‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 2)Chapitre 168 sur 228 · I. Ossifications · texte numérisé non relu

I. Ossifications

Toutes les concrétions qui se manifestent dans les parties solides du corps animal, peuvent être convenablement comprises sous ce titre , parce qu'elles ont toutes beaucoup de ressemblance avec l'os , et qu'elles sont composées de principes constituans semblables. Les plus remarquables de ces ossifications sont celles qui suivent , savoir :

1. Concrétions pinêales. Il est bien connu des anatomistes, ,. con-rrtiem qu'il se trouve souvent de petites concrétions qui ressem- Pinealesblent à du sable , logées dans la partie du cerveau , connue

sous le nom de glande pinède. On avait soupçonné, par analogie, qu'elles étaient principalement composées de phosphate de chaux ; mais le docteur Wollaston fut le premier qui , en les soumettant aux recherches chimiques , prouva la vérité de cette opinion. Auprès avoir fait dissoudre de ces concrétions sabloueuses dans l'acide nitrique, et évaporé la dissolution , il s'y forma de petites aiguilles cristallines indiquant la présence de phosphate de chaux *.

2. Concrétions salivaires. On trouve par fois de petites s. comréiion» concrétions dans les glandes salivaires , spécialement dans les glaudes parotides et sous-lincuales. On sait , d'après les expériences de Wollaston et de Fourcroy, que la base de ces concrétions est le phosphate de chaux uni à une substance membraneuse, qui conserve la forme de la concrétion après la dissolution du phosphate. Ce fut du-raoins ce qui arriva dans la dissolution d'un petit calcul salivaire que j'examinai '. Une concrétion salivaire du poids de 97 milligr., analysée par le docteur Bostock, se trouva être entièrement composée de phosphate de chaux , à l'exception de quelques pellicules de

1 Wollaston's important paper on Urinary and Gouty Concrétion. Phil. Trans. 1797, p. 386.

1 Vollnston, iùid* l'ourcroy.

salivaires.

G3o PARTIES DES ANIMAUX.

matière qui furent considérés comme étant de l'albumine coagulée *.

3. Concrétions ^. Concrétions pancréatiques. On assure que les subpancréati4ues.stauce, dures qui Se trouvent quelquefois dans le pancréas ,

sont de la même nature que celles des glandes salivaires. Je présume que cette assertion n'est fondée que sur l'analogie.

4. concrétions 4- Concrétions pulmonaires. Beaucoup de personnes supuimona.res. je(tes ;, ]a toux ? ou menacées de la consomption , expectorent par fois de petites concrétions blanches arrondies. On en trouve très-communément de semblables dans les poumons de ces malades. J'ai examiné quelques-uns de ces corps provenant , par expectoration , d'un malade attaqué de la consomption , et je les ai trouvés composés de phosphate de chaux uni à une substance membraneuse épaisse, qui conservait la forme de la concrétion. Fourcroy avait obtenu , longtemps auparavant, le même résultat1. Il est probable que les concrétions pulmonaires contiennent très - fréquemment du phosphate et du carbonate de chaux. William Henry m'a dit avoir observé qu'il en était ainsi dans plusieurs de ces" concrétions qu'il examina. Dans certains cas, elles ne paraissent pas contenir de phosphate. M. Crumpton ayant soumis à l'analyse un calcul pulmonaire , il le trouva composé de3 :

Carbonate de chaux 82

Matière animale et eau 18

5. Concrétions 5. Concrétions hépatiques. Le foie est aussi quelquefois epa iyues. remp|j je COrpS semblables. La forme des concrétions hépatiques est , autant que j'ai puTobscrver , plus irrégulière, et j'en ai vu de plus grosses que celles du poumon. D'après les analyses que j'en ai faites , eiles sont composées de phosphate de chaux et d'une matière animale membraneuse et dure.

6. Corindons 6. Concrétions dans la prostate. On voit par les expéu prostate . rieuces du docteur Wollaston , que les concrétions qui se

forment quelquefois dans la glande prostate , ont aussi pour base le phosphate de chaux.

7. Ossifications. 7- Les extrémités des muscles et des plus gros vaisseaux

■ I\ Kholson-s Jovirn. XIII, 3~.\.

1 Ami. de Chim. XVI , qt.

3 PhiL Mag. XIII, 287.

CONCRÉTIONS MORB1FIQUES. 63 I

sanguins, se durcissent quelquefois , et acquièrent une apparence osseuse. Ou croit que ces corps se convertissent eu os véritable. J'ignore si ces sortes d'ossifications ont été soumises à l'analyse chimique.

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