‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 58 sur 149 · PARTIES DES PLA5TES · texte numérisé non relu

PARTIES DES PLA5TES

Ki«iu d^os !• 2« La melle est .une maladie qui attaqae les différentes et» fromcBi. p^ees de blés , surtout le froment ; et il y a des années où elle détruit la presque totalité de la récolte. Elle commence d'2dH>rd par les fieuilles, gagne la tige , et elle finit par s'attacher aux grains , qu'elle détruit en très-grande partie , et même qpielquefois en totalité , en laissante la place une matière noire acre. Les botanistes ont fait connaître que cette matière noire était une espèce <le petit fongus, qui tire sa nourriture du froment'. Le froment ainsi chargé du fongus noir , a été analysé par Fonrcroy et Vauqnelin , dans la vue de s'assurer de l'exactitude des expériences des chimistes oui les avaient précédés. Le résultat de leurs recherches a été publié dans le sixième volume des Annales du Muséum d^kUtùire naturelle^.

Lorsqu'on fit macérer le froment avec l'alcool , il se sé<» para une portion d-huile âore , d'une couleur verte foncée , et ayant la consistance du beurre. L'eau dans laquelle on la mit en digestion acquit de Fadidité , et en la saturant avec la potasse , elle laissa déposer une matière animale , mêlée de phosphate ammoniaco«magnésien, et elle retint en dissohuioa du phosphate de potasse ; d'où il suit que l'acide qu'elle contenait était Vadde pjiosphorique. Elle tenait aussi en dissolution une matière semblable au gluten du froment abandonné à la putréfaction. Le résidu , soumise la distiUation , donna de l'eau, tenant en dissolution de Vacide acétique et de l'acé-tate d'ammoniaque , une huile brune, et une quantité de char* bon • qui s'élevait à-peu-près aux o,a5 du poids primitif. Le résultat de ces expériences fut, que le froment niellé contenait une huile acre , du gluten putride, du charbon , de l'acide phosphorique , du phosphate ammoniaco-magnésien, et du pQosphate de cbaui( \ mais on n'y put découvrir de traces d'amidon.

r«B» l'orgt. ^* L'orge est sujette' à une maladie semblable à celle du froment , et sans doute par la même cause. Einhof a fait des recherches chimiques sur ce grain, gâté par la nielle. Le résultat de ses essais s'accorde à-peu-près avec les expériences faites par Fourcroy et Vauquelin sur le froment niellé. Il ne

* On troaye une description de ce fongns, ayec des gravures, %% • des conjectures ingënieiiscs sur sa propagarion» par sir Joseph Bapks, Piicholson'i Journ. X, a^S.

» N.« XJCXV, 332,

▼ iGiTlTIOITt 337

rat pas 7 decoQvrir d'amidon. L'infusion tqneuse ronei9sait tes couleurs bleues végétales , et contenait un acide qui semblait être l'acide phos^orique. 11 s'y trouvait aussi uûe matière animale particulière, oui difiérait par ses propriétéa des Darties constituantes de lorge, et une certaine quantité decnarbon'*'.

Page 1