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Il ce se dissout ni dans l'alcool ni dans réther

4* Lorsqu'on le chauffe, il ne se coagule pas ; et lorsqu'on en concentre la dissolution par l'évaporation , eUe ne se prend pas en gelée.

5. Le percnlorure de mercure , et l'infusion de noix de galle ne fe précipitent pas '.

6. Si Ton verse du sous-acétate de plomb dans des dissolutions qui contiennent du mucus , il se produit un précipité blanc abondant. L'acétate produit un effet beaucoup moins marqué*.

7. Le nitrate d'argent précipite aussi les dissolutions contenant le mucus.

8. Le mucus, exposé à la chaleur, prend l'apparence de la corne; et à la distillation, il fournit les produits ordinaires des substances animales.. Suirant Fourcroy et Vauquelin, la corne ^ les ongles, les poils, les plumes, l'épiderme et les durillons et écailles qui se forment sur la peau y consistent principalement en mucus.

Beaucoup des substances, désignées sous le nom de mucus^ ont la propriété d'absorber loxigéoe , et de devenir ainsi insolubles aans l'eau. Elles ressemblent , sous ce rapport, à l'extractif végétal. •

Les substances mucilagineuses seront indiquées dans le chapitre suivant. Dans l'état actuel de nos connaissances , leur description ici ce serait qu'une répétition des propriétés dont il vient d'être fait mention.

SECTION VI

Z>e POsmazome '.

Rouelle- fit le premier mention de cette substance , i Hîrtoire. laquelle Thénard donna le nom d'osmazome. Il peut pa* rentre douteux, si l'osmazome est autre chose que la fibrine légèrement altérée par son ébuUition dans l'eau et sa dissolution dans ce liquide; mais , comme c'est une substance qui

' Bostocfc^ Nicholson^s Joani. XI , aSi.

• Ibid.

' Mot dërÎTé f je pr^amty de 99^9 f odeur, tt ^«/usf » bouillon^

é^y% SUBSTAKCCt AirilCALfiS.

ce dernier composé de picromel et d'un acide mioéral , que le* chimistes ont, jusqu'à présent , considéré par erreur comme étant la résine de bile.

Le picromel se combine également avec beaucoup d'oxidea métalliques , à l'état d'une masse {)nlvérulente.

n n^est pas précipité par TinfUsion de noix dé galle ; mais le nitrate de mercure , le sous^cétate de plomb, et les sels de fer, versés dans sa dissolution aqueuse, y produisent des précipités.

Au feu, le picromel ne donne point d'ammoniaque*, d'où it semblerait résulter qu'il ne contient point d'azote. Cette différence dans sa composition suffit pour le faire distinguer de Palbumine, et de la fibrine, avec tesiqueUes il a beaucoup de propriétés analogues '«

SECTION vni.

De PUrée.

. Pour obtenir Turée, on évapore à une douce chaleur une ***' '^ certaine quantité, d'urî ne humaine, rendue six ou huit heures après le repas, jusqu'à ce qu'elle soit réduite en consistance de s\vop épais. Dans cet état, elle se solidifie par le refroi* dissement en une masâe cristalline. Sur cette masse , on verse à différentes reprises quatre fois son poids d'alcool , et Von chauffe doucement ; elle se dissout en grande partie, et Une reste qu'un certain nombre de substances salines. On introduit la dissolution alcooUque dans une cornue, et l'on distille au bain de sable y en continuant le distillation jusqu'il ébnlUlion bien établie , et 1 epaississément sirupeux de la liqueur. Tout l'alcool est alor^s séparé , et ce qui reste dans la corniie cristallise par refroidissement Ces cristaux consistent dans la substance connue sous le nom d*nrée^. P4«QHverto. X'est à RouelIc jeune que nous devons la décpi^yerte de celte substance; il en publia la description en 1773 sous le nom àtextrait savonneux cTurine, Il indiqua plusieurs de ses propriétés. Mais on n'en connaissait encore que très-peu la Batui'e, lorsque Fourcroy et VauqueGn publièrent, en 1799* > ■ .11 I . I ■ 1 '

» Berselioi, Atiàals of Phtlosôphr, H^ 3^7;

« Fanrcroy t\ Vauqiidiii, Attiu de'Ctiim. XXXU , €6.

leurs expériences sur cette substance. Ces chimistes câèbres lui doDiièreDt le nom à* urée y qui a été généralement adopté.

L'urée, ainsi obtenue, est sous forme de lames cristallines pnpriéié qui se croisent en différens sens. Sa couleur est d un blanc jaunâtre ; mais lorsqu'elle est parfaitement pure , elle est Uancbe, derat-transparente , et cristallisée en prismes tétraèdres ou hexaèdres.

Elle a une odeur fétide, analogue à celle de l'ail qu de l'arsenic ; sa saveur est forte et acre , ressemblant à celle des sels ammoniacaux ; elle est très-visqueuse et difficile i couper; elle a l'aspect du miel épaissi V Exposée à l'air, elle en attire trèspromptement l'humidité , et se convertit en un Uquide brun é|Mds. Elle est extrêmement soluble dans l'eau , et pendant sa dissolution il se produit un très-grand degré de froid *. L'alcool la dissout aisément , mais en moindre proportion que feau. La dissolution alcoolique chaude fournit beaucoup plus facilement des cristaux par refroidissement que la dissolution aqueuse.

Lorsqu'on verse de l'acide nitrique dans la dissolution ^™^*"* concentrée de l'urée dans l'eau , il s y dépose un très-grand *'"^*« »!*"*»"♦ nombre de cristaux brillans nacrés, qui sont composés d'urée et d'acide nitrique. Aucun autre acide ne produit cet effet singulier. La dissolution concentrée de l'urée dans Peau est brune , mais elle jaunit lorsqu'on Fétend de beaucoup d'eau. L'infusion de noix de galle lui donné une couleur brune jaunâtre , mais ainsi que l'infusiou de tannin , elle n'y produit aucun précipité^.

lorsqu'on chauffe l'urée , elle se fond très-promptement, j,u^"f„r. se boursoufSe et s'évapore avec une odeur d'une fétidité insupportable. A la distillation , il passe d'abord de l'acide benzoïque, puis du carbonate d'ammoniaque en cristaux, du gaz bydroeène carboné , quelques traces d'acide hydro-' cyanique et d'buile ; et il reste un résidu considérable , composé de charbon , d'hydrochlorate d'ammoniaque et d'hydroqhlorate de soude. La distillation .est accompagnée dune odeur d'ail extrêmement repoussante. a88 parties d'urée fournissent à la tlistillation , 200 parties de carbonate d'am-

» Foufcroy et Vauquclîn, Ann. de CMm. XXXII, 87. Sa ProBst , Parée ol>tenue par les procédés cirdessns mentioDnés iaturée d'ammooiaqoc. Joara. de Pbj^. LVI, ii3.

• Anu. de Chim. , ibid. , p. 88. * ihid.

é^y% SUBSTAKCCt AirilCALfiS.

ce dernier composé de picromel et tïua acide mioéral , que les chimistes oot, jusqu'à présent , considéré par erreur comme étant la résine de bile.

Le picromel se combine également avec beaucoup d'oxidea métalliques , à Tétat d'une masse {)ulvérulente.

n n^est pas précipité par rinfusion de noix dé gatle ; mais le nitrate de mercure , le sous-acétate de ploinb , et les sels de fer, versés dans sa dissolution aqueuse, y produisent des précipités.

Au feu, le picromel ne donne point d'ammoniaque-, d'où it semblerait résulter qu'il ne contient point d'azote. Cette différence dans sa composition suffit pour le faire distinguer de Palbumine, et de la fibrine, avec lesiqueUes il a beaucoup de propriétés analogues '*

SECTION VIII

JDç fUrée.

y^ ^^^. Pour obtenir l'urée, on évapore à une douce chaleur une ' certaine quantité d'urine humaine, rendue six ou huit heures après le repas, jusqu'à ce qu'elle soit réduite en consistance de sirojp épais. Dans cet état, elle se solidifie par le refroidissement en une masse cristalline. Sur cette masse , on verse à différentes reprises quatre fois sou poids d'alcool ^ et Von chauffe doucement ; elle se dissout en grande partie, et il ne reste qu'un certain nombre de substances sabnes. On introduit la dissolution alcoolique dans une cornue, et Ton distille au bain de sable , en continuant le distillation jusqu'il ébuQition bien établie , et Tépaississement sirupeux de la liqueur. Tout l'alcool est alors séparé , et ce qui reste dans ta corniie. cristallise par refroidissement Ces cristaux coasisteQt dans la substance connue sous le nom d*urée^.

P4<aiiverto. X'est à RouelIc jeune que nous devons la décoi^verte de

celte substance; il en publia la description en 1778 sous le

nom à^extrait savonneux cTurine. 11 indiqua plusieurs de ses

propriétés. Mais on n'en connaissait encore que très-peu la

natui'e , lorsque Fourcroy et Vauquetin publièrent, en i799j»

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