans la proportion d'environ 1™ 1 5oo de son poids , si les antres élémens de l'urine n'en favorisent pas la dissolution.

M. Magendie avait prouvé , dans un mémoire précédent sur les propriétés nutritives des substances qui ne contiens lient pas d'azote , que l'urine des animaux carnassiers , dans laquelle l'acide unque est naturellement abondant , en est entièrement privée , lorsqu'ils ont été nourris pendant quelque temps , d'alimens non-azotés. Il en conclut , qu'il existe une relation évidente , entre le régime de l'animal et la pré* sence de l'acide urique dans son urine. Il considère, d'après cela , que la formation de la ^ravelle peut être favorisée pap plusieurs causes , dont les prmcipales sont : i^i, Une augmentation dans le rapport de l'acide urique , à la quantité- totale d'urine; 2^. une diminution, quelle qu'en soit la cause, dans la température de ce dernier liquide. M. Magendie croit pouvoir plus spécialement attribuer ce qui augmente la propor* lion d'acide urique dans l'urine , et ce qui , par conséquent , produit souvent la gravelle , à l'influence directe d'au régime trop nutritif ou consistant dans nue nourriture habituelle avec des substances animales et autres fortement azotées. Avee cette influence, au'il place au premier rang, M^ Magendie fait concourir celle qui peut résulter de plusieurs autres circonstances accessoires , telles que le défaut d'exercice du corps , du travail de cabinet , du séjour prolongé dans le lit , de l'usage des vins généreux et liqueurs fortes , de la mau*^ Vâise habitude de garder L'urine dans la vessie, etc. Il observe^ en outre , que , toutes choses égales d'ailleurs , les personnes qui boivent peu, doivent être plus exposées à. la gravelle que celles qui font un grand usage d'eau, ou de boissons faiblement alcoolisées. Dans le premier cas, l'urine sera peu abondante , et ne dissoudra , par conséquent , qu'une petite quantité d'acide urique ; tandis que dans le second , 1 urine pourra être en quantité suffisante pour dissoudre tout facide urique formé par les reins ; et comme il a été reconnu par M. Magendie , que Tusage des alimens non>azoté$ augmente sensiblement la quantité d'uriné , il s'ensuit que le régime

^Q0 ÀF»£lfOIl.

avec CCS derniers alimens , a le douUe avantage de diminuer la formaliou de l'acide oriijue , et d'ajouter au moyen d'en opérer la dissolutîoo : aÎDsi donc tontes les causes covnies ' I>our diminuer la auanUté de Turine , telles que la transpiration cutanée abondante j les sueurs , etc. , seront favorables k la formation de la gravelle, comme apportant plusouoioiDS d'obstacles à la dissolution de Vacide urique.

Quant à la diminution de la température de Furine, M.Magendie annonce s'être assuré, que cbes les adultes cette température est de plusieurs degrés plus élevée que chex les hommes d'un certain âge; ensorte que Turiae de ces derniers, ayant une force dissolvante moindre , laissera plus facilement précipiter Tacide urique, base principale des graviers. Cette circonstance particulière semble donc se joindre à toutes les autres pour Uvoriser le développement de la maladie dans la vieillesse.

Après avoir ainsi indiqué les causes qui peuvent produire la gravelle, et donner lieu a la formation des calculs , M. Magendie en établit le traitement prophylactique et curatif. Ce traitement est principalement fondé sur l'abstinence d'aiimcns fortement azotés , sur les moyens propres a augmenter la sécrétion de Furine et à favoriser ainsi levacuation de Facide nrique , sur ceux à employer pour empêcher la soïdificttîon de cet acide en le neutralisant ; et enfin sur les moyens dont on pent faire usage, tels que les boissons contenait des carbonates alcalins, pour tenter d*opérer la dissolatioB des graviers et des calculs lorsqu'ils sont formés. Mais , ce tnoyen, Fempicn des boissons alcalines, exige des précautioB* indispensables; il faut toujours que les carbonates alcalins qu'elles contiennent soient avec excès de base, afin que ks urates, qui peuvent être formés, se dissolvant ensuite dans la portion de carbonate non-décomposé , soient entraînés avec J'urine*.

Sua la présence de PUrate d* ammoniaque dans »^ calcul de la vessie d*un chien •

M. J. L. Lassaigne, ayant eu dernièrement Foccasion ^^

* Aan. do Chim. «t do Pbyt. VU» 43<^

CALCUL »£7'4.\£SSiS d'uN CHIEir. 7QI

faire Vanalyse de plusieurs caj|ci|U uripaires du chien , eu trouva un qui se dissolvait en plus grande partie dans la potâsae, avec dégagement très-alboBdaiit d'ammoniaque. Le résidu Uaoc , insoluble , avait toutes les propriétés du [^os* phate de chaux.

. La saturation , par l'acide hydrochlorioie , deia dissolu* tton alcaline , doma lieu k nù |>récipite âanc floconneux , qui , par le repos, devbt 4:ristaUm. En examinant la nature de ce précipité, M. Lassaîgaereconnnt) qu'il était très-peu solubie dans l'eau; qa'il se dissolvait dans les alcalis caustiques, d'où les acides le précipitakat ; que sa dissolutioB dans l'acide nitrique , étant convenablement évaporée, devenait d'un beau rouge decarmin ; et qu'enfin, en le soumettant i la distillation , il en obtenait un produit ammoniacal et empyreumatique. D'après ces propriétés de la matière précipitée, il parut évident à M. Lassajgoe, qu'elle jouissait de tous les caractères Àt l'adde urique. 11 considère le résultat de cette analyse comme étant d'autant plus remarquable , que , jusqu'à présent, jofi n'avait point encore trouvé d'acide urique dans les concrétions urii^ires de chien.

MM. Fourcroy et Vauqudia, dans leurs nombreuses et belles recherches sur les concrétions de tous les animanx , ont trouvé que les calculs urinairès du chien étaient formés de carbonate de chaux , de phosphate de chaux et de phosphate ammcmiaco-magaésien, quelquefois aussi d'oxalate de chaux*.

Nota. Le même clitmisfce anooact avoir iiussi recomiQ, -dans- les matières Uancbes, molles et visqueuses, appelées ordinairement parles anatomistts vétérinaires, hippomanes , et qui se trouvent dans l'allantoïde de la vache, sur-tout pen* dant les derniers mois de la gestation , la présence de Yoxa^ late de chaux pur. M.. Lassaigne trouva ce sel calcaire dans une poudre cristalline, restée sans être dissoute, en traitant à une douce chaleur ces hippomanes par une dissolution de potasse à l'alcool. Cette pouare formait les 0,27 des matières soumises à l'analyse»

M. Lassaigne observe que ce serait la première fois qu'on aurait rencontré Toxalate de chaux comme partie constituante d une matière animale.

^ Ann. de Chun. et de Pbyt. IX ^ 334*

Sur la Ckaleur animale*

M.Brodie aTaitavancé, que le refroîdisscment qui sunricBl dans les animaax décapités , et qu'on entretient Tiraos jpar riosufBation pulmonaire , était à-peu-prés égal , ou même supérieur, à celui qui a lieu dans le même temps apr^lt mort , chez des animaux de méoie espèce et de même pends, quoique, dkos le preoûer cas , il s'ateorbât de Voxigène , et qu'il se formât de Tacide carbonique. M. Brodie avait donc conclu, de là, que la chaleur ammale n'a nullement son foyer dans les poumons, et que les animaux perdent -du calorique par la respiration , au-ueu d'en acquérir.

M. Le Gallois a fait voir, dans un mémoire posthume, que les animaux décapités, dont on entretient la vie par Tinsufflation^ se refroidissent en effet considérablement, mais que néanmoins, dans le plus grand nombre de cas, ilscoase^ vent assez constamment une température supérieure de m i trois degrés centigrades à odie des animaux morts, et que, pour se refroidir d'un nombre ^al die degrés , les animaux décapités perdent notablement. plus de calorique dans im temps dollmé que ceux qui sont morts; ensorte qu'il n'est pas douteux que la respiration factice, qui produit absorpuon d'oxigène et formation d'acide carbonique , ne donne ei même-temps lieu à production de chaleur.

M. Le Uallois détermine plusieurs circonstances , qui font baisser la température de l'animal , soit en s'opposant à U formation de l'acide carbonique , soit en empêchant que le sang artériel ne se change en sang veineux. C'est sur ce dernier effet , qu'influe particulièrement l'action nerveuse ^

* Ann. do Cbim. et de Pbjs. 1 V, 5 et 1 13«

FIN DJB lAPPEKDIX.

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