Oxalate de chaux
i. Une dissolution de potasse ou de soude caustiques, affaiblie au point de pouvoir la garder dans la bouche, et même de l'avaler sans douleur, dissout en peu de temps les calculs composés d'acide urique, ou d'urate d'ammoniaque, pourvu qu'on les y tienne plongés.
2. Les phosphates se dissolvent très-promptement dans l'acide nitrique ou dans l'acide hydrochlorique, affaiblis également de manière à pouvoir les avaler sans qu'il en résulte d'inconvéniens , et qu'ils n'aient pas plus dâcreté que l'urine elle-même.
3. L'oxalate de chaux est beaucoup plus difficile à dissoudre que les substances précédentes. Les calculs , qui en sont composés, ne sont que très-lentement dissous par l'acide nitrique, ou par les carbonates de potasse ou de soude, assez affaiblis pour ne pas irriter la vessie; mais l'action de ces substances est lente , et presque toujours incomplète.
Comme on en Ces dissolvans injectés dans la vessie, à plusieurs reusage' prises , et retenus tout aussi long-temps que le malade peut supporter leur action sans inconvénient , doivent agir sur le calcul et le dissoudre par degrés. La difficulté , cependant, est de s'assurer de la composition du calcul qu'il faut attaquer, afin de connaître quels peuvent être les dissolvans à employer. Mais, comme dans l'état actuel de nos connaissances , il est impossible de parvenir à trouver aucune méthode capable de remplir cet objet avec certitude, il faut essayer une ou deux fois l'un quelconque des dissolvans, et l'examiner après qu'il est sorti de la vessie. On injecte d'abord, par exemple, une dissolution faible de potasse-, et après l'avoir laissé séjourner dans la vessie pendant une demi-heure, ou même pendant plus long-temps, si le malade