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Acide ûuooilicique

Voinme 1 • Lesproportions de Pabsorption de ces gaz, déterminées ÎÔriTpfî'wlP01, 'e noml)ie de mesures de chacun deux qu'une mesure d'eau pure peut absorber, sont, ainsi qu'il suit, savoir :

Chlore 2

Cyanogène 4 i

Acide sulfureux 4^7^ *

Acide fluosilicique. . . 563 +- *

Acide bydrochlorique 5 16

Acide fluoborique ^. . 700 ■

Ammoniacal 780

Dilatation 2. Un centimètre cube d'eau saturée des gaz dont deieatt* nous venons de donner la liste, augmente en volume dans les proportions suivantes , le volume primitif étant 1 :

Avec eau «attirée Ccntim. cube».

i.i«te<l«g« Chlore 1,002 +

^rfe«urenVl«. Adt,C ^reUX I ,o4o

par • tau 1 11 (ii ■» * • 1 n • 1 •

gc«n<irt 4111A- Acide (luosilicique »

l,,c* Acide hydrochlorique. . i,5oo

Ammouiacal 1,666

Ainsi, par cette imprégnation, les molécules de l'eau sont entre elles à une plus grande distance qu'elles ne Pétaieut auparavant*, d'où il suit que la densité du gaz absorbé n'est pas aussi considérable qu elle paraîtrait d abord devoir l'être d'après le volume qui en a été saisi par Peau. Ainsi quoique 1 centimètre cube d'eau absorbe 5 1 6 centimètres eûtes de gaz acide hydrochlorique, cependant corarao le centi-

* D'âpre'.* les expériences de Saussure, les miennes ne me donnèrent rjue 33.

» John Dayy, Phil. Trarts. 1811, p. 35; et 367. ,

mètre cube prend de l'expansion, pendant l'absorption, de manière à devenir i,5 centimètre cube, il est évident qu'il n'y a que les 0,66 des 5 16 centim. cubes du gaz , qui soient contenus dans 1 centimètre cube; la proportion des o,33 restant est nécessaire pour la moitié additionnelle du centimètre cube produite par l'expansion de l'eau. 11 s'ensuit que la densité du gaz acide hydrochlorique dans le mélange est justement des 0,66 de 5 10, ou de 3^4 > c'est-à-dire que chaque quantité de 1 centimètre cube d'eau ainsi saturée, contient 3/|4 centimètres cubes de gaz acide hydrochlorique.

On peut, par une méthode semblable, connaître la deusité de chacun des gaz daus l'eau qui en est saturée. Ces densités sont, ainsi qu'il suit:

Chlore i,5 Quantw

Acide SUlfureUX 3 I-7 couUn.e dan*

a • 1 1 l il- •»// unvolume doo-

Acide nydrochlonque . . o44,o néd^au.

Ammoniac /\68,o

Ainsi il paraît que les atomes du gaz acide sulfureux, dans l'eau qui en est saturée, sont à-peu-près trois fois plus rapprochés les uns des autres que dans leur état ordinaire; que ceux du gaz acide hydrochlorique le sont sept fois plus; et ceux du gaz ammoniac presque huit fois.

3. On ne disconviendra sûrement pas que l'absorption de ces gaz par l'eau résulte d'une affinité qui existe entre eux et ce liquide; car il serait impossible de rendre raison par toute autre supposition quelconque, de la condensation prodigieuse que ces gaz éprouvent nonobstant leur élasticité.

Cependant les phénoraèues sont à tous égards les1 mêmes, c«» ru excepté dans le degré de force, que ceux que présentent les c'him'ïquJmInt gaz dont nous avons précédemment traité. Leur mélange *TC8 1 e*u' avec d'autres gaz iuflue matériellement, non -seulement sur la rapidité de l'absorption, mais même sur la quantité absorbée. Entre eux, ils ne se chassent qu'en partie de l'eau, comme cela arrive à l'égard des autres gaz. Lorsqu'on verse de l'ammoniaque liquide dans uu tube de baromètre, le mercure tombe immédiatement de 254 millim., les autres dissolutions gazeuses produisent un effet semblable. Ces gaz sont également chassés du liquide qui en est imprégné lorsque ce liquide est placé sous le récipient de la machine pneumatique , et lorsqu'on le tient à l'état d'ébulliliou. Enfin , il n'y a pas une seule circonstance dans laquelle l'absorption

jS GAZ.

de ces gaz par Peau diffère de celle des gaz de la première classe, si ce n'est seulement dans le volume qui en est absorbé. Dans la plupart des ^az de la première classe, le gaz éprouve de l'expansion lorsqu'il est absorbé, taudis que dans tous ceux de la seconde classe, c'est une condensation qui a lieu. Cetle condensation dénote que l'affinité des gaz pour Peau est plus considérable que ne l'est leur élasticité, tandis que l'expansion indique précisément le contraire.

Si l'affinité se mesure par la racine cube de la condensation relative, alors il s'ensuivra que l'affinité de l'acide hydrochlorique pour l'eau est 28 fois plus grande que celle de l'azote , et que l'affinité du gaz ammoniac l'est 3a fois. On trouverait également que l'affinité de l'acide bydrochlorique est sept fois plus grande que celle de l'acide carbonique, et ainsi de suite.

Abiorftion M. Quant à l'absorption des gaz par des liquides autres dîîS!^d»!!"<Iuel,eaui nous manquons d'expériences décisives. Le docteur Priestlev essaya l'absorpliou d? gaz divers par l'alcool, l'éther et différentes espèces d'huiles. Daîton a fait aussi quelques expériences dans le même but ; mais il n'eu a annoncé le résultat qu'en termes généraux. Théodore de Saussure acependant Tait sur ce sujet quelques expériences d'un très-£rand intérêt, et qui font voir que l'absorption des gaz. par d'autres liquides, suit des proportions qui diffèrent de celles de leur absorption par Veau, ce qui uous fournit un motif de plus pour considérer l'affinité chimique comme étant la cause de cette absorption. On a présenté, dans la table qui suit, les volumes de différeus gaz absorbés par 100 volumes d'alcool d'une pesanteur spécilique de 0,84, d'après les expériences de Saussure *.

Gaz acide sulfureux 1 1 577

Acide hydro-sulfurique. . . • 606

Acide carbonique 186

Protoxide d'azote 1 53

Hydrogène percarboné .... 117

Oxigcne ilï,25

Oxide de carbone i.j,5

Hydrogène oxi-carboné 7,0

Hydrogène 5, 1

Azote 4,2

* Annals of Pbilosophy. VI , 3^0.

On voit, par cette table, que 1 alcool absorbe au-delà de 8 fois autant de gaz hydrogène percarboné que ne le fait l'eau; il serait curieux de connaître l'effet de cette absorption sur la densité de l'alcool.

On trouvera dans la table qui suit, les volumes de quatre gaz différens, absorbés, suivant les expériences de Saussnre, par joo volumes des liquides indiqués'.

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