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Mines de fer

Malgré la grande variété des mines de fer , on peut cependant, relativement à l'analyse, les rapporter toutes à trois classes, suivant que le métal se trouve combiné au soufre, à l'oxigénc ou aux acides, et par conséquent selon oju'il se présente dans les trois différens états de sulfures , doxid es et" de sels.

1. Il faut faire bouillir les pyrites, ou fer sulfuré, avec pyrite l'acide nitrique jusqu'à ce que tout le soufre soit converti oofef»ulfur* en acide sulfurique. On ajoute ensuite de l'acide bydrocblo-

rique, et on continue de faire digérer ce mélange jusqu'à l'entière dissolution de la mine *. Ou en précipite alors l'acide sulfurique eu y ajoutant de Ihydrochlorate de barite -, et le sulfate de barite obtenu représente par 100 parties, 1 4>5 parties de soufre. Si la dissolutionne contient que du fer, on peut en précipiter ce métal au moyen du carbonate de soude. Ou calciue le précipité, et on en prend le poids , mais sil s'y trouve des terres ou du manganèse, il faut alors avoir recours aux méthodes analytiques indiquées dans la première section de ce chapitre.

2. Si les oxides de for que l'on veut essayer sont purs, oiMt» ht. c'est-à-dire, s'ils ne contiennent que du fer, il suffit de les

faire dissoudre dans de l'acide hydrochlorique , et de précipiter ce métal de la dissolution comme il a été dit plus haut. Mais il arrive très-rarement de trouver cette espèce de miue à cet état de pureté parfaite. Le fer y est ordinairement combiné, soît avec le manganèse, l'alumine ou la silice, soit avec ces substances réunies ; et Ton doit alors en conduire l'analyse comme il a été dit dans la première section de ce chapitre.

3. La mine de fer spathique doit être analysée d'après la même méthode, si oe n'est seulement qu'il faut en séparer le

1 Pliil. Trans. 1801 , p. io5.

» Si ii gan^n» de celU» mine contient de la silice , elle restera non dissoute, et il faut en faire l'analyse, suivant Ja méthode indice dans la premiire section de ce chapitre.

yiO ANALYSE H 1 NÉ RALE.

gaz acide carbonique par distillation ou dissolution en vaisseaux clos ^ et en estimer la quantité en suivant le mode indiqué dans le quatrième chapitre du volume précédent. Anenîtte 4. Pour analyser l'arseniate de fer, Chenevix en mêla defer* 100 parties avec de la potasse, et il fit bouillir le mélange jusqu'à rentière séparation de 1 acide arsenique. M versa du nitrate de plomb dans la dissolution , et obtint, des 100 parties , un précipité qui en contenait 33 d'acide arsenique. La portion des ioo parties de la raine qui n'avait pas été attaquée par de la potasse fut traitée par l'acide hvdrocblorique; il resta un résidu insoluble qui était de la silice. On ajouta alors à la liqueur de l'ammoniaque en excès qui précipita le fer, tandis que le cuivre fut dissous par l'ammoniaque *.

y. Mines (Té tain.

La méthode que Bergman a appliquée à l'analyse de cette espèce de mines ne réussissant pas bien , nous adopterons ici celle que nous devons à Klaprotb.

sulfure d'^uin. Pour analyser le sulfure d'étain, il en fit digérer 120 parties avec delacide bydro-chloro-nitriqne. Il en resta 43

Earties, qui ne furent point dissoutes. Ce résidu chauffé rûla avec une flamme bleue, et pfcrdit ainsi 3o parties qui étaient du soufre. Les i3 parties restantes traitées par l'acide hydro-chloro-nitrique, se réduisirent à 5 parties qui, chauffées avec de la cire , donnèrent un grain de fer attirable à l'aimant. Le reste était un mélange de silice et d'alumine. La dissolution acide bydro-chloro-niiriqne ayant alors été complètement décomposée par la potasse , le précipité obtenu fut redissous dans l'acide hydrochJorique. Un cylindre d'étain, plongé dans la dissolution, en précipita 44 parties de cuivre', et perdit lui-même une portion de son poids équivalente à 89 parties. Un cylindre de zinc sépara de la dissolution i3o parties d'étain ; d'où il suit qu'en retranchant de cette quantité les 89 parties eulevées au cylindre d'étain pendant la précipitation du cuivre, on trouve que la mine analysée contenait 4 1 parties d'étain métallique3.

• Phîl. Tram. 180» , p. aiq.

• Eo traitant ce précipite métallique par l'acide nitrique, onlroura qu'il contenait une partie d'étain.

• Observations on the FossUs of Coniwall , p. 38. English TraosJa* tion.

a. Cette mine fut analysée par Klaproth de la manière P««« d'éuio.suivante. Il en prit 100 parties qu'il mêla avec 600 parties île potasse ; le tout fut mis daus un creuset d'argent et chauffé jusqu'au rouge ; la niasse ayaut ensuite été traitée à l'eau chaude, elle ne laissa qu'un résidu insoluhle du poids (le 1 1 parties. Ce résidu, traité de nouveau avec de la potasse, se réduisit à 1,25 parties que l'on fit dissoudre daus l'acide hydrochlorique. Ou sépara de la dissolution au moyen du zinc les o,5o d'une partie detaio, et en y versant un nydrocyanate alcalin il se produisit un précipité bleu, dont le poids indiquait la présence des o,a5 d'une partie de fer.

La dissolution alcaline fut saturée avec de l'acide hydrochlorique ; il se forma un précipité, blanc, mais qui fut redissous par un excès d'acide. On précipita alors la liqueur par du carbouatedesoude,et le précipité, qui avait une couleur jaunâtre, fut redissous dans l'acide hydrochlorique. On plongea d itis la dissolution un cylindre de zinc qui en sépara 77 parties

d'éiain représentant environ 98 parties d'oxide de ce métal*1.

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