‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 82 sur 149 · Chlorate de plomb. . . Un précipité blanc abondant · texte numérisé non relu

Chlorate de plomb. . . Un précipité blanc abondant

10. Acétate de plomb. ... Un précipité blanc abondant, ig. Nitrate de plomb. ... Un précipité blanc abondant.

* Lt tel éuil avec un légt r excè» d'acidt.

456 8VB8TAHCE8 ▲HI1CAI.X5.

Sels métalliques. Effots.

! Aucun changement ; mais Fo* abondant ai. Plombate de chaux • • . • Aucun changement-

aa. Hydrochlorate de zinc. {^^J^* peu-à-peu très-Iai.

!Un prédpité blanc, qui ne naraît pas sur-le-champ, à moms qu'il n'y ait excès d'acide.

s4« Nitrate d'antimoine.. . . Un précipité blanc. aS. Hjdrochlorate d'arsenic. Devient peu-à-peu laiteux. . a6. Arseniate de potasse. • • Aucun cnangement. S7. Arse|iiate de cobalt.. . . Aucun changement. jiK. Hydrocyanate de potasse. Aucun changement

Ainsi tous les métaux essayés produisaient, à l'exception du cobalt, un précipité ; mais II ne s'en manifestait jamais lors- 4{ue l'oxide était tenu en dissolution par un alcaU, ou par one terre. L'effet des sels méulliques surValbumine offre im contraste frappant avec celui qu'iu opèrent sur la gélatine.

11 parait, aaprès les expériences du docteur Bostock, qu'en versant une goutte de dissolution saturée de perchlo* rure de mercure dans de l'eau qui contient les o,ooo5 de son poids d'albumine, le liquide devient laiteux, et U se dépose un prédpité caillé'. C'est, par conséauent. un réactif très» déLcat pour reconnaître la présence de l'alDuroine. Le docteur Bostock a pr<H)osé une méthode ingénieuse pour ap- Iirécier la quantité d albumine contenue dans un fluide animal. 1 finit ajouter au fluide une quantité de perchlorure de mercure, plus que suffisante pour saturer l'albumine, et chauffer ensuite le mélange. Par cette douUe action il se forme un coagulum, qu'on peut séparer par le filtre. Ce précipité desséché contient environ les 0,714 de son poids 'd'aU>u«

' liicbolson^f Jonni. XI ^ af;. • Ikià. p. i{^

Lorsqu'on verse une dissolution de tannin dans nne disso- d^ i^imm lutîon aqueuse d'albumine non coagulée , il s'y forme un précipité jaune trés*abondant de la consistance de la poix, et insoluble dans l'eau. Ce prédpité est une combinaison de tannin etd'albunune. Lorsqu'il est desséché il est cassant , il ressemble à du cuir trop tanné j et n'est pas susceptible de putréfaction» Ce fut Seguin yû découvrit la propriété qu'a l'albumine de former un prédpité avec le tannin '.

L'infusion de noix de galle n'est pas un réactif aussi sensible pour découvrir la présence de lalbumine que pour indiquer celle de la gélatine. Lorsqu'on mêle une infusion de noix de galle contenant 0,260 de matière solide avec de l'eau qui tient en dissolution 0,001 d'albumine, et que les quantités mé* lées sont égales, on n'obtient d'abord aucun effet; mais au bout de quelque temps, il se manifeste un prédpité qui se dépose lentement*.

H. Lorsque l'albumine est coagulée par la chaleur, par AibuniDe l'alcool ou par les acides , c'est une substance dure, opaque , ^^v^d'un blanc de perle , et d'une saveur mucilagineuse douceâtre. Elle n'est plus solubledans l'eau, et n'est pas aussi susceptible de se décomposer que l'albumine non coaculée. Hatcfaett la garda un mois sous l'eau, sans qu'elle devint sm propriétés^, putride. C'est aux expériences de cet ingénieux chimiste , que nous sommes redevables de presque tout ce que nous savons actudlement sur Talbumine coagulée. En la faisant dessécher à la température de loo^ centigrades , il la convertit en une substance jaune, dure^ cassante , ayant la demitransparence de la corne '.

Lorsqu'on fait digérer pendant quelques heures cette snb- ActioBat re««. stance dans l'eau, elle se ramollit pen-à-peu, et devient blanche et opaque comme de Talbumine nouvellement coa^lée. Si elle a été soumise pendant assez long-temps a l'action de Peau, ce liquide en prend une petite portion. La liqueur aqueuse ne prédpité point par l'infusion de tan ; mais l'hy* drochlorate d'étam y produit un nuage l^er ^.

Suivant Schéele^Ies acides minéraux, lorsqu'ils sont éten- Dt, acidtii dus à grande eau, dissolvent une certaine portion d'albnmine

■ I<(ic|iohoQ's Jouro. XI , 272.

* Bostock, ibid, p. i4i.

» Hntchett^Pbil. Trans. 1800.

4 Uid. . , .. •

4^8 SVBSTÀirÇSS AiriMÂLES.

ooagnlée, qnîest de nouveau précipitée par les mêmes acide»

concentrés '.

Changé* Lorsqu'on laisse en digestion de l'aUmmine coagulée dan» ta criattoe. j^ l'a^icfe nitrique étendu, au bout d'environ un mois l'acide

commence à prendre une teinte jaune , qui devient pen-à**

peu plus foncée ; mais lalbumine n'est pas dissoute, quoi-

Î d'elle devienne plus opaque. L'acide jaune, en le saturant 'ammoniaque, acquiert une couleur orangé foncée ; mais il ne s'y forme aucun précipité. Si Ton plonge dans l'ammoniaque l'albumine ainsi traitée, le liquide prend une couleur oranpé foncée, jndinant au rouge de sang. L'albumine se dissout ^ntement^ et ^dissolution est d'un bnm jaimâtre foncé. Lorsqu'aprés avoir lavé l'albumine, ainsi macérée dansl'adde nitrique, on la fait bouillir dansl'eau, elle se dissout, et forme un liquide d'un jaune pâle qui se gélatinise par une concentration convenaole. Si l'on redissout la masse gélatineuse dans de l'eau bouillante , la dissolution précipite avec le tannin et avec l'hydrochlorate d'étaio. On voit ainsi que l'acide nitrique a la propriété de convertir l'albumine coagulée en {^tine. On doit ce fait important à Hatcbett *. .

L'acide nitrique concentré aissout avec effervescence l'aibumi ne coagulée, surtout à l'aide de la chaleur. La dissolutioD devient d'un brun orangé , lorsqu'on la mêle avec de l'ammoniaque ; mais il ne s'y forme aucun précipité K AedoB L'albumine se dissout aisément dans une lessive bouillante

<M aic^f: de potasse -, il se dégage de l'ammoniaque, et il se forme uit savon animal. Ce savon, dissous dans l'eau , et mêlé avec de l'acide acétique ou avec de l'acide hydrochlorique donne uo précipité de nature savoneuse. Si on le chauffe modérément, il en découle de l'huile, et il reste une substance brunâtre visqueuse ^ Les alcalis étendus d'eau n'agissent, à firoid, sur l'albumine coagulée que lentement et impar&itement. Ces propriétés nous indiquent suffisamment que l'albumine coagulée est une substance trés-difierente de Talbumine non coagulée. Il est probable que, pendant la coagulation ^ ses parties constituantes s'arrangent entre elles dans un ordre différent.

• Scbéele, II, $7. • Hatchett, Phil. Tnmt. 1800.

> Hatchell^Phil. TraBB. 1800. ^ Ibid,

IIL On a conclu des efTels de l'acide nitrique sur Talba^ p«riiM mine, et des produits qu'elle donne par la distillation à feu ^S^i'nl ira, qu'elle est composée de carbone, d^drogène, d'azote et d'oxig^. Soivant les expériences de Gay-Lussac et Thénard, ses parties constituantes sont , savoir :

Carbone 52,883

Oxiçène ^3,873

Hydrogène... y^Sio

Azote... ••.... i5,7o5 100,000 *

Le plus petit nombre d'atomes se rapprochant de plus prés des résultats qui précédent, est ainsi qu'il suit :

17 atdmes carbone... =: 13,750 53,4o

6 atdmesoxigène.... ::= 6,000 35, i3

1 3 atomes hydrogène • = i,6a5 6,80

2 atomes azote =: 5,5o 14,67

D'après cette détermination des proportions des parties constituantes de l'albumine , on voit qu'elle diffère de la gélatine, en ce qu'elle contient deux atomes de plus de carbone, et qu'elle a un atome de moins d'hydrogène.

Iv. L'albumine coagulée ou non coagulée, est suscep* ^&pie« tible, comme toutes les autres substances animales, d'exister **»"*'"*»*^ dans des états différens , et de former nn assez grand nombre d'espèces distinctes ; mais elles n'ont pas été caractérisées d'une manière très*précise. Si , d'après certains chimistes, on regarde la partie caillée du lait commode l'albumine, elle constitue une espèce évidemment difiCérente de Talbumine des œufs et du sang. L'albumine coagulée forme nue partie essentielle des os et des muscles. Le cerveaa et le cristalh'n de l'œil en sont peut-être des espèces. Les cartilages, les ongles, les cornes, les poils , etc. , sont, ainsi que Hatchett l'a fait voir, presque entièrement composés d'albumine, et elle constitue la partie membraneuse de beaucoup de coquilles, d'épongés, etc. -, enfin, elle est une des substances animales les plus répandues et les plus importantes.

Y. La propriété qu'a l'albumine de se coaguler par la chaleur, en fait une substance très-utile pour la clarincatioa

^ Recherches physico-chimiques, 11, 33a.

46o 80BSTAHCK8 AiriMAl.£S.

des liquides. On mêle le sémm du sflng, le blanc d'œof, ovt toute substance liquide qui It contient, avec la liqueur k .clarifier, et on cbauffe le mélange ; Falbumine se coagule, et entraîne avec elle les particules flottantes qui rendaient le liquide opaque.

SECTION III

JDe la Fibrine.

Comme '* LoRSQuW abandonne pendant quelque temps à elle* «»c s'obucBt même une certaine quantité de saog nouvellement tiré d'un animal, il s'y forme peu-à-peu un caillot rouge et épais, qui se dépose. On sépare ce caillot , on le met dans un lioge , et on le lave dans l'eau jnsqu'à ce que ce liquide soit devenn incolore et insipide ; il reste alors une substance à laquelle on a donné le nom àt fibrine. Les médecins la connaissaient depuis trés-long-temps sous celui At partie fibreuse du sang ; mais ce n'est que plus récemment, qu'il en a été donpé uno^ description exacte.

On peut l'obtenir aussi de la chair musculaire des animaux. Hatcbett a fait une suite d'expériences très -intéressantes sur la iibrine. Il prit une certaine quantité de maisre du bœuf, et après l'avoir coupée en petits morceaux , il la fit macérer dans l'eau pendant quinze jours , en ayant soin de renouveler chaque jour ce liquide , et de soumettre en mêmetemps le bœut à la presse, afin d'en faire sortir l'eau. Comme la saison était froide , it ne se manifesta aucun indice de putréfiEiction. Il fil alors bouillir cinq heures par jour pendant trois semaines, dans environ 6 litres d'eau fraîche ,.

ses morceaux ou lanières de chair musculaire, dont le poids

ui.

s'élevait a près de i,5 , en renouvelant régulièrement l'eau chaque jour. On soumit ensuite la partie fibreuse à la presse, et on la fit sécher an bain-roarie. La fibrine, ainsi traitée, doit être considérée comme étant à-peu-près aussi pure qu'il est possible de l'obtenir *.

a. La fibrine est blanche, insipide, inodore et insoluble ^^' * ' dans l'eau et dans l'alcool. Nouvellement extraite du sang^

* Hatchelt, Pbil. Trans. 1800.

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