‹ Systême de chimieChapitre 26 sur 260 · Q °)°679 qeeeldeeo · texte numérisé non relu

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On yoit par cette table, que, par un mélange à parties esales d ac.de sutfunque et Jeau la densité es°t augLn e" des o,..^ Kmvan sest également assuré que des proportions égales d eau et dac.de nitrique, d'une pesanteur spécifique de i,554o, mêles ensemble, produisent un accroissement de densité égale aux o,o83 du poids total des liquides. Sui- Tarn Lowitz, la pesanteur spécifique d'un mélange d'eau et d alcool pur , a poids égaux , est 0,9 . 7 , lorsqu'elle ne devrait être que de 0,886, et que par conséquent il y a augmentâfcon de densue déplus des o,o35 du ',„„,. LVroifsement de dens.te est probablement plus considérable encore dans un mélange d alcool et d'éther ; mais on n'a point fait d'expériences exactes sur a détermination de celte condensation, non plus que de celles que peuvent produire les mélanges des huiles entre elles et avec le pétrole , ou ceux des acides nitrique et sulfurique.

5. Ainsi il paraît que l'union de ces liquides entre eux présente bien réellement tout ce qui caractérise une combi- h"J'& na.sori chimique. Il y a augmentation de densité, dégagement '"*• de calonque.le mélange devient parfaitement uniforme dans toutes ses parties, la séparation des liquides ne peut avoir heu spontanément , et ne peut être opérée que par des moyens purement chimiques. On doit donc considérer cette M. 7

g8 LIQU 1DSS*

uuion comme un cas d'affinité chimique. Mais comme 1e changement des propriétés est beaucoup moiri* sensible dans l'union des liquides entre eux que dans la formation de beaucoup d autres composés ; que la combinaison n'a lieu que lentement , et qu en général les parties qui la constituent peuvent être de nouveau séparées par la distillation , il est évident que l'aflSuité en vertu de laquelle ces corps s'unissent est beaucoup plus faible que celle qui produit un grand nombre d'autres combinaisons. C'est par cette raison que Berthollet a désigné cette affinité par le terme de dissolution, terme dont il s'est servi pour désigner une grande variété de combinaisons faibles.

liquide* qui 1!' 0û * f°rmé ,a iMe ÎUÎ SU,t ^ ^ ^ **S UCim<îeS l1"

doivent ne s'unissent les uns aux autres que dans de certaines pro-

<U* qujniMéf . 1 déormiaée* DOrtlOnS.

d'Mtr«» Uqui- r

t éther.

Eau avec • < huiles volatiles.

( sulfure de carbone.

( huile» volatiles.

Aî i ) pétrole.

Alcoolavec ) Sulfure hydrogéné?

( phosphure de soufre ?

— , f huiles volatiles.

EtheraTec { pétrole.

Huiles volatiles avec pétrole.

i. Les expériences faites jusqu'à présent sur les dissolu* tions des liquides par l'eau, l'alcool, l'éther et les huiles volatiles , n'ont été m assez multipliées , ni assez précises pour nous mettre en état d'établir d'une manière exacte dans quelles proportions elles ont lieu. Il a été cependant reconnu que ces proportions sont limitées, et que chaque substance a un de** gré de solubilité qui lui est particulier.

L'eau , suivant les expériences de Lauraguais . dissout les 0,10 de son volume & éther suif inique $ mais il y a lieu de croire que la proportion n'en est pas aussi considérable. Il fallait que l'éther essayé contînt de l'alcool, les chimistes ne connaissant pas encore, à l'époque où ces expériences furent faites, le moyen d'opérer la séparation des deux liquides. Or? toutes les fois que de I ether contenant de l'alcool est mêlé avec de l'eau, ce liquide prend une proportion considérable

ACTION" DES LIQUIBES ElfTlE EUT. 99

de l'alcool, sans que cela influe en rien sur la bolubilîié de l'éther.

Les huiles volatiles ne sont solubles qu'en très petites quantités par l'eau. Elles commun quent leur Oileur à ce liquide , mais à peine aucune autre de leurs propriétés.

2. L'alcool dissout les huiles volatiles en proportion considérable ; mais cette proportion est pour chacune de ces huiles, limitée et particulière. Ce 1 quide ne dissout qu'une petite quantité de pétrole. Je ne connais pas l'effet qu'il produit sur les deux autres substances contenues dans la table, elles n'y sont placées que par analogie.

L!action de fétuer sur les huiles volatiles et sur le pétrole est consibérable.

3. L'affinité de cette seconde suite de liquides entre eux semMe être plus faible que celle qui existe entre les liquides qui s'unissent en toutes proportions ; car ces derniers décomposent généralement les premiers. Ainsi, lorsque de 1 alcool, tenant une huile volatile en dissolution , est mis dans l'eau, la plus grande partie de l'huile se sépare, tandis que l'alcool s'unit à l'eau.

Il semble que c'est la faiblesse d'affinité, réunie à la différence de cohésion des molécules des deux liquides, qui Imitent Ja combinaison à de certaines proportions.

111. Les liquides qui ne se combinent pas sensiblement Ltyid« dans une proportion quelconque, sont en très -grand nombre j'Jl, aîSSÎ111 les plus remarquables dans cette classe sont : »to:ib£«u*

{>étrole.

miles fixes, sulfure hydrogéné.

Huiles fixes avec j

alcool, éther.

eau.

alcool.

Mercure avec <J ether

huiles volatiles»

pétrole.

L'action des liquides entre eux a été expliquée d'une manière très -satisfaisante par Berthollet. Lorsque l'affinité de deux liquides n'est pas suffisante pour contrebalancer la résistance qui résulte de la cohésion euire les

molécules, on de la différence de leur pesanteur spécifique, ces liquides ne peuvent se combiner. Dans ces cas, cepen» dant , les liquides manifestent quelquefois un certain degré d'affinité , mais elle n'est pas assez forte pour produire la combinaison. Ainsi 1 huile se répand sur la surface de l'eau, et y adhère, comme l'eau reste à la surface d'un solide qu'elle mouille *.

Les liquide* IV. Lorqu'un liquide a une affinité marquée pour l'un ou réciproque- pour un plus grand nombre des principes constituans d un n,,nU liquide, dans leur état de séparation , mais sans en avoir pour le liquide lui-même, il arrive souvent, si ce liquide n'est pas très-dense, qu'il le décompose, et qu'il forme, en se combinant avec ses constituans, des composés nouveaux. Les principaux liquides qui se décomposent mutuellement sont :

L'eau par le phosphure de soufre.

L'acide nitrique par tous les liquides, excepté l'eau et l'acide sulfurique.

L'acide sulfurique par tous les liquides, excepté l'eau et l'acide nitrique.

Le phosphure de soufre décompose l'eau par degrés; il y à dégagement de gaz acide hydro-sulfurique et de gaz hydrogène phosphoré, et, sans aucun doute, formation d'acides sulfurique et phosphorique. Cette décomposition remarquable, que facilite beaucoup l'élévation de température, semble être l'effet de l'action d'une molécule du phosphure sur deux atomes d'eau à-la-fois.

Les décompositions produites par les acides nitrique et sulfurique sont très-curieuses; mais elles sont toutes trop compliquées pour qu'il soit possible, dans l'état actuel de la science , d'en donner une explication satisfaisante. <e. .oud« ren- V- Lorsque des corps solides sont mis à l'état liquide ou du» î^uuie.. par le calorique, ou par tout autre moyen quelconque, ils se comportent entre eux comme les liquides ordinaires; leur action réciproque est modifiée par le degré d'affinité. Quelques-uns de ces corps ainsi devenus liquides s'unissent eu toutes proportions, comme la plupart des métaux, les huiles solides, les résines , etc. Cette union u'a lieu pour d'autres , comme entre l'étain et le fer, entre le plomb et le fer, ainsi qu'entre différens sels, que dans de certaines proportions, lien

♦ Suii(juc chimique. 1,4*»

«st qui, comme le zinc et le cobalt, le bismuth et le cobalt, refusent de se combiner; et d'autres, tels que le nitrate de potasse et le soufre, le nitrate de potasse et le phosphore , qui se décomposent mutuellement.

Dans ces cas, non-seulement l'affinité , mais encore la tendance du nouveau composé, ou de quelques-unes de ses parties constituantes , à prendre l'état solide , influent sur la proportion des ingrédiens qui entrent en combinaison.

SECTION III

De la Combinaison de Liquides avec des Solides,

En traitant de la combinaison de liquides avec des solides, nous pouvons nous abstenir de parler de trois de ces liquides, Je sulfure hydrogéné , le phosphure de soufre et le bichlomre d'étain. L'action irop circonscrite de ces corps, et le défaut d'expériences exactes sur ce qui les concerne, ne nous laissent aucune observation à présenter. Il en est deux autres dont l'action sur un grand nombre de solides est très-énergique; mais comme ce mode d'action est absolument semblable à celui qu'exerce une classe de corps que nous prendrons en considération dans le chapitre suivant, nous avons pensé qu'il convenait d'en différer l'examen jusqu'à ce que nous en soyons venus à considérer particulièrement l'action des acides. Ces deux liquides sont les acides sulfurique et nitrique, 11 n'en reste donc que sept, savoir :

L'eau. Les huiles volatiles.

L'alcool. Les liai Us fixes.

L'étber. Le mercure*

Le pétrole.

De ces sept liquides l'eau est celui dont l'action , comme la plus générale, a été étudiée avec le plus de soin. L'action de ce liquide sera donc le premier objet de nos considérations : quelques observations suffiront pour les autres.

I. L'eau a de l'affinité pour un très-grand nombre de corps, e.o. et en général sa présence facilite singulièrement l'action des substances les unes sur les autres ; il en résulte que ce liquide

est presque toujours d'un emploi indispensable, lorsqn'on a des combinaisons ou des décompositions à opérer artificiellement.

Lo« s'unit i . L'eau, ainsi qn'on la déjà observé, a la propriété d'entrer dlMdeiréu£ en combinaison avec les corps solides de deux manières différentes. Dans I une, le composé continue d'être solide; dans l'autre, il devient liquide. Dans la première de ces deux es* pèces de combinaisons, le solide étant en proportion plus grande que le liquide , la cohésion de ses molécules n'est

Jias détruite ; dans la seconde espèce de combinaisons , a proportion la plus considérable étant celle du liquide, il donne au i om|K>se I état de liquidité qui lui est propre, j. Hjdtatet; Prmist a dis'ingué l< s combinaisons de la première sorte par le nom à hydrates. Un hydrate est un composé duo. corps solide et d'eau , conservant encore létal solide. Les corps solivles qui sont susceptibles de former cette espèce de combina son av« c I eau , sont 1rs suivans : Ta>>i« »• Soufre. Lhyd ate d<« cette substance est une poudre àê% hjdratc«. J'mj une soufre très-pâle, qu'on appelle ordinairement lait de soufre. On trouve souvent le soufre natif dans cet état.

a. Oxides métalliques. Les hydrates de ces corps sont des poudres remarquables par l'intensité de leurs couleurs. Leur saveur est généralement forte, et les acides ou les dissolutions alcalines agissent aisément sur elles.

3. Les terres. Ces hydrates sont des poudres, et dans quejquc cas des cristaux.

4. Les alcalis fixes. Les hydrates de ces corps sont ce qu'on appelle ordinairement les cristaux d'alcalis.

5. Tous les acides qui peuvent être mis à l'état solide, ce qui a lieu pour cet te classe entière de corps, a Perception de i3. Ces hydrates sont ce qu'on désigne ordinairement par la dénomination iV acides cristallisés.

6. La classe des sels en totalité, excepté ceux qui ne contiennent point d'eau de cristallisation. Les hydrates des sels sont les cristaux salins pour ceux des corps de ce genre capables de prendre c -lté forme*, ce sont des poudres ou des masses solides pour ceux qui ne cristallissent pas.

7. Tous les hydro-sulfates qui peuvent prendre l'état solide. Leurs hydrates sont des nyd 10 sulfates cristallisés.

8. Un grand nombre de combinaisons terreuses. L'eau existe comme partie constituante dans beaucoup de coutbi*

COMBINAISON DES LIQUIDES AVEC LES SOLIDES. lo3

ttaîsoos des terres qu'on rencontre dans la nature; mais ces combinaisons ont été jusqu'à présent trop peu examinées, pour que nous poissions nous permettre de donner une liste de semblables hydrates natifs.

g. Savons. L'eau est partie constituante de tous les savons. 11 n'est donc pas tout-à-fait exact de dire que le savon se combioe avec l'eau et forme un hydrate, (îe corps est luimême ud hydrate, et nous n'avons point de terme pour désigner le savon privé d'eau, s il est possible qu'un semblable composé existe.

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