‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 91 sur 149 · malique · texte numérisé non relu

malique

i3. — lactique»

l4. — silicique.

I. L'acide phosphorique est celui qui se trouve en beau* coup plus grande quantité dans les animanx. G)mbiné avec la cfaaux , if constitue la base de Pos ; et il y a du phosphate de chaux dans les muscles , dans presque toutes les parties solides des animaux , ainsi que dans la plupart de leurs fluides. L'acide phosphoriaue se trouve dans le sang en état de combinaison avec de Toxide de 'fer ; et il existe en excès dans Turine y tenant du phosphate de chaux en dissolution.

a. Berzelius a fait voir que Tacide sulfnrique est constamment un inçrédient de l'urine. U est très-souvent un des principes constituans des liquides des animaux inférieure. Ainsi on trouve du sulfate de soude dans la liqueur de l'amnios des vaches , et il se rencontre ordinairement du sulfate de ch^ux dans Turine-des quadrupèdes.

3. L'acidb hjdrochloriqué se rencontre dans la plupart des substances animales nuides. U y est presque toujours en combinrison avec la soude , c'est-à-dire , à l'état de sel commun.

4* Proust a reconnu la présence de l'acide carbonic^e dans l'urine humaine nouvellement reridue. Il existe aussi en^rande quantité dans Turine des chevaiA et des vaches , eu partie combiné avec la chaux. * *

5. Schéele découvrit le prerfiier l'acide benïoïque dans l'urine humaine; et Fourcroy efVauquelîn en ont trouvé en

[;rande quantité dans l'urine des vaches. Proust en a Feconna a présence dans le saog , dans Valbumine de l'œuf, dans la colle forte , dans la soie , dans la laine , dans l'éponge , dans différentes espèces d'algues, et même dans des champignons. Ce chimiste regarde^ de plus, comme probable que .c'est un

{)rincipe constituant de toutes .substances qui conpennent 'azote*, ou, ce qui est plus vraisemblable encore,^ que cet acide est formé pendant l'action des réactifs sur ces substances.

* Aaa. deClniB. XXXVI, 371.

6. Sdiéelefit , en 1776 , la découverte de l'acide nricme unqut. oa lithiqne. Cest le principe constitnant le pins commuD aes cakob nrinaires , et il existe aussi dans Vurine de rhomuie. L'espèce de calcul qui ressemble an bois par sa couleur et par son aspect, est entièrement composé de cette substance. On l'appela d'abord adde litbioue; mais d'après les observations du docteur Pearson sur hnexaclitude de cette dénomination, on lui a substitué celle d'acide urique*.

y.Rosacique, Pendant les fièvres intermittentes Turine dé- Rouciqq». pose un précipité très-abondant, connu depuis long- temps des médecins sousle nom de sédiment latéritieux. Ce sédiment se produit toujours dans la crise des fièvres. Chez les goutteux , ce même sédiment se manifeste également en abondance vers la fin du paroxisme de la maladie; et lorsqu'il disparaît aussitôt qu'il a commencé à se former, on doit s attendre à un nouvel accès '. Schéele considéra ce sédiment comme étant de l'acide urique mêlé avec du phosphate de chaux. D'autres chimistes ont été de la même opimon ; mais Proust assure qu'il est principalement composé d'une substance différente, à laquelle il a donné le nom d'acide rosacique à raison de sa couleur, et qui est à l'état de mélange avec une certaine proportion d'acide urique et de phosphate de chaux. Il nous apprend que cet acide rosacique se distingue de lacide urique pÂr la facilité avec laquelle il se dissout dans l'eau chaude ^ par le précipité violet qu'il forme avec l'hydrochlorate d'or, et par son peu de tendance à la cristallisation ^.

o. Vauquebn et Buniva ont découvert cet acide dans la AmniotigQtw liqueur de l'amnios de la vache; et c'est par cette raison qu'ils lui ont donné le nom à^ acide amniotique. Ou l'obtient en cristaux blancs par une évaporation lente de cette liqueur. Il est blanc et brillant, et d'une saveur légèrement adde; il rougit la teinture de tournesol ; il se dissout à peine dans l'eau froide, mais très-facilement dans Teau chaude, de laquelle il se sépare en longues aigtulles, à mesure que la dissolution refroidit. Il est soluble aussi dans l'alcool, sur-tout à l'aide de lachaleur.il se combine facilement avec les alcalis purs, et forme une substance très-soluble dans l'eau. Les autres addes décom-

* Le D.*" Pearson préfère le nom à^oxide urique,

• CniicLshanks , PhU. Mag. II, ^49- - » Ann. de Chim. XXXYI, î65.

494 SUBSTANCES AVIICÂLES.

posent cetfe combmttson ; et Fackle de la licpiear de Fanmios est prédpité en une poussière blanche cristalline. Cet acide ne cfécompose pas m carbonates akalii» à la température ordinaire de Tatoiosphère , mais la decompositioa a lien par la chaleur» Il n'altère pas les dissolutions nitrioues d'argent , de plomb ou de mercure; Lorsqu'il est expose à une forte chaleur, il se boursouffle et exliale une odeur d'ammoniaque et d'acide hydrocyanique. Ces propriétés suflbent pour nous faire voir que cet acide diffère de tout autre. L'acide saccholactique et l'acide urique sont ceux dont il se rapproche le plus ; mais le premier de ces deux acides ne fournît pas dammoniaoue par distUlation, comme le fait l'acide amniotique. L'acide urique n'est pas aussi sokible dans l'eau chande que l'acide amniotique; il ne cristallise pas en aiguilles blanches brillantes , et il est insoluble dans l'alcool bouillant '^; sous l'un et l'autre de ces rapports il diffère complètemoit de l'acide amniotique.

OiiOi c 9' ^'^^^^^ oxalique n'a été trouvé que dans quelques ^'' espèces de calculs urinaires , analysés d'abord par le docteur WoUaston.

Fonniqnt. ^^* ^^^ acidc n'a encore été trouvé que dans h formica ru/a, ou fourmi rouge. Je l'ai déjà décrit dans une des parties précédentes de cet Ouvrage.

AcêUqae. ^ ^* ^^ acidc cxisto sussi dans \dL formica rufa^ ou fourmi rouge, ainsi que l'ont démontré les expériences de Fourcroy et de Vauquelin.

MaiiqM. ' ^* Fourcfoy et Vauquelin ont découvert cet acide dans la liqueur acide qu'on obtient de la formica rufa. Si Ton sature ce liquide avec de la chaux, et qu'on verse dans la dissolution de l'acétate de plomb, il se dépose un précipité abon* dant solnbie dans l'acide acétique. Fourcroy et Vauquelin , par leurs essais sur ce précipité, se convainquirent que c'était du malate de plomb.

iaeUqQc i3. Berzelius a fait voir que l'acide lactique existe dans rurine, dans le lait, et dans tous les fluides des corps animaux*

^ticiqn». ' 4- ^ •cîd^ °'* encore été découvert dans aucune autre des parties composantes des animaux que dans le poil ; mais Fourcroy et Vauquelin l'ont trouvé dans des calculs urinaires.

^ Ann. de Cbim. XXXIII > 379.

ALCLJslSj TfiamSS IT MÉTAUX. 49^

bdépCBdamiDeBt èts acides dont on vient de donner Fénn- Antrw mération , il a été fait meotioD de plusieurs antres par différens chimiites. On a bien^ il est vrai, observé dans les animanx une grande variété de liqoeurs acides; mais comme ellts n'ont pas été examinées, nous ignorons si ce sont des substances particulières , ou simplement quelques-unes de celles déjà oésienées. Cbaussier annonça, en 1781 , la découverte dans Te ver-à-soie d'un acide ^ qu'on a appelé acide bombifKê* ; mais les propriétés qu'il lui reconnut ne suffisent

Es pour le faire considérer comme une substance particure*, et tontes les descriptions subséquentes que j'en ai vues, ne sont que des répétitions du méaK)ire original. Defane obtint un acide des insectes appelés meloeproscarabœus et majalU. Cbaussier obtint un acide de la sauterelle et de la punaise : en un mot, on peut retirer des acides de plusieurs espèces d'insectes; mais il est très-probable, d'après les expériences qui ont étépubb'ées, que c'est, dans la plupart , de l'acide acé« tiqoe.

SECTION XVI

Des Alcalis , des Terres et des Métaux,

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