‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 28 sur 149 · COULEUR · texte numérisé non relu

COULEUR

23 Piner cobeba

Semences

Ecorces

Semences

Racines

Semences

Ecorce

Racine

FeuUies

Semences

Fleurs ^

Baies

Cobèbes

Laurier culilaban.

Cumin

Jaune.

Jaune brunâtre.

Jaune.

Blanche.

Idem.

Jaune.

Idem.

Idem.

Verte.

Jaune.

Brunâtre.

Jaune.

Idem.

Ble(ie.

Blanche.

Idem.

Jaune.

Bleue et rerte.

Orange.

Brune.

Jaune^

Sans couleur.

Jaune.

S^ns couleur.

Jaune.

Idem.

Sans couleur.

Jaune.

Idem,

Verte.

Jauue.

Idem,

Idem.

Verte.

Bleue verdàtre.

Jaune.

Brune.

^4 Laurus cutilabau

a5 CiumÎQum cjminum* . . .

26 Iiiula heleoium

27 Anethtun fueniculum. . .

28 Crotob eleutheria. ....

; 29 Mara ita galanga «

3o Hyssoput officinalis ....

3i Juniperus commuois. • .

32 Lavandula spica

33 Laurus uobUis

34 Prunus laurocerasus...

35 Levisticumligusticum. .

36 Myri Uca mosehau. . . .

37 Origanum majorana...

3 S Pistacia lentiscus

3() Matricaria parthenium..

40 Mclissa officinalis

i A i Mentha crispa

1 43 Achtleamillefoltum.. . .

1 44 Citrus aurantium

; i{ 5* Origanum cretieuin. . , , ; 4«> Apium peiroselinum. . .

47 Pinu» sylvestris et abies.

4s Piper ni Jrum. .... . ,

Aunée

Fenouil '. ,

Cascarille

Galanga

Hyssope

Genièrre

Lavande

Laurier

Laurier cerise §.,

Livèche

Muscade

Marjolaine.

Lenstique

Matricaire

Mélisse

Menthe crépue . , Menthe poivrée. .

MiHe-femlle..,.

Néroli

Dicume

Ache

Feuilles '. . .

Racines

Semences*. . ..

Feuilles

Résine

Plante

FeuHIcs

Idem...,.

Idem

Fleurs

Péules

Fleui^

Racines

Bois et résine. .

Semences

Plante

Fleurs

Racine

Pétales

Feuilles

Idem

Térébenthine . . .

Poivre noir

Romarin

Pouliot

Genêt .....•••

^4f) Rosmarious officinalis..

1 5o Mentha pulegium

^5t Genista canariensis. . . .

i 52 Rosa ceiitifolia

53 Ruu gr&veolens

[ 54 Juniperus sabina

,55 Salvia officinalis

' 56 Sanulum album

57 L^^urus sassafras. ......

1 58 Saiureia hoftensis

' 5^ Thymus scrpillum

60 Valeriana officinalis

(\i K'-Brapreria rotunda. . . .

62 Amomumzinxiber. . . . .

63 Andropogon schxnan-

thum

Rose , .

Rue

Sabine

Sause •.•......

Bois

SanUlblancj...

Sassafras

SarieUe...

Thim

Racine

Feuilles

Feuilles et flettcf

Racine 1

Idem

liUm.

Valériane

Zédoaire

Gingembre

Schenante •

ne Veao.

• lont p1o> peMDlt» ^ lies fixés.

hn huiles narcpiéei du «igncS 1 * EUei fovmisteot «a»si des ha

Plusieurs des gommes résines , telles que la myrre et le galhanum , et aussi des baumes comme le benjoin , etc. , fournissent également une huile essentielle.

.CIAX; - - 131

SECTIO» XXIII.

JDe la Cire,

Là surface supértenre des feuilles de beaucoup d'arbres est recouverte d'un vernis uu'on peut séparer et obtenir à l'étal de pureté par le procéaé suivant.

Où Tait digérer dans i'eau d'abord , et ensuite dans l'ai- çomme cool, les feuilles écrasées, jusqu'à ce que toutes les parties **punr«.*^* qui sont soluUes dans ces liquides en soient extraites. On mêle alors le résida avec six fois son poids d'ammoniaque pure liquide. Après un temps suffisant de macération , on décante la dissolution , on la filtre, et on y verse, en la remuant sans discontinuer, de Tacide sulfurique étendu, jusqu'à ce qu'on eu ait ajouté assez pour saturer Talcali. Le vernis se précipite sous la forme d'usé poudre jaune. On le bve bien avec de leau, et on le fait fondre à une douce dialeur '.

H. Tingry découvrit le premier que ce vernis avait toutes fcs propriétés de la cire d'abeilles *. La cire est par conséquent Qii produit végétal. Plusieurs plantes la contieuaent eo SI graoae (fuantité qu'on peut l'en extraire avec avantage. Mats occupons-nous d'abord des propriétés de la cire d'abeilles^ comme l'espèce la plus commune et la plus impor-* tante. Hubert a démontré , en opposition à l'opinion généralement reçue , que les abetfles préparent cette substance avec le miel ou le sucre, et que c'est le sucre qui en fournit Je plus ^.

I. La cire, lorsqu'elle est pure, est de couleur blan-Prt>pn«S'.i«HrK châtre ; eHe est insipide , et n'a presque point d'odeur. Il "*"* <i'**>«»i^^»est vrai que la cire d'abeilles a une odeur aromatique assez forte; mais elle semble être due en grande partie i des sobslancesétrangéresqui s'y trouvent mêlées; car cette odeur disparaît presque complètement lorsqu'on expose pendant quelque temps la cire à l'air , étendue en rubans minces. Par ce procédé , qu'on appelle hlanchimenf ^ la cire perd sa

' Heimbstadt, Med. etPhys. Jonrn. III, 37a. * Bncydop. ra^thod. Forets et bois. I, 100. ' riicholsoQ*s Journ. IX , lia.

d» l'alcool

IS^ PARTIES C0!CSTITOAirTF.S DES PLANTES.

couleur jaune et devient irès-blanche* La cire, ainsi Uanchle, est inaltérable à Tair '•

/ a. La pesanteur spécifique de la cire qui n'a pas élé blanchie varie de 0,9600 ' à 0,^650 ^, et celle de la cire blanche est de 0^8203 à 0,9662^.

3. La cire est insoluble dans Teau, et n'éprouve aucune altération dans ses propriétés , lors même qu'on la garde sous ce liquide. »

4- La cire se ramollit par la chaleur ; et à la température de 61 o centigrades , si elle n'a pas été blanchie, ou a celle de 68^ cenligr. après le blanchiment^, elle se fond en un fluide transparent et sans couleur, qui reprend sa première forme concrète à mesure que la température diminue* Si l'on pousse la chaleur aurdelà du terme de sa fusion , la cire bout et s'évapore ; et si l'on chauffe an rouge la vapeur, elle s eniSamme et briile avec une lumière brillante. C'est celte propriété qui la rend m propre i faire des bougies. ^ Art>on^ 5. L'alcool sgk à-peine à froid sur la cire; mais ce liquide bouillant la dissout. Ce fait , que Neuraann * avait déjà reeonqu , a été vérifié depuis par le docteur Bostocl^. Il faut

rtus de ao parties d'alcooLpom* dissoudre i partie de dre ; mesure que la dissolution refroidit , la plus grande partie de la cire se dépose, et le reste peut être précipité par 1 eau '.

iS. L'éther a peu d'action à froid sur la cire , mais a l'aide de la chaleur il en prend environ les o,o5 de son poids, et il en abandonne la plus grande partie e9 se refroidissant *.

Le docteur John s'assura, qu'en faisant digérer dans un9 suffisante quantité d'alcool bouillant de la cire d'abeilles ou de la cire du myricacordifolia, elle se divise en deux subataoces distinctes. L'alcooL bouillant se charge de l'une de ces ^bstances, tandis que l'autre y reste sans se dissoudre, il a donné au premier de ces corps le nom de cerine^ et il a appelé Fautre myricine.

• Journ. dePfays. XffXVlII, 56: cl Senncbicr, Ann. de Cliîm. XH,6o. ' • , • Bostock, Nichohon's Joarn. IV, ï3o.

*.Fabroni. Grelins Ann. ing^. li, laS.

^ Bostock , Micholson^s Journ. I, 71.

• N<>uraan*5 Cliemi^try. p. 33i.

V fJichoisoD*s Journ. iv, i33.

• Ihid, p. i35. . t Ihià.

larenM se àkdûgae par les propriété suivantes: elle cmat. est soloble dans les huiles fixes et vdatiles, elle est précis pilée de la dernière de ces espèces d*hoile en grains d'un aspect graisseux. Elle est insoluble dans l'eau, dans Talcool fioid, et dans l'édier. Elle se dissont dans l'alcool et Téther à chand, et elle s'en sépare à mesure qde ces liquides refroidissent. Elle se fond à une cbalear de 5o à 60^ ceotigrades. Sa pesanteur spécifique est de 1,000. EUe a la consistance de la cire. Elle s'unit aux alcalis caustiques avec lesquels elle /orme un savon.

Les caractères de la myricine sont d'être insoluble dans Kyricme. l'eau I dans l'éther et dans l'alcool, soit à chand, soit à froid. EUe se dissout dans les huiles fixes et volatiles, et eUe n'est pas précipttée des huiles de la première espèce. Elle fond a onè chaleur de 4o,à 600 centigrades. EHe est un peu gluti« neuse , oiais avec la consistance de la cire. Sa pesanteur spécifique est de 0,900 '.

Qievreul a donné le nom de cerins à une substance qu'il

a extraite du liège, et qui a 1^ propriétés qui suivent : elle

eSL\bnche, et en petites aiguilles. Elle ne se fond pas dans

leaaViNullante, mais elle s'y ramollit et tombe au fond de

ceiijQÎèe; tandis que la cire fond i environ 63^ céittgradesc,

et soTHge à la surface de l'eau. Lorsque cette substance est

dauAoe, ou distillée, elle éprouve à-peu-près les mêmes

cbangemens que la cire. Elle est plus soluole dans l'alcool

que la cire. L'acide nitrique ladissoot par degrés, et en

cmivertit une portion en acide oxaUcpie. EUe ne se dissout

pc^m dans la oissolution alcoolique de potasse *.

7. La cire se combine facilement, à l'aide de la chaleur, avec les huiles fixes; die forme avec ces huiles une substance ou a plus ou moins de consistance sdon la quantité d'huile. ôette composition, /côonue sous le nom de cérat^ est d'un grand usage dans la chirurgie.

La cire est soluble aussi , lorsqu'elle est chauffée, dans les bm1es volatiles; c^es^ au^moios ce qui est bien connu à regard de Hmile de térébienthine. Une partie de la cire se précipite comme à l'ordinaire a mesure que la dissolution refroidit, mais «Ue est d'une consistance beaucoup plus molle, et par conséquent elle retient un peu d'huile.

' JofanM CheiDÎftche Tabellen ^r PiUuzeoaiuilYsea , p. 9. » Aanals of PhUosopby, IX, 5à.

Action

Page 1