principalement d'oxalate de chaux
« Phil. Mag.XXXH, 167. ? Ibid. 171.
coNCiiéTioys morbifiques. 649
On voit, par cet expose des divers calculs urinaires, que leurs principes constituans existent , pour la plus grande partie , dans l'urine. Mais on a peu de notions satisfaisantes sur la manière dont les concrétions se forment , ou sur la cause de leur formation. On a remarqué, que toutes les fois qu'un corps solide pénétrait dans la vessie , il se recouvrait promptement d'une couche de phosphate de chaux, et que ce premier noyau devenait bientôt un calcul. Il ne se forme que très-rarement, ou presque jamais, de concrétions d'acide urique dans la vessie , à-moins qu'un noyau primitif . n'ait pris son origine dans les reins. Les graviers, qu'évacuent si fréquemment les personnes menacées de la pierre , consistent toujours dans cet acide. Comme l'acide oxalique n'existe pas dans l'urine , il faut qu'il se produise dans ce liquide quelque changement morbifique, lorsqu'il s'y forme des calculs composés d'oxalate de chaux. La découverte de Brugnatelli sur la conversion instantanée d'acide urique en acide oxalique par le chlore , et qui a depuis été confirmée par les expériences de Fourcroy et Vauquelin, répand un grand jour sur la formation de l'acide oxalique dans l'urine , en nous faisant voir que l'acide urique eu est probablement la base; mais comment le changement a-t-il effectivement lieu? c'est ce qui n'est pas aussi facile d'expliquer.
L'ignorance où nous sommes de l'origine des concrétions e»«
1 • v ' * 1 pour déco ..•■ - -
nnnaires , nous laissant sans aucun moyen den prévenir la un dissolvant formation , tous les efforts des médecins ont dû se diriger das cakli vers la découverte des substances capables de les dissoudre après qu'ils ont été formés , afin de parvenir ainsi , s'il était possible , à délivrer la race humaine de l'une des plus effroyables maladies, de celles en si grand nombre, qui l'affligent. Ces tentatives ne pouvaient qu'être infructueuses , ou leur succès a dû dépendre entièrement du hasard, tant que les propriétés des concrétions elles-mêmes n'avaient pas été découvertes , et qu'on ne s'était pas assuré , par expérience , quelles pouvaient être les substances capables de les dissoudre. Je ne m'arrêterai donc pas à parler des nombreux lithontriptiques * recommandés de tous temps, et je me bor-
* Il n'y a pas lieu de croire qu'aucun de ces me'dicamens jusqu'à présent propose'.?, soit acides, soit alcalis, aient produit quelque effet coiùmc dissolvans des calculs.
nerai à l'exposé des expériences faites, par Fourcroy etVauquelin, pour dissoudre les calculs par des injections dans le canal de l'urètre , tentatives fondées sur les résultats de leurs analyses des calculs urinaires.
Les parties constituantes des calculs urinaires peuvent se réduire , en ce qui concerne l'action des dissolvans , aux trois principales suivantes , savoir :
Dissolvans. i. Acide urique et urate d'ammoniaque.