‹ Systême de chimieChapitre 37 sur 260 · IO · texte numérisé non relu

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Od voit, par cette table, qu'une dissolution saturée île nitrate de chaux ne se charge d'aucune quantité quelconque d'hydrochlorate de soude; qu'une eau saturée de mirate de potasse dissout plus d'hydrochlorate de soude que u en prendrait un même poids d'eau pure ; que la dissolution >alurée de nitrate d$ soude a la même propriété, mais qu'alors elle laisse précipiter h plus grande partie du nilrate de soude,

Ces phénomènes remarquables sont évidemifi"Ut leflel de l'action réciproque qu'exercent certains sels les uus sur les autres, et au moyen de laquelle leur lorce de cohésion étant diminuée , Teau devient capable d'agir av ec plus d'énergie sur eux ; ils dépendent aussi ces phénomènes de 1 affinité relative de ces sels pour l'eau. On sait que cette affinité .varie avec la température, et que chaque sel suit à cet égard une loi particulière qui lui est propre; d'où il suit que les résultats que nous venons d'indiquer ne peuvent s'obtenir qu à la température à laquelle les expériences ont eu lien. À des tempera- < tures élevées , l'affinité de l'hvdrochlorate de soude pour l'eau est beaucoup plus faible que celle de la plupart des sels*, à la chaleur de l'ébullilion, il est donc séparé par ceux mêmes des sels qu'il précipite à une basse température.

Le dégagement de calorique, lors même qne la auantité du sel précipité était beaucoup moindre que celle de I hydrochlorate de soude dissous, dénote que l'hvdrochlorate de soude n'en absorbe que très-peu en se dissolvaut dans l'eau, circonstance qui est probablement due à la petite quantité d'eau de cristallisation que ce sel contient.

9. Lorsqu'une portiojjde l'eau qui tient un corps solide en dissolution est enlevée, par 1 evaporation , les molécules du. solide se trouvant rapprochées de plus près les unes de^ autres, leur teud.mre à la cohésion augmente et devient plus forte que leur affinité pour, le liquide; il s'en sépare alors uue pprtion, qui prend la forme sqliple. Si l'eau tieot^à-la fois déférentes substances eu, dissolution, la première qui se sépare est celle qui a le plus de, tendance à la cohésion ; mais en général les difTér eus corps dissous agissant jusqu'à un certain point Pun sur l'autre, celte, action empêche on retarde leur retour à la forme solide. C'est par cette raisou qu'il reste presque toujours après l'évaporation des liqueurs salines composées une portion de liqueur qu'on appelle eau mère. La dissolution saturée d'un solide, peut être portée , par

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levaporation, à un degré de concentration considérable sans rien déposer du solide dissous ; parce que la force de cohésion étant anéantie, il n'y a poiot de résistance à l'action de l'eau relativement à l'état d'équilibre des molécules , à moins que quelque cause n'intervienne pour le détruire. C'est ainsi qu'en introduisant dans la liqueur saturée un cristal de la substance qui y est tenue en dissolution , les molécules de cette substance commencent immédiatement à se déposer*. Action II. L'action de l'alcool sur les solides est plus limitée que ^•ï^îlt!" celle de l'eau. Elle s'exerce cependant sur un grand nombre de corps. On ne connaît point de combinaisons solides dans lesquelles entre l'alcool, qui ressemblent aux hydrates. Les substances solides que l'alcool peut dissoudre, sont :

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