POUR DÉTERMINER LA PROPORTION DES SUBST
3. Pour reconnaître la présence du nitrate de magnésie, ila.DemajutMe. faut débarrasser l'eau des sulfates et hvdrochlorates, en suivant exactement la manière qui vient d'être décrite. On éva-
rrc à siccité le liquide ainsi dégagé de ces sels, et on traite résidu à l'alcool. On évapore de nouveau à siccité cette dissolution alcoolique, «t l'on dissout dans l'eau la masse desséchée. Ou ajoute alors de la potasse à cette dissolution , tout aussi long temps qu'il s'y manifeste un précipité. On évapore encore une fois à siccité la dissolution filtrée et on traite le résidu avec l'alcool. S'il en reste une portion qui n'ait pas été attaquée par ce liquide, ce qui, dans ce cas, ne peut être que du nitrate de potasse, c'est une preuve que l'eau contenait du nitrate de magnésie.
Telles sont les méthodes au moyen desquelles Kirwan pense qu'on peut reconnaître la présence des différens sels dans des eaux minérales. Mais, dans mon opinion, ces formules sont d'une exécution si diflicile, et elles peuvent cutraîner avec elles tant d'imperfections, qu'il n'est guère utile d'y avoir recours. Le mode du docteur Murray donnera dans presque tous les cas des résultats aussi complètement exacts qu'il est possible de les obtenir en répétant le plus laborieusement ces formules. Ce mode du docteur Murray consiste à déterminer, par des précipitans, les poids des acides et bases présens dans une eau minérale , et à supposer ces acides et bases unies, de manière à former les sels les plus solubles, ces sels représenteront les véritables constituais salins de l'eau soumise à l'examen.
SECTION IL
Méthode pour déterminer la proportion des substances
dans les eaux.
La proportion des substances salines qu'une eau tient en dissolution , peut être en quelque sorte évaluée d'après sa pesanteur spécifique. Plus 1 eau est légère et moins elle contient de matière saline ; de même aussi que plus elle est pesante et plus la quantité qui y eu existe est considérable. Nous devons a Kirwan une méthode très-iugénicuse pour estimer la proportion* des substances salines dans une eau mincraje
dont la pesanteur spécifique est connue ; de manière à ne pas faire erreur de plus d'un ou de deux centièmes. Mo*« ^ette roétliode consiste à retrancher la pesanteur spéavr.iu *ion cifique de l'eau pure de celle de l'eau minérale soumise dM Miin""- à l'examen ( lune et l'autre pesanteur spécifique étant "*l'e*u- exprimées en nombres entiers), et de multiplier le reste par 14 . le produit donne les substances salines contenues dans une quantité d eau indiquée par le nombre employé à désigner la pesanteur spécifique de l'eau distillée. Soit la pesanteur spécifique de leau = 1,079, ou en nombres entiers 1079 , alors la pesanteur spécifique de l'eau distillée sera 1000. Et i0jg — ï 000 x i,4 = 1 10,6= les substances salines contenues dans 1000 parties de l'eau dont il s'agit. Cette proportion des substances salines sera, par conséquent, de 1 1,06 dans 1 00 parties de la même eau *. Cette formule sera souvent d'un très-grand usage comme servant d'une sorte d'étalon auquel nous pouvons comparer notre analyse. On suppose les substances salines, dont elle indique la présence, dépouillées de leur eau de cristallisation. C'est dans cet état seulement qu'on doit les considérer, ainsi que l'observe avec raison Kirwao, lorsqu'on parle de substances salines contenues dans une eau minérale.
Mais au-lieu de s'en rapporter à cette formule, il est un meilleur moyen, celui de prendre un poids détermiué de l eau à examiner, tooo grammes, par exemple, d'évaporer à siccité, et de peser le résidu. Ce poids donne la quantité de matière saline contenue dans 1000 grammes de l'eau minérale qu'on examine.
Après avoir reconnu la proportion des substances salines dans l'eau examinée, et après avoir distingué par les réactifs décrits dans la dernière section les substances particulières qui y existent, il ne nous reste plus actuellement qu'à nous occuper des moyens de déterminer la proportion de chacuue de ces substances.
e**i «non 1- 11 kut séparer d'abord et estimer les différens fluides aéri- d" formes. À cet effet, après avoir rempli une cornue aux 0,66
co.pi gazeux^ . , » f l, j .
de sa capiCite avec de leau a examiner, et avoir adapte a cette cornue une cloche pleine de mercure renversée sur une cuve de mercure , on fait bouillir l'eau pendant un
• Kirwan on Minerai YVaters, p. 145.