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III. L'action de l'éther sur les solides semble être encore

Elus circonscrite que celle de l'alcool ; mais les expériences lites jusqu'à présent sur les effets de cette action , ainsi que de celle du pétrole, des huiles volatiles et fixes, n'ont été ni assez multipliées, ni assez précises pour qu'il soit possible d'en tirer avec confiance aucune induction générale. Action IV. L'action du mercure est exclusivement bornée aux *i nercai* mc*taux# || f(»rme avec ces corps dés composés connus sous le nom ^amalgames. L'énergie de cette action dépend évidemment de son affinité pour le métal sur lequel il l'exerce, ainsi que de la force de cohésion des molécules du métal avec lequel il doit se combiner.

* Berthollet a traité ce sujet dans une grande étendue , et arec »fl sagacité ordinaire. Sutiq. cbim, I, 34 «t 35.

Parmi les métaux, il en est sept sur lesquels le mercure agit spontanément, et dont il peut opérer la dissolution complète lorsqu'il leur est appliqué en quantité suffisante ; ces sept métaux sont :

L'or. Le bismuth.

L'argent. Le ziuc.

Le plomb. L'osmium.

L'étain.

On peut, ou par la trituration, ou en détruisant leur cohésion par le calorique , rendre le mercure susceptible d'agir sur les cinq métaux suivans :

Le platine. L'arsenic.

Le cuivre. L'antimoine.

Le tellure.

On parvient à combiner le mercure avec le fer; mais son affinité pour ce métal étant très-faible , il faut qu'il lui soit présenté dans un état particulier.

Il y a cinq métaux avec lesquels le mercure ne peut former de combinaisons -, ce sont :

Le nickel. Le manganèse.

Le cobalt. Le molybdène.

Le rhodium.

Son action sur les autres métaux n'a pas été essayée.

Lorsqu'on met plusieurs des métaux dans du mercure, ils Aihéûoa s'humectent avec ce métal précisément comme un morceau iutm de bois plongé dans l'eau se mouille de ce liquide. La portion adhérente est évidemment un commencement de combinaison ; d'où il suit que l'adhésion du mercure au métal est très-forte. On voit, par les expériences de Morveau,que cette force d'adhésion varie dans différens métaux. Il construisit des disques de métaux divers , parfaitement arrondis, de 2,7 centimètres de diamètre et de la même épaisseur , ayant à leur surface supérieure un petit anneau au moyen duquel ils pouvaient être tenus en équilibre. Il suspendait ces disques l'un après l'autre au bras d'une balance, et après en avoir exactement contrebalancé le poids en chargeant le bassin opposé, il les amenait au contact avec du mercure placé à environ 5 millimètres au-dessous, en ayant

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soin de les faire glisser le Long de sa surface pour éviter toute interposition d'air entre eux et le mercure. Il tenait alors exactement compte du poids qui était nécessaire pour détacher les disques du mercure, et par conséquent pour vaincre «leur adhérence à ce métal, qu'il changeait après chaque expérience. Il obtint les résultats suivans :

L'or adhère au mercure avec une force de . a3,63

L'argent 22,76

L'étain » 5

Le plomb ai,o{

Le bismuth 19,71

Le platine

Le zinc 10,81

Le cuivre * 7,5 2

L'antimoine 6,67

Le fer 6,10

Le cobalt o,< a

On peut considérer ces nombres comme indiquant l'affinité relative de chaque métal pour le mercure. Ils dérivent évidemment de la quantité de mercure qui- adhérait à cliaque surface des disques et qui par conséquent devrait être réglée par l'affinité. Mais la supposition que les nombres ci* dessus présentés sont proportionnels à l'affinité est entièrement gratuite.

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