Mines de cuivre
1. Le cuivre natif contient quelquefois de l'or, de l'ar- Cuivre «»tif. gent ou du fer. On peut l'analyser en le dissolvant dans l'acide nitrique ; l'or reste à l'état d une poudre de couleur noirâtre ou plutôt violette. L'argent peut être séparé en le précipitant au moyen d'une lame de cuivre polie ( ou bien en décomposant une portion de la dissolution par l'hydrochlorate de soude. ) Pour séparer le fer on évapore la liqueur à siccité, et on traite le résidu avec de l'eau. Par ce procédé, le nitrate de fer est décomposé -, loxide de fer reste , tandis que l'eau dissout le nitrate de cuivre s. On décompose facilement ce dernier sel en le faisant bouillir avec de la potasse : le précipité lavé et séché à la chaleur rouge est de l'oxide noir de cuivre, qui contient les 0,80 de cuivre métallique 4.
• Ktaproih, Gehlen's Joorn. V, 436.
* Bergman , Il , ^ï3.
• Ibid. p. 427.
* Ci«ruevix, PbU. Tranf. i8oî, p. 29g.
àtî^ 2* ^e su^ure ^e clHTre peut être dissous dans dé l'acide • ciarr». |,y(jrocb|orîqUe dont on favorise l'action en y ajoutant de
l'acide nitrique. Une portion du soufre se sépare, tandis que l'autre est convertie en acide sulfurique. On divise la dissolution en deux parties. De Tune on précipite le cuivre au moven d'une lame de fer , et de l'autre on obtient le fer
Ï>ar l'ammoniaque '. La même méthode est applicable à a mine de cuivre bigarrée , ainsi qu'aux pyrites cuivreuses. Minede cuivre 3* Klaproth analysa ainsi cette raine. En la chauffant au rouge dans une cornue , il en sépara le soufre et l'arsenic ; et après avoir pesé ce qui s'était sublimé , il le traita par la potasse qui enleva le soufre, et laissa l'arsenic. La mine grillée fut alors dissoute dans l'acide nitrique , et il ne resta qu'une petite portion de matière pouvant se dissoudre dans l'acide hydrochlorique. Les deux dissolutions ayant été réunies, il se sépara du mélange un peu de chlorure d'argent dont on opéra la réduction. Ayaut ajouté de l'acide sulfurique à la liqueur, elle fut évaporée à siccité, et le résidu dissous dans l'eau. On sépara le fer de cette dissolution au moyen de l'ammoniaque, et le cuivre, en y plongeant une lame de zinc *.
Mine rougi 4* La m»ne rouge de cuivre n'a besoin que d'être dissoule <u cuivr*. dans l'acide hydrochlorique , et on précipite le cuivre de la dissolution au moyen d'une lame de fer ; 08 parties du cuivre précipité équivalent à 100 parties de l'oxide orangé dont cette mine est formée.
5. Il est inutile d'entrer dans de grands détails sur la méthode à suivre pour analyser les oxides et les carbonates de cuivre. Il suffît de dire que l'on estime la quantité d'eau et d'acide carbonique, en distillant la mine dans des vaisseaux clos, et en recueillant les produits. On peut alors faire dissoudre la mine dans l'acide nitrique, et on retire le cuivre de la dissolution comme il a été indiqué plus haut. Aromate 6. Pour faire l'analyse de l'arseniate de cuivre, Qieoevix «u.vre. dissoudre la mine dans de l'acide nitrique étendu. Après avoir ajouté du nitrate de plomb à la dissolution , et fait évaporer le mélange jusqu'à ce qu'il commençât à s'v former un précipité, il y versa de l'alcool, qui opéra la précipitation
• Klaproth , II, 270.
• GeUeu's Jouru. V, 5.
de l'arseniate de plomb que l'on sait contenir les o,33 d'acide arseniqne. Ou sépare ensuite le cuivre de la ligueur en la faisant bouillir avec de la potasse