‹ Systême de chimieChapitre 19 sur 260 · OI · texte numérisé non relu

OI

IOO JOO

ia,5o

TaMt du volume de»

en tbturbe»

ptil'f

La différence entre ces colonnes n'est pas plus cou-

portion de tube de caoutchouc. Celte substance devait céder un peu suivant le poids du mercure , et rendre ainsi s^ceptiblr ou moins de

Erérision la mesure dr ^absorption par l'tlévation du mercure, diiu» 1 brandie étroite du *yphon.

♦ Mandater'» Mem. Vol. I, second série* j et Phil. M:t<». X7.IV, a5. Je me référé, pour la description de l'appareil deSau«suie, à r« qoi en est dit , Annal* of Piiilosophy, toJ. VI, p. 3469 et vol. VII , p. 2ï8.

sidérable qu'on pouvait le présumer dans des expériences aussi délicates; et en effet, dans plusieurs exemples, on peut donner, d'une manière satisfaisante, l'explication de cette différence. Mais il faut d'abord observer, que les quantités établies par Dalton ne sont pas les résultats directs de ses expériences , mais bien des résultats rectifiés par l'application d'une théorie de son invention; tandis que ceux de Henry sont annoncés, tels qu'il les a obtenus, sans aucune correction semblable.

Cavendish trou va qu'àla température d'environ 1 3° cent., 1 00 mesures d'eau absorbent dans quelques cas, 1 1 6 mesures de gaz acide carbonique, ou près de 1 ,20 fois son volume. Henry trouva également que la quantité de gaz absorbée excède le volume de l'eau. Or, il est difficile de voir, d'après ses expériences sur l'absorption de ce gaz , comment Terreur , au-moins celle de Cavendish, se serait trouvée du côté de l'excès. Il y a donc lieu de croire que c'est la quantité indiquée par Dalton oui est trop faible. Le même raisonnement s'applique à l'acide Iivdro-sutfuriqne.

Dalton annonce qu'il est parvenu à faire absorber par Feau jusqu'à un volume à-peu-près égal au sien de protoxide d'azote Dans ses premières expériences, Henry n'évalua l'absorption de ce gaz qu'à 5o *, tandis que Davy rétablissait à 54 3. Il a été reconnu depuis que la différence en moins provenait de l'impureté des gaz examinés. Je considère le nombre de Saussure comme étant à-peu près-exact.

La quantité de deutoxide d'azote absorlw par l'eau est ordinairement plus considérable qu'elle ne devrait Tètre, parce que l'eau contient un peu de gaz oxigène, qui en se combinant avec le gaz absorbé en convertit une portion en acide uifreux. On peut par cette raison considérer la proportion établie par Dalton, relativement à ce gaz, comme se rapprochant le plus de la véritable.

Le gaz hydrogène carboné, examiné par Dalton, provenait des marais, et par conséquent il était pur. Le docteur Henry ne dit point comment il s'était procuré celui avec lequel il opéra. S'il l'avait obtenu du charbon humecté d'eau,

• Phil. Mag XXIV, i5.

• Nicholsnn's Journ. VI, a3l.

• XUiCttrchcs, j». 140.

comme cela est assez vraisemblable , il devait consisfer en plus grande partie, en oxMe de carbone; ce qui rendrait raison de la différence qui existe entre sa d< termiuation et celle de Dalton, relativement à la faculté absorbante du gaz hydrogène carboné. Au total, les évaluations de Dalton ne s éloignent pas beaucoup de la vérité.

Dalton est dans l'opinion que Saussure /ait erreur relativement à la faculté d'absorption de foxigèiie, l'azote, et en effet de tous les gaz que l'eau 11 absorbe que très-peu: Il pense Que cette erreur provient de ce que la capacité du vaisseau dans lequel les gaz étaient mesurés, avait été reconnue pendant qu'il était sec; tandis que les gaz y furent introduits et leur quantité mesurée, lorsque la surface intérieure du vaisseau était humide3.

3. Mais si nous considérions comme exacte la détermination de Dalton, il s'ensuivrait que tous ces gaz peuvent être ranges en quatre séries. L'eau absorbe i volume égal au sien des gaz de la première série; i de son volume de ceux de la seconde; ^ de ceux de la troisième , et & des gaz de la quatrième série : mais ces fractions sont les cubes des ré-

cîproques des nombres naturels -JL> -J— > - 1 ■

^ Or, cette conséquence, à laquelle on était très-loin de s'attendre, dérive de cette loi, que la distance entre les molécules de chaque gaz, lorsqu'ils sont contenus dans l'eau est toujours ou la même qu'avant son absorption , ou quelque multiple de cette distance. Dans les gaz de la première série cette distance est la même. L'acide carbonique, l'acide hydro-sulfurique et le protoxide d'azote, ne changent point de densité dans l'eau, et la distance entre leurs molécules est la même que dans leur état d'atmosphère élastique. La densité du çaz hydrogène percarboné est et la distance entre ses molécules est deux fois aussi cousidérabJe que lorsqu'il constituait une atmosphère élastique. La densité de l'oxigène, ainsi que des autres gaz qui composent la troisième série, estiV, et la distance entre leurs molécules est trois fois aussi grande dans l'eau que sous la forme de fluides élastiques. La densité de l'azote et des gaz de la quatrième série est £ , et

♦ Aanals of Philosophy. VU , a 18. *

la distance entre leurs molécules est quatre fois aussi considérable dans l'eau qn'à l'état d'atmosphère élastique. Mais les expériences subséquentes de Saussure, dont les résultats sont présentés dans la troisième colonne de la table, font voir que cette loi n'existe point, et qu'il n'y a pas, ainsi que Dal* ton l'a supposé, de tels rapports simples entre la deusilé des gaz dans feau et hors de ce liquide, tare» 4- ^e ses expériences sur les gaz soumis à difïérens delà pt€»u>n.grt;s de .pression, équivalant à deux ou trois fois celle de fatmosphére, et par conséquent réduits à uue densité double ou triple de celle qu'ils ont ordinairement, William Henry a cru pouvoir déduire cette loi générale très- importante, savoir, que l'eau de la même température prend toujours le même volume de chaque gaz, quelle que soit la densité de ce gaz. Ainsi, en supposant que l'eau, à i6° cenligr., absorbe justement un volume égal au sien de gaz acide carbonique dans son état de densité ordinaire, elle continuera d'en absorber un volume égal au sien, quoique le gaz ait été condensé des o,5o ou des o,33 du volume qu'il avait, et ainsi de suite. De sorte qu'en augmentant convenablement la pression, on peut, à volonté, taire absorber par l'eau une quantité quelconque de gaz. Pour forcer l'eau de se charger de gaz acide carbonique dans une proportion équivalente à deux fois son volume, il faut que sa faculté d'absorption s'exerce sous uue pression additionnelle de 76 centimètres de mercure, et on lui en ferait prendre trois fois son volume, en ajoutant encore à cette pression une nouvelle pression de h6 centimètres, et ainsi de suite. Pour faire absorber par l'eau une quantité de gaz oxigène équivalente aux o,33 de son volume, il faudrait employer une pression correspondante à celle d'environ 10 atmosphères, ou à une colonne de mercure d'environ 760 centimètres de hauteur.

D'un autre côté, si on diminue la pression ordinaire de l'atmosphère, et que les gaz se trouvent ainsi dilatés de deux fois, trois fois, etc., leur volume habituel, l'eau à la même température en absorbera encore exactement le même nombre de centimètres cubes, et par conséquent les o.rio. les o.33, etc., seulement du poids de ce qu elle en prenait sons la pression ordinaire de l'atmosphère. On voit ainsi quel est Tenet produit lorsqu'on place de Ichu imprégnée de gaz sous le recipicut de la machine paeuoiatiquc. Le même vo-

lurae de gaz continuera de rester dans l'eau; ma;s sa densité deviendra moindre à mesure que le vide se fera. Si on raréfie l'air jusqu'à 3oo fois, la quantité du gaz retenu par l'eau ne sera que de rb ce qu'elle était avant que l'eau chargée du gaz eût été mise sous le récipient.

5. Si la quantité de gaz dout l'eau peut se charger dé- . pend entièrement de la pression, et si cette quantité aug- «.vu.» i*Ur mente ou diminue selon que la pression est plus ou moins considérable, on ne peut se dispenser d'admettre que les gaz conservent encore leur élasticité après qu'ils ont été absorbés par l'eau. La combinaison (si l'on peut appeler ainsi l'absorption des gaz par l'eau ) semble d'abord pouvoir être à peine comparée avec l'affinité chimique : car l'eau se chargeant d'un gaz quelconque en toute quantité, pourvu que le volume soit le même, la proportion des in^rédiens est alors entièrement déterminée par le volume, tandis que dans les combinaisons chimiques, c'est par le poids qu'elle se règle.

Il y a donc ici une espèce de combinaison qui semble différer de toute autre. La loi qu'elle suit est qu'il doit toujours y avoir un rapport constant entre la densité des portions "de gaz dans l'eau et hors de Peau. Dalton pense que0fiiitMf,n.-mt, 1 absorptiou des çaz par l'eau est purement mécanique; ou ils J« i", »t.*o»« ne se combinent pas réellement avec Peau, mais au ils sont m^iméh forcés d'entrer dans ses pores; que le gaz retenu dans l'eau *v*c i'"u* n'exerce pas de pression sur ce liquide, mais seulement sur le vaisseau qui le contient; et qu'il esta l'égard de l'eau précisément dans le morne état que s'il était répandu dans le vide. Mais je trouve qu'il y a deux circonstances qui ne me paraissant pas pouvoir s'accorder avec cette manière de considérer l'aborption des gaz. La première est celle du dé» gageaient de calorique lors de l'absorption par l'eau des gaz acide carbonique et acide hydro - sulfurique. Henry observa qu'un thermomètre plongé dans le liquide monte des 0,28 aux 0,4* d'un degré cent. *. La seconde est que le volume de l'eau augmente par l'imprégnation; car la pesanteur spécifique de l'eau, chargée de <iaz acide carbonique, est moindre quelle ne devait l'être. C'est ainsi que Bergman trouva que la pesanteur spécifique d'une eau saturée de

* îîicbo!*on*s Joorn. V, «5.

yo GAZ.

gaz acido carbonique à la température de a° aa cent., était de 1,001 5 *, comparée avec celle de l'eau à la même température; tandis qu'elle aurait dù être de 1,0019, en supposant même qu'elle n'eût absorbé qu'un volume égal au sien du gaz acide; et cependant Bergman assure expressément qu'elle était imprégnée dans une proportion plus grande. Ainsi il paraît qu'il y a expansion de leau lorsqu'elle absorbe le gaz acide carbonique, ce qui ne pourrait avoir lieu que par l'effet d'une action du gaz sur ce liquide; car on ne prétendra sûrement pas qu'en supposant de 1 élasticité à leau elle-même, celle élasticité puisse être équivalente à un changement aussi sensible de volume. Il faut donc qu'il y ait action entre les atomes du gaz absorbé et l'eau. Mais en outre, le dégagement de calorique, nonobstant cette expansion, ne seraitil pas un phénomène inconciliable avec ce qui arrive dans tous les cas ? et comment pourrait-on l'expliquer autrement que par la supposition qu'il s'opère une espèce de combinaison entre les molécules du gaz et celles de l'eau, et que le dégagement de calorique est la conséquence de celle combinaison.

Il jr a lien de Si le mélange des gaz avec Peau n'était que parement taeq0f™7?»»<>ntCaniquc, il serait difficile d'expliquer dune manière satisfaidaïsTcau. san,e« pourquoi la même pression ne forcerait pas le même volume de chacun d'eux de pénétrer dans les pores de ce liquide. C'est de cette circonstance, dont il semble si embarrassant de rendre compte, que nous nous appnyons, pour être, d'après elle, en droit de réduire l'absorption des gaz par l'eau aux simples principes d'affinilé chimique; et elle n'est en effet qu'un cas particulier de dissolutions chimiqoes> ainsi que l'a désignée Borthollet. Les corps gazeux se dissolvent entre eux dans toutes proportions, parce qu'ils sont les uns et les autres dans le même état , et que cette faculté respective n'est pas restreinte par la cohésion de leurs mole* rulcs; mais lorsqu'un liquide dissout un gaz, l'effet de cette dissolution est borné par la différence d'état des deux corps. L'élasticité du gaz s'oppose, ainsi que l'a fait voir Berthollet, a son union avec les corps qui ne jouissent pas de cette propriété, et elle limite la quantité du pz qui peut se combiner; car lorsque l'attraction enire le liquide et le gaz se

* Opusc. 1 , 9.

trouve exactement contrebalancée par l'élasticité, tonte absorption du gaz cesse d'avoir lieu'. Si cette élasticité n'était pas ainsi un obstacle, la proportion du g*z qu'un liquide peut dissoudre serait indéfinie.

Supposons que la pression de l'atmosphère soit complètement anéantie : alors les corps gazeux s'étendront indéfiniment jusqu'à ce que leurs atomes ne soient plus sensiblement animés de la force de répulsion. Si dans cet état d'expansion un gaz était exposé à l'action de l'eau, ce liquide l'absorberait, et les particules du gaz, ainsi saisies, s'arrangeraient d'elles-mêmes dans un ordre régulier, à des distances déterminées les unes des autres; ces distances régleraient la quantité de chaque gaz absorbé, tandis que les distances elles-mêmes seraient fixées par l'aflinité entre le gaz et l'eau. Plus cette affinité serait grande, plus les atomes du gaz se rapprocheraient entre eux, avant que cette affinité entre ces atomes et l'eau ne fut balancée par leur élasticité. Dans un cas de supposition semblable, on n'a aucun moven de déterminer le volume qui pourrait être absorbé de chaque gï«z, quoiqu'il n'y ait pas de doute qu'il se trouverait être dans quelque rapport avec l'affinité entre le gaz et l'eau. La quantité absorbée, évaluée en poids, serait inappréciable.

Si l'on suppose actuellement que les gaz sont soumis à l'effet d'une certaine pression, comme par exemple, celle de 76 centimètres de mercure, équivalente à une atmosphère; dans ce cas, les gaz augmentent beaucoup en densité et proportionnellement en élasticité; mais cette augmentation d'élasticité se trouvant exactement balancée par la pression, c'est la même chose relativement à lenr absorption par l'eau, que si elle n'avait pas en lieu; on en d'antres termes, le gaz, nonobstant son accroissement de densité, ne présente pas un plus grand obstacle qu'auparavant à son absorption par l'eau; car quelle que puisse être la densité des gaz, en tant qu'elle est prodoite par la pression , elle est balancée par cette pression. 11 s'ensuit que quelque dense qu'un gaz puisse être devenu par la pression , l'eau doit en absorber toujours le même volume, et nous avons acquis, par les expériences de Villiam Henry , la certitude que cela arrive en effet ainsi. Loin que cette loi vienne à l'appui de l'opinion que l'absorption des gaz par l'eau n'est qu'un effet purement mécanique de la pression, elle doit faire persister dans la

7a GAZ.

supposition que la combinaison est chimique. La vérité en est démontrée par l'absorption de chaque gaz en proportion délermiuée, et cette absorption prouve que la combinaison chimique est réglée par la proportion qui existe entre la force de répuls'on des molécules du gaz et celle d'attraction de l'eau pour ces molécules. La portion de chaque gaz que l'eau absorbera sera telle, que la repulsion enlre les molécules absorbées fera justement équilibre à l'affinité tle Peau pour elles Si la force d'aflinilé est double, la répulsion peut être double; si elle n'est que de la moitié, la répulsion ne sera que dans la même proportion de moitié, et ainsi de suite.

On voit, par les expérieuces de Henry et de Dalton, que l'a fliui lé entre l'eau et le gaz acide carbonique est telle qu'elle est balancée à-peu-près par l'élasticité. H en résulte que, daus sa combinaison avec l'eau, ce gaz n'éprouve que très-peu ou point de changement dans sa densité-, mais la force d'affinité entre l'eau et le gaz hydrogène percarboné n equivalaut qu'a la moitié de celle d'élasticité de ce gaz, la distance entre ses molécules, lorsqu'il se combine avec l'eau, doit être double, et par conséquent l'eau ne se combinera qu'avec le £ du volume de ce gaz, relativement à ce qu'elle en prend du gaz acide carbonique, en supposant l'un et l'autre de ces gaz soumis à la même pression avant l'absorption. Car cette portion. du gaz hydrogène percarboné, lorsqu'il se combine avec l'eau, doit s étendre dans ce liquide ue manière a occuper huit fois son premier volume. De même l'affinité du gaz oxigène pour l'eau n'étant que le i de son élasticité, ce liquide prendra 27 fois a itaul eu volume, de gaz acide Carbonique que de gaz oxigene ; parce que les atomes de ce dernier gaz, lorsqu'ils se combinent avec l'eau, doivent se séparer à une distance triple de celle qui existait d'abord entre eux, pour que l'affinité et l'élasticité puissent se trouver en équilibre. L'affinité de l'azote pour l'eau n'étant que le 4 Je son élasticité, l'eau absorbera soixaule-quatre fois autant de gaz acide carbonique que de gaz azote, parce qu'il faudra que la distance qui séparait les atomes d'azote lorsqu'ils se sont combinés avec le liquide, soit devenue quadruple avant que l'affinité soit capable de balancer l'élasticité, u proportion 6. Les expériences du docteur Henry, amplement con- »1ïPîoV!îurï Armées par celles de Dalton, nous apprennent que la pro- *idu* portion de tout gaz quelconque absorbé par l'eau, dépend en

grande partie de la nature du résidu gazeux. Ainsi, en agitant à la température ordinaire i décimètre cube d'eau avec a décimètres cubes de gaz acide carbonique , il y aura aumoins i décimètre cube du gaz absorbé. Dans ce cas, le résidu est de l'acide carbonique pur. iVlais si on agite de la même manière avec i décimètre cube d'eau, a décimètres cubes de gaz acide carbonique, et i décimètre cube d'air ordinaire, dans ce cas, le résidu ne sera pas de l'acide carbonique pur, mais un mélange d'acide carbonique et d'air. La quantité du gaz acide absorbé d'un semblable mélange ne sera plus, comme daus le premier exemple, de i décimètre cube, mais de 600 centimètres cubes seulement *. On voit donc que lorsque le résidu était l'acide carbonique pur, il en avait élé absorbé une proportion beaucoup plus granJe que lorsqu'il était un mélange d'acide carbonique et d'air. C'est ce qui a géuéralciii' ni lieu lorsque le résidu contient un gaz étranger: la quantité absorbée est moindre qu'à l'ordinaire, et elle diminue en raison de la quantité du gaz étranger présent.

Si l'on met de l'eau Complètement imprégnée d'un eaz quel- d«» r* ,

, . 1 . . " 0 S ' se ^parenr de

conque dans un vaisseau qui contient un autre gaz, une por-i-e™ lor.^uoo tion de celui que retenait l'eau s'en sépare et se mêle avec le en cl0a„ucùvee fluide élastique en contact. La quantité du premier gaz qui s'é- d aulfe* P*< ebappe ainsi, est en proportion du volume du dernier comparé au volume de l'eau. lien résulte qu'en laissant exposée à l'air de l'eau imprégnée d'acide carbonique, l'acide s'en dégage en presque totalité, et l'eau devient insipide. Si on laisse un peu d'eau chargée de gaz acide hydro-sulfuriqne, ou de protoxide. d'azote, dans une grande cloche remplie de gaz oxigène ou de tout autre gaz, les gaz acide hydro-suif urique , ou protoxide d'azote, se dégagent de l'eau en grande partie pour se mêler avec le gaz oxigène. Pour conserver l'eau dans son état d'imprégnation entière, il faut ou la tenir dans des vaisseaux fermés, ou la mettre sous la pression d'une atmosphère qui soit précisément la même que celle du gaz qu'elle contient.

Ce fut le docteur Henry qui reconnut le premier cette loi remarquable , et il l'annonça comme une démonstration de la vérité de la théorie particulière de Dalton sur la non-élas-

* Henry, KichoUon's Joum. V, a33.

ticité des gaz entre eux1. Car si un gaz peut être retenu dans l'eau par la pression d'une atmosphère de son propre gaz, et qu'il n'en puisse être ainsi par la pression de l'atmosphère d'aucun autre gaz, on en peut inférer que les gaz ne pressent pas réciproquement les uns sur les autres. cVu* ïrSSTorîS . 7* ^a température mflue considérablement sur la propor- 'a-pîmf dTue tion des gaz que l'eau peut absorber. Le docteur Henry «.mf^ar.. trouva d(;cimétre cube ( 1000 centimètres cubes) d'eau,

a la température d'environ i39 centig., absorbe 1080 centimètres cubes de gaz acide carbonique; mais que la même quantité d'eau à ap,°,5 centig. n'en prenait que 840 centim. cubes. Un décim. cube d'eau, à environ i3° centig., absorbe 1060 centim. cubes de gaz acide hydro-sulfuriquc, tandis qu'à 290,5 cent, elle ne s'en charge que dans la proportion de 950 centim. cubes \ On ne doit pas regarder ces quantités comme étant exactes, parce que le docteur Henry n'avait pas pris en considération ia pureté du résidu ; mais ces résultats suffisent pour démontrer que la proportion du gaz absorbe est affectée par la température.

La cause de cette influcuce de température est facile à saisir. L'élasticité des gaz augmente à mesure que Ion r température s'élève. La proportion de ce que l'eau peut en absorber doit donc diminuer en raison de ce que cette élasticité devient plus considérable. 11 est démontré, par une expérience de Daiton, que cette explication est la véritable. Si, après avoir renfermé, dans un nVon bien b&uché, de l'eau imprégnée d'un gaz et chargée d'une atmosphère du même gaz, 0:1 expose ce flacon à tout changement quelconque de température de zéro à 1000 centigr. , il ne s'en produira aucun dans la proportion du gaz que l'eau contient Dans ce cas, le gaz qui forme l'atmosphère éprouve le même changement daos son élasticité que la portion contenue dans l'eau, et, par conséquent, l'effet de cette variation dans l'élasticité est contrebalancé. Le gaz et l'eau continuent d'être exactement I*»*1 a l'égard de l'autre dans la même situation que s'il ne s'était opéré aucun changement quelconque.

8. Si l'on agite un gaz pur, quel qu'il soit , avec une suffi-

» Nicliolson'ft Journ. VIII. 2û3.

• IbitL V, 235. ^ » Phi]. Mag XXIV, ,S.

gante quantité d'eau pure, ce gaz sera absorbé en totalité sans laisser de résidu ; mais si l'eau n'est pas parfaitement pure, alors il restera toujours un résidu; et ce résidu consistera en

Fartie dans le gaz absorbé, et en partie dans le gaz que contenait eau avant l'absorption. OB a Ioppo,é

Il a été fait un grand nombre d'expériences sur ce sujet c^* î,**"it ar différons chimistes, et spécialement par le docteur Priesl-d*» s" ™ *" ey 1 , et par M. Bercer * ; mais comme ils ont négligé de tenir note de la nature et de la quantité de gaz dont l'eau qu'ils employaient était iicprtgnée, et, dans beaucoup de cas aussi, de la pureté du g;»z dont ils se servaient, on ne peut pas tirer de ces expériences des conclusions satisfaisantes.

Berger trouva qu'en laissant de l'air atmosphérique en contact avec l'eau jusqu a ce qu'il eût perdu les 0,3 o de son volume, le résidu ne consistait en totalité qu'en gaz azote, car le phosphore ne produisait aucun changement dans son volume. Le docteur Piiestley s'assura que le même changement avait linu lorsque le volume de l'air était réduit aux 0,70, ou aux 0,^5. Cet effet résulte évidemment de quelque changement particulier qui s'opère dans IV au stagnante , et probablement d'une espèce de putréfaction. Quelques substances contenues dans l'eau et provenait du vaisseau, semblent acquérir la propriété de s'unir à loxigène et de le prendre ainsi à lcau à mesure et aussi promptement qu'elle le dissout. C'est ainsi que Dalton trouva que de l'eau conservée dans une cuve de bois avait perdu frès-promptement la totalité de son oxigène3. Il n'est pas aussi facile de rendre raison des résultats que Prîestley et Berger obtinrent en laissant en contact avec l'eau des gaz deutoxitc d'azote et hydrogène. Bergman reconnut que l'un et l'autre gaz, par un long séjour sur l'eau,avaient perdu les 0,^5 de leur volume. Le résidu était de l'azote.

Tels sont les phénomènes de l'absorption des gaz par l'eau. Ils sont tous susceptibles d'une explication facile au moyen de la supposition qu'il existe une affinité entre les gaz et l'eau , et que la proportion absorbée de chaque gaz se règle par son affinité pour ce liquide et par son élasticité. Nous allons nous occuper des gaz qui peuvent être absorbés en plus grandes quantités.

• Amer. Tnms. V, ar.

• Jenrn. de Phvs. LVII , 5.

•Ph.l. Mfg. XXIV, 17.

yS gaz*

j.tnc ttt g«!t H- Tous les gaz que Peau peut absorber en plus grande pro* torbc^Vn ptlPor,'on appartiennent à la classe des soutiens de combustion,

«««■fcjjuao- des acides ou alcalis. On a formé la liste qui suit de ceux de ces gjz qui ont été examinés jusqna présent, placés dans l'ordre inverse de leur absorption par l'eau.

Page 1