DES SUBSTANCES VÉGÉTALES
JLcs végétaux nous sont trop bien connus pour qu'il paisse
paraître nécessaire d'en donner aucune défioiiioo. ils forment
|)eut-étre la classe la plus nombreuse des corps oui appar^
tiennent à notre globe. On en a déjà distiogue au moins
3oooo espèces , et il s'en . découvre chaque jour de nou-*
velies. Mais il ne peut entrer dans mon plan d'en preseo-*
1er ici rénuménation, non plus que de décrire et de classer
W& plantes. Cetta tâche est celle dti botaniste, et elle acte
remplie avec le pins |^rand succès par les soins ^ la sagacité
et les travaux infatigables de Ltauee, et de sesdisciplei»
Ce qui, dans la considération des végétaux , est du ressort du chimiste , c'est d'en faire l'analyse , de décott-* ▼rir les /substances dont ils sont composés, d'examiner la nature de ces substances, de rechercher le mode qu'elles suivent dans leurs combinaisons , de reconnaître les procédés de leur formation ^ et de déterminer les chaogemens chimiques que les plantes sont susceptibles d'éprouver après qu'elles ont cessé de végéter. On voit donc ainsi qu'un traité chimique des plantes doit avoir principalement pour objet ; 1.^ de présenter l'exposé des différe^ites substances qui se trouvent dans les végéuux ; 3.* de faire connaître la composition et les propriétés de leurs différentes parties , \ telles que les feuilles, l'écorce, la semence 9 etc., parties qui
Ïent être formées de combinaisons des diverses subies reconnues dans les végétaux; 3.« de tracer l'histoire ,^'gétation des plantes, autant qu'elle peut être éclairée JkCÔliquée par la chimie; 4*^ d'indiquer les changemens
â 1»ÀtltIIS COVSTlTOJkNTSS DES PhklXfU.
€faet.\es plantes éprouvent après que cet état de végétation a ceseé. C'est dans cet ordre que nous diviserons, dans les quatre chapitres suivans ^ notre etaouen chimique dès sub* staoce^ végétales.