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DES TERRES ET PIERRES

de barite formé, et on fait évaporer à siccité. On obtient ainsi tin résidu salin qui est un acétate à base d'alcali fixe ; on le fait rougir dans un creuset. On dissout le résidu dans l'eau ; on filtre , et lu liqueur mise à cristalliser donne des cristaux d'un carbonate de sonde ou de potasse , qu'il est facile de distinguer l'un de l'autre par leurs propriétés \

3, La troisième méthode que Ton peut suivrepour recon» naître la présence des alcalis fixes dans les pierres, a été mise en pratique par Davv. Après avoir fait fondre une partie du minéral a examiner avec deux parties d'acide nori(|tte, il fait dissoudre le tout dans de l'acide nitrique étendu, et concentre la dissolution pour en séparer la silice. Il ajoute alors à la liqueur du carbonate d'ammoniaque en excès, fait bouillir le mélange, et le filtre; les substances terreuses et métalliques sont aiusi séparées en totalité; la liqueur est alors mêlée avec une quantité suffisante d'acide nitrique, et évaporée jusqu'à l'entière séparation de l'acide borique, de manière qu'il ne reste plus en dissolution que l'acide uitrique combiné avec les parties constituantes alcalines du minéral, et avec l'ammoniaque. On sépare de la masse saline desséchée le niirate d'ammoniaque, en exposant le tout à une température de a8o° centigrades , et la nature du résidu, qui ne contient plus que du nitrate de potasse ou de soude, peut être aisément reconnue en examinant ses propriétés'.

Mais les pierres simples ayant été récemment reconnues W^Ko» pour contenir de l'acide fluorique , et les méthodes analy- Sjjl. uo' tiques dont nous avons parlé jusqu'à présent , ne donnant

Î>as les moyens d'y découvrir cette substance, et d'en évaluer a quantité, nous décrirons la marche suivie par Klaproth pour arriver à ce but. Il faut prendre une portion réduite en poudre du minéral contenant cet acide, la mettre dans une cornue de verre avec de l'acide sulfurique, et faire chauffer le mélange. L'effet de corrosion qu'éprouve la cornue, et le dépôt siliceux qui se forme à la surface de l'eau que l'on a mise dans le récipient, sont des indices sufiisans de la présence d'acide fluorique. Si Ton veut en déterminer la proportion, il faut fondre la pierre avec de la po-

■ Klanroih, Rritrnge, III,

• NichoUoiTs Journ. Xill, 86.

6gS ANALYSE MINÉRALE*

tasse, et iéparcr la silice par les procédés ordinaires. La liqueur qui reste doit être alors précipitée par du carbonate de potasse; et le liquide étant neutralisé, on y verse de l'eau de chaux. Le précipité de fluate de chaux, ainsi obtenu, doit être pesé après l'avoir chauffe au *ouge. Klaproth évalue la quantité d'acide fluorique coulenue dans le minéral aux o,48 de ce fluate de chaux ».

A»»iy»e En suivant les différentes méthodes exposées précédempierre» Uiiaei, ment, on peut analyser et les pierres simples et les differeos agrégés de ces pierres. Quant aux pierres salines , la marche à suivre pour arriver à la detènnination de leurs principes, doit varier selon l'acide qu'elles contiennent. Mais la plupart d'entre elles peuvent être décomposées par Tune ou l'autre des deux méthodes dont nous allons donner des exemples.

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