‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 5 sur 149 · PARTIES COHSTITITAIITIS DES PLANTES · texte numérisé non relu

PARTIES COHSTITITAIITIS DES PLANTES

^cec acide dans un grand nombre de plantes , prindpalement dans l'écorce.

La table qne nous joignons ici et qui a été formée par M. Bî^^n'^, servira k indiquer les proportions relatives do cet acide dans différentes plantes.

PbBtM Orme 7 Frêne de montagne ^

UcoXm«iit.Chéoe coupé en hiver.... 8 Peuplier. 8

Marronnier d'Inde 6 Noisetier. 9

^ ,. Hêtre 7 Frêne «o

Saule (branches^ 8 Châtaignier d'Espagne. • 10

Sureaa 4 Chêne lisse /o

Prunier 8 Chêne coupé au prin-

Saule ( tronc ). • o temps. 10

Sycomore 6 Huntingdon , où saule de

Bouleau 4 Leicester.. 10

Cerisier. . , 8 Sumac i4

espèces i3. Le tannin semble être, ainsi oue la plupart des

d« taoïiiii. giHfçg substances végétales , susceptible de modifications.

Les différentes espèces de tannin qui ont été jusqu'à présent

mentionnées sont :

Nôia« gMti '• I^ tannin des noix déballe. C'est l'espèce ordinaire,

oui a été décrite dans cet ouvrage, sous le nom de tannin.

11 précipite le fer en noir, et produit avec la colle-forte un précipité ayant de la consistance, insoluble. L'écorce du chêne, et la plupart des autres arbres astringens en Angle(erre| sont actuellement supposés contenir cette espèce de tannin.

Ctdum. 3. Le tannin, qui constitue une si granae proportion d« cachou, est la seconde espèce. Proust observa sa nature par* ticuliére, qui fut depuis plus spécialement examinée par Davy. Cette espèce de tannin produit avec le fer un prea- .' pité de couleur olive.

Xino. 3. Le tannm du kîno forme une troisième espèce. Cette substance s'obtient de plusieurs végétaux. On suppose (jumelle fut originairement importée d'Africjue ; mais actuellement lekino commun du commerce se retire, suivant M. Duncan, du cocooioba urifera ou raisin d^ mer^ et il est principalement apporté de la Jamaïque. Mais lekino de la plus belle quahtc est le produit de différentes espèces S eucalyptus,-^ ' particulièrement du résintferaou arbre à jgomme brune deBo-

* NicLtolsoQ*» Joam. III , 39(.

ACIBIS. Il

tioy-Bfly** . Cest tme substance astringente d^an ronge foncé, ettrès-ira»le. Elle se dissout laieai dans l'alcool que dans Feau. La dissohition, dans ce dernier liquide, est trouble; dans Valcool die est transparente, et d'une belle couleur cramoisie si elle est snffisamment étendue. Elle préciuite la coUeforte en une couleur rosée , et forme avec les sels de fer un nrédpké vert qui ne s'altère point à l'air. Ces propriétés du iino, reconnues <f abord par M. Dnncan , et depub par Vanqudin, font Toir qu'il consiste , pour la plus grande partie , en tanidn , mais dans un état particulier *.

4- La quatrième variété de tannin est contenue dans le sumac Cest une poudre qu'on obtient en desséchant et en broyant les racines du rhus coriaria^ arbuste cullivé dans le nûdi de l'Europe. Le tannin, qu'il contient en abondance, produit avec la gélatine un précipité qui se dépose très-lentement, et qui restera letat d'un magma blanc sans consistance.

S. La cinquième variété de tannin, suivant Proust, sepasici.

\ tRKn^ dans le bois àMmorus tinctoria ou vieux fustet, ainsi

^ îvppdient les teinturiers anglais. Ce bois donne avec

iaJbtw ainsi qu'avec l'eau un extrait qui précipite avec la

gâstnie; il suffit d'une dissolution d'hydrochlorate de soude

pour le séparer ^.

Le tannin affecte particulièrement les écorces des arbres; mais il existe aussi dans la sève et dans le bois d'un très-^rand nombre d'entre eux, et même dans les feuilles de plusieurs. Il est très-rare qu'il exsude spontanément; c'est cependant ce qui semble avoir lieu dans une variété de kino venant de Bota^-Bay , que |'ai dernièrement examinée ♦.

M.Biggîn' s'est assuré que la quantité de tannin varie dansles écorcesd'arbresdansdes saisons différentes. Cette quantitéest ▼arkMe aussi suivant l'âge et la grandeur des arbres ^. C'est dans récorce intérieure que le tannin existe en plus grande proportion ' ; ordinairement l'épiderme n'en contient pas.

* I9îehoUon*fc Journ. YI » 93 j.

* Ann. de Chim. XLVI, 3a i.

* Proust, Ann. de Chîm. XLtl, gf,

* AnnaU of Philosophy, 1, iGJ.

* Pbil Trans. 1798, p. 299, « Dayy, ibUI. i8û3.

' Dayj, ibid.

«d PARTIE! COfTSTlTUANTES DIS PLAKTS9.

On a présenté j dans la taUe qui suit , la proportion àc^ matière solide extraite par Teau de différentes substances végétales, et de la quantité de tannin contenu dans cette matière solide, d'après les expériences de Davy.

Mutière •olld*. Tamfa.

3i gram. ( once troy ). gram. gnun,

a« qîwtiî^ ô» Écorce blanche intérieure de chêne vieux. 7 4,6^

teania JcuDechéne 7,18 5,it

^*-^!r Chêne d'Espagne. 6,76 4,«

Saule de Leicester. 7,67 5,ia Écorce colorée , ou écorce du milieu de

chêne , . 2,78 1,23

Chêne d'Espagne. 2,65 «,91 Saule de Leicester. 2,20 f,«

£corce entière de chêne 5,9$ 1,88

Chêne d'Espagne. 2^27 i,36

Saule de Leicester. 4 160 2 , 1 4

Orme — »>84

Saule commun». . — «^,71 \

Sumac de Sicile • 10,68 5,<t h

Sumac de Malaga io,« 5, 11

Thé (souchongj — 3, 10

Thé vert — 2,65

Cachou de Bombay — 1 6,90

Cachou du Bengale — 1 5,«

Moix de galle « ii,65 8,2»

SECTION IL Du Sucre.

Le sucre ) qui est aujourd'hui un article si important de nos alimens , parait avoir été connu à une époque trèsreculée des haLitans de Tlnde et de la Chine ; mais il est probable qu'il ne le fut en Europe qtie par les conquêtes d'Alexandre-le-Grand. Le mot saccharon se trouve dans Pline' et dans Dioscoride *. Ils désignent le sucre comme un solide blanc et cassant , qui exsudait spontanément d'une espèce de jonc. D'après cette description il ne parait pas qjie le sucre connu des anciens ressemblât parfaitement au nôtre ;

fiisCoirt;

• Lib. XII , c. 8.

* D« Medica mauria, Ub. U, c. io4«

ni» W détaS qti'ib nous donnent sur cette substance est si incomplet qn*<>D ne peut en rtcueillir de notions certaines *• Pendant plusieurs siècles après son introduction dans FOc^ tùdent,oD ne I employait encore que comme médicament; maïs la consommation s'en augmentait cependant pen-à-peu , et dans le temps des croisades, les Vénitiens qui rapportèrent de VOrient, et le distribuèrent aur parties septentrionales de l'Europe , en firent un commerce très-lucratif. ' Cène fut qu'après la découverte de l'Amérique, et la grande extension qu'on donna à la cultnre de la canne à sucre dans les Indes occidentales , que son usage , comme aUment ^ devint général en Europe *.

On fabriaiiait autrefois le sacre dans les contrées méridionales de l'Europe -, mais actuellement presque tout celui une nous consommons, nous vient des Indes orientales et occidentales. La plante d'où on le retire, est Yarundo sacchari' fera ou canne à sucre. D'autres plantes à-la-vérité le contiennent aussi, mais en quantité beaucoup moindre. On l'extrait, cependant, dans l'Amérique septentrionale, de l'acersaccha" TîiuuAoa érable à sucre, mais en trop petites quantités potir t {oonùt k l'exportation *.

!• La mélliode qu'on suit dans Flndostan pour faire le yMtn saav,esi extrêmement simple, et n'exige qu'un appareil JnJ^i>!^SS^ peu dispendieux. On choisit une terre végétale très-riche, dans une situation telle qu'elle puisse être facilement abreu* Tée par une rivière. Vers la fiir de mai , quand le sol est redoit a l'état de limon très-doux, soit par les pluies, soit par des arrosemens artificiels , on plante en rangées des boutures de cannes contenant un ou deux noeuds, en laissant entre chaque bouture dans les rangées un espace de 45 centimètres, et on multiplie le nombre des rangées en les tenant écartées d'environ un mètre. Quand ces boutures arrivent à la haU-

' Htftoria Sacchari , Beclmaan^ Commentationes soc. reg. Gottin^eoftiSf 17^» Vt 56.

> Falconer's Sketch of ik« hUlory of sugar, Mancbester's Memoirs, IV, 291 ; et Mozeley's Hislory of sugar.

> Qa l«a extrait <)epuis pla^ieurs années, en France, ie la bettt* rare - et à*^pT^ê les résultaU dès premUres «BU^priscs , dont )« soecés a ^^ ^^ P^°^ satisfaisans , sous le double rapport de la qoa-lité et du. prix moins élevé auquel ce sucre rCTÎent , il en a été établi

^5 oKHMsiactoves «n grand , «t la cplture de la betterare a été coa- «déxablciaeat aogmeatéo. ( JYote du Traèueiwr, }

l4 I^IRTIES COlrSttTTIAKXES DES PLAlTTES.'

tenr de 6 à 8 ceDtimètres , od remue la terre qui les entoure» Dans le mois d'août on fait à travers les terres de petites rigoles pour faire écouler Teau si la saison est trop pluvieuse, ou pour arroser les plantes , si elle est trop sèche* Cha<que bouture produit de trois à six cannes. Lorsqu'elles sont hautes d'environ un mètre, on enveloppe avec soin chaque canne avec les feuilles inférieures, puis on attache tout ce qui appartient k chaque bouture à une forte tige de bambou de deux à trois mètres de hauteur , fichée en terre au milieu d'elles. On les coupe en janvier et février , environ neuf mois après leur plantation, et avant la floraison, qui diminuerait considérablement la douceur de leurs sucs. Elles ont à cette époque atteint la hauteur de deux à trois mètres, et la canne nue a de 25 à 3o millimètres de diamètre. On

e>rte ces cannes nouvellement coupées au moulin, là on les it passer entre des cylindres pour en exprimer le suc, qui reçu d'abord dans une espèce d'auge ^ s'en écoule au moyen d'un canal, dans de grandes ch^^udières de fer dans lesquelles on le fait bouillir rapidement jusqu'en consistance conve* fiable en l'écumant avec soin. On retire alors le feu, et le liquide en se refroidissant s'épaissit; on le remue avec des Iiâtons jusqu'àce ou'il commence à prendre la forme de sucre« Alors on le met aans des nattes laites avec des feuilles dot palmier ( horassus fiahelliformis') , en nyaut soin de remuer jusqu'à ce qu'il soit entièrement refroidi *. Ce procédé four* nit un sucre brut ou en poudre^ moscouade ; mais ce sucre est visqueux , et susceptible d'attirer l'humidité de l'air, à raison de ce que le suc des cannes n'a pas été débarrassé des acides qui l'accompagnent. En ajoutant de la chaux vive, dans la proportion de trois cuillerées sur environ 5o

grammes de sucre. On obtient d'un acre de terre (44^5 mètres carrés ) environ , aSoo kilogrammes de sucre , et par conséquei^t plus de i3ooo kilogrammes de suc. PrépiMtM» 2, La cherté de la main-d'œuvre, ou, ce qui revient au

du racrc Ans * «

JUdet-ooddeii- ^^

talcs. -

* D.i* RozbnrgVs account of the Hindoo metliod of caliÎTatiiig Um ftogar cane, Repertory, 11, 4a5. Stcond iSeries ^ •tXcaïuiat'jIa* dian récréations ^ II , 3 1 .

t&be,'U natnre des ouTriers, et Vintéxiotké an mJ, rea^ ^t la culture de la caone a sucre plus dispendieuse daus les Indes -Occidentales, et le produit en est beaucoup moindre. Le suc extrait de la canne, en la faisant passer et repasser entre des qrlindres de fer, est reçu dans une ange garnie de plomb , d'où il s'écoula dans un réservoir. On ne pourrait IV laisser plus de vingt minutes, sans qu'il coni« mençàt à fermenter. Cest par cette raison que dès qu'il est recueilli en assez grande quantité , on en remplit une cbau* dière à fond plat , qu'on appelle clarificatoirc , pouvant coO'y tenir i5oo litres de suc, ou même davantage. On mêle alorf avec ce suc une certaiue quantité de chaux. La proportion est, au maximum, d environ un demi-litre de chaux sur 4oo litres de suc \ mais , en ^éuérai , on peut en employer beaucoup moins. On allume immédiatement le feu, et le suc est chauffé à 60^ centigr. , après quoi on éteint le feu. Il se forme à la partie supérieure de la liqueur une écume épaisse visqueuse, qui s'y maintient sans se briser; on retire alors, «a moyen dun robinet ou d'un sypbon , le liquide clair au* AftsoQs de cette croûte , en le faisaot arriver ainsi dans une granàeâiuidière de cuivre. Là on fait bouillir vivement I0 soc, eo enlevant continuellement avec de larges écuoKHres récame i mesure qu'elle se forme. Lorsque le volume d« Ikpiie est sufGsamment diminué , il est introduit dans une seconde chaudière, où l'on continue à le faire bouillir, et à écainer comme auparavant, en ajoutant par fois de l'eau de diaux, si la liqueur ne parait pas claire. De cette seQoudQ cbandiére, le suc passe dans une troisième, et de celle-ci jUns une quatrième , où il est traité de la même manière. Oii appelle cette dernière chaudière le flambeau. Lorsque le sue j est devenu suffisamment concentré par une évaporadoa convenablement continuée, ce qu'on reconnaît à sa visco<^ Site, ou retire le feu, et l'on introduit la liqueur dans le rafraickissoir. C'est un vaisseau de bois d'environ a8o milli« niètres de profondeur, loQg de deux mètres sur x mètre et demi à a mètres de largeur. A mesure que le suc se refroi-» dû, il cristallise, ou se grène, en formant ainsi une masse irregulière séparée de la mélasse ou sirop qui n'a pu cristalUser. Du rafraicliissoir on transfère cette masse dans des tDoneaux vides , percés k leur fond de trous , & travers cbadesquek on fait passer la queue d'une feuille de plan*

tS PAUtlÊS COlTSTtTUAlrTÉS DES PLÀITTES.

tain, assez loDgae pour pouvoir s*éleyer au-dessus du ton^ Deaa. La mélasse s écoule par ces trous dans un réservoir. Au bout d'environ trois semaines, le sucre est passablement sec et beau , et ^opération est terminée. Cest dans cet étal que le sucre est envoyé en Angleterre, sous le nom de moscouade ou sucre brut *. Sy décilitres de sucré brut produisent ordinairement environ 45o grammes de moscouade*. Dans les iles françaises des Indes occidentales le procédé Tarie un peu. On verse le suc épaissi, du rafraichissoir dans des vases de terre cuite de forme conique, ayant la pointe renversée et percée d'un petit trou fermé avec une cbeville. Aussitôt qu'il a pris de la consistance, on débouche la pointe du vase pour laisser couler la mélasse. Quand il n'en dégoutte plus, on recouvre la surface de la partie supérieure, ou la base du pain de sucre d'une couche d'argile délayée dans l'eau. Cette terre abandonne peu-à-peu l'eau dont elle est imbibée , laquelle, en se distribuant également dans toute la masse du sucre, en entraîne ce qui reste de mêlasse. Le sucre traité ainsi s'appelle sucre terré. On prétend qu'un accident a donné lien a ce procédé. Une poule dont les pattes étaient tris-sales, avait passé sur un de ces vases coniques, ou formes, garni de sucre; on trouva que partout ou elle avait Rétine, le sucre était plus blanc que dans tout autre endroit Lé sucre perd par le terrage à-peu-près les o,33 de son poids ; mais on peut recouvrer une portion considérable de cette perte en faisant rebouillir le suc écoulé. Dans les tles britanniques on ne croit pas ce procédé aussi avanta* geux que celui qui y est généralement adopté *. 3. Les cultivateurs dans TAmérique septentrionale se prorAméri<ïii« curent le sucre pour leurs propres usages , par un procède en- «pttmnoatit.^j^ç plus simple au moyen duquel ils le retirent de la sève de Vacersaccharinum,OM erableà sucre, arbre qui abondedansles bois. Cet arbre parvient a sa maturité au bout d'environ ao ansl Sa grosseur est alors de 60 à 90 centim. de diamètre. Dans les mois de février , de mars et d'avril , on perce l'arbre avec une tarière à la profondeur d'environ deux centimètres , et dans une direction ascendante. On prolonge ensuite l'ourer-

< Edward'» Historjr prthcwcsiUdîies, U, laa. ■. Ibiê, p. aa4*

ture fnsqu^à 5 centimètres) et qaaâapti? an trou un toyan de bois pour diriger récoulemeot de la 5éve, qu'on laisse conii- Boer ainsi pendant 4à 6semaines;étquaDdrécouIenietita cessé du côté du midî^oD perce Tarbreda coté du nord. Cette ope* ration^ bien loin de nuire à larbre, raroéliore. Uoarbre ordinaire fournît dans les bofines saisons de ^6 à 1 14 litres de sève, dont on obtient de deux à trois kilogrammes de sucre ; ou cbaque quantité de 1 8 kilogrammes de sève fournit à-peu* près 4oo grammes de sucre ; de sorte que cet arbre ne produit pas le sixième de ce que foi^ruitla canoë à sucre de$, Indes orientales.

Oo ne doit jamais garder la sève plus de ^4 heures iiprès. qu'on Ta obtenue de l'arbre par écoulementé On la purifie eu la passant à travers un linge. On la met ensuite dans de grandes chaudières plates, en y mêlant ordinairement de la diaux vîve^ du blanc d'œuf et du lait fraîchement trait. Une cuillerée de chaux éteinte, un blanc d'oeuf et o,"**473 de Uît nouveau suffisent pour 5y litres de sève. On ajoute un ^tt de beurre pour empêcher la sève de monter pendant^ ^%\^\K>at. Quand la cuisson est finie, ou, laisse le suc se jpTtùàxt ^ grain ou se former en petits cristaux, ce qui CDOsiifoek sucre brut, qui est ensuite purifié à la manière ordinaire^.

4* Le sucre brut, lorsqu'on Pa apporté en Europe, y ^ jobit encore uhe purification. On le dissout dans Teau, on y ^ mêle de la chaux , et on ajoute à la liqueur du sang de bœuf ponr la clarifier. On la réduit ensuite en consistance convenable en la faisant bouilfir. et en ayant soin d ecumer à mesure que les impuretés s'élèvent à la surface. On verse alors le sirop dans des vases de terre vernissée de forme conique, ou on le laisse se prendre ep grain. Les cônes sont renversés le sommet ou la pointe en bas, et cette pointe est pjercée d'un trou pouf que les impuretés puissent se séparer. On recouvre la base du cône avec une couche d'argile humectée feau; ce liquide, en s^infiltrant peu«a-peu à travers le sucre^ êtplace et entraîne une certaine quantité de liqueur impure. Sans cet état de purification on Unoiume sucre en pain^t,n le ledissoltAUt , et en le traitant une seconde fois, de la même

^ D.' Roslâ^a Accounît of thesugar mapple. Amer. Trans, 111 , 64»

IUfio«f«

iS FÀtTtES CONSTinTAKTSS DSS PLÂNTIS.

manière on obtient ce qu'on nomme le sucre raffiné. Il paraît que ce sont les Vénitiens qoi les premiers ont fait usage de ce procédé.

luiSn^». ' 5. Dans les Grandes Indes, où le sucre fabrique est très-

*5.j;jjJ2m!!"P"''i ^" ^^^y ^^ procédé très simple et très-économique, iDais extrêmement long. M. Anderson, chirurgien de l'établissement de Madras , nous a donné l'exposé de la manière dont on le pratique dans les environs d'Aska et de Barampour. Après avoir passé avec expression le suc de la canne , on le fait bouillir jusqu'à consistance convenable, pour qu'il se prenne en grain. On le met ensuite dans de petits pots de terre, dont l'ouverture est large de i5 centimètres \ on le kiisse ainsi pendant un mois au-moios, et quelquefois même pendant six à huit. On perte alors le fond de ces vases pour faire écouler du sucre cristallisé le sirop liquide. On étend le sucre sur un linge , et on Fexprime , en ayant soin de l'arroser à différentes reprises avec de l'eau, afin d'enlever jusqu'aux dernières portions de sirop. On le dissout alors dans de l'eau, on le tait bouillir de nouveau jusqu'en cousis* tance convenable, en ajoutant de temps en temps du lait et de Peau pour clarifier, et en enlevant l'écume à mesure qu'il s'en forme à la sor&ce de la liqueur. On la met ensuite à cristalliser dans de petits pots à large ouverture , dont on * ■'- ' perce le fond , afin de laisser couler le sirop qui reste. Pour blanchir le sucre, on recouvre ces vases penoant cinq à six jours , avec des feuilles de vigne rampante, et l'on a soin de les renouveler chaque jour. Lorsqu'on veut faire du sucre candi pur, on redissout daus Teau le sucre ainsi obtenu, et en répète la méiAe dpératibn en faisant bouillir avec du lait, et en enlevant soigneusement l'écume; on met alors la liqueur dans des pots , en y introduisant des lames minces de bambou , afin d'empêcher que le sucre ne se prenne en niasse , et pour faciliter sa formation en gros cristaux *. Tikéùt'f 6. Au rapport du docteur Higgins , qui a été aux Indes ^

u fabricatioi occidentales pour examiner la manière d'y fabrique^ le sucre.

dawcrfc |g g^^ jg \j^ Canuc Contient, outre le sucre et l'eau, un grand

nombre de substances, dont Ibs plus importantes sont celles

qu'il appelle matière herbacée et acide mélasse. On ne sait

rien de trqs-précis.sur la nature de ces substances; mais le

♦ Pha, Mag. XXI, 17^.

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