‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 6 sur 149 · SUC&E · texte numérisé non relu

SUC&E

{md objet desmanipidàlioDS est de les enlever, parce qu elles empèdieoC le sucre de cristalliser. La matière herbacée ' est tenue en partie en dissolation par Teau^ et en partie par Tacide carbonique^ cet acide se dégage lorsque le liquide est à la températore de 60^ cent., et la matière herbacée se sépare en flocons de coulenr vert olive, qui se rassemblent sous forme d'éoune. La chaux facilite celte séparation, tant en s'emparant de Fadde carbonique , qu^en formant une combinaison insoluble avec la matière herbacée. Tel est l'objet de son emploi daos la première partie du procédé , que les fabricans appellent trempe. Si pour cette opération de la trempe on mettait la chaux eo trop grande quantité, elle deviendrait nuisible; elle redissôudrait la matière hetbacée ou au-moios elle donoenut au sirop une couleur plus foncée *.

On ne connaft pas mieux la nature àt\ acide mélasse que celle de la matière herbacée \ mais il se combine avec le sucre et liofrme un sirop qui n'a pas la propriété de cristalliser. Dans la dernière partie du procédé, la chaux est nécessaire ^HE enlever cet acide avec lequel elle forme une nouvelle PonàKoami qui s'éconle avec le sirop , pendaet que le ancre se pcena en grain ^. Cet acide est sans doute le même foe ce/ni qui existe dans les cannes à sucre qui ne sont pas . à maturité, et par conséquent la quantité en diminue à mesure que L canne devient de meilleure qualité. J'ai ap« pris de mon ami, le docteur Ckrke de la Dominique, qu il ttttt beaucoup moins de chaux quand les cannes sont riches et mûres que lorsqu'elles sont vertes ou couchées, ou qu'elles ont été coupées quelque temps avant détre exprimées au uoulin; il éfait même à sa connaissance qu'on avait obtenu, du soc de riches cannes de Rattoon, des cristaux permanens de sacre, en faisant simplement bouillir le aie sans aucune addition deehanx. Il substitua la potasse à la chaux ; mais il trouva 91e le sucre obtenu par ce moyen était déliquescent. La souda rendait le grain plus ferme , mais plus petit qu'à Tordioairq* Ces faits nous portent à croire que \ acide métasse est le

* Cette substance diffière probablement de loote ^ntre jusqu*lipT^scot eonnue ; dfcs paratt participer beaucoup des propriétés du gimien. Le docteur Higgias dit qu'elle resa£mbU.par ses piopriéti^s. Ma sédiment de rindigo raffiné.

• Higtin'ê OblOTTatioBS , PhU. Msg. XXIY» 3o8. ! Uid.

M PlllTiSS COKSTITUÂKTCS DBS PULKTBS.

mêm^ oae \acide acétique OU qae Vacide citrique. D'après les expériences du dpdteur Clarke, il n j aurait aucune in<« dication de la présence des acides oxalique, taitarique et Qialique»

Ces observations du docteur Ûarke s'accordent très-bien avec l'exposé de Dutrone, qui fit un très-grand nombre d'ex* périeaces sur le suc de la canne à sucre, et qui en reconnut parfaitement les propriétés. Ce suc consiste principalement , suivant lui . en sucre, en extrait, et dans deux espèces difTé* rentes de fécule qui sont précipitées par la chaux. Il cherche à prouver que le suc non altéré ne contient point d'acide, et ^es expériences .suffisent pour nous convaincre, qu'au-moins la quantité en est très-petite '•

Lorsque Dutrone fit ses expériences, la chînue véeétale n'était pas encore au point ou ses progrès l'ont amenée au* jourd*huî. H en résulte qu'il est difficile de reconnaître, d'après sa description, les substances qu'il trouva dans le suc oe la canne à sucre ; mais Proust y a suppléé depuis. Vivant ea Espagne où la canne à sucre est cultivée , il avait toute ià^ cilité pour en examiner le suc. Il trouva qu'il contient du gluten ou fécule verte, de la gomme, de Pextrait, de l'acidt malique, du sulfate de chaux, et deux espèces de sucre, savoir : le sucre ordinaire, et une espèce de sucre incristallisable ^ qui ne se présente qu'à l'état de sirop, et que, par cette raison , Proust appelle sucre liquide, La quantité d'acide était très-peu consmérable, et dans un climat plus chaud que TEspagne, cette quantité serait encore probablement piua petite*.

Suivant Dutrone, les cannes à sucre donnent la moitié de leur poids de suc, d'une pesanteur spécifique c|ui varie de i,o33 à 1,1 06. Ce suc est d*abord opaque, mais lorsque la matière féculente en a été précipitée, il devient transparent et d'une couleur verte. Lorsqu'on l'a laissé en repos pendant quelque temps, il tourne à l'acidité; mais si la matière^féculente en a été séparée , il éprouve la fermentation vineuse. fn>priétét. 7^ Le sucre pur, obtenu par les méthodes qui précèdent^ a une saveur très -sucrée, mais il est entièrement inodore. Sa couleur est blanche; et lorsqu'il est cristallisé, il est un

■ HIfttoite de la Cadoe , prtimëte partie . chap. VI et VII. • Ann. de Chim. LVII, i^S. *^

StClB. 91

f» transparaît II acquiert scaveat qb degré Je doreté couàiéniAe-^ mais comoie il ett toujours trés-cassaDt , on peut le réduire facilement en poudre très • fine. Lorscm'on frotte Ton contre Taotre deux niorceaui de sucre dans lobscurité | if se manifeste une phosphorescence très-sensible.

Le SQcre est inaltérable à l'air, à inoins queratmo^hèfene soit chargée d1iumidité| etalorsseulementilenabsorbe unpeu*

8. Le sucre est trè^soluble dans Teau. Selon Wenief ^ ce DiMoiobnité lîanide le dissout en quantité égale à celle de son propre poids^ ^^ ^'*"' il In température de ^ centig. '. La faculté oussolrante de feaa augmente avec sa température; et au degré voisin de celui de Fébullition, elle peut s'en charger en toute proportion. L'eau ainsr saturée porte le nom de sirop.

Le sirop est épais, filant et visqueux. Lorsqu'on l'étend «ifog;;

sur do papier, il se dessèche promptement , et forme une

espèce de vernis , qu'on peut enlever facilement avec de

Teau. Son caloriaue spéciuque • d'après les expériences du

docteur Crawford, est de 1,080. Lo^que le sirop est sufB-

Mmment concentré, 00 peut obtenir en cristaux le sucre qu'il

cofitimt; pour cela 00 épaissit fortement le sirop, on le verse

immédiatement dans des terrines qu'on place dans une étuve^

ou dans une chambre , dont la température est telle que

les animaux ne pourraient la supporter pendant lonc-temps.

Les cristaux se forment sur de petits bâtons quon a eu crtituut soin de placer à cet effet dans les vases \ La forme primitive de ces cristaux est un prisfue tétraèdre, ayant pour base eo rhombe, dont la longueur est à la largeur H 10 T 79 et dont la hauteur est une moyenne proportionnelle entre la Ion* gtiear et la largeur de la base. Les cristaux sont en général des prismes tétraèdres ou hexaèdres terminés par des som«i mets dièdres et quelquefois trièdres ^.

Ces cristaoi^ sont composés, d'après les. expériences de BersÛÂnSyde

Sucre rée). ..••«.. too San 5,6

io5,6*

> Vervmii^cbaft , p. 3o8.^ * Lewis, Nenmao's Gheniîstrr, p. Sag.

« Gillot, Aon. de Chim. XV 111 , 317.

4 AomU qï PhUosophy, V, )Qf .

It PARTIES COVSTlTiniirTlS DES PLANTES.

Pmatenr Q* La pësaiiteur spécifique du sucre très*blài)c est, suhraui •péciiiqu». Fahreuheit, de i,6o65 ■ et de i4o45 seulement • suivant Hassenfratz.

10. Le gaz oxigène, autant qu'on a pu en juger jusqu'à présent, ne parait pas avoir d'action sur le sucre. On n'a pat encore essayé l'efTet des corps combustibles simples sur cette substauce Mais il ne semble pas devoir être trés-gtand. Le gas axote et les métaux n'agissent que trés-faiblement sur elle.

1 1. D'après les expériences récentes de chimistes, il paraît que le sucre peut se combiner et avec les acides et avec les alcalis, et qu'il neutralise ces corps.

AdioD Les acides suKîirique et hydrochloriqne agissent avec une

des âcides. tfés-grande énergie sur le sucre ; il se développe du charbon; il y a une grande quantité du sucre détruite ; ce qui reste a perdu la faculté de cristalliser '.

L'acide nitrique dissout le sucre avec effervescence, qu'occasionne le dégagement de deutoxide d'azote , et il le cott<vertit en acides malique et oxalique. 3j grammes de sucre traités avec 186 grammes d'adae nitrique, étendu d'une quantité d'eau égale à son propre poids , en chauffant aveo précaution, et en enleyant les cristaux k mesure qu'ils se formaient, donnèrent 18 grammes d'acide oxali^e; de sorte que 100 parties de sucre, en les traitant ainsi, fournissent 58 parties d'acide oxalique ^. Lorsqu'on verse du chlore liuuiae sur du sucre en poudre, le sucre est dissous et transformé immédiatement en acide malioue; et le chlore est converti en acide hydrochlorique ordinaire *. Les acides oxalique, acétique et tartarique , privent le sucre de sa faculté de cristalliser, ou au- moins les cristaux sont mous, et sans forme déterminée*.

D« lachaio. 12. Lorsqu'après avoir ajouté de la chaux a une dissolution de sucre dans l'eau , on fait bouillir pendant quelque temps le mélange , il se produit une combinaison. Le liquide conserve encore, è*la-vénlé , une saveur sucrée, mais il eu

• Fhil. Trans. 1714 « vol. XXXUI , p. 1 14. » Aîin. de Chim. XXVIIl, i5.

» Vogel , Ann. de Chim. LXXI , gS.

4 Cruicksbanks , RoUo on Di'jtbctes , p. 46o.

* Chenc\iz, Ann. de Chim. XXVIÎIf id^.

! Vogel, Abo. de Chim. LXXI , 9ÎK

svcat. a?

a aossi acqw one amére et astrtfigeQie. Un peu d'dcool, ijoolé à la dissoloUoo, y produit m» précipité flocoDoeux, qiù parait être on composé de sucre et de chaux. L'acide solrariqae précipite la chaux k lëtat de sulfate , et rétablit k saveur originale du sucre. En évaporant à aîccitéle composé de sucre et de chaux ^ il reste un sirop visqueuxdemi* transparent, ayant une saveur âpre amére, avec un certain degré de douceur ".

11 paraît, d'après les expériences de M. William Ramsay, Dt

re le sucre facilite et augmente la solubilité de la chaux et ^ *'^^'''^*^la strontiane, en formant une combinaison avec ces terres* Hais Faction de la barite semble être [Jus énergique, et occa* sbmier une décomposition partielle du sucre. Car si Ton essaye de dissoudre de cette terre dans du sirop, elle est con- ^amment convertie en carbonate, et, en conséquence, il ne s'en dissout que très-peu •.

i3. Les alcalis fixes se combinent avec le sucre , et for» vm aicaiiv ment des composés semblables à ceux que nous venons de décnfe. La potasse détruit la saveur sucrée du sirop plus cofa^ièiement que la chaux -, mais lorsque cet alcali est neu* tralisé par Tacioe sulfurique, et que le sulfate de potasse esc nréàpté par l'alcool , la ^veur sucrée est entièrement réta» Me. Lorsqu'on agite de l'alcool avec la combinaison de sucre et de potasse dissoute dans l'eau, il refuse de s'y unir et nage a la surface^ à Tétat de nureté \

Lorsqu'on met une dissolution de sucre en digestion sur de f oxioe de plomb, l'oxide est peu-à-peu dissons, niais après un certain intervalle de temps il se manifeste une poudre Uancbe légère. Cette poudre e^t un composé de sucre et (Toxîde 4e plomb. Elle est blanche, légère, sans saveur, et iosoluUe dajDS Feau*

Les parties constituantes de ce composé sont, suivant Ber* xdîus, qui nous l'a fait connaître ^ , de

Sncfe 4ii74 >oo

Oaidedepbmk. a8,a6 139,6

' CraidLiUwBks, Bollo on Diabètes , p. 460.

* TiicholsoQ^ft Jour». XVIII , q.

* Cnûckshaoks , Rollo on Diabètes, p. ifio* " * 'i«fPhiUw)phj,V,;»63.

a^ PARTIES COtîSnVUAWTES ©ES PLAIfTES.

De l'alcool, i4. Le sucre est soluble dans Falcool , raiis en moindre proportion que dans l*eau. Selon Wenzel , quatre parties d'alcool bouillant dissolvent une partie de sucre', mais cette proportion est certainement trop considérable. Lewis ne put dissoudre qu'une partie de sucre dans la parties d'esprits rectifiés bouillans , et MargrafT ne parvint à opérer celte dissolution que dans i6 parties. Après quelques jours de repos, le sucre se répare de la dissolution en très-beaux cristaux*. Le sucre s'unit facilement avec les huites, et il les rend miscibles à l'eau. En quantité médiocre , il empêche, ou du-moins il retarde la coagulation du lait ; mais Schéele a reconnu qu'étant employé en très- grande projK)^^ tion , il le fait coaguler ^

bestaifow, i5. Les hydro sulfates, les sulfures et les phosphnres d'alcalis et de terres alcalines, paraissent avoir la propriété de décomposer le sucre, et de le réduire à un étal oui ne diffère pas beaucoup de celui de la gomme. Cruîckshants introduisit une certaine quantité de sirop dans une cloche placée snr le meroure , puis il y ajouta une Quantité à-peu-près égale de phosphure de chaux ; il se dégagea sur-le-cnarop du gaz liydrogène phosphore. On retira le sirop au bout de huit jours : il avait perdu sa saveur sucrée , et en avait ncq\\îs une qui était amère et astrinaente ^. L'alcool précipita de cette dissolution des flocons blancs qui ressemblaient beaucoup à ceu^ de mucilagp qu'on sépare de l'eau par le même lîouide •• On versa du phosphure de chaux dans une dissolution d'un peu de sucre dans l'alcool , il n'y eut point d'effet sensible. Après avoir laisse pendant quelques jours le mélange exposé à l'air, on fit évaporer, et on y ajouta de Teau. Il ne s'en dégagea aucun caz , le phosphure ayant été converti en phosphate, Lorsqu on eut filtre et évaporé la liqueur , on obtînt pour résidu une substance visqueuse qui avait beaucoup de ressemblance avec là gomme arabiqtïe- S* saveur était amère et, cti ràême-teiDps, légèrement sucrée, elle ne para>ssai^ pas soluhle dans l'i^lGod^eUe brûlait à la manière de la gomme ^« :

» VeruranHtschf ft , p. 3g5.

• Lrwi», Nevman'c ChemisCry, p. Sig. Margraff, Opusc. I, ^IJ*

> Schéele, II , 33. DijoD Trans.

4 CfSi la savenr du ftlioRptmre de chaiix.

? Rolk OD Diabètes I p. 4^, • CruH«ha|àV« ; <*(* "

SDClf. S»

' Des expériences semblables furent faites par ce mèaie chimiste avec des suifures. La saveur sacrée dq sacre se iroay a détruite ; mais à raison de la solubilité des difTéreoa produits , il aurait été impossible de s'assurer de la nature dn cbaDgement qui dut avoir lieu.

i6. Lorsqu'on cbaufle te sucre, il fond, se bôorsoolfle , D« u devieot dSin noir brunâtre , dégage des bulles d'air, et exhale une odeur prticoliére.^ connue, en. France sous le nom de caramel, k use chaleur rouge , il brûle iostantaoépieot avec une sorte d'explosion. La couleur de la flamme e|K blanche arec une teiate de bleu sur ses bords.

En distillant du sucre dans upe cornue , il passe d'abord un fluide qui diffère à peine de l'eau pure \ il s'y mêle peuà-peu de ce qu'on appelait autrefois acide pyromuqueux , et qu'on sait être maintenant une combinaison d'huile et d'acide acétique*. On voit passer ensuite de Pbuile empyreuma* tique, et il reste dans la cornue un charbon volummenx.Ce charbon contient très-fréquemment de la chaux, parce qu'on fùiTisage de cette substance Donr raffiner le sucre. Mais si^ avant de soumettre le sucre a la distillation , on le dissout ^ dans Feau, et qu'on le fasse cristalliser en l'évaporant à une température supérieure de très-peu à celle de Patmospbèrei on ne trouve ni quantité quelconaue de chaux dans la cornoe, ni rien autre chose que du cnarbon très-pur. Pendant la distillation , il passe ime quantité considérable d'acide carbonique et de gaz hydrogène carboné*. Le sucre est donc décomposé par la chaleur, et il en résulte les nouveata composés suivans ; de l'eau, de l'acide acétique , de l'huile , du charbon, de l'acide carbonique , du saz hydrogène carboné» La quantité d'huilé qu'on obtient à l'état de séparation ^t peu considérable; le produit le plus abondant est l'acide acétique ; et eq effet le sucre se convertit trèsrfacilemeiit dans cet acide ; car sa présence se manifeste toutes les fois c|ue le sirop est porté au degré de l'ébullltion.

Nous sommes redevables a Cruickshanks delà suite d'ex*

* Schrickel, dans sa dissertation de SaUbut saecharims y jpvhHé^ en 17^» s'rfForça défaire ybîr que' Tacidc pyroittu<iiienx etatt an SBébnf^ de vioaigre et des acides ozaliqaç et tartariqae. Fourcroj et Vauqnelîn ont prouvé depi^s que c*cs( purement de Tacide kco^ pqne oni à un peu d'huile. <

1 S«opoUe^ Morreau, En'^ycL mélii. c^iVi I| ^^^^

âê PARTIES conmrvkffttfi dis plavtss.

pértoces les pkisprécises sur la décomposition do sucre par la dialeor. 11 introduisit 3 r grammes de sucre pur dans une cornue lutée , et il chauffa par degrés jusqu'au rouge. 11 eut pour produits :

Acide p7romu<iueux avec une on deux

gouttes d'huile (acide acétique). . . • 17945

Charbon 7,75

Gaz hydrogène carboné , et gas acide ^

carbonique. 5,8o

n lui fallut environ 4^9 d'une dissolution de potasse pour pâturer l'acide pyromuqueux; et lorsque cet acide fut ainsi neutralisé , il ne se dégagea point d'ammoniaque : d'où Ton peut conclure que le sucre ne contient pomt d'azote , & moins qu'on n'en suppose la présence d'une très-petite portion dans l'acide pyromuqueux, ce qui même n'est pas vraisemblable. Le cnarbon se consume sans laisser de résidu ^ d'où il suit que le sucre ne contient ni terre, ni alcali fixe. La proportion des produits gazeux fut d'environ 4 <Iéci« mètres cubes d'hydrogène carboné, et de layS centimètres cubes de gaz acidfe carbonique '.

T^rtîw Ces expériences suffisent pour nous faire voir que le

sucre est compose entièrement doxigene, de carbone et d'hydrogène, et que c'est par conséquent un oxide végétal. ILavoisier essaya de déterminer, par expériences, la proportion de ces parties constituantes ; mais à cette époque la chimie pneumatique avait f<cit trop peu de progrès pour qu'elle put fournir les moyens d'approcher de très-près de la vérité. Plus récemment Gay-Lussac et Thénard ont fait l'analyse du sucre en brûlant une quantité déterminée de cette substance avec du chlorate de potasse, et en «'assurant de la proportion du gaz acide carbonique formé \ Berzelius a répété cette analyse avec quelques modifications, et en y procédant avec sa précision accoutumée * ;

■ Rollo on Diabètes , p. 45a.

* Recherches physico-chimiqaes , II , aSS»

< Annals of Philoftopbj, V, 061.

h table qm sait préseete les réstdtats de ces expértencei»

Gay-Lnssac BtrMlisi.

•tTlkéBard. .. l

Oxigine... 5o,63 5i,47 4990i5 49«»B3 Carbone... 43,47 4i«4d 44)200 ÎÀ^i^^ Hydrogène. 6,90 7/>5 6,78$ 6,80a

lOOjOO 100,00 100,000 XOOyOOO

S nous coDsidéroDs le composé de socre et d^oxide de plomb, formé par Berzelîus, comme consistant dans i atome de socre et 1 atome d'oxide de plomb , alors le poids de r ttdme de sacre sera io,o3 ; car 109,6 \iooll \\l io,o3. Les proportions des parties constituantes qui s'accordent le mtenx arec ce poids et avec les analyses précédentes, sont:

5 atdmes oxiçène 5 49)4

6 atomes carbone 4*^ 44^^ ^

5 atomes hydrogène 0,635 • . . 6,1

Atome de socre = lo^iaS... 100,0

SÀ\e saccfaarate de plomb de Berzélius est un composé dé 2 atomes de sncre et i atome oxide de plomb , alors le poids de 7 atdme desocre ne sera que de 5 ; mais comme ce poids ne se rapprocherait pas d'aussi près des analyses ci-dessus, je su» aisposé à considérer le saccharate de plomb comme on composé de 1 atome sncre et i atome oxide de plomb. Dans cette supposition, le poids de 1 atome de sucre doit être de 10,1 a5.

1^. D'après les expériences de plusieurs chimistes, et£ipèc««; spécialement d'après celles de Proust et de Goettliog , il parnt Qu'il y a différentes espèces de sucre qui se trouvent tootes formées dans les substances végétales, et qui se distinguent entre elles par la forme de leurs cristaux , ainsi que par d'autres variations dans leurs propriétés. Les espèces examinées jusqu'à présent sont au nombre de six , savoir : le sncre ordinaire ,'le sucre liquide , le sucre de figues , le sucre de raisins et d'amidon, le sure deBotany Bay , et la tnamie.

Le sucre ofdlâaire est la substance que nous venons de sicreoiâinair* «lécrire dans la première partie de celte section. On l'obtient de la canne à sucre. Autant qu'on a pu le reconnaître jus- ^'à présent ^ U n'y a pas de différence entre le sucre de

%t MRTICS COICSTITUAHTJM DES PLAKTE5.

FéraUe et le sucre ordinaire. Le sucre de betterave est aussi le même que le sucre ordinaire ou sucre de canoë.

18. Ce fut Proust qui fit coonaitre le premier le sucre Uoiiide. II a fait voir que ce sucre existe dans une grande yarieté de fruits et de sucs régétanx. Il se distingue de toute autre espèce de sucre eu ce qu'il u'est pas susceptible de cristalliser. Il ne peut exister qu'à l'état h'qnide. Il est transparent et incolore lorsqu'il est pur, et il se dissout eu plus grande proportion dans l'alcool que le sucre ordinaire. C'est par le moyen de Talcodl qu'on peut séparer le sucre liquide du sucre ordl* naire, lorsqu'il arrive qu'ik sont mêlés ensemble. Le sucre liquide existe dans le suc de la canne à sucre ^ et 3 constitue • suivant Proust, une portiou considérable des mélasses. Il , existe aussi dans les raisins, les pêches, les pommes et autres

fruits*. Il parait, d'après les expériences d'Âuarie, qu'on peut aussi obtenir un sucre liquide des tiçes du zea mavs ou blé de Turquie ; mais on ne put réussir par aucun des moyens ou'on essaya a le faire cristalliser *. Les expériences de V(^el et de Bouillon-Lagrange porteraient à soupçonner que le sucre liquide peut n'être simplement que le sucre ordinaire privé de la taculté de cristalliser, parce qu'il est à l'clat de combinaison avec un acide.

saer«defi|aet.' ^9* ^® ^"^**^ ^^ figucs pcut être VU à l'état concret sur la surface de ce fruit • tel qu'il se vend ordinairement en An* gleterre. Si après l'avoir dissous dans de l'alcool bouillant on abandonne la liqueur à elle-même, on peut obtenir aisémeut le sucre en cristaux. Ces cristaux on! une forme différente de celle du sucre ordinaire, et ils ne m'ont pas para avoir une saveur tout-'à-fait aussi sucrée 'i d'où il suit que ce sucre, doit former une espèce distincte. ^saer« ^0* Ou Sait depuis long-temps que les raisins conUenneot

L. «...-. j^ sucre en abonoance. Le duc de Bouillon fut le premier qtu le retira du suc des raisins; et Proust fit voir la dififé-» rence qui existe entre ce sucre et le sucre ordinaire. Suivanj lui, le suc des raisins fournit des o,3o aux o^o de ce sucre *« Le sucre des raisins n^est pas aussi blanc que le sucre ordinaire , mais il cristaUise beaucoup plus facilement ^. U fi

« Proast, Ann. deCbim. LVH, i3t.

* Ann. de Chim. LX,6i. ' '

» Jouro. de Phy8. XXÎX, 5i el LVU i*3^

4 KichoUon's Jours. XIY) 17^^

4e rauius.

SOCHK. a^

fté pQkbllè par Proast titie longue clissertitioii sur les prcH

r'iétés de ce sucre , et sur b manière de l'extraire des raisiiis. derim d^one grande importance sar le continent pendant h dernière guerre y à raison de la difficulté qu'il y avait de senrocarer celai des Indes-Occidentales.

Le verJQS, ou le liauide que donnent les raisins qm ne sont Ym^ pas mars , contient du tartrate acide de potasse, du sutfalMf de potasse , du sulfate de chaux , beaucoup d'acide citrique , on pen d'acide malique , de l'extrait et de l'eau; mais il ne /j troore ni gomme ni sucre. A mesure que les raisins avancent eo maturité , l'adde citrique disparait par degrés , et la gomme et le sucre le remplacent.

Le sac des raisins mors contient aussi du gluten et de la sm matière fibreuse, mais simplement à Pctat de mâai%e , et^"***""^ ponvant, par conséquent , être séparé par le filtre , ou mieux encore en faisant bouillir le suc , et en l'écumant. Les sulvstances tenues en dissolution sont principalement du sucre | èoi sirop, doghiten, de la gomme et de l'extrait. En évapo« TïstiL ce suc à siccité , il reste du tiers au cinquième d^une

uMÈièitsdîde, suivant l'espèce de raisins employée, et la

smaderanoée.

Pcar extraire le sucre de ce soc de raisins murs, I^onsf g^cftétnîsiv

SÊtarak les acides qu'il contient avec de la potasse ;' et

après Pavoir réduit à moitié en le faisant bouillir, il l'aban*

donnaît à hn-mème. Il se déposait, par le repos de la Kqoeur ^

pkBÎears des se^. Sa pesanteur spécifique était de 1,21 5;

da la mébit alors avec du sang de bœuf; et après avoir

cbaufTé , écume , filtré , on faisait bbnilliT le tout jusqu'à

comsimce de sirop. Cette liqueur, traitée ainsi , prend par

de^és la ferme cristalline, et ressemble à la moscouade da

sacre des Indes^ccidentaJes. Dans cet état , sa pesanteur

spédSipie est d'environ i,5oo. Ce sucre brut est composé ,

smrant Proust, de

Sacre cristallîsable ..••• 7^,00

Sirop, ou sucre non-crîstallisable.. . ^4-44

Gomme ç.... .. o,3i

Malate de chaux o,a5

n sy trouve en outre de l'extrait, dont la ptoportion ne feot pas être bîea déterminée. Le sirop tient ^ dissohtioa

3« VAHTlCS COHSTITtriVtïS DXS PLANTAS.

ime qnaiitké considérable, probablemeiit plus de It moitié de son poids, de sacre cristallisable; mais it est difficile de fen séparer.

Le sucre bmt, ainsi obtenu, n'est pas aussi sncré que celai provenant de la canne, puisque quatre parties de ce dleraier sacrent autant que cmq parties du premier. Mais on peut le substituer au sacre brut ordinaire dans tous kf cas pu Ton doit faire usage de celui-d.

Ce sucre brut peut être rafiiné absolument de la même manière que le sacre de canne. 11 est alors blanc , mais ayant ' moins de consistance que ce sucre. Il n'est pas aossi sacré ^ et il ressemble beaucoup aa sucre de miel. Il ne cristallise p<iiiit , mais il prend la forme de globules.Ce sucre n'est pas aussi soluUe que celui de canne, et, par conséquent^ il est plus aisément séparé des autres substances dans le sac de raisins.

Proust nous apprend qne le sacre brut obtenu des raisins^ lorsqu'il est suffisamment étendu d^eau, fermeitte et se coo« Tertit eià Vïb.

Sacwt^ On peut convertir l'amidon en un sucre, ayant exacte* ^^ ment les mêmes propriétés que le sucre de raisms , en opé-» raat aln^tqu'il suit. Après avoir mêlé de Tamidon avec quatre fois son poids i d'eau, et environ un centième de son poids d'adde sulfurique , on fait bouilUr le mélange pendant trente* ^Ittores, en remplaçant l'eau à ntestre qu elle ^'évapore. On l^liure ^ors l'adde avec de la cbaux; et après avoir iéparé'Ie salfiate de dhanx formé , on concentre anffisam* ment la iiqaeur par évaporation.

Ce ifait curieux fut accidentellement déconVert par Kû**» dipfF, chimiste russe , lorsqu'il s'occupait d'une suiteîd^expé* TÎences, ayant pour objet de convertir l'amidon en gomme, n s'imagina que i'amidoe serait rendu plus sokible daitisl'eMi en le faisant bouiUir avec un peu d'acide snlfuriqne étendu ; et en prolongeant l'ébullition . il observa que l'amidon se convertissait en sucre. Yogel S est assuré que pendant cette conversion de Tamidon en sucre , il n'y a aucun dégagement de gaz. MM. Mooré' et de Saussure* reconnurent que fat quantité de l'acide sulfimque n'avait point éprouvé ae di-

'PUI.Mag. XL,t34.

lunikm dans Pop^ratioo. Snussare troQTa que loo parties dfimideo deYÎenneDt , étant converties en focre^ ^^^^4 ptrties. U en cooclitt qne le sucre d'amidon est sraplemenC au composé d'amidon et d'eaa à Pétat solide^. D'après son analyse, les parties constituantes du sucre d'anûdon sont: savoir:

OxiVène 55,8;

Carbone , ^79^

Hjdrogène ••• 6,84

100,00 Comme nous manquons de données pour détermmer le BOÉobre éouivalent du siicre d'amidon , il ne nous est pas , possiUe de connaître de combien d'atomes d oxigène j de carbone et d'hydrogène il est fermé. Si nous le constdé^îoo* conme un composé de cinq atâmes de chacun de ces pria* ctpes, sa constitution et son poids seraient :

5 atomes oxieène s= 5 55,33

S atomes carbone. .••..« = 3,75 .... 4o,oo ^ alAmes hyd^g^ène t=c 0,626 . . • 6,67

l^mes de sucre d'amulon. = 9)375... 100,00

Ces proportions s'accordent assez avec le résultat de fiiulpe de Saussure. Si ce résultat était exact , le 'sucre daizudoo ne différerait du sucre ordinaire que comme contenant on atome de moins de carbone.

L'analyse du sucre de raisins, par Saussure, se rapproche de très près de celle qui précède. U trouya que la compO'* sîtioQ de ce sucre était de

Oiiff ène • . • . 4 • 56,5i

Carbone 36,71

Hydrogène 6,78

iOO.OO

Cette espèce àt sucre fond k la tempérnture de l'eau bouil^ ■le. Lorsqu'il est dissous dans l'eau, et suffisamment étendu, 1 épreuTe tes fermentations TÎnenses, sans qu'aucune addh* tion de lerure soit nécessaire. Ses cristaux 9ont de petites apUres, exactement semblabfes aux cristaux de aieL Je crois que ces sphères sont femées d'une réunion de petites s%mUes , quoiqu'il ne soit pas toujours facile de di&tmguer. cette structure.

; Aanais of Piâlosophy, VI, 4a6.

hH PARTIES C027ST1TVANTEf DES PLANTES.

ai. n.y a coYiPon ao ab qu'il fut éovoyé de Bôtaoy-Baj. êtB^y-Bar jes écbaotiUons d'une substance sucrée : ils étaient d'un Uaoc de oeige^ sous la forme de larmes, et ils s'étaieut évidemment écoulés en gouttes, à letat liquide , de quelque végétal* Je fus informé que ces larmes avaient été recueillies dans une plaine couverte de bois, mais dont je ne pouvais, connaître Vespéce. On. en avait pu rassembler quelques décalitres. Ces larmes avaient une saveur sucrée et agréable* Elles se dissolvaient en beaucoup plus grande quantité dans l'alcool aue le sucre ordinaire ; et par le refroidissement de ce liquide , le sucre se déposait en abondance y sous la fprme de cristaux aiguillés. Cette forme les rapprochait de • ceux de la manne, mais ils n'étaient pas tout-àfait les mêmes, et ils ne produisaient pas une impression de froid aussi, marquée sur la langue : c'était donc une espèce particulière de sucre , quoique se rapprochant beaucoup plus de la manne.

Sue toute autre des espèces précédentes. Il serait jbieo i ésirer qu'on pût se procurer ae plus amples renseignemens sur cette. espèce de sucre, et qu'il en fut envoyé en quantilés suflisantes pour le soumettre i une suite d'expériences : je n'en avais que quelques centigrammes. 8wM 23* Braconnot obtint de ïagarîcus volvacevs^ par évapo*

étdumpigBOBfn^JQii^ une espèce de sucre, qui diffère de toute autre con« nue jusqu'à présent : U cristallise en prismes quadrilatères à bases carrées. Il a une telle disposition à cristalliser , qu'il suffit de répandre sur la surface d'un vase, une très-faible absolution de cette substance dans l'eau , pour que la surface du vase soit immédiatement tapissée de petits cristaux aciculaires. Exposé aufeu^, ce sucre fond , se boursouffle et s'enflamme, en exhalant une odeur de caramel : il reste un peu de charbon qui n'est point alcalin. Les acides ne privent point cette substance de la faculté de cristalliser , comme cela a lieu, aveck sucre ordinaire. Mise en digestioi af ec de l'adde nitrique, elle produit de l'acide oxalique ea aboa^ danoe , mais elle ne donne point de jaime amer \ elle peut éprouver la fermenution spiritueuse *.

a3. On a cm, pendant long-temps, que la manne était «ne substance qui tombait des cieux ; et cette opinion s'es^ ûuûateûue jusqu'à ce que, parades expériences incontestable

f Apn. de Cbim. LXXOC, 278.

9 €& été défnootré fpfeUe proTeaait par exs«d^oii âe certiios arbres.

L41 DBanne est sons la foitM de ^bules oblongs ou masaes, dW Uaiic fannâlrei avec ud certain degré de transparence. Plosiears arbres^ en fournissent ; mais on l'obtient priodpalenieBt à^fra^m^s omus^ espèce de firéoe qui croit aboodamoient eo Sicile et dai^ la Calabre« £Ue exsude en partie spontanément pendant les mois d'été) et on l'obtient en partie par incisions» Le suc s'énaissit peu-a-peu lan une miiSBe solide , ou bieii onde fait sécber au soleil ou dans dei étujres '.

La manne pore est très*Iégère, et parait consister daat noe réunion oe cristaux .capillaires très-fins. Sa saveur e/it sucrée j mais elle laisse sur la langue une io^ression- asoiséi^ bonde ; elle agit comme purgatif doux. Liorsqu^on l'a dissoute dans l'eau, on peut l'obtenir de nouveau sans altération ^ par une évaporation ménagée. L'alcool la dissout i l'aide de la chaleur ; et cette dissokitioQ abandonnée à elfe^éme, dépose V^-knpeu environ les o,6a5 de la manae, à l'état -d'une masse cràtafiiiie , d'un boMi blanc y légère et spongieuse , ayant quelque ressemblance avec le camphre. Ce dépôt a une «aaveor sacrée, arable y et se fond iastamanémenf; sur la kagae^ comme 4e lajneîge dans de Teau tiè4e. On peut le considérer comme la matue ^pure. Cette substance diffère àxk sucre par la nature dei set cristaux ^ t<^. pitr la propriété ^'elle a de se dissoudre /plus ranidemeut : si après avoir évaporé la dissoktioo , op Tabanoonne de nouxreau ,à ell^ même, il s'y dépose eacore une autre quantité des o,9iS de la m^Doe; mais sa couleur n'estpas aussi beUe^ et sa saveur «usai marquée, que celles de la première ^tion précipîléeu Par l'évaporation de la dissolution a sificité, on obtient les 0,1 a5 restans delà manne à l'état d'un ntrait épais , qu'oa ne peut pas dessécher aisément. Cet extrait peut, être considéré comme coasistant principalemeiit: dans les substances tcraogères anxqoelles la manne doit sa saveur nauséabonde**

La manne diffère du sucre ordinaire par plusieurs oropiiàés remarqail>les. EUfe se dissout très-aisément et aponr

m^^m^m n I I I ■■■III» ■,.

> Heomao's ChemWtry, d/ 3a5,4'éù d^i&iûtéê t^os les dëluls Anses dans \tA ounàasaie^Umia, jr^kiiffnaiBntàiaonaBiM. t Ikid. p. 32^

34 PAatiEs coNsntOAimis les plartisJ

damment dans l'alcool , et cri^àllise .par refroidissement Mise en digestion dans l'acide nitrique , elle donne l'an et l'autre des acides oxalique et sacicholactiqùe, tandis que le sucre ordinaire ne fournit que de l'acide oiaKque '. £Ue n^est pas sus<ieptib1e de fermentation comme le sucre , ef

{>ar con^nent y elle ne paraît pas capable de fournir de 'alcool*. Dans une suite d'expériences sur le suc de l'oignon ordinaire (aUum cœpe\ Fourcroy et Vauquelin reconnurent qu'à une température entre 19 et 27 degrés centigrades, il eproavait, par degrés, la fermentation acéteuse sans émission de gaz; et que pendant qu'elle s'opérait, une certaine ^anlité d'au sucre mcristallisable qui ^ était contenu , ac« '«{uérait k plupart des propriétés de la manne. Ce n'était cependant pas précisément la méme^ substance, car elle ne donnait pas d'acide saccholactique, en la traitant avec l'acide «itri^ue.

La manne commune du commerce consiste, suivant les expériences de Fdurcroy et VauqueKn, savoir : i .^ en manne pore, qui constitue au-moins les o,^5 du tout; 2.0 en un peu de sucre ordinsdre , qui la rend jusqu'à un certain point iermentescible;' 3.^ en une mdtiére jaune avec une odeur ^nauséabonde , i laquelle k qualité purgative de la manne semble être due; 4-^ en une petite portion de mucilage, susceptible de se convertir eti aoide sacchokctique. L'existence de cette dernière partie constituante, semble être hypodiétique. Plusieurs substances paraissent être trans* ^rmées en manne par la fermentation. On a déjà cité te isucM'dans le suc de l'oignon. Fourcroy et VauqueUn trouvèrent également que le suc fermenté du melon contenait de la iBianne, quoiqu'il n'eut pas été possible d'y en découvrir k présence avant la fermentatiou« La manne parait quel* ijuefois avoir été formée et déposée par des insectes ^ iriairtM ^' ^^ phstes qui contiennent du sucre sont en très^^ ^^^^^"•»^*grand îiomlie. Margraff est le premier qvi ait indiqué une méthode pour l'eti séparer. On réduit en poudre m. ett pul^ k plante qu^oo suppose le contenir, pois on k {ait Mttillir «vee à% raloèot fort. Le liquide est filtré p^idadt

» ProQfT, Alla, de 'JCkAm. LVU^ i<4- ' ; Klaproth» Gehkn's JoBrn. IV, 3a8.

secmr. 35

«3 est chaud, et msk part dans nn Vasç fermé ; au bout de Dea de joars, le sucrasse sépare de Talcool , et crisullise '• ^ Les plantes qui suivent sont les principales dont jusqu'à jiréseiit les «dûmistes sotedt parvenus à extraire du sucre*.

La fleur du rhododendron ponticum»

La sève de Tacer saccharinum.

— betula alba.

— asclepias syriaca*

— heraclium spbondilium.

— cocos mucitera*

— juglaos alba.

— agave auiericana'* — > fucus saccharinus*

— ficus carica.

— ceratonia siliqua K Le suc de Farundo saccharifera.

— arunclobambo&S

— lea mays. .

4 Les racines de pastlnaca saliva^.

i - — ^ sium sisarum ^.

' — " bêla vulgarîs et çîcla/. r

— daucus Cf rpta '•

— apium petrôselinuoi* ; La bulbe de rallium cœpe.

U convient, cependant, de l^marquer qtte Margraff neput abteoîr du daiicus carela qi^ua sirop qui n'avait point la propriété de cristalliser^ Celui eitrait de la sève de l'agave amecicaiia ressemblait plus à k mamie qu'au sucré* : il est Irèa-rarc que le sucre exsude spontanément des végétiàix ; ^^^^^ ^ cela arrive néanmoins quelqoefob. L*on observa à NafJes , «y»»*»^—^ il y a qnd^pie temps , des larmes d'ui»' substance sucrée sur k wratoMi silkpia on caro«bîer« Klaprodi examina ces lar- Bws y ec y irOQva du sucre mâé avec mi peu de tannin et 'j 1 '■ ' — ' ' I ■ 1 1 i I. I ■

* Margrtff, Oposc. I , af6.

"^ ' fUndboc'

* Cren's fUndbach, U, i33.

* MargrâflTy O'pùsc. I', 3i3.

* Klaproth , Gehlen^s Jooni. IV, $26.

* Tenoaot's Indian recrcations. Û , ajS8.

• Blar|;raff , PpoM. I, aiî." ,

t Aid. p. »4f •

99t PARTIES COirSTITf 4HTfi9 BIS PLIHTIS.

d'oxalajte de potasse '. Le suc épaissi da bttaiboa'(^^^&^ bambos^ est coDûU dans Tlnde spusi^ nom de sacar nambuf^ t^rme que Toq suppose être Porjgiae de notre moc sucre ^ ce su.G fprme une espèce de sucrç renommé comme médicaoient ; on n'a pas encore déterminé jusqu'il quel point il est le même que' te sucre ordinaire.

Il a été trouvé accidentellement de petits cristaux de sucre dans la fleur de rhododendron ponticum , rosage pontique. J'ai reçu quelques-uns de ces cristaux de mon ami le docteur Charles Mackenzie, mais en trop petite quantité pour qu'ils pussent être soumis à un examen rigoureux* Ces cristaux n'ont pas de forme réeulière j mais sous d'autres rapports, ils ne semblent pas différer dans leurs propriétés du sucre ordinaire. Fourcroy et Vauquëlin ont fait mention de ce sucre du rhododendron ponticum, qui fut également observé depuis par Bosc ^. f

Nous donnenoriSî ude grande extension à la h'ste des plantes saccharifères, 'si nous y insérions tous les fruits à saveur sucrée , tels que les raisins , etc. , qui contiennent évidemment du ^cre , quelques familles de mousserons et quelques espèces de la famille des champignons, dont Humboldt assure en avoir extrait '.

Vue». a5. Le sucre est devenu aujourd'hui un aliment très* essentiel ches les Européens. Il contient peut-érse une plus grande proportion de parties nutritives que toute autre substance végétale du même volume. Il a l'avantage sbr la plupart d'autres objets d'aliment , de n'être pas* siusceptibîe de se gâter ni par le temps ^ ni par les chatigeinens dé l'atmosphère. Si nous en croyons le dbcteur Rush, le imcre

.. ,. - est le meilleur préservatif que l'on puisse employer contre les éialadiès occasionnées par les vers. On a crupeitdant long-temps qu'il était nuisible aux dents , mais 6n est retenu de ce préju^. Le sucre a la propriété de préserv^er d'acres 8d)stances végétales de la putréfaction ; aussi remp!oie«t-oa souvent à cet effet, comme constituant la base des -coa-» serves, etc. ' . f »

■ Gehlen^s Joani. IV, ^vf, *' * ' *

• Ann. deChnn. LXIII^ n>i. ,

s Le lecteur trouyem une liste de 'ces blantes', Déanccnifi phxt^ complète que celle qne j'ai donnée, dant Jolra*» Ti^^ieUei», pu i^.'

♦fc

iAmeocoxKC; ~ Zy

SECTION IIL

' De ia Sarcocolle.

On a coDfondn jos^'icl cette substance avec le3 gonunei résilies, quoiqu'elle en diffère beaucoup par ses propriétés* On suppose qu'eDe est le produit du penœa mucron^ta\ arbrisseau qui , suivant les auteurs botanistes, est indigène dans les parties nord-est de l'Afrique '• On ne sait rien àp précis sur la manière dont cette substance en découle.

La sarcocolle est apportée en Angleterre de la Perse , de eiu.

la Turquie et de l'Inde , elle se vend ordinairement à l'éut

de ^obules oblongs , depuis la grosseur d'un pois jusqu'à

ceDe d'oo grain de sable. Elle est communément d'unfe

codeur jaune , et ressemble beaucoup à la gomme arabique^

dont elle a la demi-transparence ; mais quelques-uns de ses

f^kins sont d'un brun rougeâtre. Elle a une odeur particulière

tx assez analogue à celle de la graine d'anis. En rexaminant

I t^cciAxemîon, os peut y découvrir quatre substances diffé-

^ reotes : la première, et la plus abondante, est ja sarcocolle

pore; U seconde consiste dans de petites fibres ligneuses,

ef dans une substance moUe d'un blanc jaunAtre, ayant quel*

que ressemblance avec l'enveloppe des graines de certaines

ixiames cruciformes i la troisième est une substance d'uû

nran rongditre , ayant l'apparence terreuse ; quant à la

quatrième , on ne la découvre que lorsque la sarcoqoUe est

dissoute dans l'eau ou dans l'alcooL Elle se n^nifesie alors

en masses moUes , transparentes et tremblantes ctfmme de

la gdée.

£a quantité de sarcocolle pure s'élève aux 0,80 du tout. En dissolvant cette substance dans l'alcool ou dans Teau , et en l'obtenant de nouveau par évaporation , elle perd son odeur. Elle prend alors la forme de petits gâteaux bruns ^ demi-transparens , facâes à casser, et ayant ^beaucoup de ressemblance avec la gomme. Sa pesanteur spécifique-est de de 1,2684 *.

' I ■■ ■■ ■ Mil I III in. Il I I ■

* Dioseoride non» apprend <|ae la Mtoocollt • «Mode d'un arlM'a ^ croH dans la Perte , et Ton i^e coimalt ricade plus à*pr«scnt r«k|* isf ement à cet aibte&

• Biiwoa.

38 PARTIES COVSTITViLVTBS DBS FLAKTiS.

frofnku. Cette substance a une saveur sucrée , mais <|m laisse après elle une impression d'amertume. Elle se dissout dans la bouche comme la gomme.

La sarcocolle est presqu'également soluble dans Veau et dans Talcool : la dissolution est de couleur jaune. La disso* lutioQ dans Feau a l'apparence de mucilage , et Ton peut s'ea servir pour les mêmes usages.

La sarcocolle n'est pas suceptible de cristalliser. Lorscpi'on la chauffe, eUe se ramollit, mais elle ne fond pas. Elle exhale une légère odeur de caramel. Â une haute température, elle noircit, prend la consistance du goudron, en répandant une fumée blanche, pesante et d'une odeur kre. Â un feu vio* lent , elle brûle sans presque laisser dé résidu.

Pour déterminer plus en détail les propriétés de la sar* cocolle, jen ai fait dissoudre 3 grammes dans i55 centimètres cubes d'eau. La dissolution était légèrement colorée en brun, ayant une saveur semblable à celle d'une décoction de réglisse. Cette dissolution n'avait rien de gintineux au toucher , et elle n'aurait pu être employée comme gomme pour coller ensemble des morceaux de papier, etc.

Les effets des réactifs sur cette dissolution sont , savoir :

Infusion de noix de galle. . Un léger prédpité. .

iUn précipité abondant , d'oo jaune léger; la liqueur dévient incolore.

Acide galtique Aucun changement

Hydrocyanate de potasse. . Aucun changement.

^•^«^ • • • • • rsis,™ "" "^

Acide snUuriqoe « • . • Se colore en noir foncé.

Potasse Se colore en vert.

Carbonate d'ammoniaque* . Se colore en verL

£au de chaux.. Se colore en vert.

Eau de strontiane. Se colore tn vert

Potasse siUcée {^^ ?^^'^^ ^" ^^'^ ' P^^^ ^

( précipité.

Oiilate d'ammoniaque. . . « Devient légèrement opale.

Sul&te d'alumine^ Aucun changement.

Hydrochlonte de magnésie. Aucun changement

{La couleur dénient pks fiyucée etplusoDaque. Auboutde quelques beures, il se forrn^ ' un précipité qui se dépose*

JNitrate de plomb Aucun changement.

Acétate de plomb». •;.*.. Devient laiteuse. Sous-acéute de plomb.» . • Précipité blanc ^ abondant. Perchiorure de mercure.. • Aucun changement»

JNitmte d'argent , . Aucun changement.

Sulfate de zinc. .••.•>••• Aucun changement.

Sul&te de cuivre. . ^ Aucpn chaocement.

Hydrochlorate d'or Un légcir précipité.

La propriété la idiis remarquable de la sarcocoHe dans cette table , est celle d'être précipitée par le taonin i cette propriété la distingue de la gomme et du mucilage.

La réglisse parait se rapprocher par sa nature de la aar' coo^e. On retire cette substance de la racine de la gfy^ cfrrliza gLibra, plante cultivée dans le midi de l'£ttro{.c \ f^ mène en Angleterre *. Les racines en sont longuet ^ / déliées et fibreuses. Leur couleur est jaune ^ et elles oc) y' beaucoup de suc quaud elles sont fraîches. On exprime le soc de ces racines et on Tépaissit par la cuisson. La sub« stance ainsi obtenue s'appelle réglisse ou sucre noin Elle est iqaportée dEspagoe en Angleterre en rouleaux cylindriques recouverts de feuilles de laujrierl On la purifie easnite par un procédé subsé^ent, et on la vend en petits cyUndres de la grosseur envuron d'une plume d'oie, sous le nom de réglisse rt0née. Ce ins de régusse est d'une belle couleur noire et éclatante, il est fragile et sa cassure est YÎlreuse.

Outre la partie sucrée,, il se trouve encore d$msla régb'sae les Oy33 environ de majp^ère mucilagiaeuse* et même da charbon. Lorsqu'on la dissout dans ladde nitrique, il se forme une certaine quantité de tannin, fourni probablenaent par ce charbon; car les substances saccharine et gom« meose, traitées par l'acide nitrique, n'eu donnent point'.

» lin ■ ; I I . Il , Il ^

■ Elle est aussi col tirée en Fnqce. Cest uo des priticîpaux pro*» ànU àsk sol dans le canton 4e fioucgneil, sur les confins des dëpAV-^ trmenft d'Indre-etrLoire H de Maiac-çt-.Loiie. i^K*^ du Tr^duc^)

9 RenmiOy p. 4^9» «

f Hatclicit, ifria.

46 >A&TIES COirSTlTVÀ^SS DUS PLAINTES.

' Là réglisse, traitée avec Fi^Éide siilfuri({ae, laisse nne <]^antité de charbon qui s'élève aux 0,^5 de soo poids. Dans' les expériences de Hatchett , ce^te substance ainsi soumise à TâCtioo de l'acide sulfuriqde, Àe donna aucun indice de.

tannin*.

Mous devons à M. Robîquet une analyse-t^S'intéressante delà reglisse*. La matière sucrée quVIle comient se rap-

E roche de très près de la sarcocolle. Elle est de Couleur rune, ne cristallise point ; elle se dissout en petite quantité dans Teau froide mais en très-grande proportion dans Feaa bouillaqie ; eRe est soluble dans l'alcool et ne parait pas susceptible de fermentation*

SECTION IV

De la Gomme*

- Oir dbnne le nom Ae gomme i un fluide épais, transparent , sans saveur, qui exsude Quelquefois de certaines espèces' d'arbres. Gésuc est très-gluant, et il se durcit par degrés sans perdre sa transparence; mais il se ramollit facilement quand où Tbumecte avec de l'eau. La gomme dont on fait le plus ordinairement nsage, est celle qui exsude de diverses espèces de mimosa^ particulièrement du mimosa niloeica^^ c^te gomme est celle connue sons le nom de gomme' arahifue, La gomme exsude abondamment aussi du prunus açium, cerisier sauvage.

vttfTiâii$. On obtient ordinairement la gomme en petits morceanx ayant la forme de larmes : elle est médiocrement dore et un peu cassante quand elle est froide; de sorte qu'on peut la réduire par la trituration en nne poudre fine. A l'état de pureté, elle est sans couleur; mais elle a communémedt une teinte jaunfitre et avec quelque éclat. £Ue n'a ni odeur ni sa* veur; sa pesanteur -spécifique varie de i,3i6i à i,43i7.

1. La gomme b'éprouve aucun changement par 3on expo^ sitiod à lur: mais à la lumière du soleil elle prend une cou«' leur blanche. L'eau dissout la gomme en grandes quantités.

• Third séries ofeipenmenu on artifidal tannin. PIul^Tr^s. i8q6»

• Ann.tleChim. LXXIl» 143.

! 5chottsb«e, PhiJ. Mag. V^ ^41.

MneOagf.

li MssidiilMm , comme sons le non de mnciUge *^ est épaisse cr<9ollkDie; od s'eo sert souvent sons forme de pâte, poué donner de la roideiir et du lustre à la toile. Lorsqu ou l'étend en surface mince, elle se desséche promptenent H prend f apparence d'un vernis ; mais elle attire lacilement l1iumi« fité, et devient glutineuse. L'eau la délaie complètement; Eu ' évaporant le mucilage, on obtient la gomme sans altération; On peut garder pendant plusieurs années cette dissohitioii mucSagineuse sans qu'elle éprouve de putréfaction. Il existé a peme aucune autre substance végétale qui soit moins sus^ cept3)ie de décomposition. Cependant i k fin , il s'y déve^^ loppe une odeur sensible d'acide acétique.

La gpmme exposée à la chaleur se ramollit, se boursouffle, mais ne se fond pas; elle dégage des bulles d*air, elle noircit, et lorsqu'elle est à la fin presqu'entièrement réduite en charbon, elle donne une petite flamme bleue. Cette flamme se mamfeste plus tôt , si l'on tient justement au-dessus de la ç«saie une substance enflammée. Après que la gomme est • consQBié^, il reste une petite quantité de cendres blanches, j cooastam prindpalement dans des carbonates de chaux et I dépotasse.

/ 3. H ne parait pas que le gaz oxigène ait aucune action f sur kgomme. Si on expose à Pair une dissolution de gomme dans leau, die se moisit bientôt à la surface, mais elle reste long-temps ainsi sans éprouver d'autre changement. L'action des corps combustibles simples sur la gomme a été k peine examinée. Le gaz azote semble ne produire aucun effet sur cette substance.

* La gomme n'agit pas sur les metBUx;maiseIleala propriété ^SSïïuiq'u^*

'* Hennitadt emploie ce mot danft «m sens diflFërent: il hit une ditttiiictîoTi entre la gomme et le mocilage. La dissoioiion de la gomme dans Pean est transparente et glutineuse , et on peut la tît>er «a fils ; tandis que celle dn modlage est opaqae, non giotinenseaa tonchec^ mais glissante , et notant pas suscepiible de s'allonger en fis. On p^t séparer la gomme da mucilage par le procède suivant : On dissout dans la plus petite qnantité dreau possible delà gomtn^, qu'on ^ofgjfqatmt être mélee avec dn mocilage, et çpi^on a prealable- ■Mnt rédoite en ane masse séçhe , et on verse par intervalles dans la Uqatnr de l'adde sulfnrique étendu. Le mucilage se coagule , et la tcmmt reste en dissolution ; lorsqn^ ne s'onére plus de coagula- «ieii, on laisse reposer le mâange pendant qunqne temps; le mocilage ac pr^dpîte an fond de la Jiqoeory et prend la consistance ^e f/dée. On décante le liquide, et on évapore à sicdUs h "oe douce ebakuT; fàsqu'à eonslstance de corne. Joûrn. Med. et Pbjs. 111, 376^

4s PARTIES CONSTirtAVTtt SES PLA9TSS.

ée se éombioer aVec plusieurs des oxides méCalUqiies , atec lesq«ds eUe forme des composés; au-moins quelques-uns des sek métalliques versés daos des dissolutions de gomme, j oooasîonnent des précipités. L'effet le plus curieux est celui produit par rhydrochlorate de peroxide de fer. Quand on ▼erse de la dissolution concamrée de ce sel dans une liqueur mudlaginense très-forte, le mélange se forme en une gelét brune.'demi-transparente, qui se dissout difficilement dans Teau. Lorsqu'on fait sécher cette gelée, elle devient d'une couleur jplus claire et prend à-peu-près l'apparence de la gomme, da saveur est un mélange de celles de gomme et de fer. J'ai présenté, dans la taUe qui suit, les effets de diffé* rens sels métalliques sur la dissolution de gomme dans l'eau, autant que mes expériences me les ont indiqués. Le mucilage dont je me servais était composé de huit parties d'eau sur une partie de gomme. U était transparent et |>arfaitement flm'de , quoiqu'un peu filant.

Dissobuionê taUnes. Effets.

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