‹ Systême de chimieChapitre 95 sur 260 · POUR DÉTERMINER LA PROPORTION DES SDBST · texte numérisé non relu

POUR DÉTERMINER LA PROPORTION DES SDBST

quart-dheure. Les fluides aériformes passent dans la cloche. LortWB l'appar il est refroidi, on peut évaluer la quantité d air dégagée de l cm, soit eu ramenant au niveau le mercure au-dedans et en dehors de la cloche; soit, si cela ne peut avoir lieu, eu ranimant l'air à la densité convenable, au moyen de la formule déjà précédemment donnée. Il faut avoir soin de tenir compte en déduction , de l'air de la cornue, et la cloche doit être divisée en centimètres et millimètres cubes.

Les seuls corps gazeux que contient l'eau , sont l'air atmosphérique,le gaz ovigéne, les gaz ïizote, acide carbonique, les gaz acide hvdro-sullurique et acide sulfureux. Ces deux dernières substances gazeuses n'existeut jamais ensemble dans l'eau. Il faut préalablement s assurer par les réactifs convenables que l'une ou l'autre est préseule. Si c'est le gaz acide hydro-sullurique , il se trouvera mèiéavec l'air contenu dans la cloche, et il faut 1 en séparer avant de procéder à l'examen de cet air; à cet effet, on transportera la cloche dans uue cuve d'eau chaude, et en y introduisant de l'acide nitrique, le g,iz acide bydrosulfurique sera absorbé. On remet alors le résidu daus une cloche de mercure pour l'examiner.

Si c'est le gaz acide sullureux que l'eau contient, il sufîit d'introduire dans le mélange gazeux une certaine quantité de peroxide de plomb en poudre. Il absorbera peu à peu l'acide sulfureux, et la diminution de volume indiquera le volume de ce gaz acide présent.

hu mettant ensuite un peu" de potasse dans le mélange gazeux , le gaz acide cat bouique sera absorbé et sa quantité sera indiquée par la diminution de volume.

L'air qui reste après la séparation du gaz acide carbonique, sera essayé pour en connaître la nature, par les différons moyens eudiomètriques précédemment deciits.

Lorsqu'une eau contient du gaz acide hydro - snlfurique , on p< uer le volume de ce gaz en opérant de la manière

suivante. On remplit une « loche jusqu'aux o,^5 de sa capacité de l'eau dont on veut faire l'essai, on renverse ensuite cette cloche dans une cuve d'eau , et ou y introduit un peu de deutoxide d'azote. Ce gaz, en se mêlant avec l'air de la partie supérieure de la cloche, formera de l'acide nitreux , qui rendra l'eau trouble, en décomposant le gaz acide hydrosulfarique et en précipitant le soufre. On continue d'ajouter du deutoxide d'azote par intervalles et tout aussi long-temps

terreux.

qu'il se manifeste des vapeurs rouges, on retourne alors la cloche et on souffle l'air. Si l'odeur de gaz hépatique se fait encore sentir, on recommence à opérer de la même manière. On juge, par le soufre précipité, de la proportion du gaz acide hydro-sulfurique dans l'eau ; un milh gramme de soufre indiquant la présence dans l'eau de y5g millimètres cubes de ce gaz.

Eyaiuaiion. IL Après avoir ainsi reconnu les corps gazeux, ce sont les 1 proportions des carbonates terreux qu'il s'agit de déterminer. Pour y parvenir il est nécessaire de dépouiller l'eau de son acide hydro-sulfurique, si elle en contient ; ce qui peut se faire, en laissant l'eau exposée pondant très-iong-teraps à l'air, ou en la traitant avec du protoxide de plomb. L'eau étant ainsi purifiée, si cela est nécessaire, on en fait bouillir pendant un quart- d'heure une quantité suffisante, et on la filtre lorsqu'elle est refroidie. Les carbonates terreux restent sur le filtre.

Le précipité qu'on obtient ainsi peut être un carbonate de chaux, de magnésie, de fer, d'alumine, ou même un sulfate de chaux. Supposons que toutes ces subtances soient présentes ensemble; on traite le mélange avec de l'acide hydrochlorique étendu, qui dissoudra le tout excepté l'alumine et le sulfate de chaux. On fait dessécher ce résidu à une chaleur rouge , et l'on prend note de son poids. On le fait alors bouillir dans du carbonate de soude : on sature la soude avec de l'acide hydrochlorique et on fait bouillir le mélange pendant une demi-heure. Le carbonate de chaux et l'alumine se précipitent. Après avoir fait sécher ce précipité, on le traite avec l'acide acétique. La chaux sera dissoute et l'alumine restera. On la sèche, on la pèse, et eu retranchant son poids de celui primitif, on a la proportion du sulfate dechaux.

La dissolution hydrochlorique contient la chaux, la magnésie et le fer. En y ajoutant de l'ammoniaque pendant tout aussi long-temps qu'il s'y produit un précipité rougeâtre, on en sépare le fer et une partie de la magnésie. Après avoir fait sécher le précipité, on l'expose pendant quelque temps à l'air à une chaleur de 93° centig. On le traite alors avec l'acide acétique qui dissout la magnésie, et on ajoute cette liqueur à la dissolution hydrochlorique. Le fer se redissout dans l'acide hydrochlorique , on le précipite par un carbonate alcalin , on le sèche et on le pèse.

JOUR DÉTERMINER LA PROPORTION DES SUBST. %yi

On ajoute de l'acide sulfurique à la dissolution hydrochlorique , jusqu'à ce qu'il ne s'y manifeste plus de précipité ; on la chauffe alors et on la concentre. On expose à une chaleur rouge le sulfate de chaux ainsi obtenu, et on le pèse. Cent parties de ce sulfate doivent équivaloir à soixante-quatorze parties de carbonate de cbaux desséché. On précipite la magnésie par du carbonate de soude, et après l'avoir fait sécher on la pèse. Mais comme il en reste une partie en dissolution, on évapore jusqu'à siccité et on lave le résidu avec une quantité d'eau distillée suffisante pour dissoudre l'hydrocblorate de soude et le sulfate de chaux , s'il y en reste encore. Le résidu après le lavage est le carbonate de magnésie. On le pèse et on ajoute son poids au premier. Il faut aussi séparer le sulfate de chaux , s'il en existe , et le peser *.

III. 11 nous faut actuellement considérer le moyen derecon- Evaluait^ naître la proportion des acides minéraux ou des alcalis, s'il en^^JJ exifte de non-combinés. Les acides minéraux qui peuvent se trouver dans Veau sans être combinés , soot, en n'y comprenant pas ceux à l'état de gaz, les acides sulfurique, hydrochlorique et borique.

i. On peut facilement déterminer la proportion d'acide sulfurique en le saturant avec de l'eau de baritc, et en mettant le précipité à 1 état d'ignition. 100 parties de sulfate de barite ainsi formé, indiqueut3 4 parties d'acide sulfurique réel.

a.On précipite lacidehydrochloriqueparlenitrated'argent. On sèche le précipité et ou le pèse. 100 parties de ce précipité indiquent la présence de a5,a parties d'acide hydrochlorique.

3. On précipite l'acide borique par l'acétate de plomb. On décompose ensuite le borate de plomb en le faisant bouillir dans l'acide sulfurique , puis on évapore à siccité. On dissout dans l'alcool l'acide torique obtenu, on évapore la dissolution à siccité, et on pèse l'acide borique qu'on a pour résidu.

4- On évalue la proportion de carbonate alcalin contenu dan» l'eau, en saturant par » l'acide sulfurique et eu tenant compte du poids d'acide réel qu'il a fallu employer à cet

* Un meilleur moyen pour se'p^rer la magnes? c est d'ajouter de» carbonate et phosphate d'ammoniaque à la dissolution pend. mt tout aussi long-temps qu'il s'y forme de' précipité. La magnésie s'obUeot ainsi à l'état de phosphate de magnésie et d'ammoniaque.

EuSmition dti kulfate».

Page 1