‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 2)Chapitre 202 sur 228 · I. Le degré de raréfaction , qui fait cesser la combustion · texte numérisé non relu

I. Le degré de raréfaction , qui fait cesser la combustion

Jl8 APPENDIX.

diffère pour chaque corps inflammable. Ainsi le gaz hydrogène s'éteint lorsque la raréfaction s'élève à dix fois ; le gaz hydrogène percarboné soutient à-peu-près le même degré de raréfaction. Le gaz oxide de carbone s'éteint, lorsque la raréfaction est de cinq fois. Il faut qu'elle soit de trente fois pour que le soufre s'éteigne-, et pour le phosphore, de soixante fois; le gaz hydrogène phosphore brûle dans l'air le plus raréfié par la machine pneumatique.

II. La raréfaction des gaz par la chaleur n'est point un obstacle à leur combustion et à leur explosion ; mais , à certaines élévations de température, il y a explosion ou combustion dans des atmosphères , ou raréfiées ou condensées.

III. Une quantité déterminée d'un mélange de deux parties de gaz hydrogène et d'une partie de gaz oxigène en volume, cesse de s'enflammer, en la mêlant avec différentes proportions de divers fluides élastiques. L'effet de ces fluides élastiques doit dépendre principalement du pouvoir qu'ils possèdent d'enlever, plus ou moins vite , le calorique aux particules contiguës ; et ceci tient probablement à deux de leurs propriétés, leur conductibilité et leur capacité.

IV. La flamme est une matière gazeuse, chauffée au point d'être lumineuse, et jouissant d'une température qui surpasse la chaleur blanche des corps solides. Lorsqu'on essaie de faire passer la flamme à travers une gaze métallique trèsserrée, à la température ordinaire, ce tissu refroidit le gaz qui le traverse , de manière à réduire sa température audessous du degré auquel il est lumineux. C'est sur cette

Î)ropriété qu'est fondée la lampe de sûreté, au moyen de aquelle on prévient l'explosion du gaz inflammable des mines, et que l'humanité doit à sir H. Davy; mais l'effet varie selon la nature plus ou moins combustible des gaz , la largeur des mailles du tissu métallique, et l'épaisseur des fils dont ce tissu est formé.

M. Davy rappelle ses observations précédentes sur la combustion lente et sans flamme-, il leur donne plus de développement , et en déduit un moyen ingénieux d'ajouter aux avantages de la lampe de sûreté. Si, dans un mélange explosif de gaz, on introduit un fil de platine, après l'avoir chauffé, ce fil devient rouge et reste dans cet état , jusqu'à ce que le mélange ait perdu sa vertu explosive. La vapeur d'éther, d'alcool, d'essence de térébenthine et de naphte, présente le

même effet; et cet effet est dû à la combustion lente qui se fait sans inflammation. La chaleur, oui se dégage de la vapeur, suffit pour faire rougir le métai, mais non pour produire l'inflammation des gaz. Des divers métaux avec lesquels M. Davy essaya de produire les mêmes phénomènes, ce furent le platine et le palladium qui lui réussirent le mieux ; et la raison en paraît être, qu'ils conduisent n.al la chaleur, et qu'ils ont de faibles capacités, comparativement aux autres métaux.

On peut juger, par cet aperçu du travail de sir H. Davy sur la flamme et les différentes espèces de combustion, combien ses observations, sur ce sujet d'un si grand intérêt, sont ingénieuses et importantes ■•

Recherches sur la mesure des températures et sur les lois

de la communication de la chaleur.

Par MM. Dulo*g et Petit'.

Ce mémoire se compose de deux parties. La première, qui a pour objet spécial la mesure des températures, contient des recherches étendues sur la dilatation des corps par la chaleur , et sur leurs capacités à diverses températures. La seconde partie traite de la communication de la chaleur; elle comprend les lois du refroidissement des corps plongés dans uu fluide de nature, de densité et de température quelconques. Nous suivrons dans cet extrait le même ordre que dans le mémoire où nous avons exposé les résultats de nos recherches.

Page 1