‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 86 sur 149 · I ■ I 1 1 - ■ I II I ■ I · texte numérisé non relu

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« Benetioi, An«als of PhilosophT, 11 > ^^7;

« FaarcToy t\ Vaucpeliii, Attiu de Ctiim. XXXII , ^«

leurs expériences sur cette 8uI>staDce. Ces cbtmistes câèbres lui doonérent le nom d'urée^ qui a été généralement adopté.

L'urée, ainsi obtenue, est sous forme de lames cristallines pn^riéié qui se croisent en différens sens. Sa couleur est d un Manc

Jaunâtre ; mais lorsqu'elle est parfaitement pure , elle est blanche, derat-transparente , et cristallisée en prismes tétraèdres ou hexaèdres.

Elle a une odeur fétide, analogue à celle de l'ail qu de l'arsenic ; sa saveur est forte et acre , ressemblant à celle des sels ammoniacaux ; elle est très-visqueuse et dif&cHei couper; elle a l'aspect du miel épaissi'. Exposée à l'air, elle en attire trèspromptement l'humidité , et se convertit en un liquide brun épflis. Elle est extrêmement solnble dans l'eau , et pendant sa dissolution il se produit un très-grand degré de froid *. L'alcool la dissout aisément , mais en moindre proportion aue Teau. La dissolution alcoolique chaude fournit beaucoup plus facilement des cristaux par refroidissement que la dissolution aqueuse.

Lorsqu'on verse de l'acide nitrique dans la dissolution ^'ï^l?** f concentrée de l'urée dans l'eau , il s y dépose un très-grand i'»â<i«n|»"qii» nombre de cristaux brillans nacrés, qui sont composés d'urée et d'acide nitrique. Aucun autre acide ne produit cet effet singulier. La dissolution concentrée de l'urée dans Peau est brune , mais elle jaunit lorsqu'on l'étend de beaucoup d'eau. L'infusion de noix de galle lui donné une couleur brune jaunâtre , mais ainsi que l'infusiou de tannin , elle n'y produit aucun précipité^.

Lorsqu'on chauffe l'urée , elle se fond très- promptement, j.u^<^"ear. se boursouffle et s'évapore avec une odeur d'une fétidité insupportable. A la distillation , il passe d'abord de l'acide benzcM'que, puis du carbonate d'ammoniaque en cristaux, du gaz hydrogène carboné , quelques traces d'acide bydro-' cyanique et d'huile; et il reste un résidu considérable, composé de charbon , d^hydrochlorate d'ammoniaque et d'hydrochlorate de soude. La distillation .est accompagnée dune odeur d'ail extrêmement repoussante. a88 parties d'urée Soumissent à la tlistillation , 200 parties de carbonate d'am-

» Foufcroy et Vauquclin, Ann. de Chïm. XXXII, 87. Suivant Tromst , Varée obtentie parles procédés ci-dessus menlioDnés, est catiirée d'ammoniaque. JoQrn. de Pliys. LVI, ii3.

• Ann. de Cfaim. , ibid, ^ p. 88. ! Ihid,

474 SUBSTANCES.AiriMÀLKS.

moDÎaqne^ i6 parties de gaz faydrogéDe carboné ,7 partie»de chairbon ^ et 68 parties d'acide beDzoïqae , d'hydrocfalo* raie de sonde, et d'hydrochlorate d'ammoniaque. Fourcroy et VauqueUn considèrent ces trois derniers principes comme des substances élraneéres , séparées de Turine par Talcool €n même- temps que 1 ur^e. D'où il résuke que 100 parties apurée distillées, produisent-

92,027 Carbonate d'ammoniaque.

4, '08 Gaz hydrogène carboné.

5,225 Charbon.

Or aoo parties de carbonate d'ammoniaque sont eompo* sées , selon Fourcroy et Vauquehn , de 86 parties d'ammoniaque, de 90 parties de gaz acide carbonique et de ^4 parties d'eau; d'où il suit que joo parties d'urée sont formée» de

39,5 Oxigène.

32,5 Azote.

1^,7 Carbone*

i3,3 Hydrogène.

Mais on ne peut guère douter que l'eau trouvée dans le carbonate d'ammoniaque , n'existât déjà toute formée dans l'urée avant la distillation '.

Lorsqu'on tient au degré derébulliiion la dissolution aqueuse d'urée, et qu'on y ajoute de l'eau à mesure qu'elle s'évapore, l'urée se décompose peu-à-peu , il se dégage une très-grande quantité de carbonate d'ammoniaque , il s'y forme en mémetcmps de Tacidc acétique et un précipité charbonneux *. Ftttcêiiiciîoa. Lorsqu'on abandonne pendant quelque temps à elle-même la dissolution aqueuse d'urée , elle se décompose pen-à*peu* Il se rassemble une écume à la surface ; il se dégage des bulles d'air qui ont une odeur forte et désagréable , dans laquelle on distingue celles de l'ammoniaque et de l'acrde; acétique.

• Fourcroy et Vatiqnelin, Ann. de Chîm. XXXII, 88. Il seraîi ÎQUlile de chercher k calculer la composition àe Turée , d'après cette analyse , parce que plusieurs des donqëe» diaprés lesquellesles r«iultals ont été établis, étant évideinioent inexactes, les proportion* qui en ont été déduites doirent Pétre également.

• JUd. p. g6.

Le Gifuide contient de l'acide acélk|cie. Si Ton ajoute à la dissolôtion un pen de gélatine, la décomposition est beaucoup plus rapide. Dans ce dernier cas, il se dégage un peu plus d'ammoniaque, mais la proportion d'acide acétique est moins grande '•

Lorsqu'on mêle la dissolution d'urée avec les o,25 de son Aek\on «b poids aacide sulfurique étendu, il u y a pas d'effervescence, tuir^îqûe. Mais en chauffant le mélange dans une cornue, il se manifeste à sa surface une certaine quantité d'huile , qui se fige par refroidissement : le h'quide qui passe dans le rédpient contient de l'acide acétique , et li reste dans la cornue une certaine quautité de sulfate d'ammoniaque en dissolution dans la masse non 'distillée. Par des distillations successives, l'urée se convertit en totalité en acide acétique et eu ammoniaque*.

Lorsqu'il verse de Pacide nitriaue sur de l'urée en cris^ àddt sitriqo«. taux, il se produit une grande eifervescence ; le mélangé écume , prend la forme d'un liquide rouge foncé , et laisse dégager de grandes quantités de deutoxide d'azote , de gaz azote et de gas acide carbonique. Lorsque l'effervescence a cessé , il ne reste plus qu'une matière blanche concrète , avec quelques gouttes d'un liquide rougeàtre. Si l'on chauffe ce résidu , il détone comme le nitrate d'ammoniaque. On versa dans une dissolution d'urée , formée par la seule exposition de cette substance à l'air , une quantité égale d'acide nitrique à 1,4^0 de pesanteur spécifique, étendu de deux fois son poids d'eau; il se manifesta une légère effervescence , qui fut entretenue pendant près de detix jours au moyen d'une très-douce chaleur. Il se dégagea le premier jour une grande quantité de gaz azote et de gaz acide carbonique ; le second jour , il y eut dégagement de gaz acide carbonique , et ensuite de deutoxide d'azote , accompagné d'une odeur sensible d'acide hydrocyanique. A la fin du second jour , le résidu dans la cornue étant devenu épais, il s'enflamma, et brûla avec une explosion violente. Ce résidu dounaitdes traces d'acide hydrocyanique et d'ammoniaque. 11 y avait dans le récipient une liqueur acide jaunâtre , sur laquelle nageaient quelques gouttes d'huile*.

L'acide hydrochlorîque dissout l'urée sans laltérer- Une ^^J^^^oh^û*

. tt «bloro.

• Ann. de Chim. XXXII , g6.

• Ibid p. lof. » Jhid. p. 107.

ék$ alcalii.

476 SUBSTANCES AlTIMÀLKS.

dissolution d'arëe étendae d'eau absorbe très^rapidement la yapeur de chlore ; il s'y manifeste des flocons blanchâtres ^ qui bmnissent promptement , et s'attachent aux parois du vase comme une huile concrète. La dissohtion abandonnée à elle-même , après qu'elle eut absorbé une quantité considérable de Tapeur de chlore , continua d'éprouver une légère efifervescence , et de d^ager de l'adae carbonise et du gaE azote ; lorsque refTervescencj^ eut cessé, le Uquide contenait de l'hydrochlorate et du cari)OBate d'ammoniaque. AcHon L'urée se dissout très-rapidement dans une dissolution de

* "*^*'"" potasse ou de soude ; il se dégage en même-temps une certaine quantité d'ammoniaque. Il y a dégagement de cette même substance , lorsqu'on traite l'urée par la barite, la chaux ou même la magnésie. II est donc évident qu'on doit attribuer ce phénomène à l'hydrochlorate d'ammoniaque , avec lequel l'urée est constamment mêlée. Lorsqu'on tnture de la potasse solide pure avec l'urée^ il se produit de la chaleur ^ et il y a dégagement dune grande quantité d'ammoniaque. Le mélange devient brun , et il se déposé une substance qui a l'apparence d'une huile empyreumatique. Un mélange d'une partie d'urée et de deux parties de potasse , dissoutes dans quatre fois leur poids d'eau , fournit à la distillation une grande quantité d'eau ammoniacale. Le résidu contient de lacétate et du carbonate de potasse*.

Lorsqu'on dissout de Thydrochlorate de soude dans une dissolution aqueuse d'urée , ou n'obtient pas cet bydrochlorate, par l'évaporadon de la liqueur, sous sa forme ordinaire de cristaux cubiques , mais en octaèdres réguliers. L'hydroctdorate d'ammoniaque au contraire , qui cristallise. naturellement en octaèdres , est converti en cubes en se dissolvant, et en cristallisant dans la dissolution d'urée.

Telles sont les propriétés de cette substance singulière , autant qu'elles ont été constatées par les expériences de Fourcroy et de Vauquelin. EUe diffère de toutes les matières animales examinées jusqu'à-présent, par la grande proportion d'azote qui entre dans sa composition , et par la facilité avec laquelle elle se décompose, même à la chaleur de l'eau bouillanle.

* Ann. de Chim. XXXIL. 107.

MATiiai SDC&iE. 477

SECTION IX- De là Matière sucrée^

Lss espèces de matière sucrée , trouvées jusqu'à présent dans les substances animales , sont celles cjui suivent, savoir:

1» Le sttcre de lait.

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