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Mines de plomb

t . Le sulfure de plomb contient ordinairement un peu suir.j-ç d'argent, et quelquefois aussi de l'antimoine et du zinc On de Pb'nb peut en faire l'analyse en le traitant par l'acide nitrique étendu, qui dissout le plomb sans toucher au soufre, dont on peut prendre le poids , et déterminer le degré de pureté au moyen de la combustion. Si le sulfure de plomb contient de l'antimoine, ce métal restera à l'état d'un oxide blanc, ou il sera dissous. Dans ce dernier cas , on le précipitera de la liqueur en y ajoutant de l'eau pure. On y verse alors de l'acide hydrochlorique , et on la concentre par l'évaporation. L'hydrochlorate de plomb et le chlorure d'argent se précipitent. On sépare le premier du second, qui reste insoluble, en traitant le mélange par l'eau bouillante, ou comme l'a proposé Westrumb, en faisant digérer le précipité avec de l'ammoniaque. La liqueur dans laquelle on a séparé l'hydrochlorate du chlorure peut encore contenir du 1er, du zinc et du cuivre. On eu précipite le fer en y ajoutant de l'ammoniaque en excès; le cuivre, au moven d'une lame de zinc : le zinc peut être précipité par du carbonate de soude ; on réduit ensuite

♦ Deilrage, II, a54«

cet nxide à 1 erat métallique ; on en prend îe poids, et on en déduit celui qu'a perdu la lame de zinc qui a été employée pour précipiter le cuivre de la dissolution.

Antniate 2. Cette mine fut analysée par Vauquelin, ainsi qu'il suit.

8 poai H en prit 100 parties qu'il fit griller pendant une demi "heure, en mettant de teraps-eu temps sur la matière un peu de suif, pour favoriser la vaporisât io i de l'arsenic. La perte fut de 38 parties qui furent considérées comme étant de l'oxide d'arsenic. Le résidu fut traité par l'acide hydroch'orique concentré, et le mélange tenu en ébullition pendant i5 minutes. La dissolution prit une couleur rouge, et laissa dégager une grande quantité de chlore. Il se déposa un sel blanc cristallisé en aiguilles, et la liqueur fournit encore par leva-

Foration des cristaux semblables. La dissolution dp ce sel dans eau, précipitée par le fulfate de soude, donna 25 parties de sulfate de plomb représentant 20,2 parties de plomb métallique. On versa dans la liqueur, dont on avait ainsi séparé le plomb, de l'ammoniaque qui y opéra un précipité du pt>ids de 59 parties. C'était de l'oxide de fer mêlé encore d'oxide d'arsenic. Le dégagement de chlore qu'avait observé Vauquelin dans celte opération le porta à croire que le plomb se trouvait dans cette mine à l'état de peroxide *. Çjrbonafe 3. Klaproth analysa le carbonate de plomb de la manière ç.t ip.umb s„îvante> [j en prjj l00 parties et les fil dissoudre complètement dans aoo parties d'acide nitrique étendu de 3oo parties d'eau La dissolution eut complètement lieu avec effervescence, et le mélange perdit une quantité de son poids équivalente à 16 parties représentant l'acide carbonique- La dissolution, qui était incolore, fut étendue d'ean, et décomposée par un cylindre de zinc qu'on y plongea. On obtint eu 2\ heures 77 parties de plomb précipité à l'état métallique, qui représentent 82 parties du même métal oxidé.

Si Ion soupçonne la présence de l'acide hydrocblorique ■ ■ 1 • -; ->lo~': - • ' -

dans le carbonate de plomb, on peut aisément l'y naître, et déterminer même le poids de cet acide au moyen du nitrate d'argent.

C| ;» *»«* 4- P°ur analyser le sulfate de plomb , Rlaproth en prit

100 parties qu'il fit chauffer au rouge et qui perdirent 2 parties représentant la quantité d eaU contenue dans la m»ne. H

* Ànq. ckChim. XUI, 8G.

AN ALT SE DES MINES. 7l3

mêla les 98 parties restantes avec 4<>o parties de carbonate de potasse, et le tout fut chauffé jusqu'à la chaleur rouge dans un creuset de platine. La niasse jaune rougeâtre que l'on obtint ainsi fut mise en digestion avec de l'eau, et le tout déposé sur un filtre. L'oxide de plomb qu'on sépara ainsi de la liqueur pesait 72 parties ; on le fit dissoudre dans l'acide Ditrique étendu ; et on obtint pour résidu une partie d'oxide de fer. On mit un cylindre de zinc dans la liqueur et on en précipita ainsi 66,5o parties. La dissolution alcaline fut alors sursaturée avec de l'acide nitrique, et traitée avec de l'acétate de barite. Use précipita du sulfite de barite , qui, lavé et séché , se trouva être du poids de j3 parties correspondant, selon Kiaprotb , à 25 parties d'acide sulfurique '.

5. Pour analyser ce sel Klaprotli en prit 100 parties Pho*ph»t« qu'il fit diss >udre dans l'acide nitrique étendu. 11 versa du d* plomb" nitrate d'argent dans la dissolution , et obtint un précipité du poids de 11 parties, qui en représentent 1,7 d'acide hydrochlnrique. Il ajouta alors à la liqueur de l'acide sulfurique, et il oui 10G parties de sulfate de plomb, représentant 78,4 parties d'oxide de ce métal. On sépara l'acide sulfurique de la dissolution au moyen du nitrate de barite, et elle fut presque neutralisée avec île l'ammoniaque. On y versa alors de l'acétate de plomb, et il se précipita 82 parties de phosphate de plomb, représentant 18,37 parties d'acide phosphorique. On ajouta alors à la liqueur de l'acide hydrocbloriaue ; on fit évaporer le mélange à siccité ;on traita le résidu sét né avec de l'alcool, qui ayant été ensuite évaporé, laissa uu léger dépôt solublc dans l'eau, formant de Thydrocyanate de fer par l'addit.on d'hydrocyanate de potasse, et contenaut environ les o,io d une partie d'oxide de fer*.

G. Pour analyser le molybdate de plomb, Hatcbett traita MoM><bta cette mine par l'acide sulfurique bouillant. Il en ajouta à dilfé- de Pl,4,al>* rentes reprises et jusqu'à ce qu'il ne se produisit plus de dissolution. La liqueur contenait alors l'acide molybdique, et la portion non dissoute consistait en sulfate de plomb. On fit bouillir ce résidu pendant une heure avec une dissolution de carbonate de sonde ; et on lava le carbonate de plomb ainsi obtenu dont on opéra ensuite la dissolution par l'acide nitrique, qui ne laissa qu'un peu de silice. On précipita lo

' Prilra-e, III , iG3.

Jl4 AWALYSE MINÉRALE.

plomb de cette dissolution au moyen de l'acide sulfuriqae; et en y ajoutant ensuite de l'ammoniaque on obtint un pea d'oxide de fer. On reprit alors la première dissolution qui contenait de l'acide sulfurique en excès, on y ajouta 16 parties d'eau, et on la satura avec de l'ammoniaque; il se précipita lentement un peu d'oxide de fer. La liqueur fut alors évaporée à siccité, et le résidu, ayant été chauffé fortement pour en séparer le sulfate d'ammoniaque, et traité à différentes reprises par l'acide nitrique, se trouva converti en acide inolybdique jaune.

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