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MÉLANGE DES G AS

il se produit quelque changement dans la densité du composé ; mais dans les gaz aue nous considérons , il u arrive jamais cju un changement de cette nature ait lieu , la pesanteur spécifique étant toujours le terme moyen de celles des gaz avant le mélange. Mais en outre, plusieurs des gaz qui se mêlent ou se combinent ainsi sans aucune altération dans leur densité ou autres propriétés, sont capables d'entrer dans une combinaison encore plus intime au moyen de laquelle ils constituent une nouvelle substance avec des

Î propriétés très-différentes. Ainsi l'oxigène et 1'hydrogèue brinent l'eau, l'oxigène et l'azote l'acide nitrique. Ce sont ces phénomènes et plusieurs autres, qui portèrent Dalton a considérer comme absurde l'idée de la combinaison dans ceux des cas où il n'y a altération ni de densité ni d élasticité.

On ne peut se dispenser d'avouer que l'hypothèse de flf^jj «»* p«» Dalton s'accorde très-bien avec les phénomènes , et qu elle meut tUitique» explique d'une manière satisfaisante beaucoup de circonstances dont on ne rendrait pas aussi bien compte dans le système des combinaisons. Selon cette hypothèse, si on mêle m mesures de A avec n mesures de B , les deux corps occuperont m-+n mesures d'espace. Les molécules de A n'éprouvant point de répulsion de la part de celles de ZJ, qui ne sont à leur égard que des obstacles à toute l'étendue qu elles peuvent prendre, elles s'écarteront à l'instant les unes des autres autant que les circonstances ou elles se trouvent peuvent le permettre , et par conséquent elles s'arrangeront précisément de la même manière que dans un espace vide *, leur

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densité, considérée abstractivement, devenant 'celle

du composé étant supposée l'unité). De même aussi les molécules de B s'écarteront les unes des autres jusqu'à ce qu'elles

aient acquis la densité * . Ainsi les deux gaz se trou-

veront dans un étal de raréfaction, tel que leurs forces réunies ne s'élèveront qu'à celle de la pression de l'atmosphère. Ici les molécules de l'un des corps n'exerçant aucune pression sur les molécules de l'autre, la pesanteur spécifique n est point à considérer. La portion de la pression atmosphérique que le fluide A supporte , sera > et le surplus

— -t — sera celle que soutient le fluide B. Le poids ou la

pression exercée sur une molécule quelconque de tout mélange fluide de cette nature, ne proviendra que des molécules de sa propre espèce *.

U suit de là que lorsque deux gaz sont mêlés ensemble , chacun d'eux occupe tout l'espace qui constitue le volume total des deux ; que l'élasticité du mélange est la somme des élasticités des deux gaz , en supposant que chacun conserve son volume nouveau ; et que le volume après le mélange est la somme du volume de chacun d'eux avant qu'ils fussent mêlés.

Dalton n'a non rois en évidence à l'appui de cette trèsingénieuse hypothèse , qui n'a pour soutien que la facilite qu'elle présente pour expliquer convenablement les phénomènes. Elle a étéjvivement combattue par Gough et par Berthollet, mais par des considérations différentes : le premier parce qu'il la regardait comme inconciliable avec les propriétés mécaniques des fluides élastiques1. Le second parce qu'il ne la trouvait pas d'accord avec leurs propriétés cm* iniques3.

6. En réfléchissant avec attention sur celte hypothèse de Dalton , je trouve encore que dans plusieurs circonstances elle parait n'être pas fondée, objection. On peut certainement bien concevoir que les molécules u deCr°q"è^ by- d'un fluide élastique puissent ne pas exercer de répulsion a putbéic l'égard des molécules d'un autre fluide élastique ; c'est ce qui a lieu à l'égard de l'aimant, qui ne repousse point un corps électrique , quoique ces corps soient 1 un et l'antre réciproquement élastiques : mais si cette non -élasticité existe, rien ne peut empêcher , lorsque deux gaz sont mis en contact , que les molécules de l'un ne se répandent dans l'espace occupé par les molécules de l'autre, si ce n'est la résistance mécanique opposée par les molécules contre lesquelles celles de l'un ou de l'autre de ces çnz viennent se heurter. Mais en considérant quel grand degré de compression les gaz sont susceptibles a éprouver, on ne pourra se dispenser de con-

1 Manchester Memoir'* , V. {33.

• Phil. Map. XXIV, io3.

» Sutiq. dùm. I, 485, etc.

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