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DIFFÉRENTES SUBSTANCES DANS LES EAUX

faut encore connaître quel est leur état de combinaison. Ce n'est pas assez, par exemple, de s'être assuré que la chaux est uu des ingrédiens d'une eau particulière , il faut pouvoir distinguer aussi l'acide auquel elle est unie. Kirwan fit voir le premier comment on pouvait remplir cet objet à l'aide des réactifs. Nous allons donner ici un court exposé de sa méthode.

/. Pour reconnaître la présence des diffrrens sulfates, suif*f*i.

Les sulfates qui se rencontrent dans l'eau sont au nombre de sept; mais parmi eux il en est uu, le sulfate de cuivre, qui s'y trouve si rarement qu'on peut se dispenser d'y avoir égard. La même remarque s'applique au sulfate d'ammoniaque. 11 paraît inutile d observer, qu'on ne doit rechercher un sulfate dans l'eau, qu'autant qu'on y a préalablement reconnu la présence de sou acide et de sa base.

i. On peut distinguer le sulfate de soude en opérant de la t A, iA,;ni> manière suivante. On dépouille l'eau a examiner de tous sulfates terreux en l'évaporant jusqu'à moitié, et en y ajoutant ensuite de l'eau de chaux tout aussi long-temps qu'if s'y forme du précipité. On aura ainsi séparé toutes les terres de l'eau, à l'exception de la chaux, et par conséquent le seul sulfate terreux qui y restera sera le sulfate de ebaux. On retirera de l'eau ce sulfate en évaporant le liquide jusqu'à concentration, en y versaut alors nu peu d'alcooL, et en ajoutant ensuite un peu d'acide oxalique à la liqueur après l'avoir filtrée.

On mêle avec l'eau, ainsi purifiée, une dissolution de chaux. S'il se forme apparence de précipité, soit immédiatement, soit par l'addition d'un peu d'alcool, c'est une preuve que l'eau contient un sulfate de potasse ou de sonde. Pour déterminer quel est celui de l'un ou de l'autre de ces deux sels, on fait un mélange d'une portion de l'eau, purifiée avec l'acétate de barite. Du sulfate de barite se précipite; on filtre et on évapore à siccité. En mettant ensuite le résidu en digestion dans l'alcool, ce liquide dissoudra l'acétate alcalin. On évapore la liqueur à siccité. Le sel desséché sera déliquescent si c'est de l'acétate de potasse, et efflorescent si c'est l'acétate de soude.

a. On peut obtenir le sulfate de chaux en évaporant jusqu'à * calcium quelques décagrammes l'eau qu'on soupçonne en contenir. Il se manifeste un précipité qui, s'il est de sulfate de chaux, peut se dissoudre dans 5oo parties d'eau ; et la dissolutiou

a66 MÉTHODE d'à If ALT S C DES EAUX.

précipite ayec l'bydrochlorate de barite, l'acide oxalique , le carbonate de magnésie, et avec l'alcool, s. Alan. 3. On découvre l'alun en mêlant du carbonate deebaux avec l'eau qu'on soupçonne en contenir; s'il se produit un précipité, c'est une indication de la présence de l'alun, ou aumoins du sulfate d'alumine, pourvu qu'il n'existe point dans l'eau d'hydrocblorate de barite ou de sulfates métalliques. La présence du premier de ces sels est incompatible avec celle de l'alun ; les secouds peuvent en être séparés par les bydrocyanates alcalins. Lorsque l'eau est précipitée par l'bydrochlorate de chaux, le carbouate de chaux et l'bydrochlorate de magnésie , on en peut conclure qu'elle contient de l'alun ou du sulfate d'alumine.

4. soif*tc d« 4* 0° Peu* s'assurer de la présence du sulfate de magnésie n«foe>i«. (jans j»eau paf l'hydrosulfate de strontiane qui précipite immédiatement avec ce sel , et ne produit cet effet avec aucun autre; pourvu qu'on ait préalablement séparé par le carbonate de chaux l'alun de Veau, si elle en contient, et pourvu aussi que cette eau ne contienne pas d acide à nu, pas même l'acide carbonique.

5. Suir.te <u 5. Le sulfate de fer est précipité de l'eau par l'alcool, et

4er' il est alors facile de le reconnaître à ses propriétés.

II. Pour reconnaître la présence des différens hydrochlorates.

Hydrochlorate, Le nombre des hydrochlorates qui peuvent exister dans les eaux, s élève à huit ou à neuf, si ou y comprend l'bydrochlorate de fer. Celui de tous qu'on y rencontre le plus ordinairement est l'bydrochlorate de soude.

1. Ak.imi. 1 . On peut reconnaître les hydrochlorates de soude et de potasse de la manière suivante. On sépare l'acide sulfurioue par l'alcool et par le nitrate de barite. Ou décompose les nitrates et les hydrochlorates terreux par une addition d'acide sulfurique. On enlève l'excès des acides nitrique et hvdrochloriaue par la chaleur. On sépare les sulfates formes par l'alcool et l'eau de barite. L'eau ainsi purifiée ne peut plus contenir que des nitrates et des hydrochlorates alcalins. Si cette eau précipite avec l'acétate d'argent, on en peut conclure qu'elle contient uu hydrochlorate de soude ou de potasse; pour s assurer q lel est celui de ces deux sels , on évapore jusqu'à sicci té le liquide ainsi précipité. On dissout l'acétate dans l'alcool et on évapore jusqua siccité. Le sel sera

DIFFÉRENTES SUBSTANCES DAWS LES ÏAtJX. *6j

déliquescent si c'est l'acétate de potasse, il sera effloresceot, si c'est l'acétate de soude.

a. L'hydrocblorate de barite peut se découvrir par l'acide *. D« t>*'»««. sulfurique, cet bydrochlorate étant le seul sel baritique qu'on ait jusqu'à présent trouvé dans les eaux.

3. On peut reconnaître la présence de Vhydrochlorate des.c*ic»»*«. chaux en opérant ainsi qu'il suit. On sépare de l'eau le sulfate de chaux et autres sulfates en l'évaporant jusqu'à quelques décagramraes, en la mêlant ensuite avec de 1 alcool et en y ajoutant à la lin du nitrate de barite jusqu'à ce qu'il ne se manifeste plus de précipité, après quoi on filtre la liqueur et on l'évaporé jusqu à siccité. On traite à l'alcool la masse sèche obtenue, on évapore l'alcool à siccité et on dissout le résidu dans l'eau. Si cette dissolution précipite avec l'acétate d'argent et avec l'acide oxalique, elle peut contenir de l'hydrocblorate de chaux. Elle en contient nécessairement dans le cas ou après l'avoir traitée avec le carbonate de chaux , elle ne précipite point avec l'ammoniaque. Lorsqu'il en est ainsi, on sépare la chaux par l'acide oxalique, on filtre et on distille à une douce chaleur. Si le liquide dans le récipient précipite avec le nitrate d'argent, il y avait de l'hydrocblorate de chaux dans l'eau.

4* On distingue l'hydrocblorate de magnésie, en séparant 4. i^oupé»;»» d'abord tout l'acide sulfuriquc par le nitrate de barite. On filtre ensuite la liqueur , on l'évaporé à siccité et on traite à l'alcool la masse desséchée. On évapore jusqu'à siccité cette dissolution alcoolique et on dissout le résidu dans l'eau. L'bydrochtorate de magnésie 7 si l'eau en contient, doit se trouver dans cette dissolution. Supposons qu'au moyen des réactifs

Précédemment décrits, on se soit assuré de la présence de acide hydrochlorique et de la magnésie dans cette dissolution; dans ce cas, si le carbonate de chaux n'y produit pas de précipité, et si l'acide sulfuriquc, etl'évaporation ou l'addition d'un peu d'alcool n'y eu occasiounent pas non plus , alors la dissolution ne contient que de l'hydrochforate de magnésie. Si ces réactifs donnent lieu à de s précipités, il faut séparer la chaux qui est présente par l'acide sulfurique et par 1 alcool , et enlever ensuite par la distillation l'acide avec lequel elle était combinée. On sépare alors la magnésie par l'acide oxalique et par l'alcool -, et on enlève par la distillatiou l'acide auquel elle était unie. Si le liquide dans la cornue précipite

2^8 MÉTHODE d'aKALYSE DES ÊÀUX.

avec le nitrate d'argent, l'eau contient de l'hydrocblorate de magnésie.

s d'Aiomiati 5^ Qn pCUt reconnaître la présencedelbydrochlorate d'alumine en saturant l'eau, si elle contient un excès d'alcali , par l'acide nitrique, et en séparant l'acide sulfurique au moyen du nitrate de barite. Si le liquide aiusi purifié précipite avec le carbonate de chaux, il contient de I hydrochlorate d'alumine. L'hydrochlorate de fer ou celui de manganèse, s'il en existe dans l'eau, sont aussi décomposés par ce sel, et îe fer est précipité. Le précipité peut être dissous dans l'acide hydrochlorique, et l'alumine, le fer et le manganèse, s ils sont présens, peuvent être séparés ainsi qu'il sera indiqué ciaprès.

Mirate*. III. Pour reconnaître la présence des dijférens nitrates*

Les nitrates ne se rencontrent que rarement dans les eaux; mais lorsqu'ils y existent on peut s'en assurer de ta manière suivante.

i. Aic*iin.. i . On enlève par l'acétate de barite l'acide sulfurique à Team soumise à l'examen, et par l'acétate d'argent, on en sépare l'acide hvdrochlorique. On évapore la liqneur après l'avoir filtrée et on traite à l'alcool le résidu desséché. La portion de la masse qui résiste à l'action de ce liquide ne peut consister que dans des nitrates alcalins et dans de l'acétate de chaux. On la dissout dans l'eau; si cette dissolution précipite par le carbonate de magnésie, il y a présence de chaux, et la séparation s'en opère par ce carbonate. On filtre, on évapore à siccité; on verse de l'alcool sur la masse desséchée: tout ce qu'il n'en dissout pas ne peut être que des nitrates alcalins qu'on reconnaît et qu'on distingue aisément à leurs propriétés respectives.

» Calcaire». 2 Nitrate de chaux. Pour la recherche de ce sel dans IVati o^n'on analyse, il faut la concentrer et y ajouter ensuite de 1 alcool afin d'en séparer les sulfates. Après avoir filiré la liqueur et enlevé l'alcool par la distillation , on en sépare l'acide hydrochlorique par l'acétate d'argent. On fibre de nouveau y on évapore à siccité et on traite le résidu à l'alcool. On évapore une seconde fois à siccité et on dissout dans l'eau 1* masse desséchée. Si les réactifs ordinaires indiquent la présence de la chaux dans cette dernière dissolution , o:i c:i n?»vjt conclure que l'eau contenait dy nitrate de chaux.

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