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ne faut que des vég ' -ux. L'homme a beaucoup plus d'avantage à cet égard -, car il peut se nourrir d'un très-grand nombre de substances. Il serait inutile d'en faire l'énumération , puisqu'il n'est pas en notre pouvoir d'indiquer avec précision ce qui peut reudre une substance plus nutritive qu une autre.
Il y a beaucoup de substances qui ne sont nullement propres à servir de nourriture ; il en est même un assez grand nombre qui, loin d'être utiles au soutien de la vie, la détruisent. Ces dernières substauces sont connues sous le nom de poisons. Quelques poisons agissent chimiquement en décomposant le corps animal. L'action des auirts ne nous est pas aussi bien connue.
3. L'aliment est introduit dans le corps par la bouche, et daus i iwti presque tous les animaux il y est réduit en une sorte de cousis- eVwi™*c.1!" tance pulpeuse. Dans la bouche de lhomuie , aiusi que dans celle d'un grand nombre d'autres animaux , cette opération se fait à l'aide des dents qui broient l'aliment , et de la salive qui se trouve là pour s'y mêler; mais il est beaucoup d'autres animaux qui divisent l'aliment d'une manière différente. La substance nutritive ainsi broyée , est conduite à l'estomac où elle éprouve de nouveaux changemeus. L'estomac est un viscère eu forme de sac fort et flexible , dont la figure varie dans différens animaux : chez l'homme il a quelque ressemblance avec la panse d'une cornemuse. C'est dans cette organe que l'aliment est converti en une matière molle , sous forme de bouillie , qui n'a plus aucune ressemblance avec l'aliment , tel qu'il était entré dans l'estomac. On a donné à cette matière le nom de chyme.
4- Puisque le chyme a des propriétés nouvelles , il est évident que l'aliment a éprouvé quelques changemens dans l'estomac , et que les priucipes dont il était composé sont entrés dans des combinaisons nouvelles. Or, comment ces changemens ont-ils pu avoir été produits ?
On les attribua d'abord à l'action mécanique de l'estomac. ^ .
T ., ,. ,. . ...»,, Cechangement
La matière alimentaire, disait-on , eiait triturée de nouveau an
d. 1. j • . à l'action mé-
ans cet organe ; et la , par des agitations eu tous sens canine
longuement prolongées, elle finissait par se réduire en une eUAualepulpe. Mais, à l'examen, cette opinion fut trouvée inadmissible. Les expériences de Slévens , de Réaumur et de Spalîanzaui , démontraient que la formation du chyme n'est pas
a la fenviuntatior.
6Gî FONCTIONS DES ANIMAUX.
un effet de trituration -, car en renfermant des alimens de diverses espèces dans des tubes et dans des boules métalliques percées de trous, de manière à les garantir de l'action rnécauique de l'estomac , ils trouvaient que ces matières , après être restées dans l'estomac pendant un temps suffisant, pour que le changement s'opérât , s'étaient converties en chyme tout aussi complètement que si on ne les avait pas mises dans ces tubes. Mais , indépendamment même de ces expériences décisives , l'opinion devint insoutenable dès qu'on eut reconnu que le chyme différait entièrement de l'aliment qui avait été pris ; c'est-à-dire , que la même substance nutritive , mécaniquement triturée hors du corps , et réduite en pulpe de même consistance que le chyme, n'avait cependant pas les mêmes propriétés ; car ce fait , une fois constaté , il était évident que l'aliment avait subi des altérations dans sa composition.
Attribuée O'1 supposa ensuite que cette conversion de l'aliment en chyme était due à la fermentation. Cette opinion est à-lavérité très-ancienne, et elle n'a pas manqué d'avoir parmi les modernes plusieurs partisans zélés. Lorsqu'on appliqua le mot fermentation au changement produit sur la matière alimentaire dans l'estomac , la nature du procédé appelé/èrnen ta tion était entièrement inconnue. On avait, à-la-vérité, décrit ce qui se manifeste pendant qu'elle a lieu , on en avait .suivi les progrès , et on s était assuré de ses résultats ; mais on n'avait pas essayé d'en expliquer la cause, ou de tracer les changemens produits pendant qu'elle continue d'avoir lieu. Ainsi donc, tout ce qu'on voulait dire alors, en annonçant que la conversion de l'aliment en chyme dans l'estomac résultait de la fermentation, ne signifiait autre chose, sinon que la cause inconnue qui agissait pendant la conversion des substances végétales en vin ou en acide, ou pendant leur putréfaction, exerçait aussi son action pendant la conversion de l'aliment on chyme; et que, dans l'un et l'autre de ces deux cas, le résultat était précisément le même. En conséquence, les partisans de cette opinion essayèrent de prouver qu'il se formait continuellement de l'air dans l'estomac , et qu'il s'y produisait continuellement un acide : car la plupart des physiologistes attribuaient alors la cause de la formation du chyme , aux fermentations vineuse et acéleuse. Quelquesuns, à-la-vérité, s'efforçaient bien de démontrer que Cette